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Il faut faire corps avec ses armes, dit Montaigne

Montaigne parle de tout en ses Essais. Le chapitre IX du livre II porte sur les « armes des Parthes ». C’est en technicien militaire que notre philosophe analyse. Aristocrate, son métier est celui des armes.

Il dit que trop souvent l’équipement est pesant et mal adapté, plus pour la défense que pour l’attaque. Ainsi l’armure, impossible à porter longtemps en raison de son poids, et qui vous rend impuissant comme une tortue retournée si vous tombez de cheval. Au contraire des Gaulois qui combattaient quasi nus, portés à vaincre plutôt à se défendre – tout comme Alexandre (le Grand). Ce pourquoi « c’est une façon vicieuse de la noblesse de notre temps, et pleine de mollesse, de ne prendre les armes que sur le point d’une extrême nécessité, et de s’en décharger aussitôt qu’il y a tant soit peu d’apparence que le danger soit éloigné. » D’où le désordre en cas de nouvelle attaque, les uns étant prêts et déjà rompus, d’autres non qui le seront à leur tour.

« Le jeune Scipion [disait] que ceux qui assaillaient devaient penser à entreprendre, non pas à craindre ». La meilleure défense est l’attaque, comme la meilleure économie est le développement. Qui veut vaincre doit avancer, non attendre. Nous pouvons aisément appliquer ces préceptes des armes à ceux qui nous préoccupent aujourd’hui : le climat, l’énergie, l’écologie. Défendre, conserver, protéger, c’est se vêtir d’une armure – et ne plus rien faire par peur d’offenser ; aller de l’avant, proposer, adapter, c’est vivre léger – et apprivoiser le changement. Le jeune Scipion « dit aussi à un jeune homme qui lui faisait montre de son beau bouclier : ‘il est vraiment beau, mon fils, mais un soldat romain doit avoir plus de fiance en sa main dextre qu’en sa gauche’. » Notre gauche, aujourd’hui, est réactionnaire, voulant tout empêcher, tout garder en l’état des « zacquis » comme on disait du temps de Mitterrand et comme pleurent les mystiques de Gaïa maintenant. Notre main dextre est faible, raidie en droitisation extrême par peur de tout ce qui peut survenir, ce qui ne vaut guère mieux.

User des deux mains est sagesse, chacun pour ce qu’elle peut. « Il n’est que la coutume qui nous rende supportable la charge de nos armes ». S’entraîner, maintenir sa forme et son moral, voilà ce qui importe. L’habitude aguerrit. Pour la guerre comme pour le climat. Vivre avec est ce qu’il faut ; s’y adapter, prendre l’initiative du changement.

En guerriers, les Parthes tiennent une juste mesure – l’idéal de Montaigne – en caparaçonnant leur corps d’armures souples et leurs chevaux de plaques de cuir articulées.

Michel de Montaigne, Les Essais (mis en français moderne par Claude Pinganaud), Arléa 2002, 806 pages, €23.50

Michel de Montaigne, Les Essais (mis en français moderne par Bernard Combeau et al.) avec préface de Michel Onfray, Bouquins 2019, 1184 pages, €32.00

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Et le Covid dans tout ça ?

Au 1er août, l’état « d’urgence » sanitaire est levé. Plus d’obligations, sauf quelques rares concernant l’hôpital et les voyageurs. La grande « liberté ». Les anti-tout son ravis, les médecins le sont moins. La foule à tête de linote croit que tout est terminé alors que tout ne fait que commencer. Il subsiste chaque jour autour d’une centaine de morts en France.

Il va falloir désormais vivre « avec » le Covid, comme on vit avec la grippe, la peste et autres sida. Il est de mode de s’élever contre cette expression de « vivre avec » pour lui préférer « vivre contre ». C’est une absurdité : bien sûr que nous allons vivre « avec » ! Non pas « coucher avec » le virus de façon incestueuse en lui faisant des mamours, mais vivre en acceptant sa présence, constante, insidieuse, parfois mortelle.

Ce n’est que parce que c’est « Macron » qui l’a dit qu’il faut s’insurger contre : un bel illogisme. Les enfeignants « de gôch », repris par les opposants politiques qui surfent sur la mode, avaient réagi de même lorsque Sarkozy s’était demandé publiquement en 2006 pourquoi un roman archaïque de 1678 (trois siècles auparavant), La princesse de Clèves, figurait au programme d’un concours de la fonction publique de simple attaché d’administration. Se poser la question était légitime : ni le niveau requis, ni le travail demandé ne justifiaient de s’intéresser à une œuvre, certes littéraire, mais plutôt ennuyeuse à lire (vous l’avez lue ?) et se perdant dans les méandres d’une psychologie amoureuse d’un autre temps (sans égalité homme-femme ni droit mitou). Les engouements idéologiques aveuglent la raison.

Donc le Covid : il subsiste, à sa 7ème vague. Il n’a pas fini de muter. Même s’il semble moins dangereux, il est encore plus contagieux. Ce qu’il veut ? Survivre. Ce qu’il fait ? S’adapter. A nous de faire de même, donc vivre « avec », comme on vit avec son ennemi – sans pour autant coucher « avec ».

Tout comme Poutine à nos portes, et son rêve de Grande Russie impérialiste pour mille ans, le Covid reste une menace constante. La stratégie de « zéro virus » comme la Chine l’a tenté est vouée à l’échec ; le Covid s’infiltre partout où il peut, comme de l’eau. La stratégie du laisser-faire pour atteindre l’immunité collective, comme la Suède et le Japon l’ont tenté, est peu acceptable étant donné le nombre élevé de morts. Reste le « faire avec » qui combine vaccins et prévention. Vivre « avec » veut dire se protéger, autant que faire se peut, et se préoccuper plus particulièrement des populations à risque (vieux, gros, cardiaques, insuffisants respiratoires, affaiblis par de multiples pathologies).

Donc rester vigilant, le nombre de réanimations à l’hôpital, comme le nombre de morts quotidiens, n’étant que la statistique ultime, celle qui dit combien nous avons échoué a posteriori à sauver des vies.

Bien sûr, l’idéologie qui domine de plus en plus, sur l’exemple du Grand frère Trump et des libertariens américains, est de déclarer l’égoïsme sacré et la liberté du plus fort : les autres, on s’en fout ! (traduction : ils peuvent crever). Ce qu’ils font lorsque la majorité ne porte pas le masque en milieu confiné, reste cas contact sans s’en préoccuper lorsqu’ils vont embrasser mamie, refuse tout vaccin au nom d’on ne sait quelle superstition médiévale (injecter un « sort » par des nanoparticules qui contrôleraient les individus) ou antisémite (le complot des labos américains – évidemment juifs – pour contrôler la planète et surtout « faire du fric »). Les ratés, les exclus, les imbibés de ressentiment contre tout et personne, ceux qui ont une peur infantile des piqûres, s’engouffrent naturellement dans la brèche. Les Zemmour et autres extrémistes au front bas national inféodés à Moscou s’empressent d’affaiblir ainsi la société en la divisant pour mieux instiller leur propagande.

Il est un temps pour la politique et un autre pour la santé. Il est bon que l’état d’urgence politique s’arrête, afin de préparer un « vivre avec » durable – qui est le temps de la santé. Le Covid n’a pas disparu, il n’a pas été éradiqué, ni par le vaccin (qui booste seulement l’immunité), ni par une improbable immunité collective. La grippe mute sans arrêt, le SRAS Cov-2 aussi : a-t-on jamais connu une immunité collective contre ce genre de virus ? Le seul avenir que l’on puisse espérer est que le Covid 19 devienne une sorte de grippe comme une autre, qui tue mais seulement à bas bruit les organismes affaiblis, comme la grippe le fait plus ou moins chaque année. Si ce n’est pas le cas, si une nouvelle mutation rend le Covid encore plus dangereux que les variants existants, alors la politique reviendra sur le devant de la scène avec des mesures de contrainte. La santé publique est à ce prix, la protection de la population est aussi une « liberté », n’en déplaisent aux matamores et autres partisans du droit de faire ce qu’on veut (aussi partisans d’une dictature à la Poutine, à la Castro ou à la Mussolini…).

Nous vivrons désormais « avec » tout en luttant sans relâche contre, comme on le fait pour la grippe : avec des vaccins mutés eux aussi chaque année, en espérant avoir prévu la bonne direction ; mais aussi (et surtout!) avec la prévention du lavage des mains et du masque en milieux confinés.

Nous n’en avons pas fini avec le Covid – pas plus, malheureusement, qu’avec les ignares qui font passer leur égoïsme sacré et leurs lubies idéologiques avant la vie sociale et la santé.

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Après Covid

Avec le printemps qui renaît (péniblement), vous rêvez de l’après.

  • Mauvaise nouvelle : l’après Covid sera Covid ; le coronavirus est comme le sparadrap du capitaine Haddock, impossible à ôter.
  • Bonne nouvelle : les vaccins ARN sont efficaces et le montrent chaque jour un peu plus, y compris sur les variants anglais et sud-africain ; de plus ils sont adaptables à tout nouveau variant dangereux en quelques semaines.

Vous avez détesté 2020 et son confinement inédit, vous vous lassez de 2021 et de ses ratés à répétition sur la prévision épidémique comme sur la vaccination, vous allez être résignés en 2022 lorsque vous prendrez enfin conscience qu’il vous faudra vivre avec le virus. Car le Sars-Covid-2 est un coronavirus – comme la grippe, il va muter et muter encore, revenir probablement de façon saisonnière. Gel, masque, précautions sociales demeureront – même vacciné. Moins qu’aujourd’hui peut-être mais comme en Asie (dense et surpeuplée) dès qu’une grippe ou un rhume se déclenche.

Oui, l’après Covid ne sera pas équivalent de l’avant Covid. Nos habitudes en seront changées et la revaccination un rite annuel (remboursé). Les Chinois ont reconnu que leur vaccin n’était pas très efficace (autour de 50% sur les nouveaux variants), car il est traditionnel sur adénovirus inactivé, comme le Spoutnik Vladimir (Poutine) et l’extra Zeneca thromboïque ou le Janssen. L’avenir est à l’ARN, plus aux manipulations virales (que Pasteur a d’ailleurs échoué à réaliser cette fois-ci, tout comme Sanofi).

Le Pfizer-BioNtech et le Moderna sont pour le moment les seuls vaccins à ARN et, comme ils sont nouveaux, très peu d’usines étaient préparées à les produire en masse. Cela change (très) vite – notamment en Europe – et c’est heureux, car vacciner le maximum d’humains dans le monde, y compris les plus cons qui ne croient pas à la maladie comme les Trompes ou les Bourses aux Noireau, sert à éviter que d’autres variants ne prolifèrent. Même s’il existe  probablement une limite aux possibilités de varier pour infecter un être humain quand on est virus – mais allez savoir… Ce que l’on sait du Coronavirus 19 est trop récent pour qu’on en sache encore beaucoup et l’on apprend tous les jours.

L’absence de déploiement des vaccins dans les pays émergents risque non seulement de favoriser les variants neufs (et plus dangereux) mais surtout d’isoler ces pays du reste du monde et d’inhiber leur reprise économique… précipitant la misère, les révoltes populistes, les guerres et les migrations. Les populistes xénophobes qui pensent qu’ils peuvent crever (il paraît qu’il en existe) ont bien la courte-vue et la cervelle réduite car le virus qui mute est plus dangereux que le sous-développé qui émigre chez nous. Or un virus passe partout, même sans les gens, il suffit qu’il contamine un objet, qu’il stagne dans l’air d’un cargo ou ont ne sait comment encore (on apprend tous les jours).

Nous avons donc tous collectivement intérêt à ce que le maximum de gens soient vaccinés partout dans le monde, même si notre système procédurier et très administratif en Europe et surtout en France nous laisse désespérément dans un retard à l’allumage, un retard dans l’action et un retard dans la prévision. Les politicards en sont encore à infantiliser le bon peuple psycho déprimé en assurant que le déconfinement est pour bientôt, au lieu de lui parler en adulte citoyen capable de penser : la vaccination en France c’est lent, c’est lourd et ça va durer. Au-delà de l’été.

Ils ont beau se réjouir que beaucoup de Français « aient reçu leur première dose » – mais il en faudra une seconde, et probablement une troisième six mois plus tard, et puis une chaque année encore, adaptée aux nouveaux variants. Donc produire, organiser la vaccination encore et toujours. Alors ne croyez pas que l’après-Covid soit pour demain. Nous ne reprendrons une « vie normale » qu’avec le Covid, tel une grippe parfois mortelle. Il faudra vivre avec – vivre avec les précautions de base qui commencent par l’hygiène et la distance.

Alors oui, télétravail il y aura plus qu’avant, vie à la campagne et à l’air plus qu’avant, achats sur le net plus qu’avant, spectacles à distance ou en virtuel plus qu’avant. Mais subsisteront ces relations humaines qui nous sont indispensables en petits groupes restreints, comme nous en avons l’usage depuis plus de 200 000 ans : la famille, la tribu, le village, la communauté de travail, la fête locale. Nous ne serons pas condamnés à vivre en bulle stériles, comme certains capitalistes du net voudraient nous le faire croire, et notamment les plus cons (plotistes). On en lit de belles sur les « réseaux sociaux » si on perd son temps à les suivre…

Le patron de Pfizer l’affirme : nous avons les moyens de faire parler le virus, donc de le cantonner.

L’espoir n’est pas de nier sa réalité ni ses conséquences comme on l’entend parfois (« après tout, les morts sont des vieux ou des malades, ou trop gros – tant pis pour eux »).

L’espoir est d’accepter la réalité telle qu’elle est et de faire avec en prenant tous les moyens que nous avons pour survivre bien.

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Eternelle adolescence matznévienne

« Ce qui rend la vie sociale si ennuyeuse, c’est son hypocrisie. Chacun se compose un personnage, affecte une unité de surface. Celui qui ose avouer ses contradictions fait scandale. On le traite d’immature ou de débauché. Pourtant, c’est ainsi : coexistent en nous un spirituel et un sensuel, un cynique et un tendre, un égoïste et un généreux, un Don Juan et un amant capable de fidélité, un destructeur et un créateur. La lucidité nous invite à confesser notre nature contradictoire, fugitive, polymorphe ; mais la lucidité est une vertu infernale, c’est-à-dire une vertu qui autorise les pharisiens à nous envoyer rôtir en enfer » p.57. Certes mais, cher Matzneff, il ne s’agit pas de résoudre ses contradictions selon ce qu’on croit être « la » morale unique en tout temps et en tous lieux, comme si un Dieu unique omnipotent nous enjoignait de lui obéir sous peine d’enfer éternel. Si certains le croient, ils ne peuvent imposer à tous ce fantasme totalitaire.

Devenir adulte, c’est non pas « résoudre » mais « vivre avec » ses contradictions, inhérentes à la nature humaine et à ce monde ici-bas, mêlé et imparfait. L’idéal n’est qu’une image, il n’est jamais accompli. Cela dit, si au lieu d’en jouir il en avait élevé, Gabriel Matzneff aurait probablement une autre conception des « jeunes personnes ». Il les saurait fragiles, même si le plaisir ne doit pas leur être interdit.

Gabriel Matzneff en son enfance

L’un des modèles de Gabriel Matzneff est Giacomo Casanova, « un séducteur qui connait des succès, mais aussi de nombreux échecs, un amant qui fait l’expérience du plaisir, du bonheur, de la passion partagée, mais aussi  celle du dédain, de la trahison, de la douleur ; c’est un infidèle qui aspire à la constance, un cynique tendre, un écorché vif toujours encombré de nouvelles amantes et tourmenté par la nostalgie de ses amours évanouies, un bon chrétien disciple d’Epicure et du Sequere deum des stoïques, un hédoniste tenté par le monastère, un pédophile hétéro sensible à la beauté des jeunes garçons, un cavaleur plein d’énergie vitale qui manque de se suicider, un être que dévorent ses pulsions contraires et qui, de cette existence incohérente, hors norme, a tiré une œuvre qui nous émeut, nous amuse, nous captive, nous enseigne et nous enchante » 2010, p.158. Ne voilà-t-il pas un bon portrait de lui que Matzneff revendique pour la postérité ?

Un autre modèle est Montherlant. Mais celui-ci, adulte, vivait une « alternance », ainsi appelait-il ses actes contradictoires et successifs ; ils tournaient autour d’un axe : ce qui fait la morale de soi, l’image que l’on a de nous-mêmes à nos propres yeux. Il semble que Matzneff n’ait jamais vraiment mûri comme Montherlant l’a fait, voulant vivre « en même temps » ses contradictions. Est-ce un vice de son époque incapable de choisir ? Inapte à construire une personnalité ? Signe que mai 68 perdure, les marcheurs politiques se veulent « en même temps », façon plus subtile d’opérer une « synthèse » à la Hollande mais guère plus efficace. A certains moments, il faut décider, prendre un chemin et pas un autre, quitte à bifurquer ensuite. D’où le sentiment de flou de la politique actuelle du président Macron et les citoyens déboussolés. S’il est réaliste de naviguer à vue quand le brouillard se lève et d’actionner la barre pour éviter tout obstacle brusquement surgi, il n’en demeure pas moins qu’un cap doit être défini si l’on veut aller quelque part. L’adolescence prolongée, dans la vie comme en politique, est ridicule et stérile, Matzneff l’apprend à ses dépens.

En revanche, la foi est peut-être la part d’adolescence que nous pouvons garder jusqu’à un âge avancé. Elle est doute et impossibilité raisonnable à décider ; elle est curiosité et élan. « Nous pouvons, c’est mon cas, (…) avoir des doutes sur l’enseignement de l’Eglise et simultanément avoir le sens du sacré, de la transcendance » p.75. Raison et sentiments… L’adolescent subsiste dans l’adulte. « J’ai une unique certitude qui constitue le pivot et la justification de ma vie agitée : nous sommes sur cette Terre bénite et maudite pour créer de l’amour, pour créer de la beauté » 2009, p.130. Romantique, isn’t it ? Tellement « jeune » en tout cas. « Il n’y a pas de foi chrétienne sans une rencontre personnelle avec le Ressuscité » p.53.

Mais qu’un Dieu existe ou pas, au fond quelle importance ? Il s’agit seulement de « croire » car l’illusion aide à vivre, surtout à l’âge où l’on se construit. Nietzsche l’avait bien compris qui faisait de « l’artiste » le type humain le plus haut à l’âge adulte et de la lucidité contre toutes les croyances une sur-humanité. Dans « les prières (…) l’essentiel est le plaisir et la consolation que nous éprouvons en les formulant. Si Dieu n’existe pas, tant pis pour lui » déclare Matzneff p.156.

L’adolescence, même attardée, donne à penser. Mais elle semble de moins en moins socialement acceptable.

Gabriel Matzneff, Séraphin c’est la fin ! 2013, La Table ronde, 267 pages, €18 e-book Kindle €12.99

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