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Il pleut sur la grande savane

Ce matin, il pleut sur la savane vénézuélienne. Un coq vient faire l’intéressant au bord des tentes, juste quand le jour se lève. Je rêve de lui tordre le cou et d’en faire un coq au vin – encore faudrait-il du vin, donc je me rendors. La pluie est comme d’habitude un crachin de nuage qui passe un peu trop lentement. Mais la température est celle d’un été européen, ce qui relativise l’inconvénient de l’eau qui tombe. Le petit-déjeuner est le bienvenu – depuis hier soir, nous avons besoin de liquide pour distiller l’alcool des nombreuses bières. Les Anglais n’ont pas « pu » se coucher tout de suite et ont paraît-il chahuté dans leur tente jusqu’à une heure avancée de la nuit. On dit même qu’ils ont testé les sarbacanes et que la porte de leur tente est désormais criblée de trous. L’un d’eux n’aurait-il pas aussi été touché à la fesse ? C’est ce qu’affirment les blagueurs, mais cette information de collège n’est pas confirmée.

La pluie, accompagnée d’un petit vent, rafraîchit quand même l’atmosphère malgré la température estivale. Nous supportons la polaire mais cela n’empêche nullement le gamin du restaurant d’être en short et en débardeur. Il est vrai qu’il porte une bonne couche de graisse, ce qui le protège. Depuis l’horizon convergent vers le hameau de jeunes garçons qui se rendent à l’école en ce lundi ; ils arrivent des fermes de la plaine. Ils portent tee-shirts blancs (ou chemisettes) et jean bleu, l’uniforme du primaire. Le collège a le haut bleu et le lycée le haut beige – toujours en pantalon, au contraire de l’Asie où la température est la même, machisme oblige. En pays catholique, on ne montre pas ses jambes, je ne sais pourquoi. Peut-être parce qu’elles ressemblent à celles du bouc (diabolique) lorsque les poils poussent ? La vêture traditionnelle indienne est mieux adaptée et plus jolie, comme en témoigne une photo.

Comme à chaque fois qu’un touriste se pointe, mais c’est de bonne guerre, une femme ou un enfant sort un ballot et étale des gadgets d’artisanat à vendre. Cette fois-ci, outre les colliers de graines et autres ébauches d’oiseaux en bois, ce sont des bâtons creux remplis de petits cailloux qui reproduisent le crissement progressif d’un serpent en colère : « ksss ! ksss ! »

La pluie s’est arrêtée. Le ciel est toujours gris mais le soleil pousse ses rayons au travers. La moiteur monte. Nous prenons une pirogue pour descendre la rivière jusqu’à une corde tendue en travers qui signale des chutes plus loin. Nous devons débarquer et continuer à pied. Nous croisons un père et ses trois enfants, deux fils et une fille de 6 à 10 ans. Ils sont pieds nus et dépenaillés, portant chacun sur l’épaule un long bâton qu’ils sont allés couper dans le bois un peu plus bas. L’enfant le plus petit est une fille ; elle travaille comme les garçons mais ses deux frères, pourtant mal vêtus et vulnérables, ont des gestes protecteurs envers elle, c’est mignon.

Plus bas, nous pouvons observer dans toute sa splendeur une cascade de pastis nommée Apongwao, attraction locale. Un étroit sentier pierreux descend par la forêt jusqu’au pied des chutes, assez loin car l’eau rejaillit en pluie sur une grande distance. Il faut ôter sa chemise ou enfiler la cape pour ne pas se retrouver trempés. Les roches sont luisantes, glissantes d’eau limoneuse. D’en bas, le bruit de l’eau qui tombe est fort et sourd comme le tonnerre. La rivière chute comme une chevelure, à longs traits droits, rebondissant sur une saillie de la falaise au dernier quart de sa hauteur. C’est là qu’elle éclate en gerbe brumisatrice. Devant le bassin, le tonnerre nous envahit les oreilles, les gouttelettes pénètrent nos poumons et saturent nos yeux. Selon Javier, « on sent l’énergie » – ces fameux ions négatifs qui euphorisent. Il est interdit de se baigner ici à cause des turbulences du courant. Il faut se rendre plus loin pour jouer Adam après la chute. Cette eau vivante, bondissant comme un jeune cabri, incite à se mettre nu et à cabrioler comme un adolescent imbibé d’hormones. Cela malgré ces pourritures de jejens qui poursuivent leurs danses cuisantes.

Il nous faut descendre un moment la rivière, bifurquer dans la forêt par un sentier à peine tracé, guidés par une grosse et placide indienne du hameau, pour trouver non el pozo del amor (le puits de l’amour) – mais le puits caché. Javier nous avoue que l’amour est à sec en cette saison… Caché, le puits que nous cherchons l’est : c’est un trou d’eau au fond de la forêt, entouré d’arbres serrés, creusé par une cascade d’une dizaine de mètres de haut. Le ruisseau qui en émerge ira plus tard finir ses jours dans la rivière. Nous pouvons nous baigner dans le bassin de la forêt. L’eau est bonne, autour de 20° seulement. Sous la cascade, l’eau qui tombe est un vrai massage à la turque. Elle cogne et rebondit sur les épaules et le dos comme si elle voulait nous essorer. Nous restons un moment au frais sous les arbres, à égoutter et à sécher, prenant en photo « deux Anglais sous la cascade » et autres scènes champêtres. La remontée du sentier jusqu’au-delà des chutes pour retrouver la pirogue à moteur s’effectue sous le cagnard d’un soleil pleinement présent – elle efface tous les bienfaits du bain.

Nous prenons le déjeuner au même restaurant qu’hier soir – pas beaucoup de choix dans ce hameau désert ! Poulet grillé, riz, tomates et oignons. La bière ne nous paraît plus aussi savoureuse, peut-être parce que nous nous en sommes rassasiés hier. Elle a déjà un goût d’habitude.

Nous quittons cet endroit perdu pour une heure sur la piste, pas trop désagréable cette fois. Sur les deux 4×4 Toyota, l’une a 400 000 km au compteur. Elle est confiée à un chauffeur d’un certain âge, calme, avec une petite bedaine. L’autre 4×4 est plus neuf, 24 soupapes, 4.5 l. Celui qui le conduit est un jeune typique du pays, un « macho » dans toute sa splendeur : frimeur, fumeur, bâfreur – roulant au diesel. Rien dans la tête, tout dans l’apparence. Il se croit obligé de faire des acrobaties avec sept vies à bord, luttant puérilement pour doubler, fonçant dans les trous pour entendre les cris des passagers, prenant des ornières à 45°.

Sur la piste d’aviation « d’urgence », un petit avion s’est posé, un court deux hélices de la Garde Nationale. La grande savane s’estompe après que nous ayons pu admirer, sur le sommet d’un piquet, le fameux oiseau-cloche déjà cité. C’est une bête de la taille d’un petit rapace au cou jaune.

Puis arrive la forêt, traversée par la route, transition d’altitude entre la savane et la plaine. Nous sentons dans les oreilles que nous descendons. Dans un virage, se dresse la piedra de la Virgen – le Rocher de la Vierge – appelé ainsi peut-être parce que de nombreux chauffeurs ont dû se faire peur dans la suite de virage qu’elle marque. Sur la face du gros rocher noir qui se dresse comme une falaise, incongrue dans ces bois, une vague ombre blanche comme un ballon sous un drap peut figurer (avec beaucoup de foi) l’apparition fantomatique de la Vierge venue sauver les imprudents. La mère du Christ est honorée d’une statue protégée d’une grille. Les fidèles ont déposé autour d’elle des bougies, des fleurs, mais surtout beaucoup de photos d’identité, de cartes de lycéens ou de société pour personnaliser leurs prières. C’est touchant par les visages ainsi livrés au sort ; c’est naïf et plus superstitieux que chrétien de s’attendre à ce qu’un désir aussi égoïste soit exaucé. Près de la fontaine qui sourd à quelques pas, près de deux mètres de chenilles processionnaires velues se pressent et s’enroulent en une spirale grégaire. Françoise n’en avait jamais vu.

Une voiture chic s’arrête sur le parking. En descendent deux adultes en costume et un petit garçon bien habillé. Mais il garde les pieds nus, habitude de nonchalance du pays. Le gamin prend les adultes en photo devant la Vierge dressée. Deux goulées d’eau à la fontaine, tout en s’éclaboussant les jambes et le short, et tout le monde repart.

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San Francisco en Venezuela

Comme chaque jour, le départ se traîne, chacun passe beaucoup de temps à ranger ses petites affaires. En attendant les sacs à porter, Adelino Wilmer Garcia (il nous dit son nom en entier) déambule en bermuda, ses débardeurs ne sont pas encore secs. Mon jeune porteur installe mon sac sur sa claie en osier. Il va porter le tout en VTT, en s’amusant comme un petit fou. Je lui donne un dernier tube d’Ovomaltine pour qu’il ait de l’énergie. Il a été élevé à la dure et toute attention le touche, à condition de ne pas remettre en question sa prétention à être un homme comme les autres. Il se prénomme Ottavio et n’est pas le petit frère mais le beau-frère (cuñado) de Vicente. Il a en fait 16 ans, comme il nous le dit sur le chemin. Gabrielo boite un peu, il semble qu’il se soit blessé au pied à la montée, l’autre jour. C’est pour cela qu’il traînait hier. Nous quittons aujourd’hui les Pémons alors que nous commençons tout juste à les connaître.

Nous partons pour trois heures monotones dans un paysage sans relief, la grande savane reprenant ses droits à quelque distance du tepuy. Quelques bois recelant un ruisseau rompent l’ennui et fournissent un peu d’ombre. Il fait chaud, lourd, soif. Sous les arbres, moustiques et jejens s’en donnent à cœur joie. Nous marchons dispersés, ce qui permet de penser et de se laver un peu l’esprit des blagues plutôt lourdes. Le soleil se cache et il fait plus moite encore. Dans un bois, un oiseau fait entendre son cri curieux. Selon Christian, il s’agit d’un oiseau-cloche.

Enfin le point de rendez-vous surgit au sommet de sa courte colline. Les porteurs arrivés se font beaux pour sortir du parc national et rentrer dans leurs villages. Les deux land-cruisers sont là, la radio à plein régime. Christian s’installe sur un siège car il a un dossier et il est à l’ombre. Je suis accueilli par les Cranberries, un très joli morceau après cinq jours d’abstinence musicale. Une fois tous arrivés, nous faisons une photo de famille avec l’ensemble des porteurs. Javier est bardé d’appareils photos comme un vieux reporter de guerre et il prend le tableau pour chacun.

Les porteurs sont pour une part du village voisin de Paraitepuy, pour une autre du village où nous allons déjeuner, San Francisco de Yuruani. Mal préparé, l’adieu est rapide. Les affaires que nous aurions pu donner sont dans les sacs déjà ficelés sur les galeries des 4×4. Un pourboire de tradition représentant une journée supplémentaire par porteur assure le contentement.

Une demi-heure de piste en 4×4 nous mène au village. Nous n’avions pas souvenir que la piste était si longue mais, à l’aller, nous étions habitués aux transports alors qu’aujourd’hui, nous aspirons à la marche. Nous déjeunons à San Francisco d’un plantureux plat de poulet grillé, riz, légumes et bananes frites. Les bières Polar ice, fraîches, sorties d’un vrai frigo, nous sont un délice, trois par personne – soit à peine plus d’une pinte selon Yannick. Depuis cinq jours, nous n’avions pas mangé aussi bien ! Tandis que l’un des aides-chauffeurs de l’agence locale va récupérer nos bagages pour le delta, nous déambulons dans les boutiques pour touristes rassemblées le long de la grande route qui longe le village. Sarbacanes, bijoux aux emblèmes chamaniques, tee-shirts de fausses marques (Laurent ferme les yeux), jaspe sculpté, plumes, colliers de graines, vannerie, sculptures sur pierre – tout cela peut intéresser ceux ou celles qui ont des cadeaux à faire.

Adelino a offert à « Francesca » une pierre de la montagne, sculptée par lui au sommet du Roraïma lors de leur journée libre. C’est une plaque d’une sorte de grès très fin, délicatement marbré d’ocre, de rose et de jaune, sur lequel il a figuré les maisons d’un village en suivant le fil des couleurs. Il a gravé « pour Francesca » sur le devant. Porteur, chanteur, dragueur, cordonnier, sculpteur – il a tous les talents, ce garçon. Il a dû apprendre petit, avec les autres gamins du village, à sculpter de l’artisanat indien avec une vieille lame de couteau.

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A pied vers le Roraïma

Le petit déjeuner est salé ce matin. Il y a à peine du café, ce ne semble pas l’habitude d’en boire, au Venezuela. Un « jus » de goyave est issu de la poudre de Tang. L’omelette est aux oignons et aux poivrons tant que l’on a encore accès aux produits frais. Le cuisinier a préparé des galettes de cassave, cette farine de manioc blanche et plutôt consistante. Cela tient au corps et est le plat national des Indiens amazoniens.

Le départ se traîne, il faut du temps pour tout, ici. Les Indiens Pémons sont lents mais besogneux. Selon Javier, il faut faire attention avec eux car ils sont très susceptibles. La considération et le prestige sont pour eux plus importants que l’argent et ils sont capables, sur un coup de tête, de planter là leur charge pour rentrer chez eux. Ceux qui nous accompagnent sont pour le moment très réservés – c’est le premier matin – mais, on le voit à leurs regards, ils ont une certaine curiosité pour les étrangers que nous sommes. Certains, jeunes et bien découplés, sont allés dans les villes. Ils y ont acquis ce goût du vêtement à la mode, du baseball et de la musique disco. L’un d’entre eux, en débardeur noir, a déjà un baladeur sur les oreilles.

Près de la fontaine, Chris a découvert un petit serpent mort. Dans les 30 cm de long, corps rouge corail et tête noire, c’était peut-être encore un bébé. Il est désormais tout ce qu’il y a de mort et c’est peut-être heureux pour les petits enfants qui jouaient alentour hier soir. L’aîné est un petit garçon de 6 ans qui part fièrement à l’école, ce matin, en pantalon et non plus en short comme hier, mais portant le même polo jaune débraillé au col. Son père l’accompagne au village en portant ses cahiers.

Nous partons enfin – en file indienne, il est bon de le noter – sous le soleil. Les porteurs portant nos sacs ont commencé à partir juste avant nous. « Il ne faut pas que nous fassions semblant d’aller plus vite pour ne pas avoir l’air de les presser », nous avoue Javier. Le paysage de la Grande Savane est vallonné, à un peu plus de 1000 m d’altitude. Il est couvert d’herbe agrémentée de quelques buissons d’arbres aux trous d’eau et le long des rios.

L’étape de quatre heures prévue, nous la réalisons en trois. Il faut dire que nous sommes un groupe de garçons – sauf Françoise, mais considérée a priori à l’égal d’un garçon par ce qu’elle supporte (nous) et par son rythme de marche. Une paillote de style indien, piliers de bois et murets de torchis, au toit de feuilles de palmier, nous accueille à son ombre, sur une butte aride qui descend vers la rivière en contrebas. Il y a même une table et des bancs. Le parc national est ainsi bâti aux étapes dans le style du pays. Deux tranches de saucisson local, sec et salé, deux tranches de toasts et une salade de chou rouge au thon et aux oignons, composent l’assiette principale. Une fine tranche de melon jaune sert de dessert. Deux grands pots d’eau de rio, traités à l’Aquatabs et assaisonnés de Tang, complètent le festin. Françoise et « les Anglais » sont allés se baigner dans la rivière Tek.

Les Anglais, ce sont Chris et Yannick. Le premier est authentique, produit à Manchester. Il a appris le français à l’école comme nous l’anglais mais, paresse bien anglo-saxonne, il ne converse pas en français – pourquoi faire un effort puisque tout le monde parle sa langue dans le monde entier ? S’il le comprend plutôt bien, il se refuse à le parler vraiment. Aussi, discutons-nous parfois en anglais avec lui. A l’aéroport de Roissy, il est arrivés avec Yannick et ses parents et l’on a pu les prendre un moment pour deux frères : aussi grands l’un que l’autre, le même teint pâle, la même attitude nonchalante et réservée. C’est plutôt le climat anglais qui a déteint sur Yannick, très mimétique tant il aime faire plaisir. Tous deux travaillent dans la même société pharmaceutique d’envergure mondiale.

Ni biblio ni disco près de la rivière Tek, mais une seconde bâtisse construite comme la première. Elle est la résidence du paysan propriétaire. Il récolte peu de choses, probablement pour sa consommation personnelle, dans les champs vaguement grattés ici ou là, que l’on reconnaît surtout parce qu’ils ont été brûlés pour les fertiliser.

Certains porteurs, plus jeunes que les autres, ont descendu les bagages en VTT. Je vois ainsi arriver mon sac à près de 30 km/h dans la pente. Il faut avouer que la terre y est très aplanie et vierge de pierres et d’herbes, tant le passage est fréquent. Nous avons croisés des touristes de retour du sommet.

Nous repartons pour une heure. Il fait chaud sur le chemin, le soleil se réverbère sur la terre sèche et sur les rochers qui la parsèment. Deux rivières sont à traverser. Elles sont bien remplies. Si les plus obstinés arrivent à trouver un gué à pied sec pour la première, la seconde oblige à quitter les chaussures. Après la Tek, la Kukanan. Mais nous sommes arrivés à l’étape du soir. Nous nous baignons avec délices dans la rivière. Les porteurs veulent se baigner aussi, mais ils veulent que nous sortions de l’eau et, en attendant, ils regardent comment nous sommes faits, surtout Françoise qui se contorsionne sous sa serviette pour retirer son maillot mouillé.

Le campement est toujours composé d’une paillote cuisine entourée d’une aire sèche et dégagée pour y planter les tentes. Après le bain dans la rivière, le ciel se couvre et il commence à pleuvoir. Cette pluie du soir dure trois bonnes heures ; elle n’est pas forte mais suffisante pour bien mouiller. L’avantage est qu’elle rafraîchit l’atmosphère qui en avait bien besoin. L’inconvénient est que les tentes, mal aérées, font cloches, retiennent la chaleur du jour et attirent moustiques et mouches à feu qui s’y réfugient. Ces bestioles sont agaçantes, appelées puri puri dans le Routard, « jejen » par Gheerbrant et « mouches à feu » par les Canadiens. Les moustiques sont plus dangereux car paludéens résistants, mais les petites mouches mordent carrément et injectent un venin qui démange fort. Elles laissent une cicatrice durant plus d’une semaine. Aucun produit contre les moustiques ne les répugne, elles s’en foutent ! Ne reste peut-être qu’à s’enduire de boue comme les Indiens d’Amazonie ? Il faut surtout s’habiller : chaussettes, pantalon et manches longues.

Bu seul, le rhum vénézuélien a une suavité de type cubain, différente de l’âpreté propre aux Antilles. Nous dînons de spaghettis bolognaise à la vraie sauce tomate et au bœuf haché. Seul le fromage diffère du parmesan d’Italie ; il est produit ici mais le tout est fort bon. Plat unique. Si les Vénézuéliens, comme tous les Américains, sont très sucre, ils ne connaissent pas vraiment les « desserts ».

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