Bruno Sibona, Pyramides de l’œil

Il a le style sans pieds – cent pieds – mais le rythme déclamatoire qui va bien au poème. De même choisit-il ses thèmes : momies, famille, dragon, cheval, taureau, sauvage, pont, sirènes…

On ne lit plus guère ces épanchements lyriques sur les mythes et les mots évocateurs. Je ne sais pas si l’on a tort mais un certain charme sourd à l’usage.

Je ne suis pas spécialiste de la poésie contemporaine, d’ailleurs bien éclatée, seulement un amateur. Et j’ai goûté certains poèmes. Comme A Marseille, dont voici un extrait :

« Sur la côte malade de son peuple de chiens,

Les monts raflés blancs roussis de nos cerveaux,

La baie-étang de notre champ de vision cette mer

Et les cils capillaires de la pensée.

S’enfoncent l’amphore d’un nez qui se granule

Et les libellules qui peuvent baiser en plein vol. »

L’auteur a déjà publié Homo porosus sur l’animalité intérieure de l’homme, une étude littéraire sur Le cheval de Mazeppa, Notre animal intérieur et les théories de la créativité, Brasil à hauteur d’ondes – chroniqué sur ce blog -, des microfictions dans les villes Une autre terre, et des récits Chasses Femmes Oiseaux Insectes

Bruno Sibona, Pyramides de l’œil – poésies 1977-1997, 2018, PhB éditions, 86 pages, €10

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