Nous quittons le Vietnam nord, centre et sud pour nous rendre au Cambodge, pays voisin mais de civilisation différente. À l’aéroport, les queues sont multiples. Il faut enregistrer les bagages, contrôler les passeports et le visa, passer la sécurité des sacs et des chaussures, avant d’être autorisé à accéder à l’avion. Le médecin se fait arrêter et fouiller à cause d’un blaireau qu’il a dans son sac, un truc avec plein de poils partout, MAIS un manche métallique qui se révèle à la radiographie. Quelle idée d’emporter un blaireau plutôt qu’une mousse à raser ! Les contrôleurs n’avaient jamais vu ça. Moi non plus : il trimbale toute sa trousse de toilette en cabine plutôt que de la laisser dans la valise. C’est une paranoïa d’hygiène bizarre. Certaines valises sont contrôlées spécialement, et une liste de noms défile sur un écran : il ne faut pas la rater, sinon on se retrouve sans bagages à l’arrivée.
Dans les couloirs vers les avions, je réussis à changer mes dongs restant contre des dollars américains avant que la porte d’embarquement ne change, passant de 27 à 18 et nous obligeant à faire 200 m en arrière. Je n’aurai pas trouvé ce kiosque sinon.
La compagnie Cambodian Angkor Air est à l’heure et propose un Airbus A320. Nous débarquons au nouvel aéroport de Siem Reap, entièrement financé par les Chinois, y compris la surveillance de l’immigration avec une caméra pour le visage et un appareil de prise d’empreintes digitales. Ce double contrôle n’est pas pour tout le monde, par exemple pas pour moi, je ne sais pourquoi. Certaines personnes du groupe passent la totale, moi seulement avec mon passeport. Dans l’avion, trois Chypriotes, des Allemands, des Américains.
Dans le bus, pour les visites à venir, Tom nous conseille de lire sur le site d’Angkor, patrimoine mondial de l’humanité selon l’Unesco, le livre de Claude Jacques, Angkor cité khmère. Ce livre est pour lui la Bible sur le sujet.
Nous nous rendons jusqu’au restaurant Stoeng Trorcheak dans le district de Bakong, où nous déjeunons fort bien sous un toit de palmes brassé par des ventilateurs. Nous sont proposés des nems frits, une soupe aux patates douces avec lait de coco, du poisson aux oignons et tomates, du poulet citronnelle à peine épicé à la thaï. Les boissons sont en dollars américains mais on peut les régler dans la monnaie locale, le riel. Les touristes du troisième âge aiment toujours changer à l’aéroport ou dès leur arrivée à l’hôtel plutôt que de payer en monnaie internationale ou par carte bancaire. Toutes les boissons sont à 4000 riels, soit un dollar.
La ville de Siem Reap est tout entière dédiée au tourisme et les prix sont à l’occidentale. Quant au luxe, il est hors de prix : 180 à 296 $ américain pour une bouteille de whisky Macallan, selon l’âge. Plus de 100 $ américain pour une bouteille de vin rouge australien ; le vin de Bordeaux et plutôt dans les 450 $, un prix pour les Chinois de l’élite.
Il est tard dans l’après-midi quand nous sortons du restaurant et nous ne pouvons visiter aucun site sans aller tout d’abord acheter le passe nominatif avec photo, qui coûte à chacun 62 $ pour 31 sites. Bonne surprise : il est compris dans le prix du voyage que nous avons déjà payé.




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