Nous reprenons le bus, où sont déjà nos bagages, pour visiter en chemin la fabrique d’État des perles d’eau de mer. Il existe trois variétés de perles, la blanche (la plus prisée), la noire de Tahiti, et la perle or typique de l’Asie (la moins prisée).
On ensemence une jeune huître vivante avec un noyau de nacre tiré d’une coquille d’huître et d’un fragment de membrane d’une huître donneuse. On met ensuite ces huîtres ensemencées en claies de grillage immergées à 8 m de fond et sorties une fois par mois. La récolte s’effectue selon la grosseur des perles et le taux de réussite de la perlisation est de l’ordre de 40 %. Rien n’est perdu dans l’huître récoltée. La chair fera la sauce aux huîtres, la coquille des objets ou bijoux en nacre, ou les fragments pour ensemencer. Les précédentes opérations sont effectuées par des filles, mais la suite par des garçons. Ils percent la perle triée sur son défaut et l’enfilent sur un cordon de soie pour faire des colliers, ou la collent sur un pivot de boucle d’oreilles ou de bagues avec une colle industrielle forte venue du Japon.
C’est ce que nous explique en français une jeune Vietnamienne très aux fait de sa présentation. Elle nous dit que même les hommes commencent à porter des perles au bout d’une chaîne ou en collier. J’en verrai un plus tard en ville, un jeune branché, mais ce n’est pas la majorité, qui préfère les chaînes en métal. La boutique est spacieuse et offre tout d’un éventail de bijoux de diverses sortes, colliers, pendentifs, boucles d’oreilles, bagues, objets sertis de perles, statuettes en nacre, et autres inventions du matériau. Tout l’objet des explications est évidemment de nous faire acheter et les prix sont, somme toute, raisonnables. Je n’y sacrifie pas, n’ayant ni petite amie, ni petite-fille à qui faire de tels cadeaux. Quant à moi, je ne porte pas de perles, ni même de chaîne en pendentif.






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