Articles tagués : chanp
Voyageur curieux du monde, des gens et des idées
Articles récents
- Agatha Christie, Miss Marple au Club du Mardi
- Autel aux dieux grecs
- Hervé Baslé, Le fils du cordonnier
- Cristian Fulas, Iochka
- Ne vous laissez pas prendre aux apparences, dit Alain
- Arthur Schnitzler, Le retour de Casanova
- La Chute de la Maison Usher de Roger Corman
- Arnaldur Indridason, Le roi et l’horloger
- Christian Jacq, La reine liberté
- Au-delà grec
Commentaires récents
| NB dans Chaque humain est éternel, dit… | |
| NB dans Alain s’égare | |
| argoul dans Alain s’égare | |
| NB dans Alain s’égare | |
| NB dans Avantages et inconvénients du… | |
| argoul dans Avantages et inconvénients du… | |
| NB dans Avantages et inconvénients du… | |
| NB dans Pas de printemps pour Marnie d… | |
| NB dans Joyeux Noël 2025 | |
| patrice@montaguwilli… dans Joyeux Noël 2025 |
Archives mensuelles d’Argoul
Catégories
- Archéologie (64)
- Art (100)
- Bande dessinée (104)
- Chats (25)
- Cinéma (684)
- Economie (229)
- Gastronomie (82)
- Géopolitique (213)
- Livres (2 971)
- Colette (44)
- Gustave Flaubert (43)
- Haruki Murakami (25)
- Jean-Jacques Rousseau (9)
- Joseph Kessel (18)
- Jules Verne (19)
- Le Clézio (25)
- Louis-Ferdinand Céline (13)
- Mario Vargas Llosa (8)
- Michel Déon (26)
- Romans policiers (550)
- Science fiction (105)
- Stendhal (29)
- Vladimir Nabokov (20)
- Yasunari Kawabata (11)
- Yukio Mishima (20)
- Mer et marins (177)
- Non classé (32)
- Philosophie (477)
- Alain (56)
- Albert Camus (30)
- Clément Rosset (13)
- Frédéric Nietzsche (111)
- Montaigne (115)
- Politique (573)
- Religions (251)
- Science (44)
- Société (192)
- Voyages (2 018)
- Arménie (30)
- Australie (10)
- Brésil (6)
- Bretagne (70)
- Cap Vert (16)
- Chine (60)
- Colombie (5)
- Corse (18)
- Costa Rica (22)
- Cuba (29)
- Ecosse (15)
- Egypte (70)
- Equateur (7)
- Etats-Unis (176)
- Finlande (4)
- France (64)
- Grèce (42)
- Guatemala (1)
- Inde (15)
- Irlande (36)
- Islande (48)
- Italie (153)
- Japon (144)
- Mali (7)
- Maroc (17)
- Mexique (60)
- Mongolie (22)
- Namibie (6)
- Népal (18)
- Normandie (25)
- Norvège (24)
- Nouvelle-Zélande (9)
- Ouzbékistan Tadjikistan (21)
- Pakistan (3)
- Panama (1)
- Paris (64)
- Pays baltes (40)
- Pays-Bas (18)
- Périgord (11)
- Pérou-Bolivie (53)
- Polynésie (334)
- Russie (83)
- Sicile (51)
- Sri Lanka (17)
- Thaïlande (6)
- Tibet (12)
- Togo Bénin (6)
- Ukraine (31)
- Venezuela (23)
- Vietnam (7)
Rejoignez les 336 autres abonnés
Ecrivez-moi
argoul2005 (a) laposte.net
Lien RSS de ce blog
https://argoul.wordpress.com/feed
Statistiques du blog
- 6 500 716 visites
L’Opinion
- Cybersécurité : la France doit former ses jeunes plus tôt
- En 2025, la dégringolade de la balance commerciale agricole française
- Midterms : les maladresses d'une « boomeuse », ou quand Kamala Harris veut motiver les jeunes démocrates
- La France et d'autres puissances moyennes détiennent la clé de la coordination en matière d'IA
- Face à une Amérique et une Europe qui déraisonnent, revenir au gaullisme
- Coup de frein sur les embauches, plans de licenciement, le tableau est sombre pour le marché du travail américain
- À Moscou, un haut gradé du renseignement militaire russe blessé par balles
- Stellantis : les raisons d'une opération « reset » à 22 milliards d'euros
- L'avenir politique et économique de la Thaïlande se joue dans les urnes le 8 février
- Affaire Epstein: le soutien sans faille des élites malgré ses crimes
https://www.slate.fr/
- Tchernobyl: les premiers intervenants sur le site ont légué leurs mutations à leurs enfants
- Bienvenue sur Moltbook, le réseau social pour IA qui fait paniquer la Silicon Valley
- Les États-Unis s'enfoncent dans le totalitarisme en plaçant sous surveillance fédérale de simples citoyens
- Attirance sexuelle ou rivalité: comment les femmes et les hommes jugent-ils la taille du pénis?
- Transformer des pigeons en drones grâce à des implants: voilà le projet d'une entreprise soutenue par Vladimir Poutine
- Aurait-on trouvé de la vie sur une lune de Jupiter? Pas tout à fait, mais l'espoir est permis
- La seule usine russe fabricant des chars n'arrive pas à suivre le rythme
- Il est grand temps que le logement soit placé en tête des priorités politiques de la France
- À New York, Zohran Mamdani impose son style, discipliné et obsédé par la communication
- Pourquoi certaines personnes sont terrassées par un rhume quand d'autres ne ressentent presque rien
Médiapart
- De violentes tempêtes lèvent le voile sur la vulnérabilité climatique du Portugal
- Laits infantiles contaminés: comment la toxine passe entre les mailles du filet
- L’industrie alimentaire mondiale finance la guerre au Soudan
- Bitcoin: la déroute de l’ère des cryptos voulue par Trump
- Le préfet du Nord refuse l’ouverture d’une école primaire au sein du groupe scolaire musulman Averroès
- Le capitalisme autoritaire vu par ses promoteurs
- Au Japon, Sanae Takaichi cherche une majorité solide, sous la surveillance des marchés
- Les Iraniens pris en étau entre les bourreaux et les vautours
- Ukraine: les négociations patinent et la guerre s’intensifie
- À Drancy, le retour de Jean-Christophe Lagarde transforme la campagne municipale en référendum
« Argoul participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr »
George Sand, Les maîtres sonneurs
Nostalgie, quand tu nous tiens… Certains « adorent » ce livre car il parle des paysans de jadis, avant la Révolution, vers les années 1775. Le Berry de Sand est évoqué par une parisienne de la haute et cette bonne dame de Nohant se penche avec tendresse sur une part de son enfance et de ces éternels enfants que sont pour elle les simples. C’est à la fois ridicule et touchant.
Le parler berrichon, si fort vanté dans les salons pour dire « l’authentique », est un sabir reconstitué de Rabelais et de Montaigne avec quelques mots grapillés de patois, pas une étude ethnographique d’une langue locale. Les personnages principaux sont des héros beaux, grands, vigoureux, gentils au fond d’eux et pas des pécores avaricieux et jaloux de l’élévation du voisin. Même « l’ébervigé » Joset (l’étonné Joseph) à demi idiot mûrit à l’intelligence une fois adulte (mais c’est dans la réalité impossible) par la musique de cornemuse.
Le roman porte bien son nom : il enjolive d’illusion un imaginaire idéal qui n’est pas et n’a jamais été. Tiennet le simplet, Brulette la coquette, Charlot le poupon affectif issu d’amours clandestines amené par un Carmes, Huriel l’archange surgi des forêts, Thérence fille des forêts forte comme une nageuse est-allemande, le Grand bûcheux qui est père des deux derniers cités, sont autant d’archétypes de l’ami fraternel, de la femme de tête, de l’enfant page blanche, de la fiancée idéale et du pater familias généreux. Autrement dit des mythes. Ils ne sont, une fois de plus chez Sand, que des uniformes pour les sentiments préconçus, pas des êtres de chair et de sang. Et ça se sent.
Le roman est trop long, étiré sur trente et une « veillées » ; il est trop compliqué, soufflant sur chacun le chaud et le froid, les rendant peu sympathiques, voire même antipathiques. La belle Brulette n’est qu’une garce à jouer de sa belle mine pour faire tourner les têtes, même (et surtout) de ceux qui l’aiment d’enfance. Une image de George Sand elle-même ? Chacun commente à l’envi ses pensées et sentiments sans même avoir appris à lire, les décortique et se repend a posteriori en bon chrétien avant de s’enfoncer à nouveau dans l’erreur par ignorance. Puis se rengorge de sa vertu en jurant fraternité à ses proches comme si de rien n’était.
Le pauvre Joset en pâtira, gonflé d’orgueil d’avoir été trop aimé, puis de rancœur d’avoir été finalement délaissé. Tiennet mariera la Thérence et se fera forestier avant que le pater ne décide pour tout le monde qu’il vaut mieux cultiver la terre. Car l’opposition, un brin factice, du champ et de la forêt, du Berry et du Bourbonnais, des chanvreurs et des muletiers, est un ressort de l’action.
A l’inverse de La petite Fadette ou de François le Champi, de même inspiration rurale, je n’ai pas aimé Les maîtres sonneurs, cette reconstitution laborieuse d’une campagne idéalisée par une théâtreuse de salons parisiens qui produit du roman au kilomètre pour faire entrer l’argent.
George Sand, Les maîtres sonneurs, 1853, Folio Classiques 1979, 527 pages, €9.50 e-book Kindle €2.49
George Sand, Romans tome 2 (Lucrezia Floriani, Le château des désertes, Les maîtres sonneurs, Elle et lui, La ville noire, Laura, Nanon), Gallimard Pléiade, 1520 pages, €68.00
Les romans de George Sand chroniqués sur ce blog