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Brisbane, son port, ses monts et son train à vapeur

Article repris par Medium4You.

Nous quittons Roma, où nous avons passé la nuit sous une petite pluie. Les nombreux shady trees (arbres-bouteilles) procurent à tous ceux qui rêvent de tranquillité une ombre généreuse. Ils ne sont pas originaires du Queensland mais y ont été plantés. La région est riche en exploitations. La terre noire est excellente pour la culture du coton, pour de grasses prairies, il y a aussi du gaz, du pétrole, du charbon. Le coton nécessite beaucoup d’eau pour sa culture, cela provoque une controverse avec les écologistes. Le terrain est instable, la route est neuve et déjà accidentée. Des eucalyptus à tronc noir (arbre de fer) bordent la route.

A Chinchilla on découvre des arbres fossilisés. A Dalby, 4 usines vont produire de l’électricité à partir du charbon. On y voit d’énormes silos à grains (sorgho et blé), des usines de matériel agricole, des champs à perte de vue, les fermes élèvent du bétail en stabulation, ce  bétail est dirigé vers l’abattoir, un même poids pour tous, toutes les piqûres en règle… bon appétit. Les usines qui fabriquent de l’électricité à partir du gaz sont commandées depuis la Nouvelle-Zélande. Tomwoomba, des vignes, c’est nouveau ici ! Le volcan éteint est responsable de la bonne terre noire, très riche. Nous croisons encore des acacias, gris, avec des boutons en fleurs.

Arrivée à Brisbane, mégapole, et direction l’hôtel près du Garden Center. Les Polynésiens doivent impérativement remplir de produits divers leurs grandes valises, même des rouleaux de papier cul ! Tout est moins cher que dans les îles. Comme l’an passé, nous irons visiter le port de Brisbane accompagné par le même guide que l’an passé, sympathique, qui a mis à son actif de nouveaux mots français. Il est fort heureux de nous offrir ses nouvelles connaissances linguistiques. Le port a avalé de nouvelles portions de lagune en vue de son agrandissement.

Promenade hors de la ville : nous roulons vers le Nord. On voit des plantations de sapins. Hier au port, nous avons vu les troncs équarris, tronçonnés et réduits en copeaux qui seront transportés au Japon pour une utilisation entièrement nippone, pas de réexportation vers l’Australie. L’exploitation s’effectue sur des pins de plus de 20 ans, par un seul homme et une seule machine qui « pince » l’arbre, le scie à sa base, coupe les branches, gratte le tronc et scie enfin le tronc en tronçons de 1 m, 1,50 m de long qui seront ensuite dirigés vers le port pour leur transformation en copeaux. Un arrêt photos au Mary Cairn cross Park d’où l’on a une vue splendide sur les Glass House Mountains (Tibrogargan, Beerburrum, Tibberoowuccum, Coonowrin, Tunbubdla Twins, Miketeebumulgral, Beerwah). Nous mettons dans la boîte à images ce magnifique panorama.

Un autre arrêt à Montville, station « chic », avec ses magasins qui offrent un choix d’articles de qualité en bois, en cuir, et autres. Rob nous presse, nous avalons en quatrième vitesse un sandwich, il nous a réservé une surprise et nous avons un rendez-vous à 13 heures 30 précises. Ouah ! Nous allons circuler à bord du « The Valley Rattler »  durant 2 heures au milieu des prairies, des vaches, des ruisseaux !  C’est un train à vapeur, sauvé par une équipe de passionnés. Un ou deux arrêts pour déguster les vins du pays de la Mary Valley, une tombola … « un p’tit train s’en va dans la campagne, un p’tit train s’en va en cahotant … ». Merci Rob pour cette délicate intention. Quelques photos de Brisbane depuis Coot Tha et retour à l’hôtel pour permettre de visiter encore et toujours le centre commercial.

Le lendemain, nous partons à l’assaut des vagues du Pacifique avec notre planche de surf à Golden Coast ! Bon, nous irons jusqu’à la plage qui s’étend sur des kilomètres et des kilomètres, nous contentant de voir évoluer quelques surfeurs. D’autres Polynésiens écument les magasins à la recherche des derniers cadeaux à ramener au fenua. Un excellent déjeuner-buffet au restaurant du Casino de Golden Coast, retour à l’hôtel où David exige que tous pèsent leurs bagages pour éviter les mauvaises surprises, demain, à l’embarquement en avion !

Pour clore le récit de ce voyage, permettez-moi d’ajouter quelques lignes sur L’Australie :

C’est à la fois le plus ancien des continents, le plus isolé, le plus massif, le plus plat et le plus sec. Son âge ? 3 milliards d’années. Il y a 150 millions d’années, Gondwana, le super continent (Australie + Afrique + Amérique du Sud, + Inde + Antarctique) se disloquait progressivement… Les côtes d’Australie ? 37 000 km ; l’altitude moyenne ? 300 m contre 700 dans le reste du monde. Le point culminant atteint 2228 m au Mont Kosciusko. C’est le continent le plus sec au monde : 470 mm/an contre 720 dans le reste du monde. Les paysages ? De larges bandes concentriques : déserts rouges de latérite, dunes sahariennes, savanes herbeuses argentées parsemées d’acacias, domaines des stations géantes. Lorsque l’on sort des villes, c’est le bush (brousse ou campagne) ou l’Outback (région moins urbanisée, de petites villes, éloignées de plus de 100 km les unes des autres) Un exemple, il faut deux jours de conduite entre Darwin et Alice Springs ! Végétation ? 500 variétés d’eucalyptus dont le gum-tree ; 700 variétés d’acacias dont le mulga ou le wattle. Les productions de l’Australie : laine, bovins, blé, orge, maïs, avoine, riz, canne à sucre, coton, tabac, fruits, légumes, vin. L’Australie possède beaucoup de mines : fer, charbon, bauxite, plomb, zinc, cuivre, nickel, manganèse, métaux rares comme l’or.

Un conseil : faites comme moi, aller visiter ce continent.

Hiata de Tahiti

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La Néerlandaise de Charleville, Australie

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Sous sa conduite, Rob et son camion nous amènent sur le plateau dominant la station. 2010 est la seconde bonne année de pluie. Le paysage verdoyant déploie son long tapis entre les arbres et la terre ocre. Entre les branches fleuries d’eucalyptus le Moquelia pointe son nez : feuilles de houx de nos forêts et fleurs rouges ! Un peu plus loin, le fermier nous montre une « mine » de fer. Pourquoi aucune exploitation de ce minerai ? L’analyse qu’il en a fait faire indique une très faible teneur en fer. Et pour finir la matinée, nous cherchons des opales dans ce qu’il reste d’une petite « mine » à ciel ouvert tandis qu’au milieu du bush qui fleure bon, le fermier nous prépare un savoureux thé agrémenté de cookies ! Nous savons que la chance de trouver des opales commence à partir de 10/15 m de profondeur. Mais nous avons oublié nos pelles et pioches, alors… next time better ?

Adieu Carisbrook, nous quittons notre hôte par la piste. A 11h55, nous avons roulé pendant 300 km, rencontré aucune voiture. C’est pourtant une voie principale, de terre, certes, mais une voie principale ! Les estomacs crient famine, Rob nous arrête à Jundah pour l’achat d’un casse-croûte mais il n’y a rien à se mettre sous la dent. La région est inondée 3 semaines après les pluies tombées dans le Nord, quand il pleut bien sûr ! Par téléphone David nous commande des sandwichs ; à fond la caisse, Rob mène son destrier blanc, à 14h nous arrivons à Welfort.

L’en-cas est avalé en vitesse, et nous repartons, il reste encore 2h30 de route. Les paysages qui défilent, sont variés. Nous traversons d’abord le très large « delta » de la « rivière » Cooper Creek qui s’est étalée gourmande et généreuse à la fois dans cette plaine en recouvrant tout. Sur la route, des panneaux tous les 200/300 m indiquent la hauteur de l’eau, jusqu’à 1 m. C’est dire que l’eau tombée au nord de l’Australie il y a 1 mois a baigné les sols : tout est vert. Ici, on mesure la difficulté d’être paysan dans ce vaste pays. Au dire des paysans, ils préfèrent l’inondation à la sécheresse et on les comprend !

Le bruit du camion effraie beaucoup de kangourous : des petits, des grands, des roux, des gris, des émeus, des oiseaux. Les kangourous s’éloignent à grande vitesse, puis ayant pris de la distance face au perturbateur se dressent sur leurs séants et regardent passer ce drôle d’engin. Il nous reste encore 40 km à parcourir lorsque nous bifurquons à gauche de la route principale. Le soleil décline lentement dans une féérie de jaunes et oranges, direction Ray Station, là où nous passerons deux nuits.

Enfin la délivrance pour Rob et nous tous. Le propriétaire Marc nous accueille à la croisée d’un chemin. Distribution des chambres, toilette, excellent repas préparé par Sandra, l’hôtesse, et au lit. Oh ! Surprise, dans la cuvette des WC, une petite grenouille vert-émeraude prend son bain dans une eau de récupération couleur sable. Elle n’est pas sauvage, mais surveille l’intrus qui vient interrompre son bain.

Le lendemain, découverte des lieux après un petit-déjeuner fort copieux. Pour faire connaissance des lieux, le tour du propriétaire à bord de notre camion-bus. Visite des maisons familiales, rencontres florales, canines, ovine, découverte de la vie des Irlandais immigrés depuis le début du 19e siècle. Les maisons, blotties dans des oasis de verdure, sont pleines de souvenirs.

10 h, thé et gâteaux very british. Fin de la visite matinale, retour au réfectoire : une somptueuse assiette froide préparée avec amour et couleurs par Sandra. Pas de temps à perdre, on part découvrir des « mines d’opale » sises sur les 700 km2 de la propriété. La terre a été labourée en surface pour que nous puissions découvrir plus facilement les trésors enfouis. Les Aborigènes lors de leurs périples connaissaient les lieux où s’abreuver, tels ces trous d’eau naturels. What time is it? Four o’clock tea : thé rouge, gâteaux maison, bananes et biberon pour le bébé kangourou orphelin. Retour en flânant, un peu moins de soleil qu’hier mais aucune pluie. Sandra à nouveau aux fourneaux pour concocter le dîner. Préparons la valise.

Le lendemain matin, c’est fini, nous avons fait nos adieux à nos hôtes. Quelle expérience : 6300 moutons, 800 bestiaux, 3 enfants en pension, deux chiens, un bébé kangourou orphelin. Pour nourrir le bétail, 2 bulldozers, avec entre eux une grosse chaîne, avancent de concert pour ratiboiser les arbres qui deviennent du fourrage pour le bétail. Parfois, Marc et Sandra ont le blues alors ils partent se ressourcer à la ville pendant quelques jours, voir du monde, aller voir un film, faire AUTRE CHOSE.

La conduite sur les petites routes est spéciale. Rob roule au milieu de la chaussée. S’il aperçoit une voiture, un 4×4, il se serre un peu à gauche. En Australie, on conduit toujours à gauche ! S’il entrevoit un road tain venant en face, il va circuler sur le bas-côté gauche souvent aplani et désherbé et laisse ainsi la voie royale au road train avec ses 3 remorques. Sur les routes un peu plus larges et matérialisées, les voitures, les petits camions roulent à 100 km/h, nous sommes doublés allégrement par des road train à 3 remorques. Ici, en Australie, place aux road trains, qu’ils doublent, on ne se mesure pas à ces monstres !

En marchant à la recherche d’un casse-croûte, nous sommes hélés par une dame assise sur un banc : « D’où venez-vous ? ». C’est une Néerlandaise qui a vécu à Paris puis en Suisse, et qui habite maintenant près de Charleville, au centre d’une immense région d’élevage. Elle entendait parler français avec un drôle d’accent par des individus qui ne ressemblaient pas à des Français de France, trop bronzés et très mélangés ! Quelques phrases échangées tandis qu’elle attend Monsieur pour repartir dans leur station. Elle prend le temps de nous poser des questions sur notre origine, ce que nous faisons en Australie, avec le camion-bus qu’elle a aperçu. J’échange quelques mots de néerlandais avec elle. Elle n’en revient pas ! Une Parisienne qui vit à Tahiti, qui visite l’Australie, qui parle un peu le néerlandais… Mais comme toute bonne Néerlandaise qui se respecte elle n’oublie pas de me demander quel prix de pension nous avons payé dans les deux stations où nous avons séjourné ! Elle aimerait compléter ses revenus avec du tourisme à la ferme !

Hiata de Tahiti

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D’Adelaïde à Coober Pedy

Ce matin, le temps est maussade, je crains le pire. Les eucalyptus bordent la route, au loin des collines. En 1975, Dave voyait des plantations de légumes en bord de route, aujourd’hui plus rien… le sol est devenu trop aride. Gauwler, la ville est déserte, c’est dimanche. Le paysage nous offre un mélange de constructions, de cactus, d’acacias, d’eucalyptus, de cocotiers, de moutons, de vergers. La route est bordée d’un long tuyau qui alimente en eau Adelaïde depuis le réservoir Barossa Dam, barrage creusé en 1901. Visite du lieu, aubade d’oiseaux.

Nous entrons dans la Barossa Valley, vignobles créés par les immigrants allemands. Dégustation de cépages au Château Tarunda. Trop puissants en alcool à mon goût, les rouges me rappellent les Bordeaux jeunes et âpres. Not for me, thanks ! Sandwich avalé rapidement à Kapunda, il faut poursuivre la route.

Nous avançons vers Port-Augusta, les paysages varient ; nous franchissons la passe où un explorateur anglais a été tué par le fusil chargé que transportait son chameau quand ce dernier a chuté. Dave nous annonce que les conditions de logement vont se dégrader au fur et à mesure de notre avancée dans le désert et le Centre Rouge.

Port Augusta est à la latitude 32° 30’ 00’’ Sud et longitude 137° 46’ 01’’ Est. Superficie 1153 km², 15 000 habitants. Situé à 320 km d’Adélaïde, c’est un port naturel occupé en 1852 par les Européens. La ville est située à l’intersection des axes routiers Adelaïde-Darwin et Sydney-Perth ainsi que des voies de chemin de fer de « l’Indian Pacific » qui relie Sydney, Adélaïde et Perth d’une part et « la Ghan » qui relie Adélaïde, Alice Springs et Darwin d’autre part. Deux liaisons hebdomadaires dans chaque sens. Port Augusta, c’est l’entrée de l’Outback.

C’est aussi le siège de la « School of The Air » et du « Royal Flying Doctors Service ». Les enfants isolés dans les stations (exploitations agricoles et d’élevage très éloignées) étudient, avec l’aide de leurs parents, sur les ondes et maintenant internet, avec un professeur résidant à Port Augusta ; ils deviendront pensionnaires loin de leurs parents lorsqu’ils atteindront l’âge d’entrer au collège.

On compte 26 bases à travers l’Outback, celle d’Alice Springs est la plus importante, couvrant à elle seule 1,3 million de km². Le Service du « Royal Flying Doctors Service » est composé d’avions légers avec nurse (infirmière) et/ou docteur, et le matériel indispensable qui volent au secours des blessés, des malades, isolés dans le bush. Tout est géré depuis Port Augusta et autre cité pour le désert australien. Les soins sont pris en charge ainsi que les émoluments du personnel médical par l’État mais le remplacement de la flotte et de sa maintenance reviennent à cette association et à ses sponsors. Ces médecins volants traitent 130 000 patients par an y compris les Aborigènes. Par radio, ils soignent les cas les plus simples. Une intervention en urgence demande rarement plus de 2 heures. La majorité des communautés et des stations de l’Outback possèdent une piste où ils peuvent se poser. Ce service avait été créé par le jeune missionnaire presbytérien John Flynn avec Hudson Fysh (père de Quantas), le millionnaire Hugh Victor McKay, Alfred Traeger (l’inventeur du télégraphe à pédale) et le docteur Kenuon St Vincent Welch.

Port Augusta – Coober Pedy

Aujourd’hui le soleil et le beau temps nous accompagneront. Rob et Dave, au fourneau ce matin, nous ont concocté un copieux petit-déjeuner qui semble avoir satisfait les solides estomacs polynésiens. En route ! Dans un premier temps la végétation est rase. Cette brousse (saltbush) est très nourrissante pour le bétail. Ici, on compte 10 à 12 hectares pour qu’un bœuf puisse y trouver sa nourriture. A Tahiti, on compte 2 bœufs par ha. ! Combien en France ? Nous poursuivons notre route, plus de buissons, des touffes vertes ; plus de terre rouge, des cailloux ; nous roulons sur un plateau désertique. Au loin, le lac Dutton, lac salé à sec, le temps de quelques photos, de se dégourdir les jambes. Un autre arrêt photos, il s’agit du Pernatly Lagoon.

Nous atteignons Woomera, zone militaire, établie après la Seconde Guerre mondiale par les gouvernements britannique et australien et consacrée aux essais nucléaires. « 1947 : Site for launching of British experimental rockets. Between 1960 and 1972 : NASA operated a Deep Space training station Island Lagoon.” Elle ne s’est ouverte au public qu’en 1982.

Au milieu d’essaims de mouches, nous entrevoyons une multitude de fusées de toutes tailles, des avions… A part cela, la ville semble morte. En 2000, le camp de Woomera prévu pour 400 boat people en a hébergé 1500. Maintenant, Woomera s’active dans la recherche aérospatiale. Un lunch rapide à Glendambo, 30 habitants, 300 000 têtes de bétail et 200 000 moutons, 1 station service, 1 pub et un camping, Traditional Outback homestead.

Puis le désert jusqu’à notre arrivée à Coober Pedy. Depuis Glendambo, nous avons parcouru 252 km et nous découvrons Coober Pedy, but de notre journée, la ville souterraine des prospecteurs d’opale. Le paysage est hostile et poussiéreux, tout semble dévasté. La population regroupe 42 nationalités de diggers (creuseurs). A la tombée du jour tout est jaune orangé, on ne voit que de rares maisons, jaunes aussi. Le nom Coober Pedy vient de l’aborigène kuper piti (terrier de l’homme blanc, ou homme blanc dans un trou). Dans cette ville, les maisons, les magasins, les hôtels, les galeries d’art, même les églises sont aménagées sous terre. Cela permet aux habitants d’échapper aux températures oscillant entre 50° dans la journée et 0° les nuits les plus fraîches. Installons-nous dans notre hôtel creusé dans la roche. Demain nous irons à la recherche des opales.

Hiata de Tahiti

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