Crue de la Seine

Qui l’eût cru ? La crue annuelle est là et « tout le monde » s’étonne ? Faut-il vivre vraiment hors sol pour ignorer ce qui se passe tous les ans, avec une ampleur plus grande tous les deux ans et encore pire tous les huit à dix ans ? « Les musées » mettent à l’abri des collections… Mais que ne le font-ils « durablement » – selon le mot écolo à la mode ! Pourquoi faire et défaire quand il suffit de penser pour ne le faire qu’une fois ?

Paris, la Seine au pont Louis-Philippe le 25 janvier 2018

Paris, la Seine quai de Bourbon, pointe ouest de l’île Saint-Louis le 25 janvier 2018

Paris, la Seine quai de Bourbon, pointe ouest de l’île Saint-Louis le 25 janvier 2018

Paris, le seinomètre du pont Saint-Louis le 25 janvier 2018. La barre de la crue de 1910 est nettement plus haut que le flot actuel.

Paris, le mémorial de la déportation englouti le 25 janvier 2018.

Paris, port de la Tournelle le 25 janvier 2018

Paris s’occupe de frivolités et veut « accueillir » les JO 2024, et l’Expo universelle 2025 – et puis non. Mais quelle impréparation pour un phénomène naturel dont on connait la hauteur depuis un siècle (1910) ! Quels caquetages de poules affolées lorsque la nature rappelle qu’elle existe !

Le pic, dit-on, fut atteint ce matin dans la nuit. Moins de 6 m au zouave de l’Alma. Mais combien faudra-t-il encore de « terrorisme » aquatique pour que les zélus qui se disent zélés fassent – enfin ! – quelque chose qui dure ?

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3 réflexions sur “Crue de la Seine

  1. Mauvaise nouvelle pour le piaf moqueur dont la dérision semble ignorer la réalité :
    Christian Sommade, délégué général au Haut Comité Français pour la Défense Civile déclare sur son compte Linkedin, repris par Atlantico :  » L’ensemble des salles opérationnelles parisiennes et gouvernementales sont dans des zones inondables et seraient inopérable en cas de crue majeure (1901). C’est vrai pour les salles de commandement et de crises de la Préfecture de Police, de la Mairie de Paris, du Centre de crise du MAE, du Centre de crise de Bercy (COBER), du CPCO à Balard (mais ce dernier a semble-t-il été conçu pour opérer malgré cela), et même de la CIC, place Beauvau… toutes sauf une en sous-sol. Certes, des plans de continuité existent, quelques déménagements sont prévus (souvent pas ou peu testés) mais dans des modes tellement dégradés que l’on ne voit pas, face à un niveau de sollicitation extrême, comment ces salles opérationnelles pourraient remplir leurs fonctions. »
    Edifiant !
    Voir l’article sur http://www.atlantico.fr/decryptage/crue-seine-crue-mediatique-voila-pourtant-tout-que-avez-pas-vu-dans-tous-ces-reportages-christian-sommade-3298318.html

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  2. Quand « les musées » s’empressent – au dernier moment – de « mettre à l’abri des collections, je me dis qu’il n’ont jamais rien vu, rien appris, rien compris aux crues de la Seine récurrentes depuis un siècle au moins.
    Quand « la SNCF » se trouve incapable de faire rouler des trains sur le RER C alors que les métros de la RATP passent allègrement d’une rive à l’autre depuis plus d’un siècle, je me dis que « les travaux » sempiternels effectués un mois au moins chaque été depuis 30 ans sont pour la galerie, pas pour l’efficacité.

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  3. oiseau moqueur

    Où est l’impréparation et quelles sont vos suggestions?

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