Frédéric Encel et Yves Lacoste, Géopolitique de la nation France

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Ce n’est pas un manuel de géopolitique mais un essai d’actualité replacé sur le temps long. Dans ce livre court et facile à lire alternent la vision géopolitique historique d’Yves Lacoste et la vue institutionnelle républicaine du professeur de science politique Frédéric Encel. Et c’est diablement intéressant ! Bien loin des idéologies plus ou moins téléguidées par les émotions victimaires, analysant dans la durée et par le droit, proposant quelques solutions. Car la patrie est en danger « attaquée. De l’intérieur comme de l’extérieur » p.38 – comme au moment de Valmy, où est née la nation.

Puisque la mode post-68 est restée de savoir « d’où » l’on parle, Frédéric Encel avoue être né en France de parents juifs polonais (ce qui ne peut que déplaire à certains lecteurs arabes et aux antisémites) ; Yves Lacoste déclare être né au Maroc de parents français et s’être marié à Camille Lacoste-Dujardin, ethnologue des tribus kabyles (ce qui ne va pas plaire aux souverainistes identitaires et aux ex-partisans de l’Algérie française). Ces origines revendiquées, pour mieux communier dans le creuset français de la nation comme choix à la Renan, sont un enrichissement.

Dédié à Cabu et à Camille, tous deux décédés, les auteurs écrivent un chapitre sur deux du livre, se répondant sur la conquête de l’Algérie, la société postcoloniale, la nation, l’immigration, la mondialisation, l’islamisme, la république. « Mon inquiétude », commence Yves Lacoste, « Que faire ? » termine Frédéric Encel. Malgré une bibliographie de quatre pages, le ton n’est jamais au jargon (sauf le pédant et inepte « et/ou » dont abuse Encel, déformé par la sociologie pseudo-informatique).

De l’extérieur, la nation France est attaquée par des groupes islamistes téléguidés par l’Etat islamique en Syrie et au Levant : Merah, les Kouachi, Coulybaly, Abaaoud, Hadfi, al Mohammad, Amimour, Mostefai, Mohamed-Aggad, Abdeslam… De l’intérieur, la nation France est attaquée par les gauchistes intellectuels, universalistes benêts ou exploitant un fonds de commerce, et par la lâcheté de la gauche en général jusqu’à François Hollande (à peine de gauche, si l’on en croit les socialistes).

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L’inquiétude est sur la nation, idée neuve en Europe à l’époque révolutionnaire, dévoyée par le nationalisme d’entre-deux guerres et le frontisme revanchard du FN. Les belles âmes de gauche, jamais en reste de bonne conscience pour eux-mêmes et de morale pour les autres, ont « déconstruit » en bons intellos des années 50 et 60 la nation pour l’accuser de tous les maux : pétainisme, colonialisme, autoritarisme, gaullisme, libéralisme (ultra), ségrégationnisme… en bref, la nation est devenue (je traduis) « discrimi-nation ». Elle est dénoncée par les descendants des combattants FLN (qui s’empressent d’immigrer en France où règne plus d’abondance et de liberté que dans leur patrie indépendante), par les ex-porteurs de valises jamais remis de la fin des colonies (dont l’accusation virulente était leur seule justification), par les ex-marxistes (qui veulent à tout prix remplacer la classe sociale par la « race sociale » pour continuer à égrener le dogme dans sa pureté), par les sans-frontières qui rêvent de fraternité universelle (beau programme mais auquel ne souscrivent ni les daechistes, ni les Chinois, ni les Américains, ni les Russes, ni même les Anglais…).

Or « nous ne sommes ni des clones, ni des êtres strictement neutres, aseptisés, sans racines ni épaisseur culturelle », rappelle Encel p.185. Langue, territoire, religion, histoire, traditions, mœurs – fondent une manière commune de voir et de sentir qui est légitime. De plus, « la nation française s’est constituée et choisie hors de l’emprise des religions (…) Avec, toutefois, l’attachement manifeste pour un substrat chrétien composé d’un épais réseau d’églises et de cathédrales, de quantités de termes et d’expressions issues des Evangiles ou du moyen-âge chrétien, d’une statuaire (…) d’une gastronomie incluant vins et viandes porcines en abondance… » p.200.

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Frédéric Encel vilipende donc justement tous ces « idiots utiles » (terme emprunté à Lénine) qui accusent « d’islamophobie » tous ceux qui leur déplaisent ou – pire – ne pensent pas EXACTEMENT comme eux : « Un démographe aigri et touche-à-tout, un journaliste-militant et soutien fanatique des dictateurs arabes (les Assad notamment), un ancien humanitaire pour qui tout ce qui est occidental est par nature immonde, des militants Frères musulmans, un philosophe maoïste et ancien soutien des génocidaires Khmers rouges » p.53. Le jeu est de mettre des noms sur ces descriptifs (j’ai pour ma part quelques idées).

Et Yves Lacoste de renchérir : « En France, à une époque où le marxisme est passé de mode, c’est encore une façon pour certains intellectuels d’attirer l’attention et d’avoir un brevet d’appartenance à la ‘vraie gauche’. C’est rejoindre la brigade de ceux que j’appelle les pourfendeurs du colonialisme (c’est-à-dire des fanfarons, puisqu’il n’y a plus de véritable adversaire de l’indépendance des colonies, celles-ci étant toutes devenues politiquement indépendantes) » p.114.

L’immigration postcoloniale est « au cœur du trouble » selon Yves Lacoste, qui retrace l’histoire des émeutes de banlieue en province, des premiers attentats du GIA à Paris, les conséquences géopolitiques mondiales de l’invasion soviétique de l’Afghanistan, les émeutes de 2015 en banlieue parisienne. Et de faire du Maghrébin, puis du Noir musulman, des victimes – alors même que l’immigration (massive en 1975) des boat-people vietnamiens, eux aussi ex-colonisés, n’a engendré aucun trouble.

Yves Lacoste cite l’immense historien philosophe pieux musulman d’origine tunisienne Ibn Khaldoun « (1333-1406) qui apporte la preuve qu’une pensée rationaliste arabe est compatible avec l’islam » p.70. Ibn Khaldoun ne parle pas de djihad, « il est la preuve que l’invocation divine n’est pas très utile en géopolitique, c’est-à-dire dans les rivalités de pouvoirs sur les territoires » p.72. Ce n’est pas la volonté de Dieu qui explique les changements dans l’histoire, mais les changements progressifs des sociétés humaines.

Déstabilisées par la mondialisation, les populations croyantes musulmanes au Maghreb et au Moyen-Orient, se réfugient dans le texte littéral : la nation est détestée au profit de l’oumma (la communauté des seuls croyants – de la secte précise qui l’édicte). Les Etats-Unis et, en Europe, particulièrement la France, font de la nation un contrat social rationnel entre individus – l’inverse même de la croyance intégriste islamique. D’où le combat à mort envers ces pays, ainsi qu’envers les « koufars » (renégats) des pays arabes qui les suivent. Les assaillants islamistes chantaient « Concert au Bataclan, j’attaque en rafalant / Du sang de porcs giclant » : « C’est bien la nation française telle qu’elle est, avec son histoire, ses institutions républicaines et démocratiques, sa culture, ses libertés fondamentales, qu’exècrent les djihadistes », écrit Frédéric Encel p.81.

Ce n’est pas dans le livre, mais j’ajoute : comment, devant cela, ne pas comprendre le raidissement des citoyens français pour la réaffirmation de l’identité nationale avec Fillon ou Valls ? au détriment des Montebourg, Hamon, Peillon et autre Filoche – bien en retard d’une guerre sociale…

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Yves Lacoste de mettre en garde : « Cet éloge du vin et de la cuisine française auquel je me livre ici a pour but d’attirer l’attention des Français sur cet attachement qu’ils éprouvent ainsi à la France ; mais aussi sur ce qui pourrait se passer quand les musulmans qui vivent dans notre pays se mettront à voter pour un parti qui les représente (… obéissant à) l’obsession du mouvement islamiste qui ne manquera pas de faire pression » p.253.

Que faire ? Ou bien voter Front national (je rigole) ou bien « pédagogie et protection, revalorisation du français à l’école, encourager l’associatif laïque, secourir les jeunes femmes menacées, réprimer les ségrégations à l’embauche, restaurer l’autorité républicaine à l’école, surveiller et punir les extrémistes de tous bords, instaurer (peut-être) une garde nationale pour éviter les milices armées » – et la guerre civile (pp.259ss). Telles sont les propositions, un peu faibles et assez banales mais sans doute nécessaires, du géopolitologue de Science Po Frédéric Encel. Un programme pour Valls ou Fillon ? En tout cas un bel objet de réflexion plutôt que d’émotion.

Frédéric Encel et Yves Lacoste, Géopolitique de la nation France, 2016, PUF, 287 pages, €19.00

e-book format Kindle, €14.99

Vient de paraître ce même jour sur Slate.fr l’interview de David Thomson sur les djihadistes, et surtout sur le déni très français de la caste médiatico-politique des menaces de l’islamisme. A lire absolument !

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4 réflexions sur “Frédéric Encel et Yves Lacoste, Géopolitique de la nation France

  1. Je ne vais pas engager un débat sur la philosophie, ni sur Ibn Khaldoun, ni sur l’islam et la foi – ce serait sortir par trop de l’objet de la note, qui est l’essai d’Encel et Lacoste.
    Je cite nommément Yves Lacoste lorsqu’il affirme qu’Ibn Khaldoun « apporte la preuve qu’une pensée rationaliste arabe est compatible avec l’islam ». C’est p.70. Je suppose qu’il sait de quoi il parle.
    Si j’en crois l’encyclopédie collaborative (et politiquement correcte « mainstream ») Wikipedia, « Al-Abuli devient par ailleurs le maître préféré d’Ibn Khaldoun, qui a aussi lu les œuvres de Platon, d’Aristote et d’autres penseurs grecs dont les ouvrages ont été traduits en arabe ; la civilisation arabe médiévale étant à l’époque essentiellement marchande, elle est appelée à s’ouvrir aux autres civilisations » – d’où l’attrait pour les choses pratiques utilisables dans les échanges plutôt que pour la spéculation théorique (le traité de logique étant à la limite des deux ordres). Ibn Khaldoun, selon cette même encyclopédie « Avec cette œuvre (Le Livre des exemples), Ibn Khaldoun crée pour la première fois dans la culture islamique une science reposant sur l’analyse précise des faits historiques. Il tente d’y déterminer le symptôme et les causes de la montée et du déclin des dynasties arabes en s’appuyant sur sa propre expérience. Les historiographes s’étaient jusqu’alors contentés de consigner les événements historiques sous forme d’annales et sur la base de récits transmis d’abord oralement puis par écrit. À l’inverse, Ibn Khaldoun s’interroge constamment sur les causes des évolutions historiques qu’il classe en facteurs sociaux, culturels, climatiques, etc. » Un peu plus loin : « Ibn Khaldoun fonde son étude sur l’observation et la logique, avec notamment l’utilisation du raisonnement inductif. La rationalité scientifique est à ses yeux l’une des caractéristiques fondamentales de l’homme. »
    « Il bannit toute attitude spéculative abstraite ou quête d’une finalité, préférant la spéculation positive connectée aux faits concrets et intégrant la dimension dialectique des phénomènes ».
    Même si les Wikipèdes peuvent (et doivent) être contestés, l’ensemble des contributions assemblées dans ce discours mosaïque sur Ibn Khaldoun semblent bien converger. Aussi, l’expression de « pensée rationaliste » qu’emploie Yves Lacoste ne me semble-t-elle pas dénuée de tout fondement.
    Sur vos autres remarques sur la pensée grecque et la pensée musulmane, je ne peux que citer Bernard Lewis : « L’influence la plus importante fut peut-être celle de l’hellénisme, spécialement pour la science, la philosophie, l’art, l’architecture et même – plus discrètement – pour la littérature. L’influence hellénistique fut si grande que l’islam a parfois été décrit comme le 3ème légataire de cet héritage, à côté des christianismes orthodoxes et latins. » Il ajoute qu’il s’agissait surtout de « l’hellénisme tardif du Proche-Orient (…) prolongement de l’Antiquité tardive (…) plutôt qu’une redécouverte du classicisme athénien de la grande époque, comme cela devait se produire plus tard en Occident ». (Islam, les Arabes dans l’histoire, Gallimard Quarto p.185). Il apparaît donc bien que la civilisation musulmane à ses débuts a repris le savoir grec pour son côté pratique (science, philo, art, architecture…) et pas pour ses aspects métaphysiques – puisque la foi en Allah avait été révélée à Mahomet et n’était en aucun cas mise en question.

  2. Je ne suis très sceptique, et non pas par pure fantaisie, vous me comprenez, concernant ce schéma de l’histoire de la pensée que vous proposez à traits rapides.

    Il me semble que c’est beaucoup s’avancer que de voir en Ibn Khaldun un héritier des grecs, en quoique ce soit. Je peux me tromper, je ne suis pas du tout un spécialiste d’Ibn Khaldun. Je crois savoir qu’il n’hésite pas à formuler ses croyances religieuses sous le mode de la logique aristotélicienne (on sait que cela avait fait grand débat lorsque les « théologiens » préféraient s’en remettre à la grammaire, à l’étude exclusivement linguistique du Coran). Mais quant à ses recherches, sa méthode et ses conclusions, je me demande ce qu’il y a de grec là-dedans. En tout cas, pas d’aristotélisme ni de néoplatonisme en vue : les deux grands courants « grecs » traduits en arabes et utilisés parmi les érudits.
    Vous dites « la civilisation musulmane » était en avance sur la « chrétienté » médiévale latine, concernant la « rationalisation du monde ». Cela est vrai, encore que formulé d’une manière très globale. Mais il ne faut pas oublier que les penseurs en questions qui ont fait la grandeur de la civilisation islamique, sont rarissimes dans la masse de la population et des siècles concernés. Et plus rares encore ceux qui héritent vraiment d’une « forma mentis » grecque. Encore une fois, je ne pense pas qu’Ibn Khaldun fasse partie des « heureux élus ».
    Vous semblez penser que la Renaissance est une re-découverte de la pensée grecque. C’est à la fois vrai et à la fois faux; déjà il faut bien voir qu’est-ce qui a été découvert à l’époque : Platon. Le reste est surtout affaire non pas tant de découverte que d’intérêt nouveau : la Renaissance délaisse Aristote et la scolastique. Le stoïcisme était déjà connu d’Abélard, l’aristotélisme (celui d’Aristote, celui d’Averroès, et celui d’Avicenne) est tout à fait connu et développé au XIIIème siècle, le néoplatonisme aussi, même dans sa version arabe, pour ne rien dire des. Bref, le schéma doit être complexifié : ce n’est pas Renaissance/Moyen-Age, mais plutôt des moments successifs de découvertes/redécouvertes/appropriations/ré-appropriations, qui ponctuent l’histoire de l’Europe de la chute de l’Empire Romain jusqu’au 16ème siècle.
    Je ne suis pas non plus certain d’adhérer à la coupure physique/métaphysique-croyance que vous semblez voir chez Ibn Khaldun et par extension chez les médiévaux ou les occidentaux de la Renaissance, et dont vous pensez qu’elle leur vient des grecs. Je crois qu’elle vient d’un certain héritage grec bien précis, en ce qui concerne l’Occident : celui des stoïciens, peut-être, ou des épicuriens, encore, ou d’un platonisme littéral surtout. Pour le reste, l’héritage grec commun du Moyen-Age (arabe et latin) va largement dans le sens d’un union entre la physique et la métaphysique (Aristote – le néoplatonisme médiéval aussi, même si ce point demande de sérieuses précisions), et quant à « la croyance », elle s’insère dans ou à côté de ce dispositif (philosophique) complexe : « dans » dans le cas des falâsifa, « à côté » dans le cas des « mutakallimun ». (Cette observation contribue à rapprocher Ibn Khaldun des « théologiens », du coup). En Christianisme, « la philosophie » est développée dans le cadre et l’optique de la théologie chrétienne (ce qui est impensable en Islam). Bref, je crois plutôt que la tendance à séparer « croyance » et réflexion sur les « choses humaines » n’est pas grecque, mais plutôt « de bon sens », et même « islamiquement correcte ». En christianisme, la « structure théologie » force au contraire l’unité. Si les penseurs de la Renaissance ont pu séparer plus tranquillement l’un et l’autre, c’est d’une part qu’ils ont une approche des choses religieuses fort différente (protestantisme blibliciste, refus de la « théologie comme science »), et une conception de la philosophie plus « autonomiste » que celle avait cours au Moyen-Age.

    Merci pour la référence, je vais y jeter un coup d’oeil de ce pas !

  3. Il est vrai que la pensée du XIVe siècle n’est pas celle du XXIe – et que le sens du mot « rationalisme » doit être précisé.
    Ce que veut dire probablement Yves Lacoste (il a longuement étudié Ibn Khaldoun semble-t-il, je n’ai pas lu ses écrits précis sur le sujet) est que l’islam occidental du temps avait conservé les écrits grecs et adoptés leur vision disons « matérialiste » de ce monde ci, l’observation pratique des choses et des événements valant mieux que la croyance dogmatique.
    Ce sont ces mêmes écrits qui feront la Renaissance occidentale après le moyen-âge, au siècle juste après. A l’époque, la civilisation musulmane était en avance à propos de la rationalisation du monde. Ce qui n’empêchait pas la croyance, mais dans son ordre, celui non de la physique mais de la métaphysique.
    Voir aussi Ibn Khaldoun politique sur le blog : https://argoul.com/2015/11/19/guerriers-nomades-contre-producteurs-sedentaires/

  4. « Yves Lacoste cite l’immense historien philosophe pieux musulman d’origine tunisienne Ibn Khaldoun « (1333-1406) qui apporte la preuve qu’une pensée rationaliste arabe est compatible avec l’islam » p.70. Ibn Khaldoun ne parle pas de djihad, « il est la preuve que l’invocation divine n’est pas très utile en géopolitique, c’est-à-dire dans les rivalités de pouvoirs sur les territoires » p.72. Ce n’est pas la volonté de Dieu qui explique les changements dans l’histoire, mais les changements progressifs des sociétés humaines. »

    L’auteur que vous citez se trompe largement à qualifier Ibn Khaldun de « rationaliste » (il est vrai que l mot semble se donner en tant de sens…). Je ne veux que dire qu’Ibn Khaldun est un musulman éclectique qui rejette la philosophie pour l’ ‘ilm al-kalâm, et un ‘ilm al-kalâm sunnite. Evidemment cela ne l’empêche pas de faire preuve de pragmatisme, d’esprit de réflexion et d’observation, toutes qualités qui font de son travail un vrai chef d’oeuvre.
    Par ailleurs, le Ibn Khaldun compilateur de « théologie » islamique explique bien ce qu’est le jihad, qu’il comprend comme un commandement impératif, à distinguer des Croisades, qui ne sont que « de circonstances ». Malheureusement je n’ai pas la référence sous les yeux et je ne peux donc que vous asséner mes dires, sans vous donner la possibilité de les vérifier. Vous m’en voyez désolé.

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