Nicolas Sarkozy bonapartiste

La question se posait, on ne sait pourquoi, en 2007 et elle se pose paraît-il encore – comme si on pouvait douter : Sarkozy appartient-il à ce courant particulier de la droite qu’on appelle « bonapartiste » ? L’historien de la politique René Rémond, que j’ai eu l’honneur d’avoir pour professeur à Science Po, a défini dans les années 1950 trois droites, issues de l’histoire nationale depuis la Révolution.

  1. La droite légitimiste, hier pour le roi et la société organique, aujourd’hui conservatrice ;
  2. La droite orléaniste, pour la république éclairée, les corps intermédiaires et le mercantilisme ;
  3. La droite bonapartiste, autoritaire et directe, nationale et un brin sociale. Napoléon III en était, Charles de Gaulle aussi, moins Jacques Chirac (plutôt « travailliste à la française » ou radical non socialiste), encore moins Valéry Giscard d’Estaing (orléaniste, libéral).

Certes, la transition avec le long règne fainéant de Chirac a surpris les observateurs, habitués qu’ils étaient à ce que le « gaullisme » se fut dévoyé en ne rien faire, à l’inverse de la gauche dite « du mouvement ». Mais Nicolas Sarkozy s’inscrit clairement dans ce courant plébiscitaire et souverainiste, hostile aux corps intermédiaires parce qu’ils bavardent au lieu d’agir, sans tabou sur les mots parce qu’il s’agit de décider et non de faire la morale, avec l’État au-dessus des partis mais aussi au-dessus des citoyens. Ce courant bonapartiste, rappelle René Rémond, est né avec le suffrage « universel » de 1848 dont il faut rappeler qu’il était quand même réservé aux mâles de plus de 21 ans, citoyens et non interdits par la loi… ce qui relativise ce fameux « universel » dont les bobos se gargarisent.

Lorsqu’il gagne, ce courant volontariste et centralisateur impulse en général un élan à l’économie en favorisant des politiques d’État pour les grandes entreprises. Ce fut le cas sous Napoléon III et sous de Gaulle. Sarkozy a eu le malheur d’arriver en même temps que la crise des financiers en délire, venue des États-Unis, et son bilan est moins brillant. Mais il garde la propension à une politique économique « de l’offre », orientée production, par opposition à une politique « de la demande », orientée vers la consommation. C’est ce qui le distingue de la gauche, volontiers clientéliste, qui n’admet jusqu’à aujourd’hui « le capitalisme » que si elle peut autoritairement surveiller et punir les entrepreneurs qui ont trop de succès, pour arroser ses électeurs favoris.

J’ai retrouvé cet état d’esprit en germe chez Napoléon 1er, dans cet exercice de style qu’a commis Jean d’Ormesson en 2011 pour la maison d’édition de sa fille : ‘La Conversation’. Il imagine un entretien de Cambacérès avec Bonaparte, alors que tous deux sont consuls, Bonaparte premier consul et Cambacérès second. Nous sommes au crépuscule d’un siècle et à l’orée d’un second, en 1803. La Révolution est achevée, mais consolidée, et le décideur qui a forcé l’anarchie à marcher droit, qui a refondé le droit par le Code civil, qui a contenu la haine étrangère par ses victoires armées, se demande comment cet ordre va subsister s’il disparaît. Ce qui m’intéresse dans ce mince volume est moins l’ambition de Bonaparte que ses propos. « Tous les mots prêtés au Premier consul ont été prononcés par lui dans une circonstance ou une autre », écrit Jean d’Ormesson. D’où l’intérêt des comparaisons entre Napoléon Bonaparte et Nicolas Sarkozy.

« En politique, il faut toujours précéder l’événement, dans la conversation, je vais droit au but. Et à table, je mange peu ». C’est Napoléon qui parle mais en cela pointe Nicolas : prendre l’initiative, parler sans tabou, ne pas boire d’alcool et manger peu. Le bonapartisme est un tempérament. Inutile de parler de « droitisation » pour faire méchant, la droite bonapartiste est en faveur de l’action et du plébiscite, donc du peuple majoritaire – même si ce n’est pas le peuple rêvé des bobos de gauche…

« Pour la première fois en France, dit Bonaparte, le pouvoir est exercé par un homme qui comprend les besoins des Français et qui se confond avec ce qu’ils réclament : l’ordre, la gloire, la paix, le respect de la religion, la garantie des biens nationaux. » Sarkozy se veut de même en phase avec le petit peuple oublié, celui qui ne cause pas dans le poste, qui n’a pas fait d’études, qui trouve qu’il y a trop « d’étrangers » et trop peu de « respect », trop de désordre et de racailles impunies, trop de règlements et de fonctionnaires et pas assez d’efficacité. L’ordre, c’est que l’économie fonctionne mieux qu’ailleurs ; la paix, c’est qu’aucun État ne nous menace, pas plus les terroristes afghans que la finance anglo-saxonne ou l’Iran délirant des islamistes ou encore les al-caïds des banlieues toulousaines ; le respect de la religion est pour toutes les religions, à condition qu’elles respectent la religion des citoyens : la laïcité ; la garantie des biens passe par l’impôt non confiscatoire et l’encouragement à créer des entreprises et à investir. Tout n’a pas été bien géré sous Nicolas Sarkozy, mais c’est dans cette optique bonapartiste qu’il a envisagé son quinquennat.

A-t-il favorisé les riches et le Cac40 et pénalisé les pauvres et les ouvriers-employés ? Oui, cela tient au choix de la politique de l’offre destinée à créer de la production, donc des emplois. Cela tient aussi à la situation d’impasse de l’endettement public de la France, que même Jospin n’a pas contribué à réduire en profitant de la croissance sous son quinquennat de Premier ministre !… Cela tient enfin à la crise, qui exacerbe les inégalités, les nantis se protégeant évidemment plus que les salariés. Ce dernier point est le principal reproche que l’on peut faire à Sarkozy : il n’a pas pleinement investi la fonction sociale d’État de la droite bonapartiste.

Il a trop misé sur le « mérite », institution républicaine, sans voir que la crise et la dette empêchaient les moins nantis en réseau d’émerger. L’éducation, la formation professionnelle, la flexibilité des licenciements donc des embauches, favorisent le talent. Au contraire, lorsque le collège décline sous la moyenne, quand la formation au long de la vie est confiée à des lobbies syndicaux clientélistes (patronaux ou salariés), quand la règlementation fige l’emploi – seuls les nantis s’en sortent : ceux qui ont de l’argent pour financer des écoles privées ou des formations efficaces ; ceux qui ont le réseau social pour trouver les bons stages ou les bonnes portes pour ouvrir à l’emploi…

Napoléon était pour le mérite, la promotion des talents issu de la Révolution.  « Après l’hérédité monarchique et le nivellement égalitaire jacobin, j’ai inventé une troisième voie : celle du mérite. Après la formule : ‘à chacun selon sa naissance et son rang’, après la formule : ‘l’égalité ou la mort’, ma formule à moi est : ‘à chacun selon ses talents’. Je ne me repens point de la Révolution, mais j’en déteste les crimes. » Napoléon perce sous Nicolas lorsqu’il décide qu’un impôt supérieur à la moitié du revenu est confiscatoire ; lorsqu’il remet les énarques héréditaires des bobos quartiers à leur place pour introniser ministres des membres de la diversité ; lorsqu’il avoue aimer naïvement l’argent et le succès. Trop pour la mentalité catho-vertueuse des profondeurs françaises, celle qui admire les monastères médiévaux, l’égalité Rousseau, la rigueur Saint-Just, l’austérité de Gaulle, et qui est tentée par la décroissance écolo.

Mais, dit Napoléon, « Qu’est-ce qui a fait la Révolution ? C’est la vanité. Qu’est-ce qui la terminera ? Encore la vanité. C’est avec des hochets que l’on mène les hommes. » Les Français n’aiment pas l’argent… mais les honneurs ! On voit combien d’impétrants se pressent déjà à gauche pour accaparer les places, si elles viennent… C’est vrai aussi à droite, où la Rolex n’est qu’un symbole des prébendes de ministères ou des postes dans les grandes entreprises publiques pour les « méritants ».

Certes, Nicolas Sarkozy n’est pas Napoléon Bonaparte. Il n’en a ni le talent pratique, ni le génie stratégique, ni même la culture. Mais Nicolas Sarkozy s’inscrit bien dans ce tempérament issu de la Révolution et actionné en 1848 avec le suffrage universel : l’autorité, la décision, le mérite. Nicolas Sarkozy appartient sans nul doute à ce courant de droite qu’on appelle « bonapartiste », comme de Gaulle avant lui.

Jean d’Ormesson, La conversation, 2011, éditions Héloïse d’Ormesson, 121 pages, €14.25 

Une vision du « sarkozysme » pas inintéressante, mais au ras du médiatique, sans aucune perspective historique.

Catégories : Livres, Politique | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Navigation des articles

5 réflexions sur “Nicolas Sarkozy bonapartiste

  1. Sarközy, bonapartiste ? ce n’est qu’un immigré juif sioniste qui n’a rien à faire de la France mais adoooore israêl !

    ———————
    Je pourrais censurer ce « commentaire » inepte. Je préfère le laisser avec mes remarques :
    * Manifestement, l’auteur de ce torchon, est d’extrême-droite. C’est son droit s’il a des arguments.
    * Évidemment, un argument, il ne sait pas ce que c’est. Seule l’affirmation obtuse de ce qu’il « croit » est pour lui un argument : la force prime la réflexion, gros poings et petit cerveau.
    * Bonapartiste ? Ce « commentateur » n’a même pas lu la note avant de se précipiter à « commenter ». Sinon il n’assènerait pas ses inepties.
    Ineptie 1 : Sarkozy n’est pas « immigré » mais né et élevé en France, ne parlant que le français en langue maternelle. Le grand-père de M. Le Gall parlait-il français ou breton ?
    Ineptie 2 : Sarkozy n’est pas « juif » puisqu’il faut être né de mère juive et que seul son grand-père l’était (pas sa grand-mère, ni sa mère).
    Ineptie 3 : Sarkozy n’est pas « sioniste » puisque ce mot signifie l’allégeance inconditionnelle à la politique étrangère d’Israël.
    Ineptie 4 : non seulement Sarkozy « a à faire » de la France (puisque non seulement il s’est présenté mais a été largement élu président), mais en plus il se représente.
    A part ça, quel scoop que ce « commentaire », vraiment ! Il apporte énormément au débat politique.
    Argoul

  2. Le dopage à l’endettement public est partagé entre droite et gauche depuis 1974 – mais cela n’exonère pas Jospin d’avoir gaspillé le surplus fiscal pour des raisons étroitement électoralistes en 2001 notamment. Les électeurs bobos de gauche ne lui en ont pas été reconnaissant, préférant les « plus à gauche ma chère ». A force d’invoquer le social sans arrêt plutôt que l’équilibre avec la responsabilité personnelle, la surenchère suit naturellement – exactement à l’inverse de ce qu’ont fait les Allemands en 2007.
    Les heures de travail sont à considérer dans l’année, jours fériés inclus. Voir http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/emploi-protection-sociale/presentation/comparatif-le-temps-de-travail-dans-l-ue.html
    L’Allemagne travaille concrètement un peu plus que la France, mais avec des jours fériés en moins… et une organisation moins pyramidale donc plus efficace. J’écoutais ce matin Interception, le magazine de la rédaction de France Inter sur le « modèle » allemand : un restaurateur français de Limoges s’est exilé à Berlin parce qu’il est nettement plus facile de créer son entreprise et de la faire évoluer en Allemagne qu’en France ! Moins de paperasserie pour avoir l’autorisation d’ouvrir, moins de charges sociales, moins d’inquisition de type URSSAF que vous ayez un chiffre d’affaires ou pas, plus de souplesse dans l’embauche et la débauche.
    Compte aussi le coût du travail dans son évolution : la France de Sarkozy l’a nettement augmenté par rapport à l’Allemagne de Merkel… et pas en faveur du salaire net des salariés ! Encore une fois c’est l’administration de la SS et des cotisations retraites qui engouffre des sommes dont nul citoyen ne sait vraiment où elles vont. Pour un même coût pour le patron, un salarié français touche en gros 45% net, tandis que le salarié suisse touche 65% net. Il doit financer en plus sa retraite complémentaire (Agirc chez nous) – la retraite de base est prélevée et gérée par l’Etat comme chez nous – mais avec 20% de salaire net en plus, il a largement de quoi, fait jouer la concurrence et observe les performances ! Voir https://argoul.com/2011/03/31/cout-du-travail-francais-compare-aux-couts-europeens/

  3. Daniel

    Sauf qu’à l’époque en Europe l’alpha et l’oméga étaient 2 des 3 critères de Maastrich : l’nflation et le déficit budgétaire et que le 3ème l’endettement public était alors considéré comme secondaire. Alors c’est vrai que Jospin a plus pensé au temps présent (lutte contre le chomage et la désespérance) qu’à l’avenir (il âvait quand même créé un fond de retraites qui n’est pas négligeable, 30 milliards et qui aurait permis d’aborder la réforme de façon plus contractuelle). Qui a fait mieux en Europe à l’époque ? Même pas l’ Allemagne ! Le pire s’est produit depuis. C’est difficile pour un libéral de reconnaitre que depuis 30 ans les gouvernements qui ont le moins mal réussis sont ceux de Rocard et Jospin et à un dégré moins Villepin (mais trop court pour être vraiment jugé).
    Ceci dit vu le bilan que laisse Sarkozy je me demande s’il ne vaudrait pas mieux qu’il reste en place pour assumer la cure d’extrème austérité nécessaire à venir.

    La réussite actuelle de l’Allemagne ne vient -elle pas en partie du fait qu’ils sont en horaire moyen et de façon très inégale, il est vrai, à moins de 35 h.

    Commentaire d’un ex-salarié du secteur privé qui a fait ses 42.5 années et a contribué, en tant que responsable d’une petite agence régionale d’ingénerie BTP, à créer en moyenne un emploi par an tout au long des 20 derrnières années.

    Salutations cordiales.

  4. Il s’agit d’une analyse, pas d’une note militante.
    Le bilan Jospin est, avec le recul, très moyen : uniquement électoraliste, court-termiste, sans aucun souci de l’avenir. Certes, la dette 2001 était moyenne, mais le déficit public constant – l’inverse même de ce que préconisait Keynes (chouchou de la gauche antilibérale on se demande pourquoi – puisque Keynes était un parfait libéral…). Keynes disait que l’équilibre du budget ne doit pas être obstinément borné (« à l’allemande », dirait-on aujourd’hui), mais un équilibre dans le temps : les années de vaches grasses permettent des réserves pour les années de vaches maigres. Mais qu’il doit y avoir équilibre ! Le keynésianisme n’est en aucun cas le déficit permanent, l’État donne un coup de pouce à la croissance quand le marché ne peut plus, mais se retire dès que l’engrenage a repris son mouvement.
    C’est l’Allemagne qui a bougé depuis 2001, en réformant son marché du travail, favorisant ses entreprises, cogérant la transition avec ses syndicats responsables. Et c’est la France qui s’est laissé vivre, avec le désastre économique des 35h, surtout appliquées à la fonction publique – désorganisée, pléthorique, déboussolée. En 10 ans, le modèle vertueux s’est inversé : l’Allemagne a apprivoisé la mondialisation, connaît une meilleure croissance, importe des salariés qualifiés – la France s’enfonce, se replie, réputée mais dans les secteurs en déclin (nucléaire, TGV) ou délocalise ce qu’elle sait très bien faire pour cause de marché ailleurs (mode, luxe, agroalimentaire, assurance, traitement des eaux).
    Tout le monde va payer une génération de fout-rien, hédonisme Chirac et social-social Jospin, encensés par les bobos nés en 68. L’Etat-providence est bel et bien à réformer : en catastrophe et dans la douleur plutôt qu’en douceur comme en Suède, au Danemark, au Canada, en Allemagne – mais ce sont les blocages français. Nous avons la classe politique médiocre qu’on mérite et le conservatisme inadapté au mouvement rapide du monde.
    Quant à la communication, c’est le principe même du bonapartisme, depuis Napoléon 1er : l’appel au peuple, le panache, la mobilisation. Mélenchon est certainement plus proche du bonapartisme que Hollande à gauche, même si Dupont-Aignan et Villepin sont plus proches du bonapartisme que Sarkozy à droite.
    Le bonapartisme est un sentiment national très français que le reste de l’Europe n’aime pas : les pays nordiques et anglo-saxons parce qu’ils détestent la tyrannie (de l’église de Rome, du roi catholique de France ou d’Espagne, de l’occupation napoléonienne), l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne parce qu’ils ont connu des régimes plébiscitaires au XXe siècle qui se sont mal terminés…
    Il manque à Sarkozy le côté parlementaire et social des autres pays européens (il avait commencé, et pfuit !); il manque à Hollande ce côté panache mobilisateur qui fait que les Français aient envie de le suivre; il manque à Mélenchon plein de choses car le bagout et la battue d’estrades ne suffisent pas quand on doit gouverner.

  5. Daniel

    Quand Jospin a quitté le pouvoir (exercice 2001) la dette publique française respectait le critère de Maastrich < 60% (et sans la moindre hausse en % du PIB depuis 1997 et c'était c'était la raison de la dissolution de l'Assemblée Juppé pensait ne pas y arriver avec sa majorité et la perspective des élections prévues en 1998), Un critère de 60% PIB que n'atteignaient que le Luxembourg et peut-être l'Irlande.(aujourd'hui on approche 86 % dont seulement 1/3 de l'augmentation au cours du quinquenat serait du à la crise financière).
    Fin 2001 Le commerce extérieur était aussi exédentaire, Les comptes de la sécu à l'équilibre, et la France avait une croissance supérieure à l'Allemagne et la plupart des pays européens. (Aujourd'hui bonjour les dégats on se satisfait d'ne tendance baissière de hausse continue. du chomage ou de baisse de l'énorme déficit budgétaire)
    Alors certes Jospin fut un bien piètre candidat et il a été balayé dès le 1er tour. On ne gagne pas ce type d'élection avec d'assez bons résultats économiques ou alors alors il faudrait qu'ils soient vraiment exceptionnels …. mais respectons au moins son bilan . (la grande accusation en 2001 de la droite était de dire qu'il faisait de la cagnotte sur le dos des français plutôt que de baisser les impôts. La marotte libérale)…. mais si au moins un très mauvais bilan pouvait faire perdre … (??)

    D'accord avec toi Sarko est un bonapartiste à défaut de savoir exactement ce qu'il est . Pendant la campagne 2007 il se voulait libéral et était très tenté par le système d'endtettement privé à l'espagnole et britanique ou américaine façon subprimes…. Un an plus tard il voulait réformer le capitalisme à Toulon et aujourd'hui il trouve même des qualités à Mélenchon jusqu'à se vanter lui piquer quelques idées.
    C'est surtout un très talentueux communiquant de campagne électorale et ensuite ????
    On sait il reconnait avoir fait des erreurs ""mea culpa "" qu'il va réparer s'il est élu…où plutôt qu'il fera payer aux français. Ca serait sans doute la même chose si c'est Hollande (ou Bayrou) qui sont élus et peut-être qu'il vaudrait mieux que ce soit Sarkozy, le responsable, qui subisse la colère populaire qui se manifestera ….. mais ça serait vraiment immoral…..

%d blogueurs aiment cette page :