Articles tagués : abou-simbel

Temples d’Abou Simbel 2

La façade, creusée dans la falaise, présentes quatre colosses à son effigie : le roi du Nord, le roi du Sud, le roi de l’Est et le roi de l’Ouest. L’un d’eux a été détruit par un tremblement de terre, le pharaon n’est donc plus le roi de l’un des points cardinaux. Les scènes célèbrent la bataille de Qadesh en 1275 avant, en l’an V du règne de Ramsès II, contre le roi hittite Muwatalli. Il a été découvert par hasard le 22 mars 1813 par l’historien suisse Johann Ludwig Burckhardt, car entièrement ensablé. Élevé en 1265 avant notre ère, le temple était à 200 m plus à l’est et 65 m plus bas à l’origine. Il a été haussé pour le sauver des eaux par un démontage en 1042 blocs de 20 tonnes chacun, « massacrés à la scie » disent les Égyptiens, selon Mo. Il a été remonté en 1968, cinq ans plus tard.

La première salle hypostyle, d’une hauteur de 10 mètres et profonde de 18 est soutenue par huit piliers osiriaques représentant le roi en dieu Osiris, bras croisés sur la poitrine et mains tenant les sceptres osiriens : le fouet nekhakha et le sceptre heka.

La seconde salle hypostyle présente les habituelles scènes d’offrandes, de guerre et de victoire.

Le roi Ramsès aimait beaucoup sa femme préférée Néfertari, ce pourquoi il lui a élevé un temple jumeau du sien. Entièrement creusé dans la roche, il comprend six colosses, quatre de Ramsès et deux de Néfertari. Les guides n’ont pas l’autorisation de parler à l’intérieur des temples, ce qui est heureux puisque la foule y est extrêmement dense. Aussi, Mo nous fait-il un exposé sur le parvis avant de nous laisser un long temps libre pour que nous puissions visiter et photographier à notre aise.

Catégories : Egypte, Voyages | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , ,

Temples d’Abou Simbel 1

Nous sommes debout à cinq heures, peu de temps après la prière chantée par le muezzin de la mosquée voisine. Le jour se lève à peine, le soleil filtre ses rayons roses au travers des nuages, à l’horizon des collines est du Nil. Nous avalons juste un café en poudre et hop ! Nous serons les premiers à l’entrée du site qui n’ouvre qu’à six heures tapantes. Nous serons les premiers aussi dans le temple de Ramsès II. Ce sera bientôt la foule, compacte, serrée, sans masques. Pire encore une heure plus tard au temple de Néfertari. Les marchands du temple dans l’allée qui conduit à l’entrée du site ne sont pas encore ouverts, et nous évitons ainsi les accroches commerçantes pour des bibelots et tapis sans aucun intérêt. Les pires sont les gamins, dont la jolie frimousse incite à faire plaisir.

Abou-Simbel est le nom du paysan qui guidait les explorateurs au début du 19e siècle. Ces temples ont été élevés par Ramsès II dès sa montée sur le trône. Le pharaon devait en effet commencer tout de suite l’édification de son temple funéraire car il ne savait pas combien de temps il allait régner ni l’heure à laquelle la mort allait le prendre. Pour des raisons politiques, le grand roi Ramsès a décidé d’élever aussi un temple funéraire aux abords de la Nubie afin de marquer son territoire. Son véritable temple funéraire est dans la Vallée des rois.

Le naos contient quatre dieux : Ptah dieu créateur toujours dans l’ombre, Amon le premier à être caressé par le soleil levant, puis Ramsès et Horus. Nous avons la chance d’être entrés les premiers et de voir, sans personne ou presque, le soleil levant effleurer les statues une à une d’une chaude lumière rose puis dorée. Nous sommes la veille du 21 octobre qui est le jour anniversaire de la naissance de Ramsès II. Le seul autre jour de l’année où le soleil baigne ainsi les statues est le jour de son intronisation, le 21 février.

Catégories : Egypte, Voyages | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , ,