Articles tagués : sorciers

Les aventures de Jack Burton de John Carpenter

Jack Burton (Kurt Russell), gros muscles dans son gros truck, joue avec son ami Wang Chi, qui perd et lui doit de l’argent. Pour être sûr d’être payé, Burton l’accompagne à l’aéroport de San Francisco où il doit réceptionner sa fiancée venue de Pékin, Miao Yin. Mais celle-ci est aussitôt enlevée par trois membres du gang les Seigneurs de la mort, sous les ordres du sorcier désincarné Lo Pan. La créature pense pouvoir récupérer son être de chair s’il se marie avec une fille aux yeux verts, couleur de la jade, symbole d’harmonie et de prospérité. Pas une vierge (au milieu des années 80, il ne faut pas pousser) mais des yeux rares en Chine.

Jack fonce en truck avec son ami Wang pour récupérer la fille, jusque dans les ruelles étroites de Chinatown. Des bandes rivales apparaissent autour d’eux mais se battent entre elles (comme d’habitude). Joli ballet de karaté, bâton, couteaux et autres sauts spectaculaires sans grand effet ; seules les armes automatiques font des morts. Puis trois êtres surgissent des nuages, des étincelles dans les mains, dont Lo Pan le sorcier sans chair ; ils traversent les murs et le camion, repoussent par des boules d’énergie les assaillants. Jack et Wang fuient à pied et perdent le camion.

Il faut donc réfléchir, se recentrer. Que faire ? Wang emmène Jack à son restaurant, où ils rencontrent ses amis, Eddie Lee, Gracie Law et la journaliste Margo. Ils décident d’infiltrer le bordel chinois où Miao Yin est probablement captive. Ils s’enfoncent dans les souterrains, se font attraper, rencontrent le vrai Lo Pan, businessman très vieux en chaise roulante, qui ne rêve que de se transformer en prince jeune et tout-puissant.

Je vous passe les détails invraisemblables, les bagarres sans fin, le spectaculaire des sauts et gambades des karatékas, le duel des sorciers. En bref, sous la ville, le Mal règne et le champion du Bien, le mâle blanc américain Jack Burton, réussit à sortir tout le monde de cet entrelacs de pièges, de cellules et de superstitions où la Chine enferme ses ressortissants. Avec l’aide de Wang et de ses amis du Bien, un gang de jeunes experts ès arts martiaux en débardeur noir à lacets, style sado-maso, qui met en valeur les muscles.

Après ce grand guignol, tout finit par un mariage heureux entre la fille aux yeux verts Miao et son fiancé américanisé Wang. Et le lonesome cow-boy Burton reprend son truck pour filer sur la route (pas vers le soleil couchant, San Francisco étant déjà à l’extrême ouest).

Échec commercial en salle, devenu « culte » chez les teens jadis en VHS, ce film où l’action ne cesse jamais, sans que le sang ne coule vraiment et sans un atome de sexe, peut enchanter comme un conte. Mais jusqu’à un certain âge.

DVD Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (Big Trouble in Little China), John Carpenter, 1986, avec Dennis Dun, James Hong, Kim Cattrall, Kurt Russell, Victor Wong,‎ Fox Pathé Europa 2003, doublé anglais, français, 1h35, €8.00, Blu-ray €14,28

(mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)

Catégories : Cinéma | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Ile du Soleil et La Paz

Nous arrivons sur la presqu’île bolivienne de Copacabana au bord du Lac Titicaca. La visite de la cathédrale s’impose. La vente de l’eau bénite, c’est à droite. Très joli monument recouvert de faïences. Les visiteurs désirent-ils une voiture, une maison ? Il suffit de le demander à la vierge noire et de déposer un cierge.

Un catamaran nous mène à la Isla del Sol (l’île du Soleil). Elle abrite d’intéressantes ruines précolombiennes : le complexe culturel Intiwata. Selon la tradition orale, le dieu Soleil se serait réfugié lors du « Chamaj Pacha », le temps du déluge et de l’obscurité. Manco Kapac et Mama Okilo, ses enfants, débutèrent ici le périple qui les amènera plus tard à fonder Cuzco.

Retour sur la terre ferme et direction La Paz, 4200 m d’altitude. Capitale administrative, fondée le 20 octobre 1548 par l’Espagnol de Mendoza, elle est la capitale la plus haute du monde. C’est aussi la seule ville où les riches, au lieu d’être en haut de la ville, résident tout en bas (où l’altitude se fait moins sentir) et les pauvres tout en haut ! Elle est entourée d’une centaine de pics enneigés de plus de 5000 m de haut et est dominée par l’Illimani.

La ville est riche en marchés. Il existe même un mercado de los Brujos, un marché des sorciers. On trouve là des herbes, des pierres magiques, des potions, des fœtus de lamas, tout pour soigner les maux. Le mercado de Buenos Aires est un marché aux spécialités par rues. En principe, les mercredis et samedis s’y déroule le Thanta Khatou où l’on vous vendra des marchandises volées. Et si vous n’avez pas le cœur sensible vous pourrez visiter la rue de la viande !

La vallée de la Lune est située à 12 km du centre. C’est un canyon dont les eaux ont érodé la roche en centaines de cheminées de fées et pitons filiformes.

De La Paz, nous nous rendons à Puno, 3870 m, visiter les ruines de Tiahuanaco. Une architecture monumentale. A l’intérieur du temple semi-souterrain de Tiahuanaco, les effrayantes têtes sculptées rappellent les têtes massues de Chavin de Huantar.

Il existait certainement un lien entre les cultes célébrés dans les deux centres religieux. Le centre du patio est occupé par trois monolithes. La culture Tiwanaku se développera durant 3000 ans à partir de la région du lac Titicaca. Cette civilisation répandit dans les Andes son savoir-faire dans les domaines de l’agriculture, des mathématiques, de l’astronomie, de l’ingénierie et disparaîtra mystérieusement au cours du 11e siècle.

Les Aymaras, en parfait accord avec leur environnement andin et lacustre, obtinrent de très hauts rendements agricoles grâce à leur irrigation, les suka collos, et à la maîtrise de la culture d’un précieux tubercule, la pomme de terre. Puno est l’embarquement pour les Iles flottantes des Ouros et l’île de Taquilé.

Hiata de Tahiti

Catégories : Pérou-Bolivie, Voyages | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Harry Potter

A ma surprise – et sur les conseils du gamin lorsqu’il avait 12 ans – j’ai commencé du bout des yeux le premier tome des Harry Potter (le plus court). Il trouvait ces livres « tellement bien »… Je me suis retrouvé cinq jours plus tard à avoir dévoré le 4ème !

Harry Potter, écrit par une chômeuse mère de famille dans les pubs (parce qu’ils étaient chauffés), c’est magique…

Il y a de la fantaisie, des qualités humaines, des caractères, de l’intrigue. C’est très bien fait, très anglais, ce qui veut dire exotique pour nous français. Dans la même veine que le « Seigneur des anneaux » en plus actuel.

Harry, onze ans dans le premier tome, un an de plus à chaque volume, est scolarisé dans un collège de sorciers, un peuple « parallèle » à notre réalité. Où l’on découvre de quoi se nourrissent les Scrolls à pétard et que « troll » est la pire insulte pour une fille. Le message est subversif contre notre société vue par une exclue. Le nom du héros, par exemple, est un concentré de déviance : Harry est le diminutif d’Henri, mais il n’est pas connoté comme notre bon Henri IV de la poule au pot – il signifie pour les Anglais le diable, en référence à Henri VIII (Old Harry) ! Potter lui-même, banal potier, veut dire quand il est verbe (to potter) bricoler ou flâner, en bref ne travailler qu’en dilettante.

Son ennemi est le blond pur ethnique Draco Malfoy (mauvaise foi en ancien français), un musclé couard égoïste entouré d’une cour de faire valoir.

Pied de nez à la société tout-finance des années 2000, les romans prônent le retour à la bonne vieille magie antique et aux vertus classiques. Collège anglais dans les fins fonds écossais avec château gothique, forêt profonde et neige à Noël, Poudlard forme le caractère plus que l’intellect :

  • Être bon dans une équipe compte plus que réussir tout seul face à sa copie.
  • Il est nécessaire de travailler avec les autres, pas tout seul, ni seulement sur la théorie.
  • Le courage est la vertu exigée des jeunes Anglais.
  • L’intelligence, réclamée aux jeunes Français, ne vient qu’en second, plus tournée vers la pratique (le bon sens et la ruse plus que la spéculation abstraite).
  • La fidélité en amitié est plus précieuse que l’apparence physique ou l’origine.
  • On ne récompense jamais le délateur, même pour « bons » motifs (comme chez nos profs qui encouragent le « j’vais l’dire à la maitresse »). Mais plutôt la camaraderie et l’honneur.

Chaque aventure est une épreuve que le héros doit surmonter pour réanimer le Bien contre les forces du Mal. Cela entre deux cours pragmatiques de Divination (soporifique), de Potions et Poisons (astucieux), de Résistance aux forces maléfiques (utile), d’Histoire des sorciers (indispensable) et d’élevage des bêtes magiques (hum).

Plusieurs films en ont été tirés avec le jeune Daniel Radcliffe, qui grandit avec les aventures. L’avant-dernier film vient de sortir, le suivant sortira avant l’été prochain. Le héros est désormais majeur et l’on dit qu’il va enfin se montrer torse nu et sauter sa copine – comme dans la vraie vie, quoi.

J’ai toujours préféré les livres aux films car ils ne brident pas l’imagination. Le Gamin aussi. Mais il faut avouer que les décors et les effets spéciaux des films rendent bien l’atmosphère un peu folle et féérique des histoires. Et que les acteurs sont diablement sympathiques.

Pour moi, ces films ont l’âge du gamin. Harry Potter a grandi avec lui, a changé avec lui, découvrant les amis, les adversités et les amours en même temps que lui. Revoir ces films, c’est me replonger dans son enfance et adolescence, le voir se métamorphoser, s’élancer, mûrir. Cela me touche profondément.

Harry Potter, les 10-12 ans en raffolent ; les adultes lettrés apprécient. J’en suis.

Joanne Rowling, Harry Potter (6 volumes), Gallimard Jeunesse :

tome 1 L’Ecole des sorciers

tome 2 La chambre des secrets

tome 3 Le prisonnier d’Azkaban

tome 4 La coupe de feu

tome 5 L’ordre du Phénix

tome 6 Le prince de sang mêlé

tome 7 Les reliques de la mort

Catégories : Cinéma, Livres | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,