Plage de Capo San Andrea

L’orage prévu s’est déclenché en fin de nuit, ce matin du vendredi 1er septembre. Il y a eu un peu de pluie et au matin tout est frais et lavé, des odeurs de plantes flottent dans l’air. Le village s’éveille avec lenteur entre les vieux qui vont à la source, les gamins qui vont acheter un journal pour papa et les ados déjà partis tester la plage. Un macho velu et noir de soleil qui est allé se baigner de bon matin hésite entre les deux cafés, fait plusieurs allers-retours d’incertitude avant de s’installer en terrasse du café moderne, pieds nus, en caleçon, la serviette en travers du torse.

Derrière l’église, un petit marché d’artisanat s’installe, juste pour la saison touristique. Le bus est à 8h40 et nous conduit à Marciana Marina, dans le nord de l’île. Les nombreux virages rendent un peu nauséeux. Quelques matrones montent, sans âge après 30 ans, fatiguées par les travaux ménagers et la négligence. Un vieux en polo rouge, moustache blonde et valise reçoit un appel téléphonique, puis engage la conversation avec les filles et avec Denis, assis non loin. Il parle français appris à l’école et cite même du latin.

A Marciana Marina, sur le quai, quatre gamins de 5 à 11 ans en slip s’arrosent mutuellement d’eau du port. Frères couleur d’argile, ils sont unis dans le plaisir païen de l’eau et du soleil.

Nous longeons les quais jusqu’à la tour génoise. En face, une boutique de bijoux en vrai corail attire les filles ; deux d’entre elles s’achètent boucles d’oreilles et bracelet. Le temps pour moi de mignoter une chatte qui aime les câlins.

Puis nous empruntons le sentier côtier qui monte vers les hauteurs, vers un tronçon de route, puis redescend avant de remonter – en gros 300 m de dénivelée.

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