Cascade islandaise de Gullfoss

Nous nous dirigeons ce matin à pied vers le glacier, mais surtout vers la rivière sur les rives de laquelle bouillonnent les sources chaudes. Nous marchons un moment sur de la neige recouverte de sédiment. L’eau y creuse parfois une arche du plus bel effet. De la mousse verte pousse là où coulent les filets d’eau, des linaigrettes poussent leur plumet dans les creux humides. Nous faisons s’envoler une perdrix des neiges, gros volatile discret qui ne se manifeste que quand vous êtes sur lui. De couleur brun tacheté en été, ils se confondent avec le rocher. Nous foulons la rhyolite et l’obsidienne, pierres volcaniques reconnaissables, une pente dévale dans une boue assez glissante.

Montée, descente, le chemin est tout en dénivelés aujourd’hui dans le massif appelé montagne des sorcières. Sur un petit pont de bois qui enjambe une rivière glaciaire, je revois le couple de jeunes Français d’hier soir. Lui est reconnaissable à son coupe-vent vert. Ils ont garé leur véhicule sur la crête en face, où est installé un parking. Ils ont loué chez http://www.cheapjeep.is. Nous attend le camion pour nous ramener au camp. Nous avons randonné au soleil durant la moitié de la matinée dans un beau paysage au nom de Kerlingarfjöll, le glacier de Kerlingar, à mi-chemin entre les deux gros glaciers centraux de Lang et de Hofs. Nous déjeunons au soleil avec les pâtes bolognaises d’hier soir réchauffées – il en restait. Cela entre autres harengs au curry et saumon fumé. Le soleil donne et bronze vite la peau malgré la latitude élevée.

Nous quittons le camp de Hveravellir en bus sous le ciel bleu où les altocumulus lenticulaires composent de beaux dessins. En suivant la rivière Hvita, le paysage est lunaire. Nous nous dirigeons, vers « deux attractions à touristes » selon le guide, une chute et un geyser. Les étrangers y sont majoritaires.

Gullfoss est une double cascade bouillonnante, la première tombant de 11 m et la seconde, en contrebas, de 21 m. Le flot blanc se déverse en grondant depuis les glaciers du Landsjökull et du Hofsjökull. C’est un Iguazu islandais qui attire beaucoup de monde, parqué sur deux aires avec boutiques, café-restaurant et toilettes. Les groupes en petites chaussures croisent les trekkeurs en lourdes godasses, les enfants en tee-shirt, les mémés en anorak, bonnet et lunettes de soleil.

Pourtant il fait beau. La chute d’eau fait s’envoler de la bruine qui, portée par le vent, mouille les spectateurs par rafales. Les gamins adorent ça qui se mettraient bien torse nu pour mieux sentir la nature. Mais cela incommode les citadines dont certaines ont même apporté un parapluie et serrent leur appareil photo comme des objets précieux. Dans la lumière, la cascade produit un double arc-en-ciel.

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