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Mexico, place des Trois Cultures

Notre nuit est réparatrice car dormir dans les sièges d’avion n’est jamais confortable. Elle est cependant entrecoupée de réveils dus au décalage horaire. A 7h du matin ici, il est déjà 14h à Paris ! Cela passera dans quelques jours.

Très classique à Mexico, nous allons aborder le pays par la Place des Trois Cultures. La première est la Tlatelolco préhispanique, la seconde la culture coloniale avec l’église dédiée à Santiago – saint Jacques – la troisième la culture contemporaine par les bâtiments modernes de verre et d’acier du ministère des Affaires Etrangères. Cette place n’est pas née d’elle-même mais aménagée par un architecte dans un plan volontaire. Marco Pani, en 1964 a incorporé avec un souci d’harmonie les vestiges précolombiens du sous-sol, l’église érigée au-dessus et les bâtiments contemporains en un ensemble qui symbolise tout le Mexique.

Tlatelolco a été fondée par des populations toltèques venues du nord sur une vision induite par leur dieu Huitzilopochtli : un aigle perché sur un figuier de barbarie (« nopal »). L’aigle, tout comme le jaguar, est l’incarnation du Soleil, « dévoreur d’énergie ». La figue paraît un cœur sanglant sacrifié. La « dévoration d’un serpent » n’est qu’une interprétation espagnole des signes ondulés aztèques qui signifient « la guerre ». Rien de biblique dans ce repas, pas de Diable terrassé par le Saint.

La date de fondation est fixée à 1337 de notre ère. A l’époque, Mexico n’était qu’un îlot artificiel au milieu d’un lac. La cité-état a été annexée à l’agressif et dominateur empire aztèque en 1473 et son roi précipité du haut de la grande pyramide, le cœur arraché, en offrande aux dieux. La ville comptait environ 300 000 habitants, était édifiée sur une lagune aux jardins flottants et rattachée à la terre par trois chaussées et plusieurs ponts. « C’était comme les choses d’enchantement dont on parle dans le livre d’Amadis, à cause des grandes tours, des pyramides et des édifices qui étaient dans l’eau – tout en maçonnerie – certains de nos soldats se demandaient si ce qu’ils voyaient n’était qu’un rêve », selon Bernal Diaz del Castillo (Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne).

Le site de Tlatelolco qui s’étend à nos pieds était, du temps des premiers Espagnols, un gigantesque marché entouré de galeries. Son nom signifierait « terrasse ». Selon del Castillo, on y trouvait « des marchands d’or et d’argent, de pierres précieuses, de plumes, d’étoffes, de broderies et autres produits ; et puis les esclaves ». On dit que 60 000 personnes fréquentaient chaque jour ce marché. En juin 1521, des conquistadores ont été fait prisonniers en cet endroit, avant d’être sacrifiés à cœur ouvert sur la grande pyramide. Deux mois plus tard, les guerriers aztèques ont livré ici leur dernier combat. L’empereur Cuauhtemoc y a été capturé par Hernan Cortès le 30 août 1521.

C’est en 1535 qu’un couvent a été fondé sur les ruines de Tlatelolco par les Franciscains. Un collège y a été annexé pour élever dans la foi catholique les enfants des nobles Mexicains. Bernardino de Sahagun y a enseigné dès 1529 avant d’écrire son Histoire générale des choses de la Nouvelle Espagne. La chapelle est devenue église en 1609, dédiée à Santiago de Compostella et bâtie de tezontle, la pierre volcanique de la région. Deux campaniles entourent une façade baroque.

Le lieu demeure symbolique du Mexique. C’est ici qu’en octobre 1968 l’armée fit 400 morts en réprimant la révolte étudiante. Jean-Marie Gustave Le Clézio évoque cette journée (il n’y était pas mais travaillait alors au Mexique) dans son livre de souvenirs, Révolutions. C’est ici aussi que le tremblement de terre de septembre 1985 a eu son épicentre.

Nous entrons dans l’église où une messe se termine. Le chœur est simple, fonctionnel.

La visite du site archéologique alentour s’effectue par un parcours balisé, sur un chemin récent, pavé. Thomas dérange un brave flic en train de mâchonner le lourd sandwich de son petit déjeuner pour savoir où entrer. Nous descendons sur le site par le temple de Quetzalcoatl au corps circulaire, à la façade rectangulaire, flanquée d’un escalier vers l’est. Le quetzal est l’oiseau royal, fier de sa queue empanachée, si fier qu’il construit, dit-on, des nids à double entrée pour le pas froisser ce bel appendice en faisant demi-tour.

Les fouilles de 1987 à 1989 ont mis au jour 41 tombes et 54 offrandes, y compris des restes d’enfants en pot accompagnés de figurines d’argile, de pierre, de coquille. Suit le temple dit « du calendrier » pour ce qu’il offre des murs décorés de 13 glyphes chacun, les 13 jours rituels du calendrier aztèque. C’est un jeu habituel, chez les touristes français, de se préoccuper du calendrier aztèque. L’année commence au nord et se poursuit à l’est et au sud.

Du Palais, d’un autre bâtiment qui s’offre à la vue lorsqu’on suit le chemin pavé ne subsistent que les soubassements de quatre pièces entourant une cour centrale. Dans le coin sud-ouest du palais s’élève un autel dédié à Tlaloc, dieu de la pluie. Plusieurs autres « temples » sont orientés vers la cour sud. Le temple des peintures a un mur vertical et une plateforme plus haute que les autres. Les trois façades restantes sont décorées. Le grand temple a ses murs décorés de bas-reliefs dédiés à Huitzipochtli puis à Tlaloc. Ses escaliers sont orientés vers l’ouest. Le temple est surmonté d’une plateforme de 60 m de long. Au nord-ouest se dresse un autre temple qui contraste avec les autres parce que bâti de pierre rose. Plein nord reste un mur considéré comme le « mur aux serpents » qui délimitait jadis l’espace dédié aux dieux. Suivent le temple C, l’autel B et le temple A rectangulaire, orienté à l’ouest, au linteau sud décoré de représentation de mains humaines. En 1963, 170 crânes humains ont été découverts, issus de la décapitation des victimes après leur sacrifice.

Tous ces restes de pierre sont les ruines de l’empire aztèque. La vieille église espagnole, couturée de cicatrices dues aux tremblements de terre, dresse sa flèche orgueilleuse au-dessus du sous-sol ; elle se reflète comme un écho culturel sur les vitres fumées du Ministère contemporain. Tout un symbole.

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Jean-Louis Etienne, Clipperton

jean louis etienne clipperton
Jean-Louis Etienne, tout le monde le connaît après L’expédition médiatique Transantartica, mais Clipperton, qui connaît ? J’ai déjà parlé de cet atoll de moins de 4 km de diamètre perdu à 400 km des Marquises, à 6000 km de Tahiti et à 1300 km du Mexique. Clipperton, alias l’île de la Passion, est appelée ainsi en souvenir du jour de Pâques 1711 où elle fut découverte par les Français Mathieu Martin de Chassiron et Michel Dubocage.

Fasciné par la planète, le médecin Jean-Louis Etienne, sa famille et toute une équipe d’explorateurs sponsorisés par GDF, Unilever, Canal+ et quelques autres, dont EADS pour la liaison satellite à haut débit, décident de s’installer sur cette île déserte et sans eau potable, de décembre 2004 à mars 2005. Ils accueillent par roulement régulier des chercheurs scientifiques français, espagnols, américains et mexicains. Ils appartiennent pour la France, au CNRS, au Muséum national d’histoire naturelle, à l’IRD, l’EPHE ou l’INRA.

Leur objectif ? Réaliser un inventaire complété de la faune et de la flore sur ce lieu préservé des routes maritimes. Ils ont voulu créer une base de données pour l’évolution de la biosphère et du climat, à partir des changements observés dans ce lieu clos.

carte clipperton expedition jl etienne

Dans ce livre grand public disponible en poche, Jean-Louis Etienne, avec le talent pédagogique qu’on lui connaît, raconte les aléas de l’organisation, combien les douanes mexicaines sont réticentes et bureaucratiques, voire corrompues ; combien l’époque, plus qu’avant, exige multiples sécurités et assurances en tous genres ; combien faire cohabiter des chercheurs à l’ego bien dimensionné n’est pas toujours aisé ; combien aussi l’histoire de cet atoll perdu a donné lieu à des bagarres diplomatiques entre Français, Américains et Mexicains, allant jusqu’à l’arbitrage international du roi d’Italie ; combien les fous sont ici chez eux, formant la plus grosse colonie de tout le Pacifique et combien les rats, tombés d’un navire échoué il y a quelques dizaines d’années sont des prédateurs redoutables. Mais combien aussi il est plaisant de constater l’adaptation à un milieu hostile du lézard, d’explorer le « trou sans fond » du lagon et de chercher « le trésor de Clipperton ».

Sans parler des gigantesques thoniers mexicains, équipés de sonars dérivants et d’hélicoptères, qui viennent traquer le thon au point d’assécher la nourriture des oiseaux. Les fous et frégates doivent chercher leurs proies jusqu’à 300 km pour nourrir leurs petits. Pas grand-chose à manger pour les humains non plus, qui dépendent des rotations de bateaux, tant les rares cocotiers de l’île sont exposés aux ouragans, et puisqu’aucune source d’eau potable ne surgit.

cabane etienne sur clipperton

En revanche, quelle belle expérience de la nature, loin du monde et entouré d’eau sans cesse en mouvement ! Quelle riche expérience humaine, en couple où chacun a sa tâche, avec les chercheurs tous passionnés de leur domaine, mais aussi avec les bébés, les deux petits garçons Etienne et Eliott 3 ans – et le bébé Ulysse qui fera ses premiers pas sur l’île. Ces matins solitaires où Jean-Louis s’éveille très tôt, comme son dernier fils, et part marcher sur la grève dans l’aube naissante, l’enfant curieux de tout contre sa poitrine, sont des moments magiques.

Tout comme le jour où un plongeur a remonté le couvercle d’un très vieux coffre de mer, arraché par 52 m de fond. Ou encore lorsqu’un autre a ramassé un paquet suspect (comme on dit volontiers à la SNCF)… qui se révélera bourré de cocaïne ! En quatre mois, ce ne seront pas moins de 25 kg de cocaïne qui seront ainsi récupérées, échouées après largage en mer de trafiquants de drogue probablement surpris par la police. Le fait est régulier, l’équipage du Prairial, la frégate de surveillance maritime sur zone, a découvert le 14 avril 1.2 kg de cocaïne sur l’atoll de Clipperton, alors qu’une mission de recherches passait quelques jours sur l’atoll à la suite de l’expédition Etienne.

eliot et ulysse jouent sur clipperton

L’auteur raconte bien, il instruit par petites touches sans jamais ennuyer, mêle les anecdotes personnelles aux réflexions sur le climat et sur la faune, regarde grandir ses fils. Eliott doit aujourd’hui avoir 14 ans et Ulysse 12… Il a tenu un Journal des enfants, destiné à l’école d’Eliott et à l’Éducation nationale, durant tout le séjour, préoccupé de transmettre le savoir et la sensibilité à la nature.

Jean-Louis Etienne, Clipperton – l’atoll du bout du monde, 2005, Points aventure 2015, 287 pages, €6.60

Expédition Clipperton sur le site de Jean-Louis Etienne
Tout savoir sur le site dédié à Clipperton : http://clipperton.fr/

La question au Ministère des Affaires étrangères posée le 29 mai 2014 par le sénateur Christian Cointat concernant l’accord de pêche franco-mexicain dans la ZEE de Clipperton – et son application semble-t-il « laxiste » – n’a reçu aucune réponse : « la question a été retirée pour cause de fin de mandat »… Notre « démocratie » représentative fonctionne si bien, n’est-ce pas ?

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Kiev Saint-André et Sainte-Sophie

Nous ressortons de la place Saint-Michel pour longer le Ministère des Affaires Étrangères et descendre la rue Desiatyna vers la vieille église de Saint-André, perchée sur sa terrasse. Quatre clochetons à bulbe entourent le dôme central, tels les minarets musulmans. Elle fut bâtie par Bartolomeo Rastrelli au milieu du 18ème siècle, après une visite de la fille de Pierre-le-Grand, Élisabeth, sur le site où l’apôtre André prêcha l’Évangile et érigea une croix. Nous sommes au cœur du vieux Kiev, dans une rue musée où les platanes ombragent des façades presque allemandes, assoupies dans un calme d’Europe centrale. Des étals de « souvenirs » touristiques proposent matriochkas, boîtes en papier mâché et laquées des principales Écoles russes, tee-shirts en cyrillique, la plupart en russe d’ailleurs, et autres babioles.

kiev ministere affaires etrangeres

L’heure étant venue d’aller déjeuner, Natacha nous emmène au self, à l’enseigne « Aux deux oies », qui nous assure un choix de plats typiques pour moins de 30 hryvnias (prononcez grivnia). Le nombre de jeunes serveurs et serveuses est impressionnant : les « petits boulots » semblent ne pas manquer à qui veut travailler ! Ces étudiants, en uniforme à la mode américaine, sont avenants et plutôt curieux de rencontrer des étrangers. Nous y déjeunons à notre gré de plats populaires locaux : une salade de pommes de terre et malassols (ces gros cornichons conservés au sel), une autre de concombre et aneth à la crème aigre, une assiette de légumes cuits comprenant courgette, aubergine, chou et navet, un filet de poisson grillé, diverses crèmes et parts de tartes. Il y a aussi du riz et quelques viandes, un choix plus large que dans certains selfs de chez nous.

kiev hetman Bogdan Tchielnitski tombe

Sur Volodymyrska s’ouvre, au bout d’une place, la cathédrale Sainte-Sophie. Devant elle gît Bogdan Tchielnitski dans sa tombe, Hetman de l’Ukraine (1593-1657), restaurateur et héros de l’État ukrainien. La tombe en photo ci-dessus est celle de Volodymyr Romaniuk (1925-1995) – comme il est écrit dessus en cyrillique. Ce personnage au goulag des années sous le régime soviétique, émigré au Canada, revint en Ukraine pour y mourir officiellement d’une crise cardiaque. Devant le refus des autorités religieuses de l’enterrer à Sainte-Sophie, plusieurs morts et une dizaine de blessés sur la place parce que Volodymyr était populaire, le compromis fut de mettre sa tombe sur la place devant Sainte-Sophie. [Merci à Joseph T. de ces précisions]. La photo de l’hetman Bogdan est celle de la statue en bronze à cheval plus bas.

La cathédrale a été élevée de 1017 à 1037 par Iaroslav-le-Sage sur le modèle de son homonyme de Byzance. Première bibliothèque de Russie, première école, place du couronnement des premiers tsars, cryptes des rois morts, cette cathédrale originelle du royaume de Russie est appelée à juste titre la « Mère de toutes les églises russes », c’est dire si les liens historiques ont été étroits entre l’Ukraine et l’ex-Grand Frère. La cathédrale a la rare particularité d’être plus large que longue, et pyramidale. Elle se compose de cinq nefs et de cinq absides, ce qui est inhabituel dans l’architecture byzantine. Elle est entourée sur trois côtés de galeries à deux étages et est dominée par un beffroi à bulbe doré surmonté de treize coupoles symbolisant le Christ et ses douze apôtres. La cathédrale a été la nécropole des premiers souverains de la Rus de Kiev, notamment Vladimir II Monomaque, Vsevolod Ier et son fondateur Iaroslav-le-Sage, dont la tombe est la seule qui ait survécu.

kiev eglise saint andre

Autour d’elle s’élèvent des bâtiments pas aussi anciens, du 14ème au 18ème siècle, de même que le clocher haut de 78 m. Les visiteurs entrent sur un plancher d’acier pour protéger la pierre antique. Un panneau de verre permet d’en voir les restes. Dans l’escalier qui mène à l’étage se voient de petits trous aménagés par l’architecte. Ils contiennent des pots en terre cuite pour assurer un système d’amplification des sons. D’en haut, les voix des officiants sont particulièrement claires. Fresques et mosaïques du 11ème siècle sont émouvantes en ce qu’elles témoignent de l’avancée de la civilisation gréco-romaine en ces contrées lointaines. Ces mosaïques, en 180 nuances de couleurs, représentent la Vierge et les Apôtres. Au plus haut intérieur, sous la voûte de la coupole centrale, trône le Christ Pantocrator, Maître du monde.

kiev eglise
Aucune photo n’est autorisée dans les églises orthodoxes d’Ukraine : une icône ne se reproduit pas, elle est le geste inspiré d’un artiste, intermédiaire entre le divin et l’ici-bas. Un escadron de matrones et de vieux gardiens veille pour empêcher tout manquement à cette interdiction. Ce contrôle incessant d’adjudant est fatigant mais l’emploi qu’il promeut oblige à la discipline. Nous sommes dans le monde des années 50, celui que certains regrettent de nos jours, « réacs » ou « souverainistes ». Une visite en Ukraine permettra aux nostalgiques de retrouver l’expérience in vivo.

kiev statue 1888

L’une des fresques représente les filles de Iaroslav-le-Sage, dont Anne, reine de France (1051) et régente au nom de son fils Philippe 1er. Après la Révolution russe de 1917 et la campagne de persécution religieuse des années 1920, le gouvernement planifia la destruction de la cathédrale et sa transformation en parc dédié aux « Héros de Perekop » (une victoire de guerre civile). La cathédrale fut préservée grâce aux efforts de scientifiques et d’historiens. Néanmoins, en 1934, le gouvernement confisqua le bâtiment pour en faire un musée avant de la rendre au culte à la fin des années 1980, « par roulement » selon les confessions.

kiev cafe

Nous prenons une bière à la terrasse ombragée d’un café ouvert sur une petite place avec fontaine. Nous ne sommes pas les seuls, les gens du cru badaudent comme en Italie. Un petit garçon de 3 ans joue avec les jets de la fontaine. Il en finit par mouiller son léger débardeur et revient vers sa mère, déconcerté. Celle-ci lui ôte et le laisse peau nue pendant que le vêtement sèche. Durant ce temps, elle fait goûter au garçonnet une demi-gorgée de sa bière Corona, toute dorée dans son haut verre tulipe, une première habitude sociale à cet alcool qui fait des ravages dans les populations slaves. Autour de nous, un couple de moins de vingt ans est isolé dans sa bulle, le garçon a l’air vraiment juvénile. Deux matrones épaisses, boudinées et mal attifées, issues tout droit de l’ère soviétique, échangent les derniers potins sur les voisines.

kiev biere et gamin debardeur

Poursuivant l’avenue, nous parvenons aux Portes d’Or, autre monument du 11ème siècle signalé dans les chroniques européennes comme porte d’entrée de la ville jusque vers le 17ème siècle. Détruite en 1240 lors des incursions tatares, elle a été rebâtie à l’identique en 1982, à l’occasion du 1000ème anniversaire de Kiev.

kiev clocher

L’Université de Saint-Vladimir a été fondée en 1835 et fut dotée dès l’origine de laboratoires, de cliniques, de collections diverses (médailles, antiquités préhistoriques, zoologie, minéralogie) et d’une riche bibliothèque. Dans le même quartier ont été construits les observatoires météorologique et astronomique, l’amphithéâtre d’anatomie et l’école de chimie. Le 19ème siècle a été, ici aussi, le temps de l’exploration de la nature et d’émerveillement pour la technique, dont il reste cet optimisme industrieux propre aux pays slaves. Face à l’université et à son vaste jardin botanique s’élève la cathédrale Saint-Vladimir. Elle fut érigée avec sept coupoles pour le 900ème anniversaire de la christianisation de l’Ukraine, entre 1862 et 1896. Nous n’entrons pas voir l’intérieur bien que ses murs soient couverts de peintures des artistes russes les plus connus du temps.

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