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Fruits de Tahiti

Article repris par Medium4You.

Comme le printemps est arrivé – dans l’hémisphère nord – envie de goûter la nature ? Tahiti offre ses fruits…

Parmi les suivants, lequel n’a jamais eu l’honneur d’être goûté par vous ?

Cherimolia : (Annona cherimolia) Hélàs peu fréquent dans les jardins polynésiens. Ce fruit originaire des pays andins a été introduit à Tahiti en 1846 par l’amiral Legoavant.

Mangoustan (Garcinia mangostana) : Roi des fruits d’après les connaisseurs, il est originaire d’Indonésie, s’est acclimaté en Asie du sud-est. La chair est délicieuse encore plus lorsque le fruit est servi frais. L’arbre est splendide, mais sa culture est difficile et les fruits demeurent rares et chers à Tahiti – à moins d’avoir un tonton généreux comme celui de V. La principale contrainte culturale est sa longue phase juvénile (entre 7 et 12 ans).

Langsat, lancette, rincette (Lansium domesticum). Ce fruit est devenu rincette à Tahiti et on ne sait pas pourquoi ! Fruit d’origine indo-malaise, baies sucrées et acidulées, à consommer un jour après la cueillette à cause du latex qui colle aux doigts et lèvres. Rappelle un peu le goût du pomelo. Sur l’arbre, les fruits forment des grappes qui poussent directement sur les grosses branches.

Jambose, jamerose, pomme rouge ‘ahia (Syzygium malaccense) : Ces petites pommes rouges étaient connues en Polynésie avant l’arrivée des Européens. L’arbre est originaire de l’Asie du sud-est. La chair est blanche, légèrement spongieuse, rafraîchissante mais d’un goût assez plat. Les fruits poussent directement sur le tronc et les branches. Les feuilles d’ahia tenaient un rôle important dans la médecine des tradipraticiens d’autrefois.

Ramboutan (Nephelium lappaceum) :Ce fruit ou litchi chevelu, originaire de l’Asie du sud-est, a été introduit à Papeari par Harrisson Smith. Fruit très prisé, il est vendu en grappes au bord des routes. La pulpe est blanche, translucide, juteuse, sucrée. L’arille est fermement accroché au noyau, grosse graine lisse et brunâtre.

Abiu (Pouteria caimito) : Récemment introduit à Tahiti, très mode dans les jardins. Originaire du Brésil et du Pérou. Le fruit est jaune brillant, la peau épaisse et dure, la chair translucide, tendre, sucrée. A l’intérieur on trouve deux ou trois graines. Pourquoi un tel succès auprès des jardiniers polynésiens ? – L’arbuste produit dès la deuxième année !

Fruit du dragon, pitaya (Hylocereus undatus) : Relativement nouveau à Tahiti, ce cactée originaire du Mexique se plait à Tahiti et donne de beaux fruits, rouges ou blancs dans de nombreux jardins. Toutefois, il faut parfois féconder la fleur pour obtenir un fruit car le pollinisateur serait rare à Tahiti!

Fruit de la passion, maracuja, grenadille (Passiflora edulis) : A Tahiti, la variété ronde et jaune vif est très répandue, un peu plus acide que la variété à peau rouge. Originaire du sud du Brésil, du Paraguay et de l’Argentine, cette liane touffue est très commune à Tahiti. On fait une excellente tisane avec les feuilles.

Pamplemousse du Sarawak : Pour remplacer les orangers décimés par les maladies, le professeur Harrison W. Smith, retiré à Papeari, voulut doter Tahiti d’un pamplemousse de bonne qualité. C’est en 1919, sur les côtes de Bornéo que le professeur découvrit ce fruit, envoya ces graines au consul britannique à Papeete. A son retour Harisson Smith repiqua dans sa propriété Motu Ovini à Papeari les 3 jeunes plants issus des graines envoyées au Dr Williams. Un seul survécut et fut transplanté dans la vallée Vaiiti. Excellent fruit.

Marang : Originaire d’Indonésie, peu courant à Tahiti, a un parfum aussi fort que le durian. Ressemble à un uru poilu. On ne consomme que les graines et on n’oublie pas de cracher le noyau !

Régalez vous. C’est même bon pour la santé !

Hiata de Tahiti

Un site très riche en fruits, sur lequel j’ai emprunté la photo de pamplemousse variété Sarawak ci-dessus : Tahiti héritage 

Daniel Pardon & Michel Guérin, Guide des fruits de Tahiti et ses îles, 2006, éd. Au vent des îles, 268 pages, 180 espèces et variétés décrites et photographiées. Le seul guide existant à notre connaissance sur le sujet…

Docteur Guy Avril, Encyclopédie des thérapies naturelles : Soignez-vous autrement, 2005, éditions Dangles, 762 pages, €29.92 – LA référence en matière de thérapies naturelles, mais pas particulièrement sur Tahiti 

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Les fossiles de Namibie

La welwitschias mirabilis est une plante fossile qui ne pousse que dans le désert de Namibie. Seules deux feuilles la composent qui, même desséchées, ne cessent de grandir. Deux spécimens vivants sont datés de l’époque romaine !

Ces couples auraient ainsi produit plus de 150 m de feuilles. Il faut distinguer le mâle de la femelle.

Les femelles (photo ci-dessus) possèdent des « fleurs » en forme de cônes. Les welwitschias abritent souvent des insectes rouge orangé connus sous le nom de probergroyhus sexpunctalus qui servent de pollinisateurs.

Les mâles (photo ci-dessus) sont différents. Une seule paire de feuilles coriaces, à croissance unique, dont l’extrémité repose sur le sol, s’enroule et se dessèche tandis que le corps de la plante reste rigide. Sa racine pivotante, qui peut atteindre 3 m de long, est un réseau de racines latérales très étendu sous la surface du sol qui parvient a absorber l’humidité déposée au sol par le brouillard.

L’acacia erioloba ou camelthorn (lobe d’oreille) a des cosses grisâtres. Il est haut de 17 m, produit des feuilles vert foncé tirant sur le bleu et une écorce noire, de larges épines blanches très dures de plus de 5 cm de longueur. L’arbre est d’un apport nutritionnel majeur. La cosse est une source de protéine et de graisse pour le gibier. Les graines sont torréfiées et utilisées comme substitut du café. Les feuilles sont nutritives et contiennent 17% de protéine.

Le canyon de Sesriem (six courroies) est appelé ainsi parce que les Boers étaient obligés d’attacher six courroies les unes aux autres a l’anse d’un seau pour puiser l’eau. Elle émerge en effet au fond du canyon à environ 30 m de profondeur. La rivière a creusé, il y a quelques millions d’années les roches tendres pour former cette gorge étroite aux flancs abrupts. C’est superbe.

Nous avons croisé des Himbas. Semi-nomades, ils survivent dans les hautes terres du Damaraland et vivent entre eux en-dehors des villes. Ils s’enduisent le corps et les cheveux d’une crème rouge, faite d’un mélange de graisse de chèvre, de poudre de pierre rouge et de diverses herbes. Cela par double souci esthétique et d’auto-préservation sanitaire.

Nous avons passé quelques heures avec une famille de Bochimans. Ils avaient froid, avaient fait un maigre feu. Certains torse nu s’étaient couverts d’une sorte de couverture. Ils sont petits, fluets, ont la peau très noire. Les femmes fabriquent des colliers avec des morceaux de coquilles d’œufs d’autruche.

Ces chasseurs-cueilleurs d’un autre temps essaient de s’approcher des lodges. Leur territoire de chasse s’est réduit en peau de chagrin. Demeureront-ils encore longtemps libres ou devront–ils intégrer tout ou tard la « civilisation » ?

Un voyage magnifique de découvertes, mais qu’il faut entreprendre en pleine santé. Un sac bien pensé, surtout léger ! Comme touriste, se munir d’un appareil photo avec un téléobjectif, d’une caméra pour ne rien rater. Sinon, soyez un voyageur : faites confiance a vos yeux, à vos sentiments et à votre mémoire. La Namibie est un pays qui ne déçoit pas le curieux de nature et d’humains.

Hiata de Tahiti

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