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Saint-Léon sur Vézère

Le minibus nous emmène directement au village que nous visiterons en fin de randonnée. Nous commençons par la côte de Jor. Évidemment il faut monter, ce qui nous met en eau et nous donne soif. Nous passons d’une altitude de 75 m à une altitude de 220 m sur seulement 3 km. Il devait pleuvoir, il n’a pas plu, mais le temps est orageux l’après-midi, comme hier. Nous serons rentrés avant que l’orage ne commence à gronder. Il fait lourd mais le chemin est la plupart du temps en sous-bois. Nous avons une longue montée dès la sortie du parking.

Suit alors un plateau sur lequel nous avons une vaste vue sur la vallée de la Vézère, partiellement sous la brume, tandis que des parapentistes évoluent lentement dans le ciel. Derrière nous s’étend Dhagpo Jagyu Ling, lieu de référence du bouddhisme tibétain très connu depuis les années 1980. L’ingénieur en armements Bernard Benson a donné son terrain en 1975 au 16ème Karmapa tibétain. Je me souviens avoir été béni par lui lors d’un trek au Tibet, avant qu’il ne gagne l’Inde à la barbe des Chinois. Ce fut un bref instant, mais intense ; son regard vous perçait jusqu’au fond de l’âme.

Nous passons devant une truffière, un pré planté de trois arbres différents : le noisetier, le chêne vert et le chêne pubescent. Leurs racines sont ensemencées et lorsqu’apparaît le « brûlé », cet endroit où l’herbe a du mal à pousser, les truffes sont dessous. Le cochon les sent très bien mais il en est friand, il vaut mieux un chien dressé à l’odeur car lui ne les mange pas, pour le plus grand bonheur des humains.

Nous traversons le hameau de Chaban, que le résistant Delmas qui s’y est réfugié durant la seconde guerre mondiale a pris pour nom de guerre avant de l’adopter avec un tiret. Jacques Chaban-Delmas a été maire de Bordeaux durant plusieurs décennies. Le château de Chaban (ou Chabans), détruit au XIIIe puis reconstruit un siècle plus tard, ne se visite pas. Après avoir appartenu à M. Benson et Monument historique depuis 1972, il est la propriété très privée d’un professeur en médecine émérite trop connu.

Au village de Peyzac-le-Moustier, nous faisons un détour par le petit site archéologique toujours en cours de fouilles qui a donné son nom à l’industrie lithique du Moustérien au Paléolithique moyen entre 200 000 et 40 000 ans avant le présent, dès sa découverte en 1863. C’est une façon de tailler le silex propre à l’homme de Neandertal, notamment le biface, le racloir, la pointe moustérienne et le fameux débitage Levallois. Nous ne pouvons pas entrer car le lieu est minuscule et occupé par une pléthore d’étudiants, y compris américains. Certains fouillent mais la plupart sont en pause en train de discuter ou de boire du café. Un jeune nous donne quelques explications.

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