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Paul Bourget, Le disciple

On a eu tort d’oublier le livre de Paul Bourget, Le disciple ; il ne le mérite pas. Certes, il se trouve marqué fortement par son siècle mais, comme tous les bons livres, il a quelque chose d’universel. Le roman me rappelle un peu Balzac par le style et Stendhal par les personnages ; mais il n’en a pas la profondeur. Peut-être est-ce sur cette comparaison inconsciente que l’on fonde son oubli ? Si le sujet du livre n’est plus ressenti avec une aussi forte actualité qu’il devait l’être au moment où il parut, s’y retrouve la peinture aigüe d’un certain comportement, d’une certaine manière d’être au monde, qui continue d’exister au présent. Je veux parler de cette tare française qu’est l’intellectualisme.

La fin du XIXe siècle a été marquée par un courant très fort en philosophie, en histoire des idées et dans les mentalités : le positivisme. Cette conception voulait que la Science, écrite à majuscule, fût l’unique méthode de connaissance du réel. Le monde était ainsi, plus ou moins consciemment, considéré comme un mécanisme aux rouages certes très complexes et encore mal connus, mais qu’il suffirait de découvrir pour tout expliquer. Dé-couvrir comme ôter les oripeaux magiques pour voir la vérité nue. Ainsi Charles Darwin a-t-il expliqué l’évolution et l’origine de l’homme. Ainsi Karl Marx estime-t-il expliquer les ressorts ultimes de l’Histoire. Ainsi Auguste Comte tente-t-il de démonter les ressorts des sociétés. Ainsi encore Taine, dont on a voulu voir le modèle d’Adrien Sixte dans le roman, le philosophe cher à Paul Bourget, prétendait expliquer l’art et la littérature par l’unique conjugaison des déterminismes de la race, du milieu et de l’époque.

Le jeune précepteur Robert Greslou, du haut de ses 20 ans intransigeants et « modernes », croit que les sentiments sont soumis aux lois de la matière. Ils ne sont que de la physique, entièrement explicables par les mathématiques. Nous pouvons reconnaître les dérives de l’économisme, de l’hygiénisme, de la finance dans ces prémices. Charlotte, la victime de cette expérience, meurt empoisonnée et Robert, le disciple d’Adrien Sixte, est accusé de meurtre ! Comme quoi, « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » comme le disait Rabelais, ce moyenâgeux méprisé des intellos matheux…

Sans nier les bienfaits d’appliquer la méthode scientifique à des domaines jusqu’alors considérés comme hors de la connaissance objective, il faut reconnaître que le positivisme scientiste est une illusion. Il est un excès dont il faut se garder, une raison en délire. Or cette illusion reste d’actualité, malgré la publicité faite de nos jours aux savants qui contestent la science. Peut-être y a-t-il une visée directement politique : en sapant les fondements de méthode des élites actuelles, il serait plus facile de manipuler les faits pour parvenir au pouvoir. Toute visée totalitaire aime l’obscurantisme car il asservit, préfère la croyance car elle est manipulable à merci, joue sur les angoisses et le millénarisme car elle se pose en sauveur.

En terminale philo, j’avais un camarade remarquablement intelligent, Jean-Louis. Il avait le rare mérite d’allier le goût des spéculations abstraites au goût de fabriquer par le dessin et la peinture, et au goût de se mêler aux autres dans le sport. Il réussissait ce chef-d’œuvre d’une moyenne de 18 sur 20 en philosophie, d’une note supérieure à la moyenne en mathématique, d’une pratique assidue du rugby et de réaliser des tableaux au dessin très léché. Malheureusement, son goût pour l’abstraction l’avait déformé à un point tel que tout ce qui ne s’exprimait pas, pour lui, en termes rationnels et logiques, n’existait pas.

Ainsi, pour réussir un « bon » devoir de philo, il avait théorisé « les règles du jeu ». Pour lui elles étaient : 1/ les idées du professeur et ses goûts ; 2/ une présentation en paragraphes et une écriture esthétique. Il fallait pour cela : 1/ penser à l’effet produit sur le lecteur plus qu’au fond même du devoir ; 2/ se mettre soi-même dans un état de disponibilité parfaite, ainsi avoir mangé pour ne pas avoir faim en cours de rédaction mais pas trop pour garder la lucidité nécessaire, ne pas porter de vêtements trop serrés ou nouveaux qui créeraient de la gêne ou mobiliseraient l’attention, et ainsi de suite. Il m’a fait ces remarques alors que nous allions nous présenter au Concours général, sur l’instigation du professeur de philosophie. Elles sont certainement utiles, mais pas déterminantes. Elles peuvent aider à être mieux disposé à faire surgir les idées et construire un devoir, mais n’expliquent en aucun cas la note obtenue.

Jean-Louis soutenait aussi que la beauté plastique d’une peinture ou d’un dessin ne résulte que du respect de certaines règles de proportions, telles le Nombre d’or. Au lieu de ne considérer cette règle que comme une approche de la réalité, une approximation très schématique et réductionniste du « beau » associé au rectangle physique de la vision humaine, il en faisait une recette d’art pratique. Le plaisir physique causé à l’œil humain par des proportions qui lui sont adaptées ne crée en pas en soi la beauté. Il y faut à mon sens quelque chose en plus qui ressort de l’âme humaine. A entendre Jean-Louis, un peintre devrait analyser chaque trait et chaque touche de couleur qu’il porte sur sa toile en vue de l’effet d’ensemble sur le spectateur. Cela revient à dire que seul est « le » beau ce qui plaît. L’engouement est pourtant contingent, dû à une multiplicité de facteurs dont l’époque, le milieu et la culture. La beauté est une émotion universelle, mais elle touche de façon inattendue et surtout très personnelle le spectateur. Elle tient parfois à quelque dissymétrie ou imperfection qui agissent par contraste. Dire que l’on « fabrique » du beau selon des recettes qui pourraient être industrielles, c’est réduire la beauté à la proportion.

Dans les années 2000, lorsque je rechercherai Jean-Louis sur un moteur du net, je le retrouverai en peintre mystique chrétien, fresquiste et auteur de vitraux pour églises… Comme quoi l’hyper-rationalisme suscite par réaction la mystique, son contraire.

Je conçois aisément, ainsi que le disait Nietzsche, que la méthode scientifique ait balayé d’un coup de vent salubre tous les obscurantismes accumulés par l’Église pour conserver son pouvoir. Ayant conduit à la « mort » de Dieu, la Science a pu s’ériger en nouvel absolu. La raison humaine a eu l’ambition de remplacer celle du Grand Horloger. Mais le scientisme n’est qu’un réductionnisme, il ignore ou évite tout ce qui n’entre pas dans le schéma calculable, objet de la méthode expérimentale. Il n’est en fin de compte qu’une variante de nihilisme puisqu’il réduit tous les faits à des causes mécaniques ou chimiques, évacuant une bonne part de l’humain. En s’imposant comme vérité seule, cette conception aliène l’individu. Brimant les sentiments comme les pulsions corporelles au nom d’une raison abstraite et d’une logique artificielle, on comprend les ravages que peut exercer une telle théorie poussée à son ultime développement. Ce sont les philosophes-machines, les politiciens rouages de l’Histoire, les chefs charismatiques qui incarnent la race, les savants fous, les traders en délire, les médecins-qui-savent-tout.

Adrien Sixte, le héros de Paul Bourget, écrit des livres sur l’amour sans l’avoir jamais fait. Réglé comme une horloge, son existence est isolée de la plus élémentaire réalité. Il projette le regard de sa raison glacée telle une giclée d’acide. Il dissèque, analyse, détruit. Son esprit coupé du cœur et des sens réduit à quelques mécanismes secs et morts ce qui était auparavant foisonnement et vie. Il est robot pensant, bien loin du roseau évoqué par Pascal. La Raison pure, irréelle parce que soi-disant « détachée », brime au lieu de libérer. Elle aliène à la mécanique ce qui est richesse du vivant. Elle dessèche et détruit au lieu d’aider à vivre. Ainsi Robert, « le disciple », tombe-t-il amoureux de la femme qu’il voulait froidement étudier. Ainsi Adrien n’arrive-t-il pas à comprendre comment ses idées ont pu conduire au meurtre.

Et pourtant… La dichotomie du corps et de l’esprit, issue de l’idée pure d’une âme immortelle dans une enveloppe périssable, n’est qu’artifice et fausseté. Le divorce du corps et de l’esprit est impossible chez les êtres vivants – ou bien ils ne « vivent » plus mais deviennent mécanique. C’est le mérite de Nietzsche, avant Freud et après Darwin, de s’y être opposé avec violence. L’esprit n’est qu’une manifestation du corps, il est le corps dont il utilise l’énergie, sublime les pulsions et oriente les passions. Opposer corps et esprit, c’est tuer l’un et l’autre.

Le scientisme est un suicide. En France, la révolte contre ce déterminisme sera conduite en littérature, par Gide avec sa conception de « l’acte gratuit ». Étouffé de rigorisme protestant, Gide aspirera à son contraire : la grande libération chantée plus tard en 1968, la disponibilité totale de l’être à la jouissance. Cette réaction est excessive, créant à son tour de nouvelles aliénations dont Houellebecq parlera dans les années 2000, mais il aura eu le mérite de réhabiliter la sensualité et le respect du corps chez les intellectuels anémiés. Il pourfend dans L’Immoraliste « la culture, née de la vie, tuant la vie » (II, 2).

Soyons donc positif, aimant la vie avec ivresse et raison, mais non positiviste, réducteur de tout à nos étroites méthodes.

Paul Bourget, Le disciple, 1889, Livre de poche classiques 2010, 384 pages, €7.90 e-book Kindle €0.99

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Ernst Jünger, Le mur du temps

Jünger n’est pas un théoricien mais un homme d’action qui réfléchit. C’est pourquoi il n’est jamais meilleur que dans les textes courts, la réflexion crayonnée au bord du chemin dans la chronologie des jours. Jünger excelle dans le journal. Mais, dès qu’il veut faire long, il ennuie ; il se perd dans le fatras mythologique des mots de cette brumeuse langue allemande qui permet de substantiver n’importe quel concept. On peut aisément s’y perdre et aborder l’absolu. Tel est Le mur du temps : fumeux, écrit par boucles de pensée.

Pourtant, il y a un fil conducteur auquel je souscris, et quelques réflexions ordinaires qui me séduisent.

Le fil est que nous sommes au bord d’une autre époque : après avoir connu dans le passé l’âge du père, duquel nous somment sorties avec Hérodote, nous quittons aujourd’hui l’âge du fils pour entrer dans l’âge de l’esprit.

Hérodote marquait la sortie de l’espace mythique pour entrer dans l’espace historique. Il est le fondateur de notre civilisation occidentale dont le grand thème est l’histoire. « C’est la dignité de l’homme historique, qui cherche à s’affirmer contre les forces de la nature et les peuples barbares d’une part, contre le retour des puissances mythiques et magiques d’autre part. Cette dignité a son caractère propre : conscience, liberté, droit, personnalité » p.98.

Aujourd’hui, la force créatrice de l’histoire s’efface. Les symptômes en sont la disparition des héros, l’effacement des noms, de la personnalité. On voue désormais un culte au soldat inconnu. « L’action peut bien rester la même, elle peut même s’accroître, mais elle entre dans d’autres relations telles que celle du travail et du record » p.103. Le retour à l’âge d’or du temps mythique est impossible car la faculté critique a cru. Aussi, les soubresauts mythiques contemporains, même les plus importants, sont voués à l’échec tels ceux de Staline, Hitler, Mao, Khomeiny.

L’un des prophètes des temps nouveaux est pour Jünger son compatriote Nietzsche : « Nietzsche voit loin dans le futur. Ce n’est plus un philosophe classique ; l’énergie pensante passe à l’improviste (…) à l’état d’énergie poétique (…) la pensée ne suffit plus » p.166. Jünger n’en parle pas, mais j’ajouterai Heidegger comme prophète de cette nouvelle façon d’appréhender le monde et le temps. Le Titan, le type explicatif de Jünger, est l’ouvrier planétaire ; il courbe à son service l’énergie terrestre. Ce Faust de masse est l’homme d’aujourd’hui. Il peut assurer demain deux possibles : l’avènement de l’homme (le surhomme de Nietzsche) ou sa disparition au profit de l’insecte futur (le dernier homme de Nietzsche). « Il se peut que la fin métaphysique dépérisse en effet et, avec elle, le lien étroit entre bonheur et liberté qui aujourd’hui semble encore indispensable. Le ‘dernier homme’ peuplerait alors le monde comme un type d’Insecte Intelligent ; ses constructions et ses œuvres d’art atteindraient alors à la perfection, but du progrès et de l’évolution, au détriment de la liberté » p.184.

Un autre destin possible serait préférable. Il est alors nécessaire de passer de « l’homme mesure de toute chose » à la « conscience de l’harmonie du monde » – je dirais plutôt du cosmos. C’est à ce sens que répondent déjà – bien confusément – l’astrologie selon Jünger, à laquelle j’ajoute l’écologisme du type Gaïa-la-Mère et le New Age. Mais aussi la plus haute interprétation du bouddhisme. On ne peut qu’être effrayé d’assister à la disparition des normes, des frontières, des limites – du fait de l’évolution même de la technique. Disparition en tant que phénomène mais aussi en tant que sens et valeur. Les manipulations génétiques font perdre à la paternité toute signification ; les mères porteuses font de même pour la maternité. Va-t-on élever bientôt de futurs soldats en batterie, comme des poulets ? Les interdictions éthiques ou les règlements « raisonnables » ne changent rien au mouvement qui est un changement de l’espèce, selon Jünger.

L’homme ne doit pas abdiquer face au biologique mais le contrôler et en tenir serré les rênes. Surtout, il ne suffit pas de limiter ou d’interdire, il faut proposer un sens. « Il appartient à cette raison de maintenir la hiérarchie, de la rétablir et de l’approfondir, où il le faut, et de donner à ce mouvement suprême et nécessaire un sens qui s’élève au-dessus du simple fait d’un changement zoologique, technique et démoniaque » p.262. Car « Nietzsche le premier (…) a maintenu la responsabilité devant l’homme supérieur » p.268. La conscience ne peut opérer contre la pesanteur du déterminé, mais elle peut y introduire la liberté en tant que qualité. Le devenir peut prend alors un sens par l’homme et pour lui. « La conservation de la liberté est la tâche de l’homme (…) elle caractérise l’humain » p.276. C’est à nous d’orienter le futur : « L’homme ne peut décider de ce qu’il gardera de substances archaïques et mythiques, mais bien de ce qu’il gardera de son humanité historique. La conscience ici intervient et, par-là, la responsabilité » p.281.

De nos jours, selon l’auteur, l’astrologie, les croyances religieuses et les églises, le bouddhisme et les spiritualités orientales (j’y ajoute l’écologisme) aideraient peut-être à surmonter le nihilisme, étape pourtant indispensable au changement d’ère qui est en cours.

Les sciences exactes, activité de fourmilière efficace, nous ont rendus hostiles aux mythes, à la métaphysique, à l’harmonie universelle. Ceci était surtout valable jusqu’aux années 1960 lorsqu’ont émergé des théories physiques ou mathématiques moins parcellaires : l’unification des forces en physique, la logique floue, la théorie du chaos. L’astrologie (comme l’ufologie ou la « science » fiction) est une réaction populaire à cette réduction de l’esprit humain par les sciences expérimentales ; elle fait retrouver dans l’imaginaire une direction qui mène au-delà des plans humains. Les hommes deviennent plus puissants et plus riches, mais pas plus heureux – faute de temps, de relations et de sens. « C’est pourquoi, quand bien même toutes les données de l’astrologie seraient erronées, elle garderait son sens, celui d’une tentative en vue de sonder le monde à une profondeur que nulle pensée, nul télescope, ne parvient à atteindre » p.41.

Cette aspiration à sortir du temps abstrait renvoie l’homme au grand sens des cycles, voisin de la cosmogonie et de la religion plus que de la science. Pour Jünger « sans lui (l’instinct religieux) nul ne peut exister ; c’est pourquoi dans les têtes les plus lucides même, on trouvera un rideau encore qui dissimule un sanctuaire » p.49.

Pour les églises, il faut distinguer les institutions et la métaphysique. « La théologie reste possible, même si les dieux se sont éloignés, comme l’astronomie et l’observation des astres sont possibles même par ciel couvert. Que la théologie et la métaphysique se rapprochent l’une de l’autre, ainsi que ce fut toujours le cas dans les religions d’Extrême-Orient, on le verra de plus en plus nettement dans les temps qui viennent » p.289. Une église est une passerelle possible vers la transcendance ; il ne faut pas en attendre plus qu’elle ne peut donner. « Si l’église empêche que l’État ne devienne un monstre et si, surtout au moment critique, elle rend l’individu conscient de l’immense et inépuisable valeur de son existence, en cela déjà elle manifeste son indispensable pouvoir » p.290. Dieu se retire, mais « il ne reste pas le Rien. Il reste le vide et sa force de succion. En elle, une nouvelle attraction opère aussi. Où fut la foi, un besoin demeure ; il tâtonne de ses mille bras, à la recherche d’un nouvel objet » p.295. Ce peut être pour une élite éduquée l’espace et les nouvelles spéculations de la physique théorique ; pour la masse les religions millénaires, à condition qu’elles n’empiètent pas sur la libre curiosité.

Car le nihilisme ne peut être que transitoire. « Que le nihilisme puisse très bien s’accommoder des institutions vidées et devenues pur instruments, la plus récente expérience nous l’a appris. À vrai dire, il ne peut cependant apparaître là qu’à titre intérimaire, aussi longtemps que le déblaiement fait partie du plan universel. Ce déblaiement accompli, la tâche du nihilisme prend fin aussi » p.303. Si le nazisme fut un nihilisme chrétien, le salafisme est l’actuel nihilisme musulman.

Je trouve très judicieux ce que Jünger dit du bouddhisme. Je vois dans cette religion des convergences qui ne sont pas que hasard avec les réflexions épistémologiques récentes en Occident. La réponse aux interrogations du nouvel homme viendra sans doute de là. « Nous trouvons dans le bouddhisme un degré d’ouverture et de tolérance qui apparaît comme le modèle et la condition nécessaire d’un ordre universel embrassant non seulement les nations, mais les races et les confessions, comme une maison aux nombreuses chambres. Quelque représentation que l’on puisse faire de l’illusion et de la réalité du monde – qu’il n’est jamais possible de séparer entièrement – l’idée que les phénomènes – objets pensés ou objets de croyance – se développent jusqu’aux plus hautes images à partir de l’indivision et y font retour, cette idée demeure du plus haut prix » p.306. Où le lecteur peut voir combien l’expression jüngérienne peut être parfois emberlificotée dans la langue allemande et le sens se perdre dans le labyrinthe des concepts.

Mais la leçon du livre est qu’il faut être optimiste sur l’avenir car l’optimisme est signe de santé.

Ernst Jünger, Le mur du temps, 1964, Folio essais 1994, 320 pages, occasion rare €33.99

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