
Encore un grand James Bond, avec le meilleur 007 : Sean Connery. Il a cette virilité écossaise et ce détachement typiquement britannique pour la fonction d’agent secret. Aimant les filles (trop, c’est son péché mignon), il se rattrape en usant de son sens de l’observation et de son intelligence.
Ici, Goldfinger, le doigt d’or (Gert Fröbe), est un avare ambitieux obsédé par l’or. Tout comme Trump. Il s’habille en jaune ou couleur d’automne, porte un pistolet d’or, fait enduire une maîtresse à éliminer de peinture d’or – au point de l’asphyxier ; sa Rolls elle-même est en or – pour passer en fraude le métal d’un pays à l’autre. Car l’or n’est pas un métal comme les autres. Il est la référence des Banques centrales pour établir le cours des monnaies. Jusqu’en 1971, le dollar est changeable en or métal à tout moment. De quoi déstabiliser l’économie mondiale au cas où…




C’est justement ce que Goldfinger veut obtenir. Il imagine de prendre d’assaut Fort Knox, où sont les réserves d’or des États-Unis, plusieurs dizaines de milliards. Mais, lui objecte Bond après une série de péripéties, il faudrait soixante jours et des centaines de camions pour emporter tout ce stock ! Pas besoin, dit Goldfinger, il y a un autre moyen. Que je laisse le spectateur découvrir – c’est assez tordu mais pas idiot.
M (Bernard Lee) demande à son agent 007 de surveiller le milliardaire trumpien Auric Goldfinger, au prénom aurifié et au nom métallique. Comme son homologue du futur, le gros blond « n’aime pas perdre », dit son embauchée pour l’aider à tricher aux cartes. Le mafieux, qui se lie avec des boss de la pègre pour ses affaires en or (aujourd’hui en bitcoins), a pour garde du corps un Coréen (du sud), Oddjob (Harold Sakata), dont la force est proverbiale, écrasant une balle de golf dans son poing, et le chapeau redoutable : lancé, il décapite à cent pas. Il jouera avec Bond comme le chat avec la souris, le gardant assez en vie pour le taper encore et encore. Mais l’agent encaisse, comme si de rien n’était – nous sommes dans le mythe.
Bond est chargé de prendre contact rapproché avec Goldfinger pour apprendre comment il peut passer son or en fraude. Il le rencontre dans son club de golf (là où Trump fait ses affaires), et le suit à distance dans sa nouvelle Aston Martin DB5 remplie de gadgets à la Q (Desmond Llewelyn) : deux mitrailleuses avant, un protège-balles arrière, un diffuseur d’écran de fumée, un autre d’huile sur la route, un siège éjectable passager. Et le fameux mouchard qui permet de suivre une voiture ou un homme à distance. Il suit la Rolls Phantom III noire et (évidemment) jaune de Goldfinger jusqu’à un avion privé qui l’emporte vers la Suisse. Sur place, il découvre l’usine Auric de fonte d’or – et que la Rolls est entièrement faite de ce métal, qu’il suffit de couler. Voilà comment on passe d’un pays à l’autre en contournant les lois fiscales.



Bond rencontre à chaque fois une jeune femme qu’il séduit et baise, de la danseuse de cabaret mexicain où il termine une mission au début à l’aide-tricheuse aux cartes Jill (Shirley Eaton) dans le grand hôtel de Miami, et à sa sœur Tilly (Tania Mallet) en Suisse qui le dépasse en voiture américaine et cherche à tuer au fusil à lunette Goldfinger qui a fait peindre Jill jusqu’à la tuer. Puis Pussy Galore (Honor Blackman) vers Baltimore, pilote émérite, à la tête d’un cirque aérien de Pipers club, piloté chacun par une jeune femme aux seins en forme d’obus. En aidant Tilly, très amateur en termes de camouflage, Bond se fait capturer, malgré les gadgets de l’Aston Martin : il s’est fait piéger par une femme, puis par un miroir – péché de narcissisme ?
Tilly tuée d’un coup de chapeau d’Oddjob, Bond est ligoté sur une table devant le vantard Goldfinger, qui dirige un faisceau laser découpant le métal vers ses couilles. Bond se souvient in extremis d’une conversation qu’il a entendue à l’usine Auric, alors qu’il cherchait à en savoir plus, entre Goldfinger et un agent chinois. Déjà la Chine est (pré) vue comme ennemi principal de l’Occident, elle allait faire sauter sa première bombe A moins d’un mois après. Une « opération Grand Chelem » se prépare. Goldfinger décide de le garder en vie pour savoir jusqu’où il sait, et conserver une monnaie d’échange au cas où les choses tourneraient mal. Dans l’avion, Bond flirte avec Pussy, forte femme experte en judo qui ne s’en laisse pas conter. Mais le germe est semé : que fait-elle avec un milliardaire mafieux obsédé par l’or ? On se le demande encore avec Trump. Plus tard, une fois l’opération exposée dans le ranch Goldfinger du Kentucky (son Mar a Lago de milliardaire), Pussy Galore, ex-Chapeau melon et bottes de cuir, se laisse séduire par Bond dans la paille après quelques passes de judo où elle a le dessous, comme il se doit dans les années 60. Son nom signifie d’ailleurs « chatte à gogo »…


L’opération Grand Chelem est lancée et Bond convié, menotté, à l’observer. Les avions de Pussy Galore doivent diffuser un gaz qui soit-disant fait dormir 24h mais en fait tue sans plus de cérémonie. Les camions déguisés ‘armée US’ foncent dans Fort Knox, font sauter la grille électrifiée, puis le laser dissimulé dans une ambulance découpe la porte d’entrée, les mercenaires chinois se ruent à l’intérieur et déposent près du stock d’or impressionnant, sur plusieurs étages, l’engin qui doit neutraliser le tout. Bond y est attaché pour sa dernière heure.
Mais il a été malin, Pussy Galore est passé dans son camp. Comme quoi le péché mignon de Bond sert aussi les intérêts de la Couronne. Les soldats faussement fauchés se relèvent et descendent un à un les mercenaires, tandis que Goldfinger, déguisé en général US par précaution, s’échappe sans que personne ne lui demande rien. Bond est remercié, il monte dans un avion d’affaires Lockheed JetStar pour rencontrer le président qui veut le féliciter. Évidemment, l’avion est détourné par Goldfinger qui veut se poser à Cuba, base soviétique. Bien que Bond lui rappelle que tirer dans un avion peut amener une dépressurisation rapide, Goldfinger tient un gros Colt en or à la main. Dans la bagarre, il tire… et est aspiré par un hublot défoncé. L’avion pique, Pussy aux commandes ne parvient pas à le redresser, mais tous deux sautent en parachute et atterrissent sur une île aux palmiers, où ils décident de s’amuser un peu entre eux avant de rendre compte.


Un bon film, qui internationalise les James Bond avec priorité aux Américains. C’était le temps où ils étaient encore alliés et défenseurs de tout l’Occident. Dommage que le père de l’agent 007, Ian Fleming, soit mort le 12 août 1964 d’une crise cardiaque, un mois avant la sortie du film. La chanson Goldfinger, interprétée par Shirley Bassey, est devenue un tube célèbre. Le film a été rentabilisé en seulement deux semaines.
DVDGolfinger, Guy Hamilton, 1964, avec Sean Connery, Gert Fröbe, Honor Blackman, Lois Maxwell, Shirley Eaton, MGM studios 2022, doublé anglais, français, 1h50, Blu-ray €9,99, DVD simple doublé anglais, français €12,59
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James Bond vole un bateau pour sauver Camille, mais celle-ci veut rester avec Medrano, avec qui elle a un compte à régler : c’est lui qui a tué ses parents après avoir violé sa mère et sa sœur sous ses yeux alors qu’elle était petite fille. Nouvelle course poursuite en bateau, spectaculaire, puis Camille évanouie est confiée à un portier d’hôtel sous prétexte qu’elle a le mal de mer. Bond pique une voiture et appelle le MI6 pour leur donner le nom de Greene. M appelle la CIA pour savoir si ce nom les intéresse, et la Centrale fait semblant de ne pas le connaître – alors que l’agentl reçoit l’appel dans l’avion privé de ce dernier. Dominic Greene est réputé philanthrope à la tête de Greene Planet, recevant des dons pour sauver des étendues de terre par rachats. Bonne couverture pour des activités de prédation – où America First sévit à l’envi.
































































































































Croisière en Floride et fin du périple
En mer, gymnastique, salsa, tennis de table, ventes de sacs à main, bingo, guitare et voix ; au théâtre ce soir Les Pampas Devils qui proposent du tango d’Argentine, un spectacle gaucho, découverte du porto (il doit encore rester des bouteilles !) – et casino. Pour le restaurant, on est prié de se vêtir en tenue de gala ou d’aller finir les restes au buffet !
Aujourd’hui on vend des t-shirts BCRF pour la recherche du cancer du sein, le Norovirus est toujours présent à bord de l’Infinity, casino, préparer vos valises, encore du vin (français cette fois) à tester, encore des émeraudes à vendre… Des achats à faire encore et toujours à partir de 1$ et jusqu’à 75% de rabais sur certaines marchandises. Profitez, profitez, demain débarquement à Fort Lauderdale.
Fort Lauderdale, Floride, arrivée 7h, débarquement régimenté.
La distance totale que nous avons parcourue est de 4 523 milles nautiques (1 mille nautique = 1,85 km)
Pour rejoindre la sortie, il faudra patienter plus de deux heures pour accéder aux guichets de la police américaine, pour se faire prendre les empreintes des deux mains et photographier. Grâce à S. de Monaco nous pourrons prendre un taxi, à nos frais, et rejoindre notre hôtel à Miami. M. et moi ne sommes pas en forme du tout, V. qui était malade durant toute la croisière semble aller un peu mieux mais elle demeure très faible. Nous avions prévu de faire plus ample connaissance avec Miami, nous n’oserons qu’un petit tour le long du port avant de regagner notre chambre. Demain il faudra prendre l’avion pour Los Angeles. Le fenua nous manque.
L’avion est surbooké, en retard, il n’y a pas même de place pour le bagage à main de 3 kilos… une vraie pétaudière. Heureusement nous retrouvons J. et le chien Freddy. Le beau temps nous a quitté, il fait froid, quoi de mieux pour se réchauffer que d’aller dans un centre commercial ? C’est bientôt Noël, les gens font la queue pour manger, pour se faire prendre en photo, pour acheter. Alors les crèmes glacées, tout en couleurs, sont les bienvenues pour les faire patienter !
Pour terminer le voyage avec Air Tahiti Nui, le repas spécial que j’avais commandé n’était pas dans l’avion ! Pour le prochain voyage sur ATN, je me munirai d’un panier-repas avec poisson cru au lait de coco, riz chaud, quart de vin blanc (les boissons sont-elles à nouveau autorisées à apporter au-dessus de 100 ml ?), au moins je pourrai me restaurer normalement.
Nos commentaires ne seront pas trop élogieux :
L’agence de voyages de Monaco de S. n’est pas absolument pas capable de faire un travail correct, puisqu’elle propose un San Diego-Miami elle est à notre avis indigne de représenter la compagnie de navigation Celebrity.
Le bateau est très confortable mais nous conseillons d’éviter sur le pont 8 les cabines près de la bibliothèque comme les n°8123 et suivants car il y règne un froid sibérien. L’ingénieur requis avoue que cela a toujours été ainsi, que le froid vient du pont 10. OK, mais le pont 9 ne souffre pas de cet air glacial et il est bien entre le 8 et le 10, non ? Nous avions pensé qu’un tupapau avait investi les lieux.
La nourriture est insipide, au restaurant Treillis, on sert un cocktail de crevettes, crevettes dont on a omis d’enlever le filament noir donc retour en cuisine, je commande une salade de roquette on me sert de la salade iceberg, le menu indique un poisson de profondeur, ici en Polynésie on le nomme paru, c’est délicieux, très fin, ce poisson arrivé dans l’assiette de V. est servi sur des pois chiches et ce n’est pas du tout celui annoncé, les noms ronflants du menu en français sont sensés embellir les assiettes mais rien n’a de goût, ni les entrées, ni le plat, ni le dessert – rien n’a de goût. Certes, on peut commander toute la carte mais le premier plat, le troisième ou le dernier ont tous le même goût, plutôt la même absence de goût… Pour un bateau qui se voulait à la pointe de la cuisine…
Mais j’y pense : ne serait-ce pas un problème de carte de paiement ? Au self, un jour lentilles à la nage, le lendemain lentilles essorées, le surlendemain lentilles séchées, il n’y a pas eu de quatrième jour sinon cela aurait été certainement lentilles amidonnées ou tas de lentilles lessivées. J’ai commandé un ceviche, il y avait du poisson… mais pas une goutte de citron ! Pour les desserts, c’était la pavlova… un truc collant loin des entrechats de la danseuse, une autre fois avec toujours un nom pompeux on aurait dit du fromage blanc, non, non, un carré de Kiri, posé dessus du vernis rouge et encore au-dessus une feuille de menthe, de la vraie menthe ! Nos estomacs se sont refermés et plus rien ne passait sinon un thé…
Si V et moi-même additionnions les croisières effectuées sous des cieux différents, jamais au grand jamais nous n’avons aussi mal mangé sur l’une d’elle. Même sur la felouque du Nil où notre accompagnateur nous a servi du kitkat. Quand nous dialoguons avec Tahiti par mail, on nous apprend qu’un grand nombre de personnes ont été malades sur un des Princess, le Crown, je crois. C’est grâce certainement aux prières de mes amies adventistes que nous n’avons pas été malades comme ceux du Princess. Merci Seigneur comme disent les Polynésiens.
Pour celles et ceux qui seraient tentés par une croisière, choisissez bien, ayez aussi beaucoup de chance… ou un compte carte bleue bien approvisionné !
Hiata de Tahiti