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George Orwell, Dans la dèche à Paris et à Londres

Certains connaissent le célèbre roman 1984 surtout parce qu’il en a été tiré un film ; de plus rares vont jusqu’à La ferme des animaux parce qu’il existe un dessin animé de 1954 financé d’ailleurs par la CIA ; de plus rares encore connaissent Hommage à la Catalogne à cause de la guerre d’Espagne. Mais qui connait aujourd’hui les autres écrits de George Orwell ? La collection de La Pléiade a eu la bonne idée d’éditer en un volume un choix de six œuvres représentatives, dont les trois déjà citée.

Eric Blair, qui deviendra George Orwell sous la plume, a démissionné de son poste de fonctionnaire de police anglais en Birmanie à la fin de sa vingtaine, écœuré par le racisme bien-pensant de la minorité blanche qui exploite et domine le pays. De retour à Londres il galère en 1927 entre boulot d’homme de compagnie pour handicapé et asiles de nuit, avant d’aller à Paris en 1928 et 1929 où la misère est plus supportable. Les Français sont en effet moins moralisateurs que les Anglais au sujet de la pauvreté, moins enclins à y voir un péché de paresse et à afficher une réprobation religieuse. L’auteur en tire quelques articles pour la presse et un journal qui deviendra témoignage.

Il réside à Paris dans un hôtel rue du Pot-de-Fer dans le quartier Mouffetard et occupe un emploi de plongeur dans un grand hôtel. L’occasion pour lui de décrire les dessous du luxe et du service, les étuves qu’étaient alors les cuisines, la plonge et la lingerie, la minutieuse hiérarchie des pauvres jaloux de leur appartenance à une « caste » : gérant, maître d’hôtel, chef, cuisinier, serveur, groom, femme de chambre, lingère, plongeur. Un travers très français que cette conception de l’honneur dans le métier qu’a bien décrit en 1989 Philippe d’Iribarne dans La logique de l’honneur. Orwell officie donc au plus bas, avec le plus maigre salaire et les horaires les plus longs, parfois même en extra le dimanche. Il décrit aussi le milieu russe blanc de la dèche à Paris, les comtes devenus serveurs, les ducs devenus chauffeurs, les capitaines de l’armée du tsar devenus plongeurs – faute de mieux. Malgré des idées « communistes » mais non terroristes, Orwell se mêle à une cellule qui s’avère une entreprise d’escroquerie, prélevant une cotisation avant de disparaître dans les semaines qui suivent. Il considère néanmoins que la populace pauvre n’est pas moins digne que la bourgeoisie riche : « le millionnaire moyen n’est jamais que le plongeur moyen dans un complet neuf », résume-t-il drôlement chap. XXII p.105 Pléiade. La classe sociale n’est donc pas une distinction de race comme les Anglais le croient encore trop volontiers (et les Français avant 1789) mais une distinction de revenus.

En effet, s’interroge Blair, qu’est-ce que le travail ? Mendier est un métier à plein temps, comme terrassier ou comptable. Qu’est-ce qu’un travail « utile » à la société ? « Dans la pratique, personne ne se soucie de savoir si le travail est utile ou inutile, productif ou parasite ; la seule chose qu’on lui demande c’est d’être rentable » – de gagner sa vie (chap. XXXI p.152). Quiconque a travaillé dans une administration comprendra aisément : pointer des chiffres n’a aucun intérêt, saisir des données déjà saisies par une entreprise privée mais sous le format administratif est une perte de temps. Qu’est-ce enfin qu’un travail « honnête » ? « En tant que type social, le mendiant soutient aisément la comparaison avec quantité d’autres types. Il est honnête si on le compare avec les revendeurs de la plupart des médicaments autorisés, moralement irréprochable si on le compare avec le propriétaire d’un journal du dimanche, aimable si on le compare avec un courtier de location-vente » (id.) Le mendiant n’est jamais qu’un homme d’affaires qui gagne sa vie en profitant des opportunités.

La partie londonienne s’avère quant à elle comme une expérience de journalisme d’investigation où il se met volontairement en immersion dans les quartiers pauvres pour expérimenter l’existence de ceux qui en sont réduits à la mendicité et aux asiles de nuit. Cela pour « expier » son expérience birmane en se dégageant de toute domination. Dans cette exploration sociale chère aux auteurs anglo-saxons tel Dickens ou Jack London, l’auteur rencontre surtout des hommes. Parce que les femmes conservent toujours leur corps à monnayer, dit-il, sauf les vieilles.

Orwell joue les naïfs ethnologues et ne prend aucune position morale ; il se contente de décrire et de mettre en scène. Il utilise pour cela la langue argotique ou de métier pour plonger le lecteur dans l’altérité de l’étrange, citant des mots français à Paris, des mots cockneys à Londres. Car pour lui la langue est la pensée même et toute corruption du parler engendre une corruption de la pensée. Ce qui est une réflexion politique – revenue au goût du jour avec les imprécations et les raccourcis des populistes d’un côté (« les » immigrés, « le virus chinois »), et les contournements et détournements socialistes et technocratique bourgeois de l’autre (« technicien de surface » pour balayeur, « séparatisme » pour islamisme politique par exemple). Il note cependant la déshumanisation que provoque la faim et combien « le vagabond » londonien a acquis une « mentalité caractéristique » : « vil, envieux, un vrai chacal » dit-il de Paddy, un compagnon de rencontre chap. XXVIII p.134. L’auteur prend une teinture de leur chauvinisme xénophobe envers les Irlandais, les Juifs, les Français et les Américains ou même « les tapettes », les pauvres aimant encore moins les étrangers que les bourgeois.

George Orwell explore ainsi les bas-fonds des villes modernes d’il y a un siècle et ce témoignage, même arrangé en littérateur, reste une expérience humaine digne d’être sauvée de l’oubli.

George Orwell, Dans la dèche à Paris et à Londres (Down and Out in Paris and London), 1933, 10-18 2003, 304 pages, €8.10

George Orwell, Œuvres, édition de Philipps Jaworski, Gallimard Pléiade 2020, 1599 pages, €72.00

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Joseph Kessel, Au Grand Socco

Profitant d’un long séjour à Tanger en 1950, l’écrivain-reporter qui deviendra immortel dix ans plus tard par l’Académie française, livre ses Mille et une nuits. Il se met dans la peau de Bachir, un enfant de 12 ans marocain bossu devant et derrière, orphelin des rues qui dort sur la plage avec Aïcha une gracile fille de son âge et Omar, un garçon plus jeune au fez rouge. Il ne vit que de petits boulots mais chante admirablement et surtout conte comme pas un sur la place populaire du Grand Socco. Le style est enjôleur et l’émotion candide toujours présente, malgré les exigences de la réalité qui font parfois trahir le premier mouvement, comme ce petit âne blanc mourant et sauvé, donné et repris, dont l’obstination et la vitalité sont un fil des histoires.

Tanger après-guerre est une ville interlope, zone internationale sans droits de douane ni impôts par la convention de 1925. S’y côtoient les nationalités comme les trafics, les notables blancs comme les nationalistes rifains. Les collabos et malfrats recherchés dans leurs pays y trouvent refuge pour leurs affaires, tout comme les grands de ce monde lassés de leur climat humide et froid. Ce brassage de civilisations et de mœurs crée des étincelles, matière à histoires pour enflammer l’imagination. Or Bachir est acteur autant que conteur. Son jeune âge le rend invisible et accepté partout, y compris chez les femmes musulmanes dévoilées. Tel le Persan de Montesquieu, il observe et juge, sagace de sa raison précoce et de son cœur d’orphelin tout gonflé.

Kessel s’inspire de personnages réels : la juive rescapée des camps (C’était écrit), le guitariste espagnol antifranquiste, l’américaine mûrissante (L’arbre qui chante), la lady anglaise cruelle aux humains mais protectrice des animaux – et même Bachir le petit mendiant en haillons et doublement bossu mais au visage fin. Il rajoute des types de Tanger : Zelma la nymphomane effrontée, Ibrahim le beau marchand de fleurs, Mohammed l’écrivain public, Abdallah le pêcheur aveugle, Kemal le charmeur de serpents, Fatimah l’aïeule, Nahas l’usurier, Fouad le paysan, Caleb le porteur d’eau, Hussein le vieux qui vend du khôl, Sélim le marchand d’amulettes, Ismet le débardeur musclé : ils font chœur et offrent une vision mosaïque du Tanger réel, vivant et populaire. Ils sont le pendant des Occidentaux résidents qui se réunissent au café le Petit Socco, colons oisifs comme Mme Elaine l’américaine et lady Cynthia l’anglaise, ou affairistes comme M. Boullers le trafiquant d’or, Flaherty le journaliste roux, Varnolle le collabo en fuite et sa capo de camp Edna, M. Ribaudel l’avocat international français.

Par ses histoires, Bachir offre une vision réaliste de la société à ses auditeurs comme aux lecteurs ravis : la décadence occidentale noyée dans le whisky, la promiscuité sexuelle, la contrebande ou la honte familiale (Le tambour-major), l’arriération musulmane qui traite mal ses animaux (Le rezzou, Le petit âne blanc) et ses femmes, laissant les enfants perdus errer sans soins ni secours ; mais aussi l’acculturation du Marocain Abd-El-Meguid Chakraf ayant fait fortune aux Etats-Unis qui a perdu toute identité, le Rifain indépendantiste fanatique qui se prépare à jeter les colons blancs à la mer. Les contes sont autres qu’ils paraissent : un reportage sur le présent autant qu’un support à l’imaginaire. Ils captivent et instruisent, l’auteur étant en empathie avec ses personnages et avec le pays. Pour notre plus grand bonheur de lecture.

Joseph Kessel, Au Grand Socco, 1952, L’imaginaire Gallimard 2010, 294 pages, €9.50

Joseph Kessel, Romans et récits tome 2 : Au Grand Socco, La piste fauve, La vallée des rubis, Hong-Kong et Macao, Le lion, Les cavaliers, Gallimard Pléiade 2020, 1808 pages, €67.00

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Panauti

Le réveil, ensoleillé, dissipe déjà la brume du paysage comme des esprits. Les écharpes de vapeur sur les terrasses et les arbres ont des effets de paysage japonais. Autant de gosses qu’hier regardent de tous leurs yeux nos installations, quelques vieux aussi.

panauti nepal

La marche nous conduit jusqu’à Panauti, un gros village aux temples qui datent des 14ème, 15ème et 18ème siècles. Il est bâti au croisement de deux rivières.

panauti temples nepal

Une crémation s’achève sur les bords. Avant le bûcher, étape ultime, le mort est baigné dans l’eau sacrée de la rivière. Les pans inclinés de pierre sur les rives sont prévus à cet effet.

panauti nepal ghat

Le cadavre contient dans la bouche un morceau d’or purificateur. Ces temples sont restaurés avec des capitaux français, nous apprend Tara. L’un d’eux est dédié à Brahma, ce qui est « très rare ». Sur le sol, sont sculptés dans la pierre les « pas de Vishnou » sur la fleur de lotus.

panauti sculptures en bois nepal

Sur les poutres des toits sont sculptées des scènes plaisantes à l’œil : des corps comme des lianes, qui épousent les lignes du bois, des couples amoureux, enlacés. Je note avec mélancolie la grâce des statues de bois sur les piliers des temples. Ce ne sont que déesses, longues filles élancées et désirables, doucement déhanchées, debout les jambes croisées, la robe coupée tout juste qui souligne leurs mouvements. Sous l’une d’elle, deux petits pages à la bouche de singe, tout nus et graciles comme des chatons. Au pied d’une autre, un jeune couple nu, la main du jeune homme sur l’épaule de la jeune fille. L’air rêveur, ils attendent comme une bénédiction. C’est un festival de beauté.

panauti nepal sculptures en bois

Pour la première fois, des mendiants nous tannent : un aveugle accompagné d’un garçon aux yeux verts, deux vieilles femmes, deux gamines. Christophe, agacé et trop timide pour dire non, donne un peu d’argent pour s’en débarrasser. Geste idiot de l’Occidental ignorant et que des siècles de péché chrétien et colonialiste rendent coupable au plus profond des fibres. Après le don, flairant l’aubaine, les mendiants affluent. Quant à celui qui a reçu, il fait la tournée de ceux qui n’ont pas donné ! Ignorer est peut-être un peu égoïste mais ne donne pas d’ignobles habitudes.

nepal paysanne

Le village, que nous traversons après les temples, fournit son lot de scènes pittoresques et de visages humains qui font chaud au cœur. Les Népalais n’ont pas un faciès homogène, certains apparaissent presque chinois, comme notre jeune porteur gurung, le visage fin, certains autres sont plutôt indiens, d’autres ont le type du Tibet… Cela donne parfois une harmonie heureuse aux traits.

famille nepal

Nous poursuivons sur Bimnal, Bhalesvar, Cilu. Nous pique-niquons au bord de la rivière sous un grand soleil. Deux jeunes garçons nous regardent en souriant. Ils ont l’air d’avoir onze ou douze ans et, bien sûr, en avouent treize et quatorze. Je trouve le plus grand beau avec son air d’Indien. Il tricote un pull de laine bleue, la pelote dans la poche ! Michel les prend en vidéo et leur passe la scène dans le viseur. Ils en sont émerveillés. Ils baragouinent un peu d’anglais appris à l’école. Ils sont mignons, l’un contre l’autre, se prenant les mains pour se rassurer mutuellement devant les étrangers, s’étreignant les épaules, affectueux avec autant de naturels que de jeunes singes. À la fin, ils demandent à Michel sa photo, en souvenir d’amitié. C’est touchant. Ils emportent des cartes postales de Fribourg, où habite Michel. Les cartes, nous dit-il, ont un pouvoir très grand, les enfants trouvent cela précieux, comme un écran télévisé à emporter, les adultes sont intéressés de voir où l’on vit et comment sont faits les paysages occidentaux. « J’aurais bien adopté le plus beau », nous dit Michel, ému. Christine ricane.

gamins nepal

Peu après Khanigau, nous installons le camp du soir. Il pleut un peu avant d’arriver. Nous sommes vers 2000 mètres et il fait froid.

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Jean-Marie Déguignet, Mémoires d’un paysan bas-breton

jean marie deguignet memoires d un paysan bas breton

Né fils de journalier agricole en 1834, dernier d’une famille nombreuse pauvre, obligé d’allier mendier son pain parce l’école n’était pas obligatoire, ce Quimpérois d’un hameau de l’Odet est l’exemple même de l’arriération bretonne comme de la méritocratie républicaine. Son témoignage est crucial sur le tournant du siècle et les débuts de la IIIe République.

Il a tout vécu, Jean-Marie : les rois, l’empereur, le général tenté par la dictature (Mac Mahon), la république. Il a été mendiant, vacher, domestique, soldat, sous-officier, cultivateur métayer, bistrot, courtier d’assurances, tenancier d’un bureau de tabac. Il a été en Crimée, à Jérusalem, en Italie, en Kabylie et au Mexique. Il ne s’est marié qu’à 34 ans, s’est toujours méfié (avec raison) des bonnes femmes, a eu cinq gosses qu’il a élevé comme il a pu, leur assurant au moins le pain et les hardes. Il est devenu veuf d’une femme abîmée dans la soûlerie, séparé d’une compagne pathologiquement jalouse, exclu de ses enfants devenus adolescents – donc productifs – par sa belle-famille, avant de finir à l’hospice.

Paranoïaque en diable (on le serait à moins), athée républicain bouffeur de curés, il se réfugie dans l’histoire de sa vie parce que son intelligence dépasse de loin le milieu dans lequel il vit, parce que sa curiosité n’est en rien celle des Bretons de son entourage, et qu’il pense par lui-même au lieu de suivre les autorités de naissance ou de religion. Il est petit (moins d’1m54), accroché à la vie, tenace ; il ne tient pas en place tant du corps que d’esprit, usant de toutes les occasions pour apprendre : la terre, la savate, l’italien, la philosophie… Il est sociable, il écoute, il teste – mais reste inébranlable sur ses convictions politiques (les emplumés et ensoutannés exploitent le peuple par leurs belles paroles) et religieuses (le fils de Madame Joseph était un noceur qui a renié ses frères).

Sa faiblesse ? Ne pas savoir refuser un service à qui en a besoin. Ce qui va l’entraîner à quitter l’armée sous-officier avant d’y revenir simple soldat, faute de travail en Bretagne et par jalousie des ‘cousins’, puis à se marier sans l’avoir voulu, puis à soigner ses enfants qui seront bien ingrats (sauf le garçon de 19 ans dont la mort lui arrache un cri de désespoir), enfin à confier ses cahiers à Anatole Le Braz, pape du régionalisme breton d’époque, qui attendra sept ans avant de réaliser sa promesse de l’éditer dans La Revue de Paris.

bretons paysans 19e

Il aura le bonheur de se voir survivre par l’écriture, avant de mourir quelques mois plus tard. Sa vie, en 24 cahiers de 2854 pages, est un roman d’aventure écrit d’une belle langue française, avec des mots bretons, italiens et espagnols glanés dans ses campagnes. Il écrit vrai, Déguignet, et remet à leur place les folkloristes et leur romantisme du ‘c’était mieux avant’. Non ! C’était pire avant : les enfants mouraient en bas âge, l’ignorance était entretenue par les curés et les nobliaux pour exploiter les métayers et les journaliers, la vanité se mesurait aux railleries bretonnantes, chaque canton avait sa langue et comprenait à peine les autres Bretons, encore moins le français, la routine régnait en maître jusque dans les familles, où les femmes étaient les pires conservatrices de ce qui se fait et doit se faire éternellement, où aucune réussite n’était possible sans sacrifier au clientélisme local et faire allégeance…

Sur la fin de sa vie, il tire ce bilan personnel : « Si j’avais été une brute complète, sans pensée et sans réflexion, je serais sans doute la plus heureuse des créatures, puisque j’ai du pain à manger et un trou pour me cacher. Mais je pense, je réfléchis et je raisonne sur les maux et les tourments de mes confrères, et sur les canailleries, les fourberies, les iniquités et les injustices dont ils sont victimes de la part des voleurs et des bandits qui ont l’impudence, le cynisme et l’effronterie de se dire les gouvernants, les représentants et les protecteurs du peuple, lorsqu’ils n’en sont que les seigneurs et les égorgeurs » p.414.

A lire pour se réjouir de la vitalité d’un Breton qui refuse la complaisance folklorique, un brin méprisante, des élites qui utilisent le régionalisme comme tremplin personnel. A lire pour ce grand bol d’air de l’aventure dans une société archaïque et coincée, qui paraît si loin alors qu’elle n’a qu’un siècle. Et qu’il en reste de nombreux traits aujourd’hui !

Jean-Marie Déguignet, Mémoires d’un paysan bas-breton, 1905, édition An Here 1998 établie par Bernez Rouz, ou Pocket 2001, 462 pages, €2.62 à 31.55 ou €3.94 en Kindle

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