Uluru les rocs rouges et Kata Tjuta

Article repris par Medium4You.

Nous nous approchons d’Uluru (Ayers Rocks). Les paysages variés se succèdent. Rob enfourche la piste avec son 4×4. La piste traversière est rouge, roulante et c’est parti pour un bon 100 km/h. Fabuleux les tons de rouge, le camion est suivi d’un nuage de poudre de riz opaque, Rob est seul sur la piste, personne à l’horizon, personne derrière. De temps à autre un arrêt pour nous décoincer les jambes, photographier l’incroyable, le sable rouge, les buissons verts, les eucalyptus, les acacias, le ciel bleu, les melons verts du désert.

Soudain très proche, un troupeau de chameaux sauvages qui broutait paisiblement se trouve face au puissant cheval blanc. Le mâle de la troupe s’interpose entre l’étalon blanc et ses femelles. Le temps que tous nous mettions dans la boîte ce spectacle et hop, le troupeau de chameaux s’éloigne au petit trot.

Nous arrivons près du Mont Conner, découvert par William Goss en 1873. Ce mont tabulaire se dresse à 344m au-dessus de la plaine. Sa base est de 32 km. Avec Ayers Rock (Uluru) et les Olgas (Kata Tjuta), ils forment les 3 Tors (large base rocky Hills). Conner est constitué de « mainly of Carmichael Sandstone » (chaux). Il est sis sur la propriété de 416 410 hectares de la famille Severin où nous allons passer la nuit. Ce sera notre point de départ et de retour pour notre journée à Uluru et aux Devils Marbles.

Pour le moment, tour de la propriété où de multiples cages contiennent des perruches de toutes couleurs ; un enclos où un émeu et un kangourou semblent être enfermés pour recevoir des soins. Un autre émeu se promène librement au milieu des chambres et bungalows. Cet animal a un fort caractère et cherche noise parfois aux promeneurs. Il gênera Rob qui préparait le petit déjeuner, et recevra un magistral coup de pied aux fesses, outré qu’on le traite ainsi il s’éloignera très rapidement !

Uluru, Brrr ! Il fait froid ce matin, 10°, vite au p’tit déj et en route pour le monolithe. Uluru se situe au sud-ouest du Territoire du Nord, au cœur de l’Outback australien, au sein du parc Uluru-Kata Tjuta, près de la petite ville de Yulara. Le village a été aménagé pour satisfaire le désir de confort des touristes dans cette région inhospitalière. Chacun a vu au moins une fois une photo d’Uluru (ou Ayers Rock).

Au centre de l’Australie, dans le Territoire du Nord se dresse cette formation rocheuse en grès. C’est un lieu sacré pour les Aborigènes ; à la base d’Uluru ils pratiquent des rituels et réalisent des peintures rupestres d’une grande importance culturelle. Cet inselberg, campé au milieu du bush ressemble à un énorme animal endormi depuis plusieurs millions d’années. L’une des particularités de cette formation est que la couleur de sa robe change avec la couleur du ciel, déployant une palette de rouge, d’orange, de violet suivant les heures et les conditions atmosphériques. Il possède aussi des singularités géologiques et hydrologiques. Ce lieu a été découvert par les Occidentaux en 1873. Le nom de ce rocher n’a pas de signification particulière. Il est haut de 348 m à partir du sol et de 863 m par rapport à la mer. Son périmètre est de 9,4 km, sa longueur de 2,5 km. Il est l’un des symboles de l’Australie et a une importance culturelle pour les Anangu. De quarante-six espèces de mammifères indigènes qui peuplaient ce lieu il y a une dizaine d’années, il n’en reste que vingt-et-une ; soixante-treize espèces de reptiles. L’ascension d’Uluru est le but de nombreux visiteurs. On a posé des chaînes pour faciliter l’ascension qui demeure périlleuse. Lors de notre visite l’ascension était interdite à cause d’un fort vent ce qui a réjoui Rob et Dave, redoutant l’accident. On peut se promener sur plusieurs sentiers aménagés autour d’Uluru.

Histoire d’Uluru et du peuple Mala Wallaby. De petite taille, le wallaby est un membre de la famille des kangourous. Autrefois ils vivaient à Uluru, actuellement, on ne les trouve plus que dans le désert de Tanami. « Le peuple Mala avait coutume d’organiser des inma (cérémonies) sur le côté nord d’Uluru. Dans la société aborigène, certaines inma sont exclusivement réservées aux femmes et d’autres aux hommes. Un jour, le peuple Mala se préparait à célébrer une cérémonie spéciale pour les hommes. Les hommes avaient planté le mât cérémonial, le Ngaltawata, au sommet d’Uluru afin de commencer leur cérémonie quand deux visiteurs arrivèrent de la région Docker, loin à l’ouest. Ces visiteurs étaient des hommes Graines de Mulga. Ils invitèrent les Mala à participer à une inma dans leur pays. Le peuple Mala répondit : « Nous ne pouvons pas y aller. Nous venons de commencer notre propre cérémonie et nous ne pouvons pas l’interrompre maintenant. » Les hommes Graines de Mulga furent très déçus, ils retournèrent chez eux et ils dirent à leurs anciens : « Notre invitation a été refusée ». Les anciens Graines de Mulga décidèrent de punir le peuple Mala. Ils créèrent un mauvais esprit sous la forme d’un dingo géant appelé Kurpany. Ils ordonnèrent à Kurpany d’aller à Uluru et d’en chasser les Mala. Kurpany traversa rapidement les dunes. Certains disent qu’il se déguisa en changeant maintes fois de forme en chemin. Parfois il était dingo, parfois un oiseau, parfois un lézard, puis à nouveau un dingo. Quand il arriva à Uluru, il s’arrêta derrière la dune la plus proche. Kurpany jeta un coup d’œil par-dessus la dune pour voir où se trouvaient les Mala. Il vit les femmes et les enfants près de leurs cavernes et il vit les hommes rassemblés sur le lieu cérémoniel. Il décida d’attaquer les femmes d’abord. C’était Lunpa, la femme Martin-Pêcheur. Elle donna l’alerte en s’écriant : « Il y a quelque chose de maléfique là-bas, près de la dune. » Les femmes et les enfants aperçurent Kurpany et, terrifiés, s’enfuirent, droit vers le lieu de cérémonie des hommes. Kurpany se lança à leur poursuite et les hommes essayèrent de l’arrêter. Mais ils étaient bien impuissants face à lui. Certains Mala furent tués au cours de la bataille. Kurpany chassa le peuple Mala loin vers le sud. Ils ne revinrent jamais à Uluru. »

Kata Tjuta (The Olgas) dont le nom aborigène signifie « l’endroit des nombreux dômes » se trouve à 42 km à l’ouest d’Uluru. Ce sont 36 dômes rouges de taille variée, serrés les uns contre les autres, sans doute pour se protéger des nuits froides du désert. Le Mont Olga (nom d’une princesse russe), le plus haut, mesure 546 m. Le décor est fascinant, les monolithes de grès rouge, défilés et vallées incitent à la méditation. Les Anangu leur accordent la même importance spirituelle qu’à Uluru. Certains de ces dômes représenteraient des Pungalungas, géants protecteurs des tribus aborigènes.

Hiata de Tahiti

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4 réflexions sur “Uluru les rocs rouges et Kata Tjuta

  1. OK. Tu la remerciera de ces magnifiques photos 🙂

  2. Moi ? Je ne suis jamais allé en Australie. C’est Sabine qui écrit sur mon blog, elle qui vit à Tahiti.

  3. Magnifique 🙂 Quand as tu été en Australie, Argoul? As tu aussi été voir Alice Springs? la grande barrière de corail?

  4. Pingback: Terre des hommes à Tahiti | argoul

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