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Aire marine protégée à l’étude

Le gouvernement a invité la fondation Pew à faire un état des lieux scientifique suite au souhait des maires des Australes de rendre leur archipel une grande aire marine protégée. L’organisation non-gouvernementale Pew a donc financé cette étude confiée au Criobe de Moorea.

Un récent état des lieux des Iles Australes par les scientifiques afin d’étayer le dossier de création d’une Aire Marine Protégée indique un taux d’endémisme important. Cette expédition aura permis d’observer 34 espèces jamais vues aux Australes et il aurait été découvert une nouvelle espèce de « demoiselle » (poisson) à 61m de profondeur. La biodiversité côtière est importante.

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Isolées, aux Iles Australes, on trouve 5 à 10% des poissons et mollusques endémiques. Un atout pour le tourisme vert : 14 espèces de requins et les pêcheurs locaux en connaissent 6 de plus ; 5 espèces de raies les locaux en ajoutent une sixième ; la tortue verte est présente partout, la tortue imbriquée et la tortue caouanne ont été observées par les locaux ; 23 espèces d’oiseaux marins (sur les 28 en Polynésie) habitent les Australes ; 10 espèces de mammifères marins (sur 21 en Polynésie) sont présentes aux Australes.

tortue imbriquee

A Rapa, les coraux sont très diversifiés avec 112 espèces, à Tubuai avec 77 espèces sur 170 espèces dans les Iles de la Société. Pour les mollusques, on a répertorié 455 espèces aux Australes sur un total de 2 400 connues en Polynésie et un quart d’entre elles ne se rencontrent que dans l’archipel. A Rapa, l’endémisme est important environ 10% d’espèces n’existent nulle part ailleurs dans le monde. Pour les crustacés, on trouve 200 espèces sur la zone littorale et en profondeur. Pour les poissons, c’est un peu moins que dans certaines îles polynésiennes, en raison de la température des eaux. On dénombre 471 espèces de poissons dans la partie septentrionale de l’archipel et 383 dans la partie méridionale de Rapa et Marotiri. Pour les algues, la flore côtière est relativement abondante avec 152 espèces répertoriées soit la moitié des espèces connues de Polynésie française.

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Aucune des Iles des Australes ne ressemble à aucune autre. Les îles Australes sont les témoins de montagnes sous-marines s’élevant du plancher océanique, situé à environ 4 500 m de profondeur et dont émergent les sommets. Cette chaîne volcanique sous-marine s’étire sur plus de 1 300 km entre Maria et Marotiri. Plus de 40 monts sous-marins ont été identifiés dans le secteur des Australes. Marotiri est un îlot volcanique, Tubuai et Raivavae ont deux grands lagons, Rapa a un platier sans lagon, Rimatara et Rurutu ont des formations calcaires surélevées. L’archipel a été créé par deux points chauds : 1/ Mc Donald a donné naissance à Mangaia dans les îles Cook puis à Maria, Rimatara, Rurutu, Tubuai, Raivavae, Rapa et Marotini ; 2/ Arago, plus récent, a créé Mauke, Aituki et Atiu dans les iles Cook. En passant près d’autres îles, comme Rimatara, il les a surélevées ou leur a légué un nouveau volcan (Rurutu). Ce ne sont que les premiers résultats de la mission Pew.

points chauds du pacifique

Le Criobe de Moorea était également en mission à Scilly et Mopelia. Rappel : Mopelia, appelé également Maupihaa est un atoll situé au S-W de Maupiti, 4 km de terres basses entourent un lagon fertile en nacres. Scilly appelé aussi Manuae est un atoll de 4 km2 couvert de cocotiers, habité par des tortues et des parcs à huîtres. Il s’agissait de faire un comptage visant à compléter l’inventaire des poissons de Polynésie française et d’en connaître la biodiversité. 429 espèces ont été identifiées sur les 2 atolls. Les scientifiques ont clairement identifié 413 espèces de poissons dans les lagons et récifs de cet atoll ouvert sans passe.

L’atoll de Scilly est un atoll fermé, sans passe, qui a basculé sur son axe NE/SW. Il avait été aussi commandé aux scientifiques une étude sur les stocks de nacres (Scilly est un atoll source) pour le cheptel sauvage non soumis à des introductions pour la nacre Pinctada margaritifera. Près de 300 nacres ont été prélevées à Scilly et Mopelia et ont ainsi été transférées de ces atolls vers les écloseries du pays. L’équipe s’est ensuite rendue sur l’atoll ouvert de Mopelia pour poursuivre un inventaire qui se chiffre à 464 espèces de poissons répertoriées. Des publications de ces travaux sont à venir.

Hiata de Tahiti

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Il est de bon thon d’invoquer la mer tahitienne

Une étude pour la santé des populations d’Océanie révèle les bienfaits du thon. C’est ici, en Océanie, que les populations affichent les taux de prévalence de l’obésité et du diabète les plus élevés du monde ! Les tubercules, le poisson et les coquillages, aliments traditionnels ont été remplacés peu à peu par des denrées importées, bon marché, à forte teneur calorique et faible qualité nutritionnelle.

Ici en Polynésie française, à Tahiti, existe un individu assez corpulent qui passe la débroussailleuse ASSIS. Ce n’est pas commun. Il fait transporter SA chaise (une bien solide) par ses collègues, il a une certaine façon de profiter d’eux, de tenter de les commander, de sans cesse se plaindre. C’est que le manche de l’outil ne lui suffisait plus alors, par dépit sans doute, il « petit-travaille » trônant sur sa chaise. J’ai raté la photo, dommage.

obese

Dans le cadre de la lutte que mène le Pacifique contre l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et le diabète, une nouvelle étude révèle qu’une quantité suffisante de thonidés d’un prix abordable réservée à une consommation locale permettrait d’améliorer considérablement l’état de santé de la population.

obesite polynesie 5 a 14 ans

Il serait nécessaire d’améliorer davantage l’évaluation des stocks des quatre espèces de thonidés de la région : bonite, thon jaune, thon obèse et germon. La CPS (Communauté du Pacifique Sud) réfléchit désormais aux investissements à engager pour accroître de manière conséquente le nombre de DCP (Dispositifs Côtiers de concentration de Poisson) et d’établir les petites entreprises et infrastructures requises pour la distribution des thonidés de deuxième catégorie et des prises accessoires que les senneurs transbordent dans les ports régionaux. D’ici 2020, les habitants des 22 États et territoires insulaires océaniens auront besoin de 268 000 tonnes de poisson par an pour garantir leur sécurité alimentaire car on estime à moins de 1% les prises moyennes de thonidés utilisées actuellement pour répondre à la consommation locale.

thon jaune

Aux Tuamotu, les mollusques de la branche lamellibranches ou bivalves sont très nombreux dans le milieu marin corallien. Les huîtres et les bénitiers sont les plus variés. Le bénitier est composé de 2 valves articulées au moyen d’une charnière. Sa coquille ? – 80% de son poids, les parties consommées ? – 12% de l’animal ! Du pahua (bénitier) on consomme la chair, cuite assortie d’un jus de citron, ou crue arrosée de lait de coco, mais aussi en beignets, en soupe… Seuls le muscle adducteur, le manteau et les gonades se dégustent. L’huître perlière est exploitée et vidée de sa substance, le korori (pied) est détaché du manteau, nettoyé, dégusté cru avec du citron, en tartare ou tel quel, ou encore cuit. La couleur noirâtre du manteau rendue à la chaleur est peu appréciée. Les coquilles de bénitiers servent d’ornement : transformés en cendrier, porte-savon, bénitiers d’églises… La coquille de l’huître sert à fabriquer des boutons, ceintures, parures, colliers ; on la grave, sculpte, façonne. La nacre est utilisée en poudre dans la pharmacopée chinoise. Tout est bon dans le mollusque !

benitier pahua tahiti

La forte houle de janvier a sévi sur les atolls et causé des dégâts peu importants mais il est à craindre que les oiseaux marins qui nichent sur les motu soient encerclés avec leurs poussins. Ces oiseaux nichent à même le sol à cette époque comme le tavake (Phaéton à brin rouge) et il est à craindre que les femelles et oisillons n’aient eu aucune chance de survie. De nombreux cocotiers, des Miki miki (Pemphis acidula), des Geo geo (Tournefortia argentea) ont été emportés. Les embarcations suspendues aux portiques ont été relevées au maximum car l’eau ne cessait de monter. Les habitants demeurent vigilants, les oiseaux restent menacés.

Les hoa sont malmenés par la tempête. Un hoa est un bras de mer qui sépare les motu des atolls. Ils ont été la proie de la houle transportant des tonnes de sable. Ce sont habituellement des lieux privilégiés qui abritent une faune et une flore sous-marine uniques. Ils ont été détruits et mettront des années à se reconstituer. Ce sont des abris naturels pour nombre d’espèces qui les utilisent comme lieu de ponte, les holothuries y sont à l’aise, les étoiles de mer, les oursins se réfugient dans les failles, les coraux. Les porcelaines, les échinodermes choisissent les hoa pour se reproduire en toute sérénité… Bref, la nature est dure.

Hiata de Tahiti

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Ica

Ica est une station balnéaire et thermale, surf sur sable.

Un décor de film au milieu du désert, une oasis de végétation tropicale borde les eaux vertes de la Laguna Huacachina qui devint une station thermale et balnéaire très prisée à la fin du 19e siècle. Les couleurs du sable, de l’eau, de la végétation et des bâtiments font écarquiller les yeux !

Les lignes de Nazca, vous connaissez bien sûr ! La couche de sable a été grattée pour délimiter des zones plus claires et les dessins sont formés par des cailloux. Ces figures sont parfaitement conservées.

On dénombre 18 types d’animaux, souvent des oiseaux, de 15 à 30 m de long associés à des figures géométriques, triangles ou trapèzes dont les plus grands s’étendent sur 1 km.

Les plus remarquables représentent un colibri de 60 m (ci-dessus) un singe de 80 m (plus bas), un oiseau frégate de 135 m et une araignée de 46 m de long. C’est en 1939 que le savant américain Paul Kosok remarque, à bord d’un petit avion, des lignes étranges sur le sol. C’est la mathématicienne allemande Maria Reiche qui consacre toute sa vie à essayer d’élucider ce mystère scientifique. Elle a dressé la carte des lignes de Nazca. Sa théorie est que « cet ouvrage a été fait pour que les dieux puissent le voir d’en haut et assister ses auteurs dans leurs activités de pêche, d’agriculture et dans leur vie en général ». Pour Maria Reiche, la pampa est un calendrier astronomique. Le singe (El mono, ci-dessous) ne serait que le symbole indien de la Grande Ourse, la constellation qui, pour les populations anciennes, représentait la pluie. Nous survolons quelques unes de ces lignes à bord de petits avions.

Retour à Lima pour rejoindre Pacaras et les îles Ballestas. Au passage, on immortalise El Candelabro, le chandelier, dessin à flanc de colline (ci-dessous).

Arrivée aux îles, nous verrons toutes sortes d’oiseaux marins.

Mais aussi des loups de mer, des manchots, des otaries, des pingouins de Humbolt.

Terre, montagne et mer, un voyage fabuleux au pays des Incas !

Hiata de Tahiti

— Fin du voyage au Pérou-Bolivie —

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