Articles tagués : chanp
Voyageur curieux du monde, des gens et des idées
Articles récents
- Albert Vidalie, Les bijoutiers du clair de lune
- Le naturel est un tempérament, dit Alain
- Lacock, village de films
- WarGames de John Badham
- Patrice Montagu-Williams, La Porte de Jade
- Bath où habita Jane Austen
- Guy-Roger Duvert, Outsphere
- Samuel Taylor Coleridge à Stowey
- Les centres du monde grec
- Daphne du Maurier, l’Auberge de la Jamaïque
Commentaires récents
| NB dans Lacock, village de films | |
| patrice@montaguwilli… dans Patrice Montagu-Williams, La P… | |
| NB dans Bath où habita Jane Auste… | |
| argoul dans Daniel Cole, L’Appât | |
| NB dans Daniel Cole, L’Appât | |
| NB dans Daphne du Maurier littéra… | |
| NB dans Daphne du Maurier littéra… | |
| Agatha Christie, mus… dans Agatha Christie, Les écuries… | |
| Nathan Juste : un pr… dans Nathan Juste, Le cauchemar… | |
| NB dans Thomas Hardy, Max Gate |
Archives mensuelles d’Argoul
Catégories
- Archéologie (64)
- Art (100)
- Bande dessinée (104)
- Chats (25)
- Cinéma (692)
- Economie (229)
- Gastronomie (82)
- Géopolitique (214)
- Livres (3 009)
- Colette (44)
- Gustave Flaubert (43)
- Haruki Murakami (25)
- Jean-Jacques Rousseau (9)
- Joseph Kessel (18)
- Jules Verne (19)
- Le Clézio (25)
- Louis-Ferdinand Céline (13)
- Mario Vargas Llosa (8)
- Michel Déon (26)
- Romans policiers (557)
- Science fiction (107)
- Stendhal (29)
- Vladimir Nabokov (20)
- Yasunari Kawabata (11)
- Yukio Mishima (20)
- Mer et marins (178)
- Non classé (32)
- Philosophie (487)
- Alain (62)
- Albert Camus (30)
- Clément Rosset (13)
- Frédéric Nietzsche (111)
- Montaigne (115)
- Politique (578)
- Religions (251)
- Science (44)
- Société (192)
- Voyages (2 032)
- Arménie (30)
- Australie (10)
- Brésil (6)
- Bretagne (70)
- Cap Vert (16)
- Chine (60)
- Colombie (5)
- Corse (18)
- Costa Rica (22)
- Cuba (29)
- Ecosse (15)
- Egypte (70)
- Equateur (7)
- Etats-Unis (177)
- Finlande (4)
- France (64)
- Grèce (43)
- Guatemala (1)
- Inde (15)
- Irlande (36)
- Islande (48)
- Italie (153)
- Japon (144)
- Mali (7)
- Maroc (17)
- Mexique (60)
- Mongolie (22)
- Namibie (6)
- Népal (18)
- Normandie (25)
- Norvège (24)
- Nouvelle-Zélande (9)
- Ouzbékistan Tadjikistan (21)
- Pakistan (3)
- Panama (1)
- Paris (64)
- Pays baltes (40)
- Pays-Bas (18)
- Périgord (11)
- Pérou-Bolivie (53)
- Polynésie (334)
- Royaume-Uni (12)
- Russie (83)
- Sicile (51)
- Sri Lanka (17)
- Thaïlande (6)
- Tibet (12)
- Togo Bénin (6)
- Ukraine (31)
- Venezuela (23)
- Vietnam (7)
Rejoignez les 339 autres abonnés
Ecrivez-moi
argoul2005 (a) laposte.net
Lien RSS de ce blog
https://argoul.wordpress.com/feed
Statistiques du blog
- 6 533 313 visites
L’Opinion
- Croissance, budget : le lent poison du choc pétrolier
- Présidentielle : pourquoi Gabriel Attal et Bruno Retailleau sont irréconciliables
- Face aux drones iraniens, les roquettes laser, l’arme qui manque aux Rafale
- A Bruxelles, la méfiance est de mise face à la Hongrie, soupçonnée d'espionnage au profit de la Russie
- Guerre en Iran : Donald Trump et la tentation de la porte de sortie
- Des défenseurs du nucléaire attaquent la programmation de l’énergie au Conseil d’Etat
- Bilan 2025 : les comptes de la Banque de France largement dans le vert
- « Le défi des AVC ne va faire que grandir »
- Face au désordre stratégique, la défense française doit se réinventer – par Alexandre Malafaye
- Victimes ou contrepouvoir, les marchés face à la guerre de l’information
https://www.slate.fr/
- La science vient de franchir un cap dans la conservation de l'esprit après la mort
- James Webber, quadruple amputé accusé de meurtre: une affaire hors norme
- À voir au cinéma: «Un jour avec mon père», «La Couleuvre noire», «Une jeunesse indienne»
- Vidéo: l'armée ukrainienne déploie ses premiers exosquelettes et accélère la mutation du combat terrestre
- En censurant internet, Vladimir Poutine tire une balle dans le pied de son économie qui n'avait pourtant pas besoin de ça
- Les glaces ont tellement fondu à cause du réchauffement climatique que la rotation de la Terre a ralenti
- Affaire Elisa Pilarski: «C'est Curtis. Au jour d'aujourd'hui, je l'ai la vérité»
- L'économie américaine est tellement solide que Donald Trump peut faire à peu près n'importe quoi, sans conséquence
- La guerre transforme les champs de blé ukrainiens en bombes chimiques à retardement
- Une «Troisième Guerre mondiale» est-elle à craindre et à quoi pourrait-elle ressembler?
Médiapart
- Municipales: les conséquences d’une reconnexion limitée entre politique locale et politique nationale
- Lionel Jospin ou le remords de la gauche
- Après sa défaite référendaire, Giorgia Meloni sous le choc
- La justice va enquêter sur Fabrice Leggeri, accusé d’avoir été complice de crimes contre l’humanité
- Le soupçon de délit d’initiés plane autour de la Maison-Blanche
- À Tyr, au Liban, la vie suspendue
- Chez Marionnaud, le règne du management à bas coût
- Radiographie de la victoire d’Emmanuel Grégoire à Paris
- Arakabu, le nettoyeur de Fukushima qui veut défendre la santé des travailleurs du nucléaire
- La Russie se prépare à la fin imminente de Telegram
« Argoul participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr »
George Sand, Les maîtres sonneurs
Nostalgie, quand tu nous tiens… Certains « adorent » ce livre car il parle des paysans de jadis, avant la Révolution, vers les années 1775. Le Berry de Sand est évoqué par une parisienne de la haute et cette bonne dame de Nohant se penche avec tendresse sur une part de son enfance et de ces éternels enfants que sont pour elle les simples. C’est à la fois ridicule et touchant.
Le parler berrichon, si fort vanté dans les salons pour dire « l’authentique », est un sabir reconstitué de Rabelais et de Montaigne avec quelques mots grapillés de patois, pas une étude ethnographique d’une langue locale. Les personnages principaux sont des héros beaux, grands, vigoureux, gentils au fond d’eux et pas des pécores avaricieux et jaloux de l’élévation du voisin. Même « l’ébervigé » Joset (l’étonné Joseph) à demi idiot mûrit à l’intelligence une fois adulte (mais c’est dans la réalité impossible) par la musique de cornemuse.
Le roman porte bien son nom : il enjolive d’illusion un imaginaire idéal qui n’est pas et n’a jamais été. Tiennet le simplet, Brulette la coquette, Charlot le poupon affectif issu d’amours clandestines amené par un Carmes, Huriel l’archange surgi des forêts, Thérence fille des forêts forte comme une nageuse est-allemande, le Grand bûcheux qui est père des deux derniers cités, sont autant d’archétypes de l’ami fraternel, de la femme de tête, de l’enfant page blanche, de la fiancée idéale et du pater familias généreux. Autrement dit des mythes. Ils ne sont, une fois de plus chez Sand, que des uniformes pour les sentiments préconçus, pas des êtres de chair et de sang. Et ça se sent.
Le roman est trop long, étiré sur trente et une « veillées » ; il est trop compliqué, soufflant sur chacun le chaud et le froid, les rendant peu sympathiques, voire même antipathiques. La belle Brulette n’est qu’une garce à jouer de sa belle mine pour faire tourner les têtes, même (et surtout) de ceux qui l’aiment d’enfance. Une image de George Sand elle-même ? Chacun commente à l’envi ses pensées et sentiments sans même avoir appris à lire, les décortique et se repend a posteriori en bon chrétien avant de s’enfoncer à nouveau dans l’erreur par ignorance. Puis se rengorge de sa vertu en jurant fraternité à ses proches comme si de rien n’était.
Le pauvre Joset en pâtira, gonflé d’orgueil d’avoir été trop aimé, puis de rancœur d’avoir été finalement délaissé. Tiennet mariera la Thérence et se fera forestier avant que le pater ne décide pour tout le monde qu’il vaut mieux cultiver la terre. Car l’opposition, un brin factice, du champ et de la forêt, du Berry et du Bourbonnais, des chanvreurs et des muletiers, est un ressort de l’action.
A l’inverse de La petite Fadette ou de François le Champi, de même inspiration rurale, je n’ai pas aimé Les maîtres sonneurs, cette reconstitution laborieuse d’une campagne idéalisée par une théâtreuse de salons parisiens qui produit du roman au kilomètre pour faire entrer l’argent.
George Sand, Les maîtres sonneurs, 1853, Folio Classiques 1979, 527 pages, €9.50 e-book Kindle €2.49
George Sand, Romans tome 2 (Lucrezia Floriani, Le château des désertes, Les maîtres sonneurs, Elle et lui, La ville noire, Laura, Nanon), Gallimard Pléiade, 1520 pages, €68.00
Les romans de George Sand chroniqués sur ce blog