
Il s’appelle Lucien, homme de main. Pour se planquer, se faire curé. Les auteurs passent sur la façon de faire, toujours est-il que le diocèse nomme le nouveau père Philippe à Sainte-Claude, patrie des pipes. Il fait froid, c’est le Jura.
La père n’est pas un catho benêt et sait renégocier. Avec un jeune dealer, trop con pour ne pas se faire choper ; avec l’artisan pour les travaux de l’église ; avec les kids du caté qui le trouvent plutôt marrant ; avec une mère de môme qui le trouve à son goût.
C’est la nouvelle foi, de faire ce qu’on veut – avec la mort au bout. Alors, autant en profiter et ne pas croire tout ce qui est écrit. D’ailleurs, les 2,8 millions de morts de la Bible (où les auteurs ont-ils trouvé ça ?), font tache. Un dézingué de plus ou de moins sur la terre ne se verra pas dans le paysage, surtout si c’est un salaud, comme disait l’autre.
Un dessin découpé en cases comme au cinéma, un scénario potache qui plante le décor, messe expédiée en 10 mn, sermon sans citations, relations directes par un curé à qui on ne la fait pas, flingue dans la poche, sur le mollet et même scotché sous l’autel. On ne sait jamais. Ceux qui veulent sa peau sont sur sa piste.
BD Habemus Bastard tome 1 l’être nécessaire, Sylvain Vallée et Jacky Schwartzmann, 2024, 82 pages, €21,50, e-book Kindle €11,99
(mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)
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