Articles tagués : chanvreur
Voyageur curieux du monde, des gens et des idées
Articles récents
- Henri Troyat, Le pain de l’étranger
- Michael Connelly, Les égouts de Los Angeles
- Business oblige de Jan Egleson
- Les assassins de l’ordre de Marcel Carné
- Destin grec
- Marc Bloch, toujours
- Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick
- Tim Powers, Les voies d’Anubis
- Ross Macdonald, Le sang aux tempes
- Les méchants règnent, dit Alain
Commentaires récents
Archives mensuelles d’Argoul
Catégories
- Archéologie (64)
- Art (100)
- Bande dessinée (104)
- Chats (25)
- Cinéma (713)
- Economie (229)
- Gastronomie (82)
- Géopolitique (220)
- Livres (3 079)
- Colette (44)
- Gustave Flaubert (43)
- Haruki Murakami (25)
- Jean-Jacques Rousseau (9)
- Joseph Kessel (18)
- Jules Verne (19)
- Le Clézio (25)
- Louis-Ferdinand Céline (13)
- Mario Vargas Llosa (8)
- Michel Déon (26)
- Romans policiers (583)
- Science fiction (109)
- Stendhal (29)
- Vladimir Nabokov (20)
- Yasunari Kawabata (11)
- Yukio Mishima (20)
- Mer et marins (179)
- Non classé (34)
- Philosophie (502)
- Alain (70)
- Albert Camus (30)
- Clément Rosset (13)
- Frédéric Nietzsche (111)
- Montaigne (115)
- Politique (581)
- Religions (258)
- Science (44)
- Société (196)
- Voyages (2 036)
- Arménie (30)
- Australie (10)
- Brésil (6)
- Bretagne (70)
- Cap Vert (16)
- Chine (61)
- Colombie (5)
- Corse (18)
- Costa Rica (22)
- Cuba (29)
- Ecosse (15)
- Egypte (70)
- Equateur (7)
- Etats-Unis (177)
- Finlande (4)
- France (64)
- Grèce (44)
- Guatemala (1)
- Inde (15)
- Irlande (36)
- Islande (48)
- Italie (153)
- Japon (145)
- Mali (7)
- Maroc (17)
- Mexique (60)
- Mongolie (22)
- Namibie (6)
- Népal (18)
- Normandie (25)
- Norvège (24)
- Nouvelle-Zélande (9)
- Ouzbékistan Tadjikistan (21)
- Pakistan (3)
- Panama (1)
- Paris (64)
- Pays baltes (40)
- Pays-Bas (18)
- Périgord (11)
- Pérou-Bolivie (53)
- Polynésie (334)
- Royaume-Uni (13)
- Russie (83)
- Sicile (51)
- Sri Lanka (17)
- Thaïlande (6)
- Tibet (12)
- Togo Bénin (6)
- Ukraine (31)
- Venezuela (23)
- Vietnam (7)
Rejoignez les 342 autres abonnés
Ecrivez-moi
argoul2005 (a) laposte.net
Lien RSS de ce blog
https://argoul.wordpress.com/feed
Statistiques du blog
- 6 613 141 visites
L’Opinion
- Où se rafraîchir à Paris et ses alentours ? Notre sélection de piscines
- « Un vote historique » : comment Zohran Mamdani a réussi à geler les loyers à New York
- Pourquoi le gouvernement reporte l'examen du projet de loi « Etat local »
- Défaillances dans l’enseignement supérieur privé : un nouveau rapport accablant
- Comment les Néerlandais, et les Européens en général, restent dépendants des Etats-Unis face à la Chine
- La Chine renforce son arsenal juridique pour riposter aux sanctions étrangères
- L’arme la plus puissante de l’Ukraine, ce sont ses soldats qui refusent de baisser les bras
- Les frappes de l’Iran contre une base américaine poussent le Pentagone à revoir sa présence au Moyen-Orient
- Canicule : Solidays annulé, la Marche des fiertés reportée sur demande du préfet de police
- « Emmanuel Grégoire se trouva fort dépourvu quand la canicule fut venue »
https://www.slate.fr/
- Donald Trump supprime la vaccination obligatoire dans l'armée... et la rétablit en urgence après une épidémie
- Dans l'Himalaya, un village fabrique désormais ses propres glaciers pour survivre à la sécheresse
- Plus vous vieillissez, plus vous devriez fumer de l'herbe
- Canicule: l'Europe n'est pas prête pour les prochaines vagues de chaleur
- En Norvège, chaque but d'Erling Haaland provoque un mini tremblement de terre
- Champignons, crapauds et visions divines: comment les drogues hallucinogènes ont influencé notre spiritualité
- Comme Adolf Hitler en 1939, Vladimir Poutine pourrait bidonner une attaque sur son sol pour attaquer la Pologne
- Sexualité: peut-on vraiment consentir à tout?
- Des porcs paralysés remarchent après une réparation expérimentale de leur moelle épinière sectionnée
- Un seul patient au monde a eu le droit à ce traitement expérimental: est-ce Donald Trump?
Médiapart
- La canicule derrière les barreaux de la prison de Rennes-Vezin
- À La Gauthière, la police clermontoise face au terrible gang des piscines sauvages
- À la Coupe du monde, l’effondrement de la Tunisie agit comme un révélateur
- «On est des laissés-pour-compte»: neuf ans après, une mère en deuil attend un procès
- CNews définitivement condamnée pour les propos diffamatoires d’Éric Zemmour contre Danièle Obono
- Malgré son buste d’Adolf Hitler, le retraité de la police se défend au tribunal d’être néonazi
- À France Culture, Guillaume Erner absout le RN sur l’antisémitisme et fait l’unanimité contre lui
- La Guaira, au Venezuela, coupée du monde et des secours
- Boucs émissaires dans l’affaire Lyhanna, les magistrats se rebiffent
- À Tours, quatre militants d’extrême droite plaident coupable pour échapper à un procès
« Argoul participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr »
George Sand, Les maîtres sonneurs
Nostalgie, quand tu nous tiens… Certains « adorent » ce livre car il parle des paysans de jadis, avant la Révolution, vers les années 1775. Le Berry de Sand est évoqué par une parisienne de la haute et cette bonne dame de Nohant se penche avec tendresse sur une part de son enfance et de ces éternels enfants que sont pour elle les simples. C’est à la fois ridicule et touchant.
Le parler berrichon, si fort vanté dans les salons pour dire « l’authentique », est un sabir reconstitué de Rabelais et de Montaigne avec quelques mots grapillés de patois, pas une étude ethnographique d’une langue locale. Les personnages principaux sont des héros beaux, grands, vigoureux, gentils au fond d’eux et pas des pécores avaricieux et jaloux de l’élévation du voisin. Même « l’ébervigé » Joset (l’étonné Joseph) à demi idiot mûrit à l’intelligence une fois adulte (mais c’est dans la réalité impossible) par la musique de cornemuse.
Le roman porte bien son nom : il enjolive d’illusion un imaginaire idéal qui n’est pas et n’a jamais été. Tiennet le simplet, Brulette la coquette, Charlot le poupon affectif issu d’amours clandestines amené par un Carmes, Huriel l’archange surgi des forêts, Thérence fille des forêts forte comme une nageuse est-allemande, le Grand bûcheux qui est père des deux derniers cités, sont autant d’archétypes de l’ami fraternel, de la femme de tête, de l’enfant page blanche, de la fiancée idéale et du pater familias généreux. Autrement dit des mythes. Ils ne sont, une fois de plus chez Sand, que des uniformes pour les sentiments préconçus, pas des êtres de chair et de sang. Et ça se sent.
Le roman est trop long, étiré sur trente et une « veillées » ; il est trop compliqué, soufflant sur chacun le chaud et le froid, les rendant peu sympathiques, voire même antipathiques. La belle Brulette n’est qu’une garce à jouer de sa belle mine pour faire tourner les têtes, même (et surtout) de ceux qui l’aiment d’enfance. Une image de George Sand elle-même ? Chacun commente à l’envi ses pensées et sentiments sans même avoir appris à lire, les décortique et se repend a posteriori en bon chrétien avant de s’enfoncer à nouveau dans l’erreur par ignorance. Puis se rengorge de sa vertu en jurant fraternité à ses proches comme si de rien n’était.
Le pauvre Joset en pâtira, gonflé d’orgueil d’avoir été trop aimé, puis de rancœur d’avoir été finalement délaissé. Tiennet mariera la Thérence et se fera forestier avant que le pater ne décide pour tout le monde qu’il vaut mieux cultiver la terre. Car l’opposition, un brin factice, du champ et de la forêt, du Berry et du Bourbonnais, des chanvreurs et des muletiers, est un ressort de l’action.
A l’inverse de La petite Fadette ou de François le Champi, de même inspiration rurale, je n’ai pas aimé Les maîtres sonneurs, cette reconstitution laborieuse d’une campagne idéalisée par une théâtreuse de salons parisiens qui produit du roman au kilomètre pour faire entrer l’argent.
George Sand, Les maîtres sonneurs, 1853, Folio Classiques 1979, 527 pages, €9.50 e-book Kindle €2.49
George Sand, Romans tome 2 (Lucrezia Floriani, Le château des désertes, Les maîtres sonneurs, Elle et lui, La ville noire, Laura, Nanon), Gallimard Pléiade, 1520 pages, €68.00
Les romans de George Sand chroniqués sur ce blog