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Samuel Taylor Coleridge à Stowey

Au village de Stowey, nous devons attendre que le musée ouvre car nous sommes arrivés trop tôt. Le cottage est situé dans une petite rue qui descend vers le centre. Nous nous qui promenons un peu. Une église arbore sur son clocher un coq très français.

Samuel Taylor Coleridge (1772-1834) était un poète, critique littéraire, philosophe et théologien anglais, cofondateur du mouvement romantique en Angleterre et membre des « Lake Poets » aux côtés de William Wordsworth. Il est célèbre pour ses œuvres majeures telles que The Rime of the Ancient Mariner, Kubla Khan, Christabel, et Biographia Literaria. Il a introduit la philosophie idéaliste allemande dans la culture anglaise et a influencé Ralph Waldo Emerson. Il a également contribué à la critique littéraire, notamment sur Shakespeare, et a popularisé des concepts comme la « suspension volontaire de l’incrédulité ».
Sa vie personnelle fut marquée par des troubles émotionnels, une santé fragile et une dépendance à l’opium. Malgré ces défis, son influence sur la poésie et la critique littéraire reste immense. Il a joué un rôle clé dans le développement de la poésie romantique, notamment par ses « poèmes de conversation » et son approche philosophique de la littérature. Coleridge est également reconnu pour ses contributions à la théologie anglicane et ses réflexions politiques, passant d’un radicalisme initial à une vision plus conservatrice. Il est enterré à l’église St Michael’s à Highgate, Londres.

Il reste surtout comme un poète romantique créant un nouveau style qui rompt avec les traditions. Il s’est inspiré des paysages du Somerset, de ses promenades avec Wordsworth dans le collines de Quantock, de la vie simple du peuple qu’il côtoyait. « Mer, collines et forêt », écrivait-il de son inspiration. Il marchait presque tous les jours dans les collines, un carnet à la main, y écrivant des mots ou des vers qu’il peaufinait ensuite à la maison.

C’est ici, à Neither Stowey qu’en 1798 que Samuel Coleridge et son ami William Wordsworth ont écrit les Ballades lyriques, genèse du mouvement littéraire romantique en Angleterre. Coleridge, arrivé en janvier 1797, a vécu trois ans ici avec son fils Hartley, 2 ans, et sa femme Sara. Politiquement radical, il a voulu se faire oublier à la campagne. Il voulait élever son fils simplement, loin de la ville, comme un paysan, avec les mêmes nourritures et les mêmes habits – rustiques – en pré-écolo puritain. Cela faisait travailler sa femme Sara qui devait faire bouillir le linge, le rincer, le battre, l’étendre au soleil – lorsqu’il y en avait. Dans la cuisine, la recette du Bread pudding – pain, sucre, lait et eau de rose. Dans le jardin, des oies et un cochon en fil de fer représentent les animaux qu’il devait y avoir. Un banc sur lequel le poète expliquait à son bébé le ciel et les étoiles, ou écoutait le chant du rossignol pour en tourner un poème.

Sentimental car orphelin à 8 ans, privé de son père et enfermé dans une pension où il a été très solitaire et malheureux, c’est un jeune homme peut être bipolaire, maniaco-dépressif, éventuellement homosexuel refoulé. Instable, il part en Allemagne, perd un second fils pendant son absence, Berkeley, mort à 8 mois de maladie après une réaction au vaccin contre la variole, il se sépare de sa femme en 1804. Il est mort trente ans plus tard, en 1834, à 62 ans.

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