Maison du biscuit

Nous prenons le Renault jusqu’à Sortosville-en-Beaumont, hameau Costard, et sa Maison du biscuit. C’est une fabrique artisanale renommée dans le coin, ouverte sept jours sur sept et qui a essaimé en produits alimentaires de luxe, pas seulement normands, allant de la charcuterie aux thés et aux alcools, en passant par les sardines en boîte, le miel, les confitures et même la porcelaine.

Je note le Meuh cola, une limeuhnade artisanale de Normandie créée en 2010 par Sébastien Bellétoile et fabriquée avec de l’équitable et du bio pour les extraits végétaux de plantes aromatiques (sans caféine). Je signale le Calvados de luxe à 23 € les 35 cl, le whisky d’orge « normand » titrant 42° appelé Thor Boyo à 44 € les 70 cl (pour le prix, j’espère que ce n’est pas l’assommoir que son nom suggère), le vinaigre de cidre plus raisonnable à 3.20 € les 50 cl, les soupes de poisson et les rillettes de poisson sans oublier, bien sûr, les incontournables financiers, sablés et cookies de la fabrique.

Il y même les conserves de viande du Petit-Chemin dans la Somme. Nous ne sommes pas seuls, il y a foule, tous masqués mais dans un lieu étroit peu aéré. C’est une sorte de Disneyland de la bouffe avec des façades reconstituées « vintage ».

Les produits sont entassés en piles et en rangées, classés par thèmes, donnant une impression d’opulence et de profusion. La lumière est tamisée pour rappeler une caverne d’Ali baba ou un pub anglais. Sur l’extérieur, les façades des « boutiques » reproduisent les enseignes anciennes, le café Mlle Odilon pour les « vins du patron », la Galerie moderne pour la bimbeloterie, A la ménagère pour les porcelaines, la crèmerie « rue des Dr Burnouf, biscuitologues », La Maison bleue pour les jeux et les « grands enfants ». Un salon de thé permet de se poser mais il est plein lui aussi comme un œuf. Les affaires marchent.

Sur le parking, en attendant les dépensières, nous avons la vision de grosses cuisses nues par la portière ouverte d’une voiture banale immatriculée dans la Manche. La femme impudique à un maillot mini et remonte ses pieds nus sur le tableau de bord, dégageant le rose gras de ses extrêmes jambons jusqu’à la fente. Miss M., qui l’a évidemment remarquée, en fait tout un discours pendant une dizaine de minutes. Cela ne choque guère qu’elle, pas même les gens à gosses qui se garent ou repartent.

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