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Bonne année !

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Cartes de vœux

Nous avons changé d’époque, en voici encore un indice : les cartes de vœux.

Au début des années 2000, j’en envoyais à chaque fin d’année une vingtaine. Il n’y avait que très peu de téléphones mobiles et encore moins d’Internet.

Huit ans plus tard, c’était fini : les courriels et les textos avaient remplacé près de neuf envois sur dix. Il était même très snob d’envoyer des bons vœux dès le 1er janvier à zéro heure une minute de n’importe où – jusqu’à cet embouteillage qui a mis fin à la mode.

Aujourd’hui, huit autres années plus tard, c’en est quasiment fini des souhaits de bonne année : si vous n’en envoyez pas, vous n’en recevez aucun. J’ai fait le test.

Les Anglo-saxons, Américains, Canadiens, Australiens, Néo-Zélandais et Anglais, en envoient toujours : mais la niaiserie française est de n’adopter jamais le meilleur des modes anglo-saxonnes mais le pire (les cadenas d’amour « pour la vie » qui dure jusqu’au divorce imminent, la fête des citrouilles en guise de halle au vin – prononcer allo ouine – la fête des mères, des pères, des maîtresses, des anniversaires, des happy ci ou ça).

Nous pouvons constater, banalisation et habitude aidant, une moindre utilisation des nouveaux jouets technologiques avec les années. Ils deviennent des outils et moins des jouets, des usages courants et moins des exceptions de branché. Ils remplacent sans espoir de retour la succession de tâches fastidieuses qui consistait à trouver de bonnes cartes de vœux, à acheter le bon format d’enveloppe, à acquérir des timbres au bon tarif (les augmentations s’effectuant justement au 1er janvier), à mettre à jour le carnet pour avoir les bonnes adresses, à écrire un mot personnalisé voire un bon mot, à prendre le temps d’aller à la poste – et enfin de prier pour qu’il y ait ni grève, ni je-m’en-foutisme administratif et que « le contrat » de faire parvenir le courrier partout en France en 48 heures soit bien respecté.

Plus rien de tout cela : il suffit d’allumer l’ordinateur.

Je ne suis pas un nostalgique du passé mais je réfléchis au changement qui intervient.

Hier, la cérémonie des vœux était un moment de silence dans une soirée. Comme un recueillement. On pensait aux amis en choisissant la carte et en préparant les mots dans le silence de la plume et le soin de l’écriture à l’encre.

Aujourd’hui, tout est standardisé et raccourci : pas de longs discours en courriels, quelques phrases seulement, encore plus bref en tweet ou en texto – d’où le besoin du téléphone pour appuyer le message parfois auprès des proches. Mais tout cela avec des phrases moins longues et des idées plus courtes, une expression moins réfléchie et plus spontanée. Un immédiat peut-être plus sympathique mais plus superficiel. Hier, on gardait les cartes de vœux, elles donnaient des nouvelles ; aujourd’hui, on jette à la poubelle numérique les tweets, textos et courriels, ils ne disent que des banalités.

C’est ainsi que la vie va et il est vain d’en regretter le cours. Je n’ai envoyé qu’une seule carte cette année, à des plus vieux que moi qui, jamais, ne se mettront à Internet. Pour le reste, la préséance de l’âge traditionnelle m’a fait attendre des plus jeunes que moi un geste : il n’en a rien été. A l’exception des plus proches pour cause d’affection, d’amis chers soucieux de prendre des nouvelles, de rencontres fortuites dans la rue et de deux courriels intéressés à demander quelque chose, tout en souhaitant accessoirement une bonne année.

L’usage est donc de balancer l’envoi des vœux comme non pertinent de nos jours dans les relations sociales « mélangées » de nos cultures « métisses » d’un monde « globalisé ». Puisque cela ne se fait pas partout sur la planète, il serait dominateur de le faire, au risque de choquer les musulmans, les juifs, les hindous, les chinois, les bantous, les inuits et « nos amies les bêtes » – dont aucun n’envoie de vœux. Il est donc politiquement correct de s’abstenir. Une fois de plus. Quand le climat se réchauffe, les relations humaines se refroidissent.

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Meilleurs Vœux pour l’an neuf 2017 !

bonne-annee-2017

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Chine à Tahiti

Kung hi fat choy : bonne année ! L’année du serpent d’eau pour le nouvel an chinois. Le nouveau consul de Chine à Tahiti a présenté ses vœux aux membres de la Communauté chinoise. Et pourquoi les touristes chinois ne sont toujours pas là ? De la pub pour les Chinois de Chine, un voyage moins cher, et un visa plus facile à obtenir. Les hôtels qui accueilleront les touristes chinois devront faire des efforts pour les prix et la présentation des menus écrits en chinois.

annee du serpent d eau 2013

La Polynésie a importé 16 milliards de marchandises en 2012. La Chine deviendra la première puissance économique mondiale vers 2016. Les pays insulaires du Pacifique représentent un enjeu géopolitique entre la Chine et les États-Unis. Cela permet d’en savoir un peu plus sur l’installation des Chinois à Tahiti.

Le 28 juillet 1865, les premiers Chinois arrivent à Tahiti alors Établissements français de l’Océanie. Ces coolies viennent travailler le coton pour l’Écossais William Stewart à Atimaono (le golf actuel). En 1871, ils sont taxés et immatriculés, 1000 environ, après la « faillite du coton » ils ne seront plus que 300 ou 400 individus.

chinois de tahiti debut 20e

Dans les années 1903/1904, une seconde vague plus importante arrive. Ils seront la souche des Chinois de Tahiti. Numérotés, pas Français, les Chinois nés sur le sol polynésien (1907-1912) seront déclarés Français. Peu avant la Première Guerre mondiale, tout changement de lieu de résidence, voyage dans les îles, retour en Chine est signalé, fiché et enregistré par les autorités.

Dans les années 1920-1930, sur les 30 000 habitants ils sont environ 4000. 1964, le général de Gaulle reconnaît officiellement la Chine communiste. Le 9 juillet 1973, les Chinois de Polynésie sont naturalisés Français. S’il y a changement de nom pour le franciser, la demande de naturalisation est facilitée.

Aujourd’hui les Chinois sont estimés à environ 5% de la population soit environ 10 000 personnes, mais les textes de loi peuvent changer. Prévoyants, les Chinois aisés ont préféré envoyer leur femme accoucher aux États-Unis afin que leur progéniture bénéficie de la double nationalité. On ne sait jamais…

instituts confucius

Bientôt un institut Confucius s’installera à Outumaoro. L’université de Polynésie, par la main de son Président, vient de signer une convention pour ouvrir cet institut dès l’année prochaine. Les enseignants chinois seront envoyés à Tahiti par l’institut de la diplomatie de Pékin. Gratuitement, précise le président de l’UPF.

Hiata de Tahiti

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Tropisme chinois du Tahiti nouveau

Le Peï a besoin de beaucoup de sous. Il en cherche partout. Le plus simple ? Augmenter les taxes ! Alors ce sera un plus de 5 à 20% sur tous les alcools ; 5 à 60% de taxes sur le tabac et les alcools importés sauf sur le tabac à rouler (marque Le Bison) ; taxe de 1% sur les équipements électriques ; 5% sur les colis dont le montant est compris entre 10 001 et 29 999 FCP ; augmentation des taxes sur les produits d’origine européenne soit 2% sur les fournitures scolaires, les couches, les conserves de légumes, certains produits de construction ; 8% sur les bonbons ; 2 à 4% sur les produits alimentaires et les produits corporels.

Souhaitant améliorer les relations commerciales avec les partenaires du Pacifique, Oscar Tane, palabre pour faire adopter une résolution pour modifier la loi organique. Il a décidé d’abaisser ces taxes de 5 à 2%. On veut croître les relations avec la Chine, toujours et encore la Chine, seulement la Chine !

Encore une escale d’un navire scientifique chinois dans le port de Papeete. Les membres de l’association philanthropique chinoise de Tahiti s’étaient rassemblés pour accueillir les 320 membres de l’équipage. Ce n’est pas la première fois, je voyais au supermarché Champion Paofai les Chinois faire leurs emplettes : chocolat et vin rouge. Je suis troublée, malgré les annonces du gouvernement, de la place prise par les Chinois à Tahiti. Les dirigeants chinois font régulièrement escale à Tahiti, pourtant nous ne sommes pas sur le chemin des Chinois. Le gouvernement cherche à vendre des terres, à qui ? Mystère, mais bien des Polynésiens pourraient se retrouver spoliés. Les terres ainsi prises seraient revendues à… ? Les Chinois achètent de plus en plus de coquillages pour la nacre… mais aussi pour fabriquer des perles paraît-il !

L’année du Lièvre s’est achevée le 22 janvier à minuit et laisse la place au Dragon d’eau. Long Nian Kuai Le, Kung Hi Fat Choy, Shu, Shen Ti Hao, Fu. Cela devrait vous souhaiter Bonne année du Dragon, Prospérité, Longévité, Santé et Bonheur. Tout cela rien que pour les lecteurs d’argoul.com. Les Chinois de Tahiti préparent les festivités. Une troupe chinoise composée d’acrobates, d’humoristes et d’un chanteur viendra donner quelques spectacles au temple Kanti. Préparez la monnaie ! Non, les billets dans l’enveloppe rouge, ce sera moins lourd dans la gueule du lion – car il danse.

En Polynésie la médecine chinoise et sa pharmacopée ne sont pas illégales comme en France. L’histoire de l’immigration chinoise autorise cette science sous certaines conditions. La réglementation polynésiennes encadre strictement la profession d’herboriste, l’importation de produits de la pharmacopée chinoise, tout est fixé par décret depuis 1980. A Tahiti, sept personnes seulement peuvent se prévaloir d’être herboriste. Ces ra’au (médicament) chinois attirent la population polynésienne dans son ensemble. Ce pourrait être une pincée d’hippocampe, du pénis de tigre, des peaux de vers, du cafard d’eau… voyez avec votre médecin et pharmacien. Les noms de ces sept personnes sont publiés au JO ainsi que les substances ou médicaments qu’ils peuvent importer en Polynésie.

Hiata de Tahiti

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