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Chômage : la faute à Hollande

Entendons-nous, le chômage ne date pas du règne de François Hollande, mais lui l’a aggravé : + 14% entre 2011 et 2013 si l’on fait la moyenne des écarts du tableau INSEE récemment publié ! Pire : il avait promis – juré – qu’il « infléchirait la courbe du chômage » l’an dernier. Non seulement il n’en a rien été, mais le président s’est ridiculisé. Une fois de plus. Comment, en effet, éradiquer le chômage sans encourager l’emploi ? Cette vérité de La Palice reste bonne à répéter, tant les technocrates à la Hollande sont loin de la réalité des choses.

L’emploi, qui le crée ? Réponse : les entreprises quand elles ont besoin de produire et l’État quand il peut (or il ne peut plus, Hollande le répète à l’envi et Bruxelles autant que les marchés financiers le chantent aux quatre vents du monde). La majorité des emplois est créée par les entreprises, même les auto-entreprises – mais quel socialiste le sait ou le comprend ? Les socialistes au gouvernement ont même récemment détricoté la loi pour une fois intelligente sur l’auto-entreprise pour en faire des micro-entreprises (donc soumises à plus de paperasses et de charges) ! Un non-sens économique : pourquoi taper sur ce qui marche ? Par idéologie ? Par clientélisme ?

Les entreprises restent ces ennemis du socialisme, ces intérêts « particuliers » qui seraient loin de l’intérêt général (évidemment décrété par les technocrates socialistes au pouvoir qui savent mieux que vous ce qui est bon pour vous). Les entreprises sont ces exploiteurs du populo, condamnées aux poubelles de l’Histoire dans la théorie marxiste – CQFD : le socialiste reste ce croyant marxiste qui n’a rien appris de l’échec du socialisme réel en Russie, en Chine, au Cambodge et ailleurs. Mais les faits sont têtus : pour retrouver un semblant de croissance (donc des impôts qui rentrent) – et pour retrouver de l’emploi – les entreprises doivent être encouragées. Contre la gauche de la gauche de la gauche et même la gauche des socialistes (qui ne sait plus trop où elle est). Hollande a pris deux ans (DEUX ANS !) pour faire semblant de s’en rendre compte ou, du moins, pour accepter de toucher au tabou. Il a créé ce « machin » du CICE qui sera partiellement avantageux mais pas tout de suite et pas pour toutes les entreprises et exigera d’embaucher d’abord pour récupérer ensuite des impôts qui, de toutes façons, ont été déjà augmentés et ne sont pas près de diminuer… Ce qui est drôle est que CICE veut dire aussi International Center for Endoscopic Surgery – Centre international de chirurgie endoscopique – autrement dit l’exploration de la cavité intestinale par un instrument espion… Humour socialiste : les entreprises l’ont dans le c…

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Les ménages sont imposés, taxés, mis à l’amende ; ils voient le prix du gaz, de l’électricité, du timbre, du train, des mutuelles, des assurances obligatoires – augmenter. Ils ne risquent donc pas de « consommer », ni même d’entreprendre des travaux écolos d’isolation, de remplacement de leur vieux diesel par une hybride d’avenir, ni d’autres investissements utiles ; ils boudent même le logement (merci Duflot, ministre idéologue choisie par Hollande le synthétique au détriment de toute cohérence ou efficacité !).

Or, pas de demande, pas de production. Pas de production, pas d’embauche.

Les fonctionnaires technocrates ont beau « exiger » des entreprises une « contrepartie » aux « cadeaux » faits par l’État. Mais quels cadeaux ? quand les impôts ont été alourdis, des taxes nouvelles créées, et que la paperasserie ne cesse d’augmenter, est-ce un « cadeau » que de redonner d’une main avare une toute petite part de ce que l’autre main a pris largement ?

Quant aux impôts sur le revenu des ménages, ils ont augmenté aussi pour tous mais surtout pour la classe moyenne – celle qui vote… Donc l’an prochain, baisse pour les plus modestes, juste avant les élections présidentielles 2017 : même les plus cons des électeurs sentent bien l’hypocrite démagogie du geste. Les ménages ne risquent surtout pas de dépenser ! Cet impôt sur le revenu que Hollande avait pourtant promis (une fois encore) de réformer pour le fusionner avec la CSG, le rendre plus progressif, étalé sur une assiette plus large. Comme d’habitude, à la Chirac, il n’a rien fait. Il a même viré Ayrault qui avait décidé de l’entreprendre. Ce n’est jamais le moment avec Hollande, cela touche toujours trop d’intérêts corporatistes ennuyeux à gérer, trop de clients électoraux qui menacent de faire défection. Donc il ne fait rien.

Hausse des impôts, idéologie du locataire-victime, haine de l’entreprise, retard à l’allumage pour se rendre compte des dégâts, comment la demande intérieure pourrait-elle répondre présent avec toutes ces « charges » (sans compter le déficit permanent et sans cesse en croissance de la Sécurité sociale) ?

Les Français ont peur : de ne plus pouvoir payer, de ne plus vivre correctement, de perdre leur épargne pourtant indispensable pour des retraites qui s’amenuisent, de la dépendance toujours pas financée, de voir les impôts et taxes augmenter dans le futur (après les prochaines présidentielles) : sur le revenu, sur l’habitation, sur le foncier, sur les plus-values, sur les assurances, sur la consommation. – Et pendant ce temps-là, l’État ne maigrit pas : Hollande envoie l’armée au Mali, en Centrafrique, en Irak, en Syrie. Des milliards non financés qu’il faut trouver quelque part. Les autres ont réformé leur État (la Suède, le Canada, l’Allemagne) – pas lui. Pour récupérer les lobbyistes Radicaux (« de gauche », bien sûr) il abandonne en rase campagne la réforme des collectivités territoriales qui aurait dû assurer au moins des économies de moyens ; pour éviter les jacqueries des routiers et des Bretons, il abandonne en rase campagne l’écotaxe, pourtant votée par les deux Chambres à l’unanimité. Pourquoi s’étonner si, avec Hollande, on a le pays bas ?

Les technocrates, jamais à court d’idées sur le papier, croient alors que pour contenir le chômage, il suffit de refroidir le thermomètre. Haro sur les chômeurs ! Mauvais travailleurs, mauvais citoyens, mauvais époux et pères, fraudeurs bien sûr (comme le clame le Front national ?). Pôle emploi a expérimenté (sur ordre et sous Hollande), de juin 2013 à mars 2014, une enquête sur la fraude à l’inscription. Les résultats ont été « dévoilés » le 15 septembre dernier. Ah, ah ! La découverte est de taille ! Imaginez-vous que 20 à 50% des inscrits « ne cherchent pas activement un emploi » ! Nous aurions donc un chiffre du chômage qui pourrait être divisé par deux, jusqu’à rejoindre le chiffre allemand, si le « surveiller et punir » (qui est la tentation permanente du socialisme réel) était appliqué en toute rigueur.

morale au gamin

Mais Pôle emploi avoue sans délai sa propre carence : une carence d’État. Les enquêteurs ont découvert des personnes découragées de chercher pour des raisons de santé, de logement, d’ancienneté au chômage ou d’âge (après 45 ans, hein, trouvez donc un emploi !). Les contrôles ciblés sur les inscrits depuis plus de six mois ou ayant suivi une formation ont été plus efficaces : prendre simplement contact avec eux les a remobilisés ! Évidemment, sur la formation, ce fromage des syndicats, Hollande n’a RIEN fait.  Donc il y a du boulot – et il est mal fait par Popaul qui agite sa trique mais se garde bien de chauffer pour donner envie.

Car Pôle emploi, comme toute administration, cherche avant tout à contrôler le droit et les règles, surtout pas à encourager ni à former ! Il avoue… que les sanctions actuelles sont avant tout liées au non-respect des procédures (461 000 radiations pour absence de réponse à une convocation) – pas au comportement fraudeur des chômeurs.

Il suffit un jour d’avoir eu affaire au personnel de Pôle emploi pour le savoir : c’est une bureaucratie, pas un cabinet de placement ni une aide à l’emploi. Nous sommes bien loin du Danemark ou de la Suisse, ou même de l’Allemagne ! L’état d’esprit procédurier inhibe toute initiative ; on ne vous propose jamais un travail mais toujours des papiers à envoyer, des droits à vérifier, des questionnaires à garnir, des cases à cocher. Tout cela pour que « le système » vous propose un emploi (temporaire) de « formateur en allemand » alors que vous n’avez JAMAIS fait d’allemand dans votre vie (c’est écrit sur le CV exigé par Pôle emploi… que personne chez eux n’a manifestement lu). Ou un « stage » de « conseiller financier » (à 50 ans et à 150 km de chez vous) où il s’agit de prospecter des clients en banlieue pour une banque locale (pour 420 € par mois – et vous devez vous loger !) alors que vous avez dirigé des banques ! J’en ai fait l’expérience personnelle.

De qui se moque Pôle emploi ?
De qui se moquent les fonctionnaires bureaucrates qui imaginent de tels « systèmes » ?
De qui se moque François Hollande, la bouche pleine de promesses et le tempérament incapable de commencer seulement à penser peut-être devoir un jour les faire réaliser ?

regardez a gauche puis a droite

François Hollande ne sera pas réélu : le chômage et les impôts sont des domaines trop sensibles et trop importants aux Français pour qu’ils reconduisent pour cinq années de plus un velléitaire à la tête du pays. Ne s’en rend-t-il pas compte ?

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Droite ou gauche, le bilan

Article repris par Medium4You.

Droite et gauche de gouvernement sont épuisées, les temps changent mais pas les méthodes archaïques ni les idées anciennes. A droite l’absence de tout scrupule pour devenir « le chef », à gauche les rengaines éculées des « luttes » et du mécanisme historique attribué à Karl Marx. Avec chacun ses démons extrémistes-populistes qui n’ont aucune capacité à gouverner mais le pouvoir médiatique de culpabiliser les tièdes.

Nous assistons depuis plusieurs années dans les pays occidentaux, en Europe et en France, à un glissement général vers la droite à motif identitaire : qui sommes-nous ? jusqu’où accepter la multiculture ? où sont nos frontières en Europe ? ou même dans la nation (Catalogne, pays basque…). Mais ce qu’on a appelé la « droitisation » de Nicolas Sarkozy est un malentendu. La remontée des sondages en sa faveur en fin de campagne était plus un rejet in extremis du projet socialiste poussé par Mélenchon qu’une salve d’applaudissement en faveur d’un Sarkozy renouvelé. Les 75% d’imposition sur les revenus, la hausse de la CSG touchant TOUS les revenus plutôt qu’une hausse de TVA qui représente un CHOIX de consommation, le mépris de l’entreprise et l’embauche réitérée de milliers de fonctionnaires n’ont pas – c’est le moins qu’on puisse dire – déclenché l’enthousiasme. Au contraire… Le tropisme de gauche à vouloir imposer à tous un modèle unique selon sa morale étroitement partisane ne passe pas. Les 2.1 millions de votes blancs ou nuls ont exprimé le rejet des deux candidats restants au second tour. Sarkozy n’a perdu qu’avec 1.1 million de voix : la « politique buissonnière » ne lui a pas réussi. Jean-François Copé serait enclin à reprendre les thèses de Patrick Buisson, susurre-t-on… Bon moyen d’aller dans le mur.

chat a poilL’échec de la droite est bien dû à l’ancien président. Comment faire moins crédible que de changer d’avis une fois de plus quinze jours avant le scrutin final ? Comment laisser croire qu’il serait autre qu’il ne s’est montré cinq ans durant ? Les Français révèrent l’État, ses ors et ses pompes, et la culture de tradition nationale ; ils élisent un monarque républicain, pas un histrion de télé au vocabulaire illitéraire. La communication n’est pas la politique, ni le scoop un projet. Les Français, « peuple de commandement » disent les historiens, aiment l’autorité, mais Sarkozy les a floués : il a exercé dans la forme mais pas dans le fond. L’autorité d’État exige d’être impersonnelle et au-dessus des partis comme des intérêts particuliers. Or la bonne volonté a remplacé la volonté et l’égocentrisme la personnalité.

Le bilan des années Sarkozy n’a pas été négatif : l’ouverture à la diversité au gouvernement, la Commission Attali suivie de quelques réalisations comme l’autonomie des universités, le grand emprunt, les fonds pour la recherche, l’aide à la création d’entreprise, le représentativité des syndicats, le contrôle de l’Exécutif par des pouvoirs renforcés au Parlement et à la Cour des comptes, la tentative de rationaliser les tribunaux, les hôpitaux, l’organisation territoriale, la réforme des retraites et le service minimum dans les transports publics. On a beau reprocher à Nicolas Sarkozy son tropisme en faveur « des riches », les inégalités ont moins progressé en France que dans les pays voisins durant la période et le pays a mieux tenu dans la crise… En revanche, ni le chômage, ni la dette publique, ni le niveau « extra » ordinaire des impôts par rapport aux pays européens, ni la dégradation constante de l’école, ni la crise de l’intégration républicaine (tiens, les deux ne seraient-ils pas liés ?) n’ont été remis sur la bonne voie.

Pire : la faiblesse idéologique de cette mosaïque qu’on appelle « l’UMP » est telle qu’elle a laissé croître et embellir une forme extrême aux idées plus structurées. Quoique l’on pense du fond, Marine Le Pen a un corpus idéologique plus clair que les bafouillis cacophoniques des divers caciques de l’UMP. Juppé pense-t-il comme Raffarin qui pense comme Copé, en ligne avec Fillon et Méhaignerie ? Seul « le chef » est sensé remplacer les idées, dans ce parti fourre-tout. Si le chef disparaît, pour cause d’assez vu, ne restent que les seconds couteaux, avides d’emporter le pouvoir dans le parti, sans aucun projet pour la France. Eux qui se disent « gaullistes », se souviennent-ils que de Gaulle fustigeait « ces petits partis qui cuisent leur petite soupe à petit feu, dans leurs petits coins » ? Copain comme Copé ou filer comme Fillon n’a rien de séduisant pour le citoyen au vu des dernières semaines. Le sentiment d’abandon des populaires, notamment des ruraux et des périurbains, dessine une fracture entre majorité de Français pas très douée ni très riche, et une minorité qui copine entre soi, se marie entre soi et fait entre soi des affaires et des conquêtes de pouvoir… au lieu d’élever l’électeur au monde qui nous attend.

Les mots remplacent les choses, la communication remplace l’action. Cela a été inventé sous John F. Kennedy dès 1960, mis en place par Giscard dans les années 70, mais perfectionné sous Sarkozy à cause de l’Internet. François Hollande n’en est pas exempt, jouant « épouse et concubine » dès ses premiers jours de mandat, après avoir habilement surfé sur des slogans populistes (les 75%, le « moi président de la République… »). Il a su s’entourer de couples ministériels qui rejouent flic méchant/ flic sympa comme dans les séries B, pour le plus grand plaisir du médiatique : Montebourg/ Moscovici, Valls/Taubira, Fabius/Cazeneuve, Duflot/Batho. Les fameuses « reculades » que le « peuple de gauche » reproche à son président est imitation Mitterrand (mettre deux fers au feu et voir ce qui sort) – mais revue Sarkozy (faire fuiter une position extrême puis trancher en « raisonnable » après la mousse médiatique). Ainsi de l’imposition des entrepreneurs « pigeons », de la nationalisation de Florange, de l’aéroport de Nantes… Telle était la méthode Sarko, a-t-on reproché ! On le constate, c’est surtout la méthode médiatique – fondée sur les techniques de vente les plus éculées. Le « coup de pied dans la porte » est le b-a ba du commerce : pour vous faire entendre, rien de plus sûr que de frapper un grand coup… puis de présenter ensuite votre offre raisonnable devant une assistance médusée, mais devenue silencieuse et suspendue à vos lèvres. Ce qui encourage la décision politiquement correcte, l’eau tiède multiculturelle du refus des questions qui fâchent, ne jamais appeler un chat un chat pour ne pas « stigmatiser » (même le pire délinquant). Tout doit être « normal » ! Big Brother is watching you…

chatteLes intellos-politiques ont-ils vraiment compris que le quinquennat et les nouvelles TIC (techniques de l’information et de la communication) allaient gratter bien plus vite et bien plus fort qu’avant ? Pourquoi reprocher aux politiciens leur com’ puisque c’est le système qui exige d’eux qu’ils deviennent histrions ? Mais est-ce cela qui va faire tenir les Français ensemble ? La verticalité du projet approuvé par la « volonté générale » s’oppose à l’horizontalité de la communication sur tout et rien, sans cohérence, dans le va-vite des événements qui se succèdent. François Hollande a pris ses distances, mais au point d’être apparu de longs mois comme successeur de Chirac en « roi fainéant ». Laisser du temps au débat est louable ; encore faut-il faire servir le débat à un projet global. Qui reste bien flou (quelle social-démocratie ?) diront les gentils, bien hypocrite (suivre le capitalisme anglo-saxon) diront les méchants…

La gauche de la gauche exige des mesures « révolutionnaires » et le « respect » des « valeurs », le Président, son Premier ministre et une bonne partie de ses ministres sont plutôt pères tranquilles, formés à la négociation locale au cas par cas. Avec le risque de complaisance envers les lobbies et les communautarismes ; avec le risque de contradiction permanente avec les « copains » qui rappellent en incantation 1793, 1871 et 1981. Si le désendettement d’État est privilégié, c’est encore et toujours par les impôts, pas par une réforme du Mammouth public au millefeuille ingérable. Il faut dire que le gouvernement Ayrault est aux deux tiers composé de fonctionnaires, dont la moitié de profs…

Le problème principal de la France – en a-t-on VRAIMENT conscience à droite comme à gauche ? – est la dégradation continuelle de son économie. Elle n’arrive pas par hasard. L’inadaptation à la mondialisation est avant tout culturelle : la France se voit toujours comme le phare du monde, Hugo tonnant du haut de son exil, missionnaire de vertu. Mais à gauche l’inadaptation est idéologique : la concurrence heurte notre vanité, préférons le protectionnisme, avec méfiance congénitale pour toute initiative hors de l’État qui sait tout, qui peut tout, qui contrôle tout. Énarques de gauche comme énarques de droite restent énarques. On voit tristement ce qu’ils donnent lorsqu’ils sont propulsés par copinage à la tête des entreprises : Haberer, Messier, Tarallo, Gergorin, Bouton… La France, hors le luxe, produit du milieu de gamme industriel plus cher qu’ailleurs (les voitures, le vin et même la viande ou le lait). Les parts de marchés de la France dans le monde se dégradent. En cause les coûts salariaux (dus aux taxes empilées sans réflexion) et un système juridique, fiscal et syndical qui pénalise l’emploi. Mais aussi un effort d’innovation insuffisant (faute d’encouragement à transformer une idée en entreprise), méprisé par un système d’éducation trop théorique qui sélectionne sur les maths et pas sur les capacités à travailler en équipe…

La droite est-elle apte mieux que la gauche de gouvernement à prendre ces problèmes à bras le corps ? J’en doute. Et même si 5 ans est une longue période en politique, je me hasarde à pronostiquer que le prochain président de la République s’appellera… François Hollande. La France aime le centre, même si les questions d’identité et de sécurité (sociale, économique, culturelle) inquiètent. Fillon apparaît trop velléitaire et Copé trop myope pour proposer un vrai projet. Et Sarkozy ne reviendra pas, les Français ont tourné la page.

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