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Saïgon, quartier colonial

Nous visitons le quartier colonial avec la poste, la cathédrale sous échafaudages, l’opéra vu de loin. Comme à Londres, certaines rues portent des noms de défaites telle la rue Dien-Bien-Phu. La cathédrale Notre-Dame de l’architecte Jules Bourard a été terminée en 1880, bâtie en briques de Toulouse et en tuiles de Marseille ; on ajoute en 1895 deux clochers de 57 m de haut. Elle est fermée pour travaux lorsque nous passons. Sous échafaud, comme disait un mien gamin.

La poste centrale date de 1891 et est due à l’architecte français Auguste-Henri Vildieu qui l’a dotée d’une armature en fer de Gustave Eiffel. Nous visitons la rue des libraires tout à côté. Elle offre des reproductions d’anciennes gravures et de vieux plans, mais très peu de livres en français, la plupart sont en globish. On y trouve même Le Petit Prince de Saint-Exupéry traduit en vietnamien, au titre Hoàng Tit Bé. La rue Catinat reste aujourd’hui un quartier chaud : il y fait plus de 30° !

Le guide local Té, qui ne parle pas français et s’exprime peu en anglais, ne sert pas à grand-chose sinon comme truchement avec le chauffeur ou les acheteuses de timbres pour les envois compulsifs de cartes postales aux guichets de la célèbre Poste centrale.

Le musée national d’histoire du Vietnam, construit en style indochinois par l’architecte français Ernest Hébrard, était au programme – mais il est « fermé le premier lundi de chaque mois ». C’est indiqué clairement sur son site et je ne comprends pas pourquoi l’agence de Paris à programmé les musées exprès les jours de fermeture. Est-ce ignorance ou stupidité bureaucratique de qui croit savoir et se fie à ses habitudes ?

Nous déjeunons au restaurant Chuo Ming Nam Moi où la bière 333 coûte 50 000 dongs soit deux dollars.

Nous allons visiter le temple de la Dame Céleste Thien Tau qui date de la fin du XVIIIe siècle. Il est dédié à la protectrice des marins. La cour nous accueille avec deux lions en pierre. La salle antérieure a deux autels, l’un dédié au génie Phuc Duc Chanh Thân (Bonheur-Vertu) à droite, l’autre à gauche au Môn Quan Vuong (génie gardien de l’entrée), et une stèle de pierre sur laquelle est gravée la légende de la Dame céleste. Selon le site Vietnam illustré, sa légende est la suivante : « La légende veut que Thiên Hâu Thanh Mâu soit née en 1044 à Fou Kiên, en Chine, sous la dynastie des Sông, avec comme nom de naissance Mi Châu. Un jour, son père et ses deux frères, qui mènent un bateau transportant du sel pour Jiangxi, rencontrent une grosse tempête. Mi Châu est à la maison avec sa mère sur le métier à tisser. Elle sort et essaye de sauver son père et ses deux frères, mais ne peut extirper des vagues déchaînées que les deux premiers. C’est ainsi qu’elle est devenue la déesse en robe rouge, errant sur les mers pour aider les navigateurs en perdition. Les équipages de bateaux de pêche hauturiers ont l’habitude de prier pour elle. En 1110, elle a reçu le titre de « Thiên Hâu Thanh Mâu » (Matsu, ou grand-mère) par la dynastie des Sông. » Dans la salle principale trône une statue de Matsu d’un mètre de haut. Deux sous-salles sont dédiées à Quan Thanh, Ksitigarbha et Caishen (Dieu de la richesse). De petits papiers mauves des dons avec le nom des donateurs sont empilées sur les murs et des cônes d’encens en spirales tombent du plafond.

Tom en profite pour nous parler du taoïsme. Le Tao est la Voie, un ensemble de pratiques nées au troisième siècle avant notre ère sous la dynastie Han. Il est fondé sur les textes, le Dao de jing de Lao Tseu, le Lie Tseu et le Zhuāngzǐ de Tchouang Tseu. Le but est l’édification des individus, au contraire du confucianisme qui avait un but plus social. Le Tao incite à s’intégrer, à l’harmonie avec le monde, et il a influencé par exemple beaucoup la médecine chinoise des humeurs. Le panthéon taoïste est né au cinquième siècle avec les immortels et des entités supérieures en plus des ancêtres. L’idée est que ce que vous faites et ce que vous mangez définissent qui vous êtes. Il est juste de profiter du monde, mais de participer à l’équilibre de la nature. En retournant à l’authenticité primordiale et naturelle, l’homme peut se libérer des contraintes et son esprit peut « chevaucher les nuages ». Il s’agit selon Marcel Granet d’une sorte de quiétisme naturaliste. C’est un idéal d’insouciance, de spontanéité, de liberté individuelle, de refus des rigueurs de la vie sociale et de communion extatique avec les forces cosmiques.

Cholon est le quartier chinois et nous visitons le plus ancien centre communautaire dont les bâtiments datent de 1830. La communauté est la cellule sociale de base au Vietnam. Duong Thu Huong, la romancière contemporaine, l’a très bien décrit dans son roman Terre des oublis. Tout le monde surveille et juge tout le monde, il est difficile de s’en dépêtrer.

Encore un marché ! Le marché de Bin Te ou Binh Tay. Il a été construit en 1928 par un riche homme d’affaires chinois Quach Dam qui en fit don à la ville contre la possibilité d’extension de son commerce. Son style est chinois malgré une horloge à quatre façades nettement française. C’est un marché de gros, même si les clients sont minces ; il est organisé en production autour d’une cour centrale. Les touristes y sont gênants pour les vendeurs car s’ils achètent, c’est très peu. Ce marché contient de tout, en plus grand, de la vaisselle, des vêtements, des champignons et des poissons séchés. Je n’y passe qu’un quart d’heure, je n’ai pas le même intérêt que les serial-consommateurs. Le J fait des photos, sa femme cherche un savon pour une voisine « maniaque » ; une drôle d’idée que d’offrir un savon chimique sous prétexte qu’il vient d’un pays exotique…

Nous n’avons rien d’autre à voir à Hô-Chi-Minh-Ville. Au fond, la cité s’est développée grâce aux Français, puis comme un champignon après la guerre avec les Américains, et enfin avec le commerce chinois. Elle a submergé l’ancienne ville coloniale, a poussé tout autour ses grands immeubles d’affaires et d’habitation dans une conurbation de plus de 14 millions d’habitants. Si, contrairement aux hommes dont certains vont torse nu (une idée pour la canicule), les femmes sont très habillées en scooter et portent souvent un masque, c’est pour protéger leur teint du soleil, nous dit Té sur une question du groupe. Est-ce la pollution ? Nous éternuons plus.

Je suis fatigué par la chaleur lourde, et même les locaux le sont. On peut voir quelques hommes torse nu au marché et sur le pas des boutiques. Notre nuit ayant été courte, je reste à lire dans ma chambre, à reposer mes yeux, au calme. Une oasis climatisées à 25° et avec douche bienfaisante. Si l’on sort, nous dit Tom et que l’on est contrôlé par la police, il faut donner son nom, sa date de naissance et le nom de l’hôtel. Ainsi, toutes les informations sont recoupées et le Renseignement est content. Nous sommes en effet dans un pays où le Parti veut tout savoir et tout contrôler.

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Saïgon, pagode de l’empereur de Jade

Ho-Chi-Minh-Ville n’a gardé le nom de Saïgon que pour son quartier central ; la conurbation est désormais nommée internationalement par son nom communiste. Albert Morice a connu le Saïgon de 1872, ancien village de pêcheurs khmers proche du delta du Mékong devenue petite ville de cases sur pilotis des marchands viets et chinois venus par le grand fleuve. Mais il observe qu’« au milieu de ces vices des races privées de liberté, (…) des qualités qui permettent d’espérer beaucoup : une gaieté touchant trop souvent au persiflage, une aptitude puissante à apprendre et à comprendre et, chose singulière, un certain orgueil de race, du moins chez quelques-uns » p.27. Autrement dit, tout n’est pas perdu, l’éducation et l’hygiène vont civiliser ces mœurs encore sauvages. L’observation naturaliste se veut neutre d’idéologie, et le sentiment de fierté blanche se met en retrait face aux réalités des gens. Il aime lui aussi les enfants. Comme son modèle parisien d’enfant-moineau, « le gamin de Saïgon est un être hybride : c’est un enfant de Paris enté sur un lazzarone, et transporté sous le soleil de l’Orient » p.31. A moitié nu ou en loques, il sert de porteur dans les villes, de guide et de ramasseur de gibier lors des chasses, de protecteur contre les buffles agressifs qu’il connaît bien, de tuteur aux Blancs inhabiles à marcher sur les minces talus des rizières alors que lui-même plonge « avec insouciance ses jambes dans l’horrible boue chaude » p.32.

Je suis réveillé à 6h45 après avoir dormi moins de quatre heures. Il est vrai que j’ai somnolé assis dans l’avion durant 1h30 de vol. Dans l’hôtel, quelques Blancs dont je ne comprends pas la langue, peut-être du hongrois ou du turc, et tout un banc de Yankees avec un adolescent doré de 12 ans aux cheveux noués en toupet sur le sommet du crâne ; il fait trop chaud ici pour porter la coiffure sur les oreilles.

Nous ne partons qu’à 10h30 pour ceux qui veulent dormir, mais le petit-déjeuner ferme après 9h30. Il offre du chinois, du japonais, de l’anglo-saxon, du thaï, et même du français. Je prends un peu de tout, des rouleaux japonais aux algues, des nems frits, du curry thaï, des œufs sur le plat, un yaourt maison, de la pastèque, un croissant, deux cafés, et un jus d’eau au citron vert appelé par la branchitude « détox ». Ce n’est que de l’eau aromatisée. Quand je reviens à la chambre, la soubrette est déjà en train de la faire. Comme quoi, sans être paranoïaque, il faut toujours cacher le plus précieux pour éviter la moindre tentation.

Nous allons voir la pagode de l’empereur de Jade. Elle a été construite en 1909 ou en 1982 par la communauté chinoise ; le président Obama l’a visitée en 2006. Le toit est couvert de tuiles yin et yang, décorés avec des bords de toit, et des coins aux statues en céramique colorées. Parmi les quelques trois cents statues, certaines sont en papier mâché. Outre les divinités habituelles, le juge des enfers avec les plaques des dix supplices de l’enfer, une partie dédiée à la femme et la fertilité, et une dernière aux morts. La foule est compacte, venue faire ses dévotions. Dans un bassin extérieur évoluent des poissons-chats à grandes moustaches. Pas de carpe diem.

Pour savoir où est l’escalier qui permet de monter à l’étage, je parle à un Canadien qui porte un sweat à capuche et un masque de visage dans le style du compromis « raisonnable » avec les fanatiques islamiques. Du grand n’importe quoi. D’ailleurs, il ne sait pas où est l’escalier, ce wokiste tellement soucieux de ne pas offenser qu’il s’est effacé du monde.

Le climat est tropical et l’humidité sature l’atmosphère. La ville est en effet articulée autour du delta du Mékong et n’a été longtemps qu’une bourgade de pêcheurs. Prise par les seigneurs Nguyen en 1672, elle a été dotée d’une place forte, Gia Dinh. Ce sont les Français qui, après la prise de la Cochinchine en 1859, en ont fait une grande ville de style européen en aménageant un port actif. Saïgon reste aujourd’hui la principale métropole du pays.

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Albert Morice, Saigon

La collection Heureux qui comme… (référence au poème de Joachim du Bellay) accueille des récits de voyageurs du passé, comme la Sicile de Guy de Maupassant, Pompéi de Théophile Gautier, Florence d’Alexandre Dumas, Sparte de Maurice Barrès ou Angkor de Pierre Loti. Saigon (écrit sans tréma selon Albert Morice) s’appelle Hô Chi Minh-Ville depuis 1975 et la victoire nationale communiste du nord sur le sud. Utopie marxiste selon laquelle l’Histoire commence à Karl, renommant les villes en pré-Woke pour faire table rase de tout le passé. Ainsi Karl-Marx Stadt, Leningrad, Stalingrad, Hô-Chi-Minh-Ville. Comme si Paris s’était renommée François-Mitterrand-Ville…

Ce n’était pas « mieux avant » mais Albert Morice a connu le Saigon de 1872, ancien village de pêcheurs khmers proche du delta du Mékong devenue petite ville de cases sur pilotis des marchands viets et chinois venus par le grand fleuve. Les troupes coloniales françaises se sont emparées de Saigon en 1859, après la création d’un Ministère des Colonies l’année précédente. Albert Morice a alors 10 ans. Il deviendra médecin après deux ans d’études médicales (depuis, les études s’allongent à l’infini sans guère mieux soigner, hors techniques…) et demandera à partir en Cochinchine comme médecin de Marine en 1872. Il restera deux ans dans la péninsule indochinoise avant de revenir pour six mois en métropole où il publie sa suite d’articles sur Saigon dans la célèbre revue Le Tour du monde. Lorsqu’il repart en 1876, ce n’est que pour quelques mois, il est rapatrié sanitaire pour tuberculose et meurt à Toulon à 29 ans.

Il n’a pas eu le temps de faire d’enfant et s’intéresse à tout, en dilettante ou en naturaliste. Il aime les plantes, les insectes, les serpents, les animaux ; quant aux divers types humains, il les considère comme à l’époque de la suprématie blanche : des peuples-enfants à peine dérivés du singe. C’est du moins sa première impression, largement partagée par ses lecteurs à l’époque. Il changera d’avis au fil des mois et des pages, car cette supériorité culturelle n’engendre chez lui aucune haine, seulement de la répulsion initiale pour les mœurs et surtout la saleté. Le XIXe siècle est hygiéniste et Morice est médecin. Toutes les maladies comme la malaria, le trypanosome, le choléra, la dysenterie, la lèpre, le ténia, la variole, la bourbouille, se concentrent sous les tropiques, dans la proximité de l’eau et la promiscuité grouillante des êtres.

Ce qui ne l’empêche nullement d’avoir de l’empathie pour les petits mendiants qui donnent du feu aux cigarettes, « la grêle charpente des femmes annamites », et, « au milieu de ces vices des races privées de liberté, (…) des qualités qui permettent d’espérer beaucoup : une gaieté touchant trop souvent au persiflage, une aptitude puissante à apprendre et à comprendre et, chose singulière, un certain orgueil de race, du moins chez quelques-uns » p.27. Autrement dit, tout n’est pas perdu, l’éducation et l’hygiène vont civiliser ces mœurs encore sauvages. L’observation naturaliste se veut neutre d’idéologie, et le sentiment de fierté blanche se met en retrait face aux réalités des gens. Ce pourquoi Albert Morice, malgré les sursauts d’expressions qui nous semblent aujourd’hui inacceptables, reste un voyageur qui sait voir.

Ainsi « le gamin de Saigon », décrit comme le gamin de Paris de Delacroix dans son tableau sur la Liberté guidant le peuple (seins nus), ou le Gavroche de Victor Hugo que son auteur a fait mourir en 1832. Comme son modèle parisien d’enfant-moineau, « le gamin de Saigon est un être hybride : c’est un enfant de Paris enté sur un lazzarone, et transporté sous le soleil de l’Orient » p.31. A moitié nu ou en loques, il sert de porteur dans les villes, de guide et de ramasseur de gibier lors des chasses, de protecteur contre les buffles agressifs qu’il connaît bien, de tuteur aux Blancs inhabiles à marcher sur les minces talus des rizières alors que lui-même plonge « avec insouciance ses jambes dans l’horrible boue chaude » p.32.

Morice passe en revue les troupes annamites, les femmes congaï, leurs costumes, leurs caractères, le machouillage du bétel, la fumerie d’opium, l’enterrement, la fête du Têt, les spectacles (interminables) de marionnettes. Il préfère s’intéresser aux geckos, aux margouillats, aux crocodiles (qui se mangent), aux tigres (qui préfèrent dévorer l’indigène nu plutôt que le Blanc trop habillé), l’éléphant blanc, le cobra (dont il a pris la mère et une portée !), les fourmis noires (qui dévorent tout), les scorpions (aucun mortel), les araignées, les singes (de diverses sortes), les mini-cerfs, le varan, le pangolin, l’herpéton tentaculé (ou serpent à barbe qui vit dans l’eau)…

Quant à la ville, la rive « de droite était couverte de fort petites cases en torchis et en paillote, qui pour la plupart trempaient à moitié dans le Donaï ; sur la gauche s’étalait Saigon (et non pas Saïgon comme on s’obstine encore à l’appeler en France)» p.16. La ville blanche aux maisons de pierres grignote peu à peu l’arroyo chinois aux maisons de bois sur la rivière. Le médecin reste trois mois dans la capitale du sud avant d’aller en mission à Choquan et Cholon puis à travers toute l’Indochine.

Il recueillera nombre d’animaux, surtout des serpents, qu’il fera livrer au Jardin des Plantes à Paris, et des sculptures Cham (du IIe à la fin du XVIIe siècle) qu’il enverra au musée Guimet de Lyon. La moitié des caisses couleront avec le vapeur naufragé Meï-Kong des Messageries maritimes. Elles seront récupérées dans les fonds marins en 1995 et ramenées en Europe.

Un récit d’exotisme et de curiosité pour le monde et les êtres vivants qui montre combien le choc initial de civilisation laisse peu à peu place au décentrement de soi pour aborder la réalité des choses.

Albert Morice, Saigon, 1875, Magellan collection Heureux qui comme… 2018, 125 pages, €7,01, e-book Kindle €4,99 ou emprunt abonnés (mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés Amazon partenaire)

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Saïgon et le delta

Royaume du Champa : entre le IIe et le XVIIe siècle, le royaume de Champa ou Tchampa était un État hindouiste, de langue du groupe malayo-polynésienne de la famille austronésiennes, installé dans la zone centrale du Vietnam. Le voyageur chinois Faxian, de retour d’Inde et se dirigeant vers la Chine au début du 5e siècle y fait escale et note le fort nez droit et les cheveux noirs bouclés de ses habitants, des pratiques funéraires telle la crémation au son des tambours, pas de bœuf sur leur table, leur langage écrit basé sur le sanscrit. Aujourd’hui, forte d’une population de 80 000 personnes, l’ethnie cham a conservé sa culture et sa langue, mais un tiers de ses membres pratiquent l’islam. Nous sommes dans le sud maintenant et foulons le sol d’Ho Chi Minh Ville.

VIETNAM ATTENTION CANARDS

Saïgon, ou Ho Chi Minh Ville, est surpeuplée, bruyante. Personnellement je n’ai que peu appréciée ! Du shopping ! Des scooters ! Certainement aussi, c’est la fin du voyage, la fatigue s’est installée. Le grand hôtel au style suranné, c’était parfait pour les p’tits déjeuners. Des pagodes, encore des pagodes, j’en avais ras le bol !

VIETNAM

Le delta du Mékong : après la ville étouffante, de l’air, de l’eau, de la végétation ! Ce grand fleuve d’Asie du Sud-Est, d’une longueur de 4 350 à 4 909 km, né dans l’Himalaya, irrigue la Chine (le Yunan), borde le Laos à la frontière birmane puis thaïlandaise avant de couler au Laos, traverser le Cambodge, où naissent les premiers bras de son delta, puis le Vietnam. On le nomme ici « le fleuve des neuf dragons. La marée haute en mer de Chine méridionale est souvent plus haute que la marée basse sur le Mékong au Cambodge, ainsi donc le courant s’inverse presque à chaque cycle de marée. ».

VIETNAM LE DELTA

Le delta couvre 55 000 km2 où vivent 18 millions d’habitants. C’est un riche pôle d’activité et de production agricole, en particulier rizicole, très fertile, c’est le grenier à riz du Vietnam. En pratique, le delta comporte quatre grands cours d’eau : le Bassac (Hâu Giang ou deuxième fleuve), le Tien Giang (Tièn Giang ou premier fleuve), le fleuve Co Chien à la ville de Vinh Long, le fleuve Ham Luong qui traverse la province de Ben Tre, le fleuve My Tho. Il aurait également 18 autres delta encore inconnus aujourd’hui mais découverts par les scientifiques en 1996 ! L’amplitude des marées est très importante dans le delta qui a une faible pente.

VIETNAM HANOI MARCHAND DE SUCRE

Personnellement, j’ai été « déçue » par ma visite au Viêt-Nam. Vu le nombre d’étrangers mâles rencontrés, j’en ai déduit – c’est un avis tout à fait personnel – que c’était un pays pour les hommes, que les jolies jeunes filles habillées de longs pantalons et tuniques blanches chevauchant leurs bicyclettes captaient les regards des hommes fussent-ils Américains, Européens, ou Asiatiques… et que peut-être, le syndicat d’initiative de leur ville requérait leur service pour faire la promotion du Viêt-Nam ? J’ai beaucoup plus apprécié le Cambodge, la Thaïlande, la Birmanie, l’Inde, la Chine…

FIN du voyage

Hiata de Tahiti

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