Des anges dans les arbres

Dans certains endroits, des parcs publics, en levant des yeux le passant peut apercevoir de drôles d’oiseaux. Ils ne chantent pas, ils ne battent pas des ailes, ils sont immobiles comme des anges. Ce sont des sacs plastiques triturés pour figurer autre chose que la chose qu’ils figurent d’habitude. Ce sont des œuvres d’art.

Un art du quotidien, fait de matériaux de consommation, ces déchets qu’on jette après usage. Comment un sac plastique peut-il prendre son envol ? Mais par l’imagination, démontre Madorssane, nom d’artiste pour Dorothée Massé, plasticienne de Lorgies (pas de l’orgie), Pas-de-Calais.

Quand l’insignifiant signifie, n’est-ce pas la réalité qui est transcendée ?

Les anges n’existent pas, sauf dans les fantasmes des curés interdits de mariage et de procréation, mais ils existent en plastique, sacs en forme qui se posent sur les branches au-dessus des têtes de tous ceux qui passent. Silencieux, figés, attendant un regard. Car ils n’existent pas sans le regard, ni sans l’imagination qui travaille derrière.

Quand l’art contemporain se met au niveau du public, cela donne cet ange assis. Un genre à part de garçon-fille qui est issu du pétrole et du cerveau artiste.

Tout intéressé peut trouver ses œuvres dans quelques parcs un peu partout, je ne sais où. Pour une étrange rencontre.

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