Nous quittons l’hôtel avec nos valises à 9h30, après avoir largement eu le temps de dormir. Avec le décalage horaire, les réveils sont toujours faciles. Je déjeune de nouilles chinoises sautées aux légumes, d’un morceau de poulet (trop) frit, d’un œuf « sunny side up » comme on dit en anglais au serveur, d’une tranche de pain et d’une banane. Le tout arrosé de deux cafés et de deux verres de jus : citron et pomme.
Nous nous arrêtons à la « montagne de marbre », un complexe de caves creusées dans la falaise et qui sert aujourd’hui à la sculpture de statues civiles ou religieuses, asiatiques ou occidentales, que nous pouvons admirer dans les entrepôts. Il y a même un David florentin, mais il a les hanches épaisses et les muscles lourds. Les sculpteurs ne savent pas affiner la statuaire comme les Grecs et les Romains. Ils sculptent même des fauteuils et des canapés en marbre. Envoi séparé garanti – il ne doit pas être donné, au vu du poids.
Da Nang a aujourd’hui plus de 2 millions d’habitants, elle est la troisième ville du pays. C’est un port de transit, l’ancienne La Tourane. C’est à cet endroit qu’ont débarqué des troupes françaises en août 1858 quand Napoléon III a décidé d’intervenir en Annam. Nous pouvons encore voir le fort, la tour Anne, ancien bastion portugais. Le nom de Da Nang signifie « district d’activité commerciale ». Le port a été une grande base américaine, navale et aérienne durant la guerre du Vietnam, pour les B 52 qui partaient bombarder le Nord. C’est une ville frontière, mais le Viêt-cong est passé à côté pour s’infiltrer au sud. Les enseignes regorgent de logos avec le mot Viet : la Vietbank, le VietPT le Vietjet, les Vietkids, le Viettel, le Vietpetroleum – tout est viet.
Profusion de plats au restaurant Nha Hang Com Niêu Truc Lâm Viên dans le quartier de Hai Chau. Nous déjeunons dans un jardin fleuri aux vieux bonsaïs. À la soupe aux crevettes succède un poisson à queue jaune frit, gros comme une carpe, une salade de légumes pimentés, du liseron d’eau, du calmar vapeur (peu ont aimé), des crevettes frites, des palourdes marinières, du riz – toujours servi en dernier au cas où l’on aurait encore faim – et comme fruits de la pastèque et une sorte de goyave verte à la consistance de poire pas mûre. Du thé au caramel est servi à volonté. Sur la rue, un panneau indique un menu pour quatre avec cinq plats pour un forfait Nouvel an lunaire de 495 000 dongs, soit environ 22 $.













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