Articles tagués : broderie

Musée Garcilaso de la Vega, Jésuites et université à Cuzco

Dans ce musée, nous négocions pour entrer (on n’y accède qu’en ayant pris le passe touristique qui comprend tous les sites de la ville et d’alentour !). Figure une étonnante photo en noir et blanc du site de Machu Picchu vers 1925, 14 ans après sa découverte. La végétation envahit tout et l’on distingue à peine quelques substructions sous le moutonnement végétal.

Autres curiosités : une momie de femme nazca ; une broderie où des lettres de l’alphabet latin, mises dans n’importe quel ordre, montrent que la brodeuse n’en savait pas le sens. Les lettres étaient utilisées comme décor par quelqu’un qui ne savait pas lire. Les corps que l’on voulait momifier étaient traités comme les patates : après éviscération, on les exposait alternativement à la dessiccation du soleil et à la lyophilisation du gel nocturne

Toute une salle est consacrée à la peinture cuzquenia, la peinture métisse du XVIIIe siècle. Influences espagnoles et réminiscences indiennes. Elle est caractérisée par le manque de perspective, des couleurs intenses et sans relief, un dessin expressif, un décor de brocard et d’or à la feuille. Les images sont peintes à la manière des icônes sur des sujets de la religion catholique. Mais une autre forme de la résistance morale indigène réside dans certains détails, comme nous l’explique un gardien complaisant. Par exemple de peindre les trois symboles de Dieu, Père, Fils et colombe du Saint-Esprit sur le même plan, sans hiérarchie ; ou de remplacer la colombe par un être humain ; ou de placer un chien au pied de la Croix ; ou d’y mettre un bâton à poudre (ancêtre de la dynamite)… Les Vierges sont super-perlées, l’uniforme des évêques sont clinquants, toute la pompe espagnole est ridiculisée dans son excès.

La Compaña, Compagnie de Jésus, a donné son nom à l’église construite pour les Jésuites à Cuzco. L’autel est monumental, tout doré avec des anges offrant leur poitrine rose et glabre, tout à fait dans le goût religieux du baroque pâtissier occidental.

Un Argentin d’origine asiatique s’agenouille devant l’autel pour prier, tandis que sa femme tente de le photographier dans cette posture édifiante. L’intention n’était pas pure mais il s’agit ici d’un véritable scandale ! Le gardien qui rôde, comme un chien renifle les dépôts odorants de ses congénères, tape vigoureusement dans ses mains, brisant le silence sacré. Pas de photo dans l’église. Strikt verboten ! Par respect ? Que non pas ! Il se lance dans un discours explicatif des scènes représentées au-dessus de l’autel, notamment la vie du Christ. Il ne faut tout simplement pas priver l’église des deniers récoltés à vendre les cartes postales à l’entrée. Au dos du survêtement de l’Argentin était imprimé : « Tai chi chuan / Argentina ».

Dans une chapelle latérale, les chérubins nagent dans la crème chantilly aux pieds de la Vierge. Un adolescent de 16 ans à peine, crasseux et sentant fort, mendie à mi-voix auprès de chaque fidèle de l’église. Il débite sa litanie automatique d’un air triste. Quelles misères peuvent se cacher dans cette ville ? Dans le bâtiment attenant à l’église se tient une vente de charité. Des tables entières de livres sur le Pérou ancien et contemporain attendent l’acheteur – en espagnol – des rebuts de greniers, publications universitaires, revues de cuisine, recueils de poèmes locaux, albums pour enfants.

Accolée à tout cela, ancienne partie de l’ensemble, l’Université de Cuzco. Déjà aux temps inca s’élevait à proximité la maison du savoir où étaient formés comptables et chroniqueurs. La porte est ouverte, les enseignants tentés par leurs semblables, Camélie, Gusto et moi entrons. Nul ne nous prête attention, pas plus les étudiants que les gardiens postés à l’entrée qui « contrôlent » les mouvements. L’université se tient dans l’ancien cloître de l’église, les élèves ont remplacé les moines, mais la mission reste sans doute la même : remplir les esprits de savoir divers. Sous les arcades de l’entrée, ont quand même été placées deux statues en bronze de jeunes hommes nus brisant les chaînes de l’ignorance. A l’intérieur, mieux cachée, se dresse une statue de femme nue elle aussi, mais elle a les mains dans le dos. Les mâles à l’entrée, la femme dans l’alcôve – telle est sa place ici. Seuls les hommes sont libérés, les femmes ont encore quelque chose qui les attache. Cela ne nous empêche pas de constater que beaucoup d’étudiants sont des filles. Le travail s’effectue le plus souvent porte ouverte, dans un brouhaha constant. La modernité a fait irruption dans cet enclos de savoir sans âge car il existe un « servicio de Internet ». Les exposés que doivent faire les étudiants en langues vivantes ont été affichés dans le couloir pour l’édification des visiteurs. Pour ceux qui apprennent le français, ces exposés portent sur les principaux monuments comme « l’arco de triumfo », la tour Eiffel ou ces « castillos de la Loyre ».

Catégories : Pérou-Bolivie, Voyages | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Paris au printemps 2016

Les vacances ont commencé : « de Pâques » pour les étrangers, « de printemps » pour le premier tiers des Français – dénomination politiquement correcte pour ne pas froisser les non-chrétiens… Les touristes sont revenus, avec précaution, mais il y a désormais une petite queue pour visiter la Sainte-Chapelle.

paris sainte chapelle

Les cadenas de la Passerelle des Arts ont été éradiqués et les « panneaux de verre » promis ont enfin remplacés des tags sur contreplaqué des scribouillards gais de la Mairie. Mais les étrangers obstinés et bêtement moutonniers, cherchent tous les moyens pour verrouiller encore des cadenas, à chaque croisement de fer, à chaque anneau.

cadenas pont des arts 2016 paris

Dans la cour du Louvre, une sculpture d’Eva Jospin (oui, la fille de) est présentée dans un labyrinthe sombre.

eva jospin sculpture louvre paris

La pyramide reflète le ciel gris pommelé et un avion de ligne trace une virgule au-dessus.

louvre pyramide paris

Rue de Richelieu, c’est Molière qui trône, assis non loin de la Comédie et regardant vers le nord.

moliere rue de richelieu paris

La mode du printemps jeunes s’étale dans la vitrine d’une boutique passage Jouffroy.

mode 2016 paris passage jouffroy

Un peu plus loin c’est une bonbonnière, pâtisserie tout-sucre, qui attire de son écrin douillet.

bonbons paris passage jouffroy

Dans le passage Verdeau qui suit, en enfilade, le Bonheur des dames est dédié depuis un siècle à la broderie.

paris le bonheur des dames passage verdeau

Une librairie de livres anciens présente un Pierre Joubert aux ados sportifs.

pierre joubert librairie paris

Chez un couple artiste, qui regarde les livres d’art en occasion, le garçon porte une crête verte.

paris garcon a crete verte

C’est Paris au printemps.

Catégories : Paris, Voyages | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Pékin !

Arrivée à Yichang en traversant le plus grand barrage du monde, visite du barrage. Débarquement puis avion pour Beijing alias Pékin. Sur le chemin de l’aéroport, nous visitons une usine de broderie, travail très délicat entrepris par des doigts féminins et une grande patience. Arrivée à Pékin avec retard. A 1h30, nous sommes enfin au lit !

A nous la Grande Muraille… par télécabine. Mutianyu est un endroit plus calme pour la visite. Pour les empereurs chinois, la Grande Muraille était une défense contre les invasions barbares venues du Nord. Sous sa forme actuelle, cette défense est en grande partie une création des Ming. Chacun de nous a vu tellement de photos de cette muraille que j’avoue n’être que moyennement impressionnée. Cette construction est-elle démesurée ou est-ce un chef d’œuvre ? Elle mesure plus de 7000 km de long, et l’on raconte parfois que c’est la seule construction humaine visible de la lune. C’est en tout cas le symbole de la Chine. La muraille n’est pas l’œuvre d’une seule dynastie. Commencée au 7ème siècle avant JC, elle obtint une dimension grandiose sous le premier empereur des Qin, Shi Huangdi (221-210 av. J-C). Cet empereur relia entre eux les morceaux existants, érigea des tours de guet et installa un système de feux d’alarme. La construction progressa sous les Han mais cessa sous les Tang et les Song. Elle reprit au 15ème siècle sous les Ming. Aujourd’hui c’est devenu un site touristique. L’exploration aérienne permettrait, paraît-il, de découvrir encore quelques kilomètres supplémentaires.

PEKIN

Ne perdons pas de temps, déjeunons sur place. Il faut maintenant passer au lavage des pieds, non, pardon au massage des pieds. Chacun et chacune est installé, les pieds dans un petit baquet de bois garni d’un sac plastique rempli d’eau, un verre de thé à la main. Les élèves masseurs arrivent pour triturer les petons et tentent ensuite de vendre des médicaments chinois faisant des miracles. Je la regarde stupéfaite : le soir, à l’hôtel, TM est hors d’elle. Elle ne décolère pas. Une autre personne aurait osé prendre SA place dans la queue pour changer en « dollars chinois » ses dollars américains. – C’était moi la première ! Je n’en ai cure. Elle me donne des détails tels – son mari est Chinois, un grand. Je la regarde stupéfaite. – Mais TM, sur 32 personnes constituant ce groupe il n’y a que 5 Popa’a, vous êtes tous Chinois ou Demis. Comment pourrais-je reconnaitre ce Chinois avec aussi peu de détails… Le soir, rendez-vous dans un restaurant renommé pour déguster du canard laqué à la Pékinoise. Pour des appétits polynésiens, quelques petites crêpes ne suffiront pas !

PEKIN

Toujours dans la capitale, visite du Temple du Ciel situé dans un parc immense de 270 ha, le Parc Tiantan. Illustration de la cosmologie chinoise, il était destiné à offrir aux Empereurs de Chine, les Fils du Ciel, une passerelle vers le monde céleste. Les divers bâtiments en forme de cercle symbolisent le ciel, les autres carrés représentent la terre. La salle de la Prière pour de bonnes moissons (1420) symbolise la rencontre de la Terre et du Ciel. Les cérémonies orchestrées par l’Empereur avaient lieu à l’occasion des solstices d’hiver et d’été. En 1545 elle fut reconstruite et dotée de trois toits superposés et recouverts de tuiles bleues, jaunes et vertes. Le toit conique symbolise l’étendue du monde céleste. La voûte culmine à 36 m et a été assemblée sans un seul clou. La Cité interdite, résidence des empereurs Ming et Qing qui s’étend sur 72 ha est un lieu imposant et magnifique. Jadis interdit au peuple, ce lieu symbolisait la puissance inaccessible de l’Empereur. Les bâtiments actuels datent du 18ème siècle. Des symboles, le dragon représente l’Empereur, le phénix l’impératrice, le jaune étincelant des toits symbolise l’Empereur.

En pénétrant par la porte du Midi, on arrive dans une cour où cinq petits ponts en marbre franchissent un ruisseau, à nouveau une porte celle de l’Harmonie suprême. Le plus grand bâtiment de la Cité interdite, Le Palais de l’Harmonie suprême, réservé aux évènements marquant tels l’intronisation d’un nouvel Empereur, la proclamation des noms des candidats reçus aux examens impériaux, le mariage, l’anniversaire de l’Empereur. Le palais de l’Harmonie suprême fut pendant longtemps l’édifice le plus élevé de Pékin. Un plus petit Palais, celui de l’Harmonie du Milieu où l’Empereur recevait ses ministres. Le Palais de l’Harmonie préservée juste avant la Porte de la Pureté céleste on y supervisait les épreuves des examens que devaient passer les serviteurs de l’État. La place Tian An Men, immense, est une création de Mao Zedong. Le palais de Heshen date de la dynastie Qing.

PEKIN

Déjeuner et dîner en ville. Soirée, merveilleux concert, au théâtre national. Là où certains ont ronflé, d’autres soupiré, d’autres pesté en l’absence de shopping, nous étions quelques-uns à apprécier ce cadeau. Mêlant les instruments typiquement chinois tels le luth pipa, la flûte dizi, le violon à 2 cordes erhu et la cithare à 7 cordes gukin, les orgues à bouche, aux instruments occidentaux violons, violoncelles, contrebasses, trombones, clarinettes, et autres, le concert était captivant, fort réussi, mené par un chef d’orchestre très connu. Une remarquable soirée.

Toujours pékinoise le lendemain, ce sera le Palais d’été ou Jardin pour cultiver l’harmonie. Le plus grand jardin impérial du monde comprenant le Palais de la Bienveillance et de la Longévité, le Jardin de l’Harmonie vertueuse, le Palais de la Joie et (toujours) de la Longévité, le Palais des Vagues de jade, le Gracieux pont aux 17 arches, le Bateau de marbre où l’impératrice donnait des festins, le Pavillon pour écouter le chant du rossignol, le Temple de l’océan de sagesse… Encore une après-midi consacrée au shopping.

Hiata de Tahiti

Catégories : Chine, Voyages | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Carantec, chapelle de l’île Callot

Callot est une île de Bretagne comme tant d’autres sur cette côte découpée. Au confluent de deux rivières qui se jettent dans la mer, la Morlaix et la Penzé, au nord du bourg de Carantec, elle a servi de repaire aux Vikings.

Les Bretons nouvellement christianisés ne leur ont pas permis d’y rester et l’Église a récupéré cette « victoire » de la force des choses pour imposer sa loi. Les ecclésiastiques, les seuls qui savaient écrire en ce temps, en ont tissé la légende dorée. Pour en perpétuer la publicité, ils ont instauré un pèlerinage qui dure depuis 15 siècles.

Du plus loin que l’horizon permette, se dresse un minaret solitaire au plus haut point de l’île. En granit gris de rocher, il s’élance vers le ciel comme un trait d’union. Il est dédié à Marie, nœud humain de la terre et du ciel, femme qui a porté Dieu le fils en son ventre. Notre-Dame de Callote (ainsi prononce-t-on) est solitaire et élève l’âme.

On dit que Korsold, prédateur danois des environs, entassait son butin sur l’île et qu’il fut chassé par Riwallon, chef local breton immigré de Grande-Bretagne. Tel le Clovis de légende, il invoqua la Vierge à genoux et lui promit un sanctuaire si la victoire était à lui. On dit que les Danois furent massacrés « par milliers ». Pour qui a arpenté l’île Callot, le terme dizaines serait probablement plus juste… Mais la propagande politique et l’exaltation idéologique déforment et amplifient pour frapper les esprits. Les adeptes du « coup » médiatique ne datent pas de la télé !

La chapelle, promise en 502, fut donc édifiée dès 513 sous le nom de Toute-puissance, ‘ar Galloud’ devenu Callot (dont on prononce le ‘t’ final).

La superstition veut que, quatre siècles plus tard, les Normands passant par là (descendants des Vikings) aient eu peur des ombres de fougères déguisées en guerriers… C’est bien mal connaître les marins que de leur prêter de tels fantasmes, et bien mal connaître les Vikings que de leur donner des peurs de moinelettes. La marée a dû baisser, le vent sauter, ou bien le chef a changé d’avis après reconnaissance des abords – il en faut peu pour tisser la légende quand la peur est en jeu.

Reste que la chapelle est révérée, pointe avancée de la terre vers le large, à la fois horizon et au-delà. Les corsaires de Morlaix ne manquaient pas de la saluer d’un coup de canon lorsqu’ils sortaient jouer aux Vikings contre les navires et comptoirs des autres. Les révolutionnaires de Morlaix ne manquèrent pas de la saccager, avec la rage des envieux et l’avidité des partageux, volant les calices d’or, vendant les meubles et détruisant les autels. La nouvelle foi était militaire et la chapelle devint poste de commandement. L’empire permit la restauration et l’édifice a pu être à nouveau béni en 1808 ; les Calotins étaient de retour. Des paroisses entières sous bannières et croix, curé à leur tête, convergeaient sur Callot dans des dizaines d’embarcations.

Deux pardons restent célébrés chaque année à Callot, le lundi de Pentecôte et le dimanche qui suit le 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge. Une messe est dite depuis 1952 autour du premier janvier, perpétuant une coutume ancienne. Le vent qui fait rage et le froid soudent alors plus la communauté que l’amer du clocher visible au large. L’île est accessible à pied à marée basse, à mi-marée encore par la passe aux moutons qui est une langue de sable, le reste du temps en bateau.

Le clocher ajouré résiste mieux aux vents ; depuis 1994 il supporte deux cloches dites « Bollée d’Orléans » et, depuis 1996, une troisième. L’ensemble fait carillon et sonne le fa-la-do. L’entrée de la chapelle se fait par une porte latérale. Des barques votives se balancent au plafond, un Christ polychrome du XVIème tend ses bras sur une croix du Salut de 1822 tandis qu’une plaque rappelle la victoire chrétienne sur les païens il y a 1500 ans.

Le jubé à colonnes sépare le vulgum pecus des privilégiés d’église. La Vierge de puissance portant Jésus couronné tient un sceptre fleuri ; elle a été installée au XVIIème siècle.

Dans les boiseries du chœur sont les ex-voto, telle cette casquette de la Royale, cette huile marine ou cette plaque de disparu avec une faute d’orthographe.

Dans le retable sud, une broderie d’Annaïg Le Berre, artiste de Loquénolé, présente depuis 1998 sainte Anne, mère de Marie. Elle tient sa fille et son petit-fils Jésus sur son cœur, dans l’ambiance très famille des Carantécois comme des estivants. Les tons sont bleu et or, ceux de la mer, du ciel et de la Vierge.

Les vitraux modernes sont de Pierre Chevalley en 1958, riches de couleur et denses de matière.

Que dire de l’atmosphère ? Lorsque l’on quitte la lumière du grand large, celle des îles, pour pénétrer dans cette grotte de pierres humaine, l’impression est celle du foyer qu’on retrouve et dans lequel on est au chaud, entre soi.

Le vent se tait, l’air ne pique plus les joues ni le col, l’ivresse du sel se calme dans l’encens confiné.

Tout est bien.

Dehors tout bouge sans cesse, dedans tout reste immobile. La nature terrestre est incessant mouvement, vie et mort ; la chapelle chrétienne veut donner le sens de l’éternité dans l’immuable, pétrification des personnages et des symboles. Les êtres y sont de bois, de pierre ou de peinture, la lumière est tamisée, les fleurs séchées, les objets n’y ont plus d’utilité que celle du vœu. Tout est intérieur, la vie n’est plus excitation extérieure mais divin en soi. Que l’on ait ou non la foi, cette mise en scène parle aux humains que nous sommes.

Catégories : Bretagne, Mer et marins, Religions, Voyages | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,