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Ecosse, guide pratique Glénat

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Ce livre est un paradoxe : il ne se lit pas, il se pratique. Il s’agit en effet d’un guide (très) commode élaboré par un photographe naturaliste créateur de l’agence Terres oubliées. Il parcourt depuis 25 ans les Highlands et connait non seulement les lieux, les habitants, les pratiques, mais aussi les secrets.

Ainsi, savez-vous que l’Ecosse est presque entièrement privée ? Que le Parlement écossais n’a voté qu’en 2005 une loi affirmant le droit pour tous de se promener partout – sans engin motorisé ?

Très illustré de photos de l’auteur (qui font envie), ce guide pratique est divisé en deux parties : pourquoi et comment.

Pourquoi voyager en Ecosse – à 1h30 de vol de Paris – vous donne l’ambiance (116 pages).

Les paysage de Glen Affric vous tente ? N’oubliez pas non plus la magie des reflets, l’île de Skye célèbre pour son whisky pur malt, le Quiraing au décor « dantesque », la réserve naturelle d’Inverpolly, les lochs et les montagnes. Mais testez aussi les vieilles forêts de Calédonie, où se cachaient les héros de Robert-Louis Stevenson dans Enlevé ! Ou encore grimpez les montagnes, oh, pas très haut ! Le plus haut sommet de Grande-Bretagne est le Ben Nevis dans les monts Grampians et il culmine à 1345 m.

Les puristes iront approcher (ou chasser) les cerfs ou admirer les colonies d’oiseaux de mer, dont la mouette tridactyle et le pingouin torda – c’est à devenir fou (de Bassan) à Troup Head. La faune marine s’observe à l’île de Mull, loutres d’Europe et phoques, tandis que les grands dauphins bondissent à Chanonry Point et qu’à l’île de Coll vous pouvez nager avec les requins-pélerins – 5 tonnes et 10 m de long – hystériques s’abstenir (mais l’animal ne dévore que le plancton, comme une baleine).

Quant à la culture écossaise, elle n’irait pas sans whisky (à déguster sur l’île d’Islay), le tweed (à rencontrer sur l’île de Mull), ni sans l’abbaye des rois d’Ecosse (sur l’île sacrée d’Iona).

Comment bien voyager en Ecosse vous donne les clés (58 pages).

C’est le mot « bien » qui importe dans ces conseils aux voyageurs. Les motorisés trouveront de quoi savoir et faire en voiture, en camping-car, en bus ou train. Les randonneurs à pied trouveront des itinéraires détaillés, notamment The West of Highland Way. Les vélocipédistes exploreront la côte nord sur leur drôle de machine qui demande un effort (mais pas si grand). Les marins préféreront voyager en bateau, cabotage le long des côtes ou périple vers les Hébrides, les îles indomptées. Et les esthètes ont une dizaine de pages consacrée au voyage photo dont le premier conseil est : « sortez par mauvais temps ! » Une liste de 30 sites est fournie pour photographier en fonction de la saison. De quoi rapporter, outre des souvenirs, des images inoubliables qui feront rêver.

Car « l’Ecosse magnétise, fascine, étonne, désespère parfois et ne laisse finalement personne indifférent » p.9. Une belle phrase d’introduction en guise de conclusion. Il y a si longtemps que je ne suis allé en Ecosse ; c’était l’année de mes quinze ans. J’aimais alors la nature, mais aussi les gens de là-bas, Mary, presque 14 ans, demi-française et son boy-friend Steven, 13 ans, à la chevelure en casque blond qui avait toute la patience pour traduire mon anglais et m’expliquer lentement, aidé par les mots français de sa petite amie. Keith, mon hôte, 15 ans, lorsque je lui ai demandé du scotch pour coller une enveloppe m’a apporté… un whisky ! Et encore la gentillesse du petit Mark au prénom de roi et la vigueur entrainante de Graham, 16 ans et cheveux longs, qui adorait nager nu dans l’eau glacée où évoluaient les phoques. Je ne me suis pas baigné.

Laurent Cocherel, Ecosse, éditions Glénat collection les clés pour bien voyager, 2017, 192 pages, €25.00 

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