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Obésité Tahiti

Pas nécessaire de faire de grandes réunions internationales, régionales : le constat est qu’en Océanie diabète et obésité règnent en maîtres. Neuf des dix pays touchés par l’obésité dans le monde sont des îles du Pacifique. De nombreux pays, Fidji, Nauru, les îles Marshall importent 80% de leur nourriture dont beaucoup de produits transformés – dotés en sucre, en sel et gras… Les « travailleurs » qui devraient être les développeurs de l’économie, ceux ayant entre 30 et 50 ans, sont les plus touchés. Ils ne peuvent travailler à cause de ces maladies.

Tonga avait mis en place en 2004 une politique de lutte contre l’obésité en haussant les taxes sur les produits sucrés, l’alcool, les nouilles – et une baisse de la fiscalité sur les fruits, les légumes et le poisson. Résultat ? Pas grand-chose ! A Tonga, plus de 80% de la population souffre d’obésité !

taux obesite polynesie

A Tahiti on a de bonnes idées : on lance un appel à projets pour « bouger plus et manger mieux ». Cet appel s’adresse aux associations, fédérations sportives et communes qui peuvent déposer un dossier.  Ce projet pourrait être pris en charge jusqu’à 90% grâce à une enveloppe de 25 millions de XPF.

On n’a pas dit manger moins ! En Polynésie française on dénombre 33 000 personnes (sur 285 000 habitants – 11.5% !) en longue maladie (obésité, diabète, maladies cardiaques, hypertension artérielle).  Il serait temps de mettre un peu d’ordre dans tout ce bazar. On note 70% des adultes (2 adultes sur 3) et 34% des enfants de 7 à 9 ans (1 enfant sur 3) qui sont en surpoids.

obese tahiti

La CPS (sécurité sociale tahitienne) croule sous les dépenses !  On opèrerait à tour de bras pour réduire les estomacs, c’est gratos pour les obèses. On pourrait par exemple suggérer des achats groupés à l’hôpital du Taaone comme des anneaux gastriques dernier modèle, des liposuceurs de grande capacité. Et si l’on fait maigrir tous les obèses, les importateurs de malbouffe pourraient alors déclencher des grèves… leurs gains pourraient être en chute vertigineuse. Y auraient-y pas des thésards qui pourraient s’intéresser à ce problème de gros ?

Et pour le RSPF (à la charge des contribuables métropolitains) ils seraient plus de 200 000 à en bénéficier. Des individus, des familles entières qui n’auraient pas de revenus donc qui ne cotiseraient pas…

C’est l’heure de mon thé vert avec quelques amandes. Je vous quitte !

Hiata de Tahiti

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Vahinés de Tahiti

Selon le dictionnaire de l’Académie tahitienne, vahiné signifie :

  1. Femme, épouse, concubine, maîtresse ;
  2. L’épouse de quelqu’un qui a une fonction. Te tāvana vahine = La femme du maire ;
  3. Madame, placé après le nom de famille ou le nom donné au mariage.

En tahitien, la vahiné est tout simplement la femme, dans toutes ses fonctions.

vahines fleurs nues

Une «belle » femme a le teint brun, vahiné ravarava. La célibataire est vahiné ta’a noa, la maîtresse est vahiné ta’oto, la femme licencieuse vahiné tīai. Comme quoi la vahiné n’est pas licencieuse par nature.

vahine nue au bain

Les vahinés sont plus belles à Noël… car c’est l’été dans l’hémisphère austral. En août, c’est l’hiver, il faire froid, seulement 25°. Les filles polynésiennes bénéficient d’un climat tropical à l’ensoleillement maximum, atteignant près de 3 000 heures de soleil par an aux Tuamotu, dit presque le site Tahiti tourisme. De novembre à avril, c’est la saison des pluies. L’air est lourd, très humide, mais on peut rester nu. C’est bien cette nudité « adamique » qui a fait la réputation des Tahitiens – surtout des femmes ! – auprès des navigateurs du 16ème au 19ème siècle. Les marins uniquement entre hommes depuis des mois croient arriver au paradis : eaux turquoise, soleil bienfaisant, fruits juteux accessibles sur les arbres… et ces femmes nues qui vous accueillent en souriant. Et ces éphèbes minces et  nerveux, c’est selon.

vahine nue buvant coco

Le mythe commence à naître et demeure… bien que la réalité d’hier comme d’aujourd’hui soit moins belle : hier obéissance, cadeau du chef aux mâles blancs ; aujourd’hui obésité, ignorance, avidité pécuniaire sont plus courants que le naturel. La vahiné est bel et bien un mythe.

vahine nue soif

Herman Melville, plus coincé avec les filles qu’avec les garçons évoque Tahiti dans Taïpi en 1846 : baignades nues, massages à l’huile de coco par de jeunes vahinés conduisant à l’extase, jeux avec les enfants. Paul Gauguin tombera amoureux de sa petite vahiné en 1924, comme il le conte dans Noa-noa, voyage de Tahiti.

ados des iles

De nos jours, les interrogations les plus fréquentes sur les moteurs de recherche et sur les blogs contiennent le mot « nu ». C’est donc à mes lecteurs que j’offre ce florilège de vahinés entièrement nues, pour la fête de l’assomption de la Vierge, bénie entre toutes les femmes.

Car Dieu a aussi créé la femme – même dans la Bible macho. Et les commentaires catholiques des Évangiles racontent même que Marie, la Mère de Dieu, est montée tout entière au ciel avec son corps de chair, comme un demi-dieu antique, glorifiant ainsi la beauté corporelle, image de la bonté spirituelle. Les Orthodoxes, plus réalistes, se contentent de préserver le corps de Marie de toute putréfaction par la Dormition jusqu’à la fin des temps. Mais toujours le souffle de l’Esprit transfigure la chair et justifie d’aimer. D’abord le plus accessible, dit Platon, le beau corps devant nous, puis, par son intermédiaire, la Beauté en soi, l’Esprit.

De la vahiné nue à la sagesse, le chemin est long mais commence… Avis aux ados !

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Il est de bon thon d’invoquer la mer tahitienne

Une étude pour la santé des populations d’Océanie révèle les bienfaits du thon. C’est ici, en Océanie, que les populations affichent les taux de prévalence de l’obésité et du diabète les plus élevés du monde ! Les tubercules, le poisson et les coquillages, aliments traditionnels ont été remplacés peu à peu par des denrées importées, bon marché, à forte teneur calorique et faible qualité nutritionnelle.

Ici en Polynésie française, à Tahiti, existe un individu assez corpulent qui passe la débroussailleuse ASSIS. Ce n’est pas commun. Il fait transporter SA chaise (une bien solide) par ses collègues, il a une certaine façon de profiter d’eux, de tenter de les commander, de sans cesse se plaindre. C’est que le manche de l’outil ne lui suffisait plus alors, par dépit sans doute, il « petit-travaille » trônant sur sa chaise. J’ai raté la photo, dommage.

obese

Dans le cadre de la lutte que mène le Pacifique contre l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et le diabète, une nouvelle étude révèle qu’une quantité suffisante de thonidés d’un prix abordable réservée à une consommation locale permettrait d’améliorer considérablement l’état de santé de la population.

obesite polynesie 5 a 14 ans

Il serait nécessaire d’améliorer davantage l’évaluation des stocks des quatre espèces de thonidés de la région : bonite, thon jaune, thon obèse et germon. La CPS (Communauté du Pacifique Sud) réfléchit désormais aux investissements à engager pour accroître de manière conséquente le nombre de DCP (Dispositifs Côtiers de concentration de Poisson) et d’établir les petites entreprises et infrastructures requises pour la distribution des thonidés de deuxième catégorie et des prises accessoires que les senneurs transbordent dans les ports régionaux. D’ici 2020, les habitants des 22 États et territoires insulaires océaniens auront besoin de 268 000 tonnes de poisson par an pour garantir leur sécurité alimentaire car on estime à moins de 1% les prises moyennes de thonidés utilisées actuellement pour répondre à la consommation locale.

thon jaune

Aux Tuamotu, les mollusques de la branche lamellibranches ou bivalves sont très nombreux dans le milieu marin corallien. Les huîtres et les bénitiers sont les plus variés. Le bénitier est composé de 2 valves articulées au moyen d’une charnière. Sa coquille ? – 80% de son poids, les parties consommées ? – 12% de l’animal ! Du pahua (bénitier) on consomme la chair, cuite assortie d’un jus de citron, ou crue arrosée de lait de coco, mais aussi en beignets, en soupe… Seuls le muscle adducteur, le manteau et les gonades se dégustent. L’huître perlière est exploitée et vidée de sa substance, le korori (pied) est détaché du manteau, nettoyé, dégusté cru avec du citron, en tartare ou tel quel, ou encore cuit. La couleur noirâtre du manteau rendue à la chaleur est peu appréciée. Les coquilles de bénitiers servent d’ornement : transformés en cendrier, porte-savon, bénitiers d’églises… La coquille de l’huître sert à fabriquer des boutons, ceintures, parures, colliers ; on la grave, sculpte, façonne. La nacre est utilisée en poudre dans la pharmacopée chinoise. Tout est bon dans le mollusque !

benitier pahua tahiti

La forte houle de janvier a sévi sur les atolls et causé des dégâts peu importants mais il est à craindre que les oiseaux marins qui nichent sur les motu soient encerclés avec leurs poussins. Ces oiseaux nichent à même le sol à cette époque comme le tavake (Phaéton à brin rouge) et il est à craindre que les femelles et oisillons n’aient eu aucune chance de survie. De nombreux cocotiers, des Miki miki (Pemphis acidula), des Geo geo (Tournefortia argentea) ont été emportés. Les embarcations suspendues aux portiques ont été relevées au maximum car l’eau ne cessait de monter. Les habitants demeurent vigilants, les oiseaux restent menacés.

Les hoa sont malmenés par la tempête. Un hoa est un bras de mer qui sépare les motu des atolls. Ils ont été la proie de la houle transportant des tonnes de sable. Ce sont habituellement des lieux privilégiés qui abritent une faune et une flore sous-marine uniques. Ils ont été détruits et mettront des années à se reconstituer. Ce sont des abris naturels pour nombre d’espèces qui les utilisent comme lieu de ponte, les holothuries y sont à l’aise, les étoiles de mer, les oursins se réfugient dans les failles, les coraux. Les porcelaines, les échinodermes choisissent les hoa pour se reproduire en toute sérénité… Bref, la nature est dure.

Hiata de Tahiti

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Tranches de vie à Tahiti

Djo Brad Ma’ohitude, Tranches de vie à Tahiti : « Sa les gènes qui frappent. Spot : Hôpital Papeete Tahiti. Patiente : L’obésité… c’est dans l’ADN. Et la nuit dernière, j’ai senti mes gènes me frapper. Alors j’ai pris un casse-croute tuna (au thon), mais j’ai retiré le pain. Mes gènes, ils veulent que je sois grosse… ils veulent pas que je sois mince et jolie comme les autres. »

« Sa la mama qui veut le internet. Spot : devant l’agence Mana, pont de l’est, Papeete Tahiti : Mama, au Vini, Ouais, ils devaient m’installer le Internet à la baraque pour que je communique avec ma fille, tu sais, en France, mais bon, apparemment, c’est tout un truc… il faut pa’i (eh bien, donc, en fait) un ordinateur ».

Vahine nue Tahiti

Le RSPF est le régime de solidarité de la Polynésie française que Gaston Flosse et son gouvernement veut mettre sur les bras de la France. La santé est inscrite dans l’autonomie mais ce serait tellement bien que l’on mette encore cette charge (30% de la population polynésienne bénéficie du RSPF) sur le dos des contribuables français ! La ministre de la Solidarité voudrait faire sortir du régime de solidarité les pêcheurs, artisans et agriculteurs qui n’ont pas lieu d’être dans ce régime, en raison d’un dépassement du plafond de revenus (87 346 XPF). La méthode retenue serait d’arriver à un croisement des fichiers des différents ressortissants pour déceler les pluriactifs qui dépassent le plafond de 87 346 XPF. Ben c’est pas gagné d’avance !

AU DESSUS DE LA VALLEE DE LA PUNAARU

Le nouveau… mais non, pas le Beaujolais ! Le nouveau code de la route est arrivé le 1er avril et ce n’est pas un poisson ! Le ton est durci et les amendes grossissent. Le grand excès de vitesse est lourdement sanctionné. Un excès de vitesse de moins de 20km/h, 8 100 XPF (67,88 €). Dépassement de 50 km/h de la vitesse autorisée 180 000 XPF (1 508,42 €) contre 16 100 XPF (134,92 €) auparavant ! Immobilisation du matériel et possibles poursuites pénales en sus. Pour les dépassements de vitesse entre 20 et 50 km/h ce sera 16 100 XPF (134,92 €). Vous téléphonez au volant ? 16 100 XPF (134,92 €) – et 44 700 XPF (374,59 €) en cas de non-paiement dans les 45 jours. Vous utilisez un écran tactile en conduisant ? ce sera 180 000 XPF (1 508,42 €), confiscation du matériel en plus. En deux-roues, les enfants de moins de 12 ans devront être casqués, habillés de pantalon, de manches longues et de chaussures fermées. Amende prévue de 16 100 XPF (134,92 €). Dans la voiture, il faut avoir un gilet jaune réfléchissant et un triangle de signalisation. T’en as pas ? c’est 16 100 XPF (134,92 €). Réjouissez-vous, pas de permis à point ni de radars fixes à l’horizon !

Hiata de Tahiti

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Ruben Kuevidjen, Odyssée polynésienne d’un infirmier

ruben kuevidjen l odyssee polynesienne d un infirmier

Curieux destin que celui de ce Togolais élevé avec passion par sa mère et arrivé en France en 1993. Pour obtenir une carte de séjour, il multipliera les études techniques, BEP/CAP de chimie, d’électronique, avant de passer le concours d’infirmier et d’être formé à Berck-sur-mer. Il s’y mariera, aura une fille, puis divorcera avant de postuler pour les îles du Pacifique en 2009.

Le voici infirmier à Rapa, l’île la plus au sud des Australes, à 1100 km de Tahiti. L’endroit émerge de 41 km² et héberge 480 habitants. Pas de piste d’atterrissage mais deux navires accostent régulièrement tous les deux mois pour livrer les marchandises indispensables et emmener ou ramener les collégiens et lycéens. Car Rapa est une île où n’existe qu’une école primaire, même si tous les moyens de communication sont établis.

« J’ai décidé d’écrire ce livre pour vous faire découvrir cette île paisible qu’est Rapa, mais aussi pour vous faire connaître la profession d’infirmier sur une île isolée de tout. Un métier si différent de celui d’infirmier en métropole » p.20. Il n’existe ni médecin, ni chirurgien, ni pédiatre sur l’île – l’infirmier fait office de tout, communiquant par téléphone satellite avec un médecin urgentiste à Papeete en cas de problème et demandant une EVASAN (évacuation sanitaire) par hélicoptère Dauphin si c’est indispensable (6h de route avec deux escales depuis Tahiti). L’infirmier est donc un notable sur l’île. Tout le monde le connait et il fait partie du PC de crise en cas de cyclone et tsunami.

« Un infirmier, à Rapa comme dans ‘les îles’, doit savoir tout faire : savoir diagnostiquer, suturer une plaie, savoir agir vite et être efficace à tout moment et surtout en cas d’urgence. Nous sommes condamnés à être compétents, parfois même au-delà de nos connaissances académiques… tout en prenant des précautions » p.63. Mais cette responsabilité valorise, elle attache au travail et à la population, permet de développer son savoir. L’infirmier se sent utile, et non plus ‘bon à tout faire’ sous les ordres d’un autre.

Rapa vit d’agriculture, de pêche et de chasse des animaux domestiques redevenus sauvages. Les habitants savent réguler par un Conseil des anciens les ressources naturelles, les enfants sont rois et les adolescents font assidument du sport. Ce serait un paradis, comme l’affirme l’infirmier, volontiers lyrique, si n’existaient quelques maux naturels et de civilisation : le climat, la ciguatera, l’obésité, l’alcool, l’hygiène, l’inceste…

Chrétien croyant, affectif, Ruben Kuevidjen s’épanouit : il peut monter dans une voiture de police en tant que Noir sans être menotté. « Les Rapa m’ont apporté une autre joie de vivre, une autre façon de voir la vie, un autre regard sur la société : accepter son prochain, le comprendre et l’aider, en restant humble » p.114. Une autre façon d’être missionnaire – pour la santé.

ruben kuevidjen infirmier

C’est un bien beau livre, écrit avec le cœur, même si la raison fait l’inventaire des gens tels qu’ils sont et des bonnes pratiques infirmières. Il se lit avec plaisir, le ton joyeux malgré l’émotion parfois. Qui ne connait pas les îles y découvrira l’existence quotidienne ; qui veut savoir comment la profession d’infirmier doit s’adapter lira cette expérience racontée en détail.

Ruben Kuevidjen, L’odyssée polynésienne d’un infirmier de Berck-sur-mer sur l’île de Rapa, 2012, autoédition, presses de la Scop Imprimerie 34, Toulouse, 128 pages dont 16 pages de photos, 1820 Franc CFP = 15,22 €

On trouve ce livre en Polynésie française, il n’est pas référencé sur Amazon. Peut-être est-il disponible auprès de l’auteur, lui envoyer un message sur Facebook.

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Manger bien ou mal à Tahiti

Vous avez dit bio ? Je lis dans la Dépêche de Tahiti : « Extraits du conseil des ministres ; prise en charge du fret maritime des engrais et pesticides chimiques destinés à l’agriculture. Il s’agit de la prise en charge du fret maritime des produits nécessaires au développement économique et social aux produits suivants nécessaires aux agriculteurs doit permettre le développement des filières agricoles dans les îles autres que Tahiti. Le fret sera pris en charge également pour les amendements (fientes de poules, lisier de porcs, déchets de poissons, tourteaux de coprah …) Ah bon ? je n’y comprends rien ! Et vous ?

Palme d’or de l’obésité : Hip, hip, hip, hourrah ! Qui a reçu cette palme d’or ? Hein ? La Polynésie qui coiffe tous les Ultramarins sur le poteau. Le taux d’obésité infantile est de 34,1% au fenua. La Martinique est seconde avec 25,8%, la Guadeloupe troisième avec 25%, la Guyane affiche 18,3%. Les causes sont connues : sédentarité des populations, abandon de la cuisine traditionnelle au profit d’aliments raffinés, urbanisation, allongement de l’espérance de vie.

Elles sont belles mais dangereuses, plantes souvent toxiques, parfois mortelles. Poinsettia (Euphorbia pulcherrima) ou Etoile de Noël. L’ingestion est dans 90% des cas asymptomatique (diarrhées, vomissements) eczéma et démangeaisons si contact avec la peau. Datura stramonium appelé pomme-épineuse, herbes-aux-taupes, chasse-taupe, herbe du diable, endormeuse, pomme poison, trompette des anges, trompette de la mort. Toutes les parties sont toxiques : vomissements, hallucinations, arrêt cardiaque allant jusqu’au décès. Thevetia peruviana ou bois-lait, son latex est très toxique, ses graines parties sont toxiques, l’ingestion d’une simple feuille peut s’avérer mortelle pour un enfant et un adulte, en raison des troubles provoqués. Jatropha podagrica ou pignon d’Inde ou médicinier, les baies et la sève sont toxiques… Demeurez vigilants !

A Rurutu (îles Australes), le jury du Heiva et la population ont dégusté une préparation d’autrefois. Des racines de ti (cordyline) sont cuites dans un four. Ce four est recouvert de feuilles de purau imbriquées les unes dans les autres pour former un couvercle. Les racines cuites sont découpées en tranches et offertes. Autrefois friandise pour les enfants, sucre pour les aliments, se gardant plusieurs mois, cette racine était bénie des dieux. Dans les temps anciens, la racine de ti était utilisée pour ses apports en sucre. Du temps des goélettes, les voyages duraient plusieurs semaines, voire plus. Il fallait prévoir une nourriture qui puisse se garder. Les protéines étaient fournies par le poisson, les vitamines et la force par le taro, le coco pour les corps gras et le ti pour l’énergie vitale. Si aujourd’hui les besoins ne sont plus les mêmes, le rituel demeure et sort à l’occasion des fêtes de juillet.

Hiata de Tahiti

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Les bienfaits du rêve

Vous êtes ou vous allez partir en vacances, vivre libre, bien manger, dormir tout votre saoul, rêver peut-être ?

Un numéro spécial de la revue de vulgarisation scientifique La Recherche actualise ce que les savants ont appris sur le sommeil et sur le rêve. Que du bien ! Tirez-en profit. Le savoir a avancé depuis les travaux pionniers de Freud sur l’interprétation des rêves et de Michel Jouvet sur le sommeil.

Désormais, ce que l’on sait sur les rêves :

  • le rêve dure longtemps et pas seulement en fin de nuit,
  • il est éminemment utile pour apprendre, en répétant les acquis de la journée,
  • il n’est pas réalisation imaginaire de désirs refoulés ou fantasmes interdits comme Freud, obsédé sexuel, le croyait mais simulation des menaces émotionnelles possibles, créant des hypothèses sur les possibles (c’est ainsi que l’on traite les cauchemars traumatiques).

Quant au sommeil, il est vital :

  • il doit se déployer en « sommeil lent » puis en « sommeil paradoxal » pour consolider la mémoire et procéder à l’oubli des informations inutiles, d’où l’intérêt de dormir suffisamment, les micro-réveils (comme dans le cas des apnées du sommeil) fatiguent, angoissent et abrutissent,
  • la plupart des humains ont besoin de 6 à 9 h de sommeil par nuit, la mortalité constatée augmente pour les petits et les gros dormeurs,
  • l’insomnie favorise irritabilité et obésité comme maladies cardiovasculaires, les adolescents qui dorment le moins sont aussi les plus déprimés,
  • les gens sont génétiquement inégaux devant les effets du café sur le sommeil,
  • les enfants grandissent s’ils dorment plus, soit la nuit soit par sieste, les parents peuvent les aider à dormir par des horaires adaptés et un rituel du coucher.

Avec quelques indications de sites Internet et de livres pour les parents et les curieux, voici un numéro utile au savoir, à lire surtout… avant le coucher !

La Recherche, revue en kiosque, n°454 juillet-août 2011, 116 pages, €6.50

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