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Salade ananas et poulet au sésame

Rien de tel qu’une salade le soir pour vous mettre en appétit, vous réhydrater de la journée et vous donner une bonne digestion.

Plat complet, la salade au poulet, permet de varier les plaisir dans la même assiette.

Pour quatre, lavez une salade (laitue, batavia, iceberg…) et ciselez-la pour que les feuilles ne tiennent pas trop de volume dans le saladier (au risque de ne pas pouvoir bien mélanger).

Ajoutez une vingtaine de radis roses coupés en tranches pour le croquant et le piquant, une bonne tasse de dés d’ananas (frais ou en boite sans leur sirop) pour l’acide un peu sucré qu’ils apportent.

Ciselez finement une échalote ou trois oignons blancs doux, mettez-les au fond du saladier avec 1 cuiller à soupe de vinaigre balsamique avant de verser la salade et les autres ingrédients dessus. Arrosez de 3 cuillers à soupe d’huile d’olive. Mélangez la salade au dernier moment.

Deux filets de poulet pour quatre suffiront. Les couper en gros dés.

Dans une poêle grillez des graines de sésame (4 cuillers à soupe). Les griller à sec puis ajouter 2 cuillers à soupe d’huile neutre (tournesol, arachide, colza).

Ajoutez alors les dés de poulet et bien enrober de sésame en remuant constamment. Les cuire 3 mn puis éteindre le feu, couvrir et laisser finir la cuisson 4 mn.

Vous pouvez soit les servir à part, soit les mélanger à la salade.

Vous pouvez aussi remplacer le poulet par des gros dés de poisson blanc (lieu, cabillaud), ou par de grosses crevettes roses décortiquées. En ce dernier cas, ne les faites pas passer à la poêle car elles se dessécheraient; ajoutez seulement le sésame grillé sur la salade.

Une variante intéressante est de remplacer le poulet par des gambas grillées. A décortiquer ou à servir telles quelles à part.

Je vous souhaite le même plaisir que j’ai eu à déguster ce plat.

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Des plantes tahitiennes à exploiter

De là-haut, on voit beaucoup de chose ! Les militaires farani ont découvert depuis les airs une plantation d’herbe (pas pour les veaux) soit 200 m2 de paka (pakalolo = cannabis). Une superbe plantation de 1050 pieds de 50 cm à 1 m de haut en pots individuels alignés, ordonnés, en excellente santé ! Cela se passait à Taohutu, à la presqu’île, au PK 4,5 côté montagne, sur la commune de Taiarapu ouest, à hauteur du quartier Aoma pour ceux qui connaissent les lieux. Deux personnes en garde à vue, plantation arrachée, matériel saisi pour destruction. La suite au prochain numéro !

Une vidéosurveillance pour sa culture de 1123 plants de pakalolo. L’individu âgé de 19 ans assurait ainsi la haute protection de sa source de revenus à Mataiea. Les hommes en bleu ont détruit les plants par incinération et saisi les appareils de surveillance.

cocotiers tahitiLe monoï est l’huile sacrée, ici. Avant la naissance jusqu’à la mort, le monoï a toujours accompagné le Polynésien. Huile au mana légendaire. Certes, les instruments de fabrication ont changé, les plats en aluminium ont remplacé les arbres évidés pour recueillir la pulpe de coco râpé, les cannes de bambou ont cédé leur place aux flacons. Quand le monoï est-il apparu ? Lors de la colonisation des îles ? Lors des premiers voyages en pirogue ?  Plusieurs versions pour raconter la naissance du premier cocotier. L’histoire de la Princesse Hina promise au prince du lac Vaihiria, Faaravaaianuu, une légende que j’ai déjà racontée.

Cet arbre est une richesse que les Polynésiens ont su exploiter, du bois aux palmes et aux noix de coco. Il nourrit, se désaltère, abrite, vêt, son huile sert de protection et de soin. Les mères enceintes s’en enduisaient le ventre rebondi, massaient et massent toujours leurs nouveaux nés. Le monoï est un excellent liniment aux propriétés cicatrisantes. Les guérisseurs (Tahu’ a ra’ au) faisaient et  font largement usage d’onguent préparés avec l’huile de noix de coco. Il était partie des rites funéraires. Teuira Henry raconte que « le crâne d’un parent était quelques fois conservé par la famille qui le nettoyait, le saturait d’huile parfumée et la faisait séjourner longtemps au soleil. Puis, après une invocation à l’esprit du disparu, il était placé avec les autres fétiches de la maison ». Pour les personnages les plus importants, une fois vidés de leurs entrailles après leur mort, on remplissait leurs corps de différentes herbes imprégnées de monoï. Dans « Tahiti aux temps anciens » on peut lire « De temps en temps les ti’i (tiki)  étaient baignés, placés au soleil et oints d’huile parfumée ; ils avaient toujours des vêtements neufs et de choix, tandis que les Dieux de plumes ne recevaient jamais ce genre de soins ».

L’huilerie de Tahiti est pour le moment en redressement fiscal en attendant le dépôt de bilan. C’est 29 employés à l’usine de Tahiti et 150 mandataires acheteurs dans les archipels. Le coprah traité donne l’huile qui sert entre autre à fabriquer le monoï. Adieu beauté, chevelure étincelante…

pandanus tahitiLe pandanus a-t-il encore un avenir économique ? Pour les chanceux qui ont sillonné les mers du Sud et fait escale à Bora Bora, ils ont pu voir que les toits des hôtels étaient couverts de pandanus. Très couleur locale… mais cela ne dure pas longtemps et c’est cher. Ce pandanus pousse sur les motu (récifs coralliens). On ne plante pas le pandanus, on le récolte – et on a construit les hôtels sur les motu ! Le maire de Bora Bora (Gaston Tong Sang) s’oppose aux hôteliers qui souhaiteraient employer du palmex canadien, moins cher, plus résistant pour couvrir les toits de leurs bungalows. L’authenticité coûte cher et les compagnies d’assurance ignorent le pandanus même s’il fait partie du patrimoine culturel polynésien. Les réunions entre  producteurs, poseurs, propriétaires de terrains et hôteliers n’ont apparemment rien donné, chacun priant pour sa paroisse.

Un produit unique : Manuia. A la vôtre, Santé ! Il paraît que ce Blanc sec d’ananas est une première surprenante. Excusez mais votre représentante en vins et liquoreux n’a pas encore pu goûter ce nectar. Dès qu’il sera en vente en magasin, je ne manquerai pas d’y tremper mes lèvres, d’éviter de rouler sous la table afin de pouvoir vous tenir au courant de cette nouveauté qui, pour le moment, est destinées aux palais des restaurateurs. La salive suinte aux commissures de mes lèvres mais patience, patience, ton tour viendra.

Hiata de Tahiti

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Tahiti paradis du fruit

Toujours des fruits  dans nos assiettes du petit-déjeuner : avocat, il suffit de descendre dans le jardin le matin pour récolter un avocat, mûr, qui nous permet de beurrer nos tartines. Facile à digérer mais environ 30% de matière grasse d’où une valeur nutritive élevée. L’avocat ou Persea americana, comme son nom l’indique est originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, mais il s’est répandu dans le monde entier.

Papaye ou Carica papaya, qu’il nous faut disputer aux oiseaux. Ces volatiles choisissent avant nous le plus succulent. L’origine de ce fruit est inconnue. On sait qu’il a été découvert par les Conquistadors au contact des Amérindiens. Crue avec quelques gouttes de citron, la papaye solo, petite, à chair orangée est très parfumée.

Une tranche d’ananas pour honorer Moorea et le plateau des ananas de la presqu’île. Le painapo a été introduit par le Capitaine Bligh (HSM Bounty).

Un fruit de la passion ou maracuja ou grenadille bleue ou Passiflora caerulea  pour recevoir notre dose de vitamine C pour la journée. Il est originaire du Brésil, du Paraguay et de l’Argentine. Le fruit doit être lourd dans votre main. Préférez la variété à peau externe rouge au goût plus doux. Le nom de la fleur de la passion vient du latin « passio » (peine) et « flos » (fleur). De pieux interprètes y reconnaissaient la passion du Christ. Les 3 cicatrices de la fleur symbolisent les clous, la couronne d’appendices (coronule) la couronne d’épines, l’ovaire stipité le calice, les 5 anthères les stigmates, les feuilles trilobées la lance, les vrilles les fouets et la couleur blanche des fleurs l’innocence du Sauveur.

Ajoutons dans notre assiette une carambole ou Averrhoa carambola, les caramboliers croulent sous les fruits. Les poules et les merles des Moluques s’en régalent au pied des arbres. C’est pourtant un fruit très intéressant pour sa teneur en vitamine C (30mg/100g) et le jus combattrait le cholestérol.

Toujours des ramboutans dont je vous ai parlé le mois précédent.

Le longane ou œil du dragon ou Dimocarpus (Nephelium) longan originaire d’Asie du Sud-est. La chair est juteuse, le goût très fin. La chair presque transparente entoure une graine importante, de couleur noir anthracite. Les arbres les plus anciens introduits à Tahiti ont de très gros noyaux et peu de chair tandis que les variétés plus récentes offrent plus de chair autour d’un noyau plus modeste.

Pour sublimer l’assiette, le durian ou Durio zibethinus. Les Asiatiques en raffolent et videraient leur porte-monnaie pour ce fruit à l’odeur si particulière. On aime ou on n’aime pas ! L’arille (chair) et les 2 à 6 graines par fruit sont comestibles, crues ou même bouillies.  La chair contient des protéines, de la graisse et différents sucres. Si vous n’avez jamais osé, essayer au moins une fois.

Maintenant j’attends de pied ferme les mangoustans. Ne le dites pas mais ce sont mes préférés !

Pour le pacaye ou Inga feuillei, la saison est terminée.

L’abiu ou Pouteria caimito nous comble à nouveau. Ce fruit récemment introduit à Tahiti, est originaire du Brésil et du Pérou, il est de forme ovale d’un jaune brillant à maturité, la chair est translucide, tendre, sucrée et rappelle celle de la sapotille.

Voilà revenue la goyave (tuava) ou Psidium guajava, originaire d’Amérique du Sud. Les Aztèques la nommaient la prune sableuse à cause de multiples graines dans sa chair rose saumon. Petit fruit très riche en vitamine C (200 à 250 mg) qui fut introduite à Tahiti en 1815 depuis le Brésil. Alors, bon petit déjeuner !

Hiata de Tahiti

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Hiata de Tahiti

Le changement de dizaine déclenche un changement de prénom. A partir de maintenant mes élucubrations polynésiennes seront signées de mon nouveau nom de baptême : Hiata.

Voilà, c’est fait ! J’ai une dizaine de plus !

Pour fêter l’évènement, j’ai invité 25 personnes et 24 sont venues. Heureusement, mes amis proches m’ont beaucoup aidée. L’un a préparé une lessiveuse de poisson cru (7 kilos). Un autre a fabriqué un gâteau à 3 étages aux ananas du plateau. Deux autres se sont métamorphosés en rôtisseurs du veau à la broche et des 50 cuisses de poulet au barbecue. Une est allée récolter du cresson dans le ruisseau d’une connaissance. Une est allée piller le fa’apu du cousin emplissant une touque de 150 citrons verts, un sac de mandarines et des corossols. Un ami a débarqué 30 gros ananas sur mon pas de porte !

J’ai préparé 6 énormes plats de gratins, 3 de pommes de terre et 3 de choux-fleurs et brocolis. Les autres ? Ils ont ingurgité tout ce qui leur était proposé ! Chez les Tahitiens on ne mange pas, on s’empiffre, on se gave, on bâfre, on se bourre.

Le menu :

• poisson cru à la Tahitienne avec riz blanc (3 kg de riz sec),

• veau à la broche avec bouquets de cresson,

• cuisses de poulets,

• une marmite de haricots blancs (3 kg de fayots secs),

• du riz au maïs,

• les 6 gratins de pommes de terre et de choux-fleurs,

• un très gros gâteau au chocolat pour supporter le poids des bougies,

• le gâteau trois étages à l’ananas,

• cinq ananas coupés en rondelles,

• un grand plat de konjac au coco et un autre à l’ananas,

• du jus à volonté, de l’eau fraîche

• …et une amuseuse publique pour faire rire la galerie.

Ce qu’ils avaient oublié de manger, ils ont demandé des doggy-bag et ils pouvaient se servir parmi les fruits qui ornaient les umete : mangues, pommes-étoiles, bananes, mandarines, citrons verts, ananas, abiu. Leurs sacs n’étant pas assez vastes, il m’a fallu leur fournir des pochettes en plastique.

Heureusement ces festivités n’ont lieu que tous les 10 ans ! Pour le prochain, c’est loin d’être sûr !

Lors des travaux de restauration chez V. j’étais déjà effarée par la quantité de nourriture qu’il me fallait préparer pour l’équipe des travailleurs. Un midi, je débarquais avec les plats, un ouvrier tenait l’échelle sur laquelle était perché son collègue, les deux autres étaient occupés à charger et transporter une brouette. Me voyant arriver, les trois se précipitent, se servent copieusement tandis que l’autre n’ose trop bouger sur son échelle instable ! Les trois se gavent et sitôt mangé quittent le chantier. Enfin descendu de son échelle, le dernier constate qu’il ne lui reste que du riz, trois haricots, une lamelle de viande et un morceau de pain ! J’ai compris la leçon, le lendemain chaque travailleur prendra son assiette sur laquelle j’ai tout disposé : poisson, légumes, riz et pain et dessert.

Ce sont souvent des jeunes hommes, pères de famille, n’ayant aucun formation donc pas de travail assuré. Ils boivent, se droguent avec l’argent des allocations ou des larcins. Ceux qui sont chargés de famille obtiennent parfois un contrat de 8 mois rémunéré 80 000 CFP pour cinq heures de travail journalier. Certaines associations tentent d’aider ces personnes et de leur apprendre quelques rudiments de maçonnerie ou autre. Normalement, ils ne sont pas nourris mais mon amie avait pitié d’eux !

Nana, au plaisir.

Hiata

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