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Venezuela le retour

Une dernière heure en pirogue nous fait réviser les façons de vivre en usage depuis 5000 ans, nus, ouverts à l’air et à l’eau, vivant de cueillette et de pêche, en tribus familiales très conviviales, sans s’en faire pour le lendemain qui ne saura être que comme la veille.

Les petits enfants se roulent sans rien sur le corps dans la boue de la rive et nous font de grands signes en pataugeant dans le fleuve. L’un d’eux, de six ans peut-être, est si joyeux de nous saluer qu’il en glisse sur les fesses et se retrouve maculé de vase jusqu’au ventre. Cela le fait rire.

Nous dépassons en quelques secondes des pirogues silencieuses glissant à la rame le long des rives, là où le courant est moins fort. Deux singes hurleurs s’exposent sur leur arbre clairsemé, leur fourrure rousse étant bien éclairée par le soleil du matin. Un échassier blanc prend la pose entre les jacinthes d’eau à la dérive.

Nous voici au port, prêts à reprendre le bus Mercedes et le 4×4 à bagages. Nous pensions être toujours à court de rhum et nous voyons débarquer un carton et demi de bouteilles pleines, soit neuf bouteilles ! Piroguiers et chauffeurs les embarquent, il n’y a pas de petits bénéfices.

Direction Maturin pour un vol intérieur jusqu’à Caracas. Depuis ce matin, échange d’adresses, pourboires obligatoires aux piroguiers, aux chauffeurs, à Javier. Son prénom a commencé prononcé « Rat-bière » (Laurent), puis c’est devenu « Rapière » avant de devenir – aujourd’hui selon José – « Gravier »… Il nous présentera sa fameuse copine, venue l’attendre à l’aéroport de Caracas. Elle se prénomme Jocelyne, elle a des traits espagnols et elle est fort jolie.

Au débarqué de Roissy, Chris nous fera un œdème des pieds « fort peu sexy » selon José. Quelle mouche l’a piqué ? Une allergie quelconque ? Ou la réaction spéciale aux heures nombreuses, passées immobile, dans l’avion ?

Ce trek de l’agence Terre d’Aventures existe encore, mais il a été remanié sur deux semaines pour se focaliser exclusivement sur l’ascension du Roraïma. La partie sur l’Orénoque a été supprimée, ce qui est à mon avis dommage car elle montrait bien les contrastes du Venezuela : Caracas, la grande savane, la selva et ses chutes, le tepuy, l’Amazonie.

Les dates ne sont pas programmées pour 2019, troubles civils obligent.

FIN du voyage au Venezuela

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Aventure amazonienne au Venezuela

Le Venezuela est à la mode, pour son malheur. Le chavisme, ce communisme maoïste primaire dont se réclame Mélenchon, est un échec retentissant. Je suis allé en 2004 dans ce pays, qui n’est plus visitable pour un moment, bien que figurant toujours au catalogue du voyagiste Terre d’aventures – mais sans la partie sur l’Orénoque parmi les Indiens.

Etait-ce la lecture, vers 12 ans, de L’expédition Orénoque-Amazone d’Alain Gheerbrant, effectuée de 1948 à 1950 et parue en Livre de Poche en 1964 ? Mon père m’avait offert ce livre, qui actualisait Jules Verne. J’avais lu La Jangada, roman qui se passe principalement sur un radeau sur l’Amazone. Pour moi enfant, l’Amazonie et sa jungle représentait la quintessence du milieu aventureux, la nature dans son exubérance, les hommes et les bêtes dans leur naturelle sauvagerie. L’intelligence de l’explorateur devait suppléer à ces obstacles, à cette indifférence suprême de la nature qui se contente de croître et de dépenser sa vitalité par toutes ses formes. Alain Gheerbrant et ses compagnons étaient peut-être les derniers explorateurs de ce siècle où je suis né, en des terres inconnues, parmi de vrais « sauvages » qui n’avaient jamais rencontré de Blancs et vivaient nus « comme des cochons », selon leurs cousins missionnarisés et habillés.

Le trek prévu au Venezuela en mars 2004 ne va pas dans les forêts profondes, inaccessibles, qu’a parcourues Gheerbrant parmi les Indiens. Lui est passé à l’extrême sud du Venezuela, dans la Sierra Parima ; nous irons plus à l’est, à la frontière brésilienne. Nous finirons dans le delta de l’Orénoque, parmi les Indiens proches de la côte, largement en contact avec la civilisation depuis des dizaines d’années.

L’avion décolle à 6h40 pour Amsterdam. Nous avons deux heures d’escale à errer parmi les harengs sous vitrine et les CD à bas prix avant de prendre un Boeing 767 pour Caracas. Le vol est rempli de Chinois qui vont – ou reviennent – en famille à Cuba. La propension du président du Venezuela Hugo Chavez de prendre modèle sur Fidel Castro explique que Caracas soit devenue un hub pour l’île caraïbe.

Je suis assis dans l’avion entre un membre du groupe et un Roumain qui retourne au Venezuela en touriste. Christian, né en 1936, veut « grimper le Roraïma » malgré ses 68 ans. L’autre voisin, à ma droite, engage la conversation en anglais. Je crois avoir compris qu’il travaille « dans les affaires » mais il me dit aussi que « quand il était dans l’armée », il a fait un exercice à la frontière pakistanaise. Il va au Venezuela pour voir les filles – plus faciles et plus plantureuses que chez lui, le rhum et le soleil en plus. Faut-il le croire ? Il me tient une conversation fumeuse sur Bush, la CIA, la déstabilisation de l’Amérique latine et de l’Irak. Il en ressort – et c’est intéressant – une vision d’Europe centrale des relations internationales, alimentée des documentaires de Discovery Channel sur un substrat d’éducation totalitaire. La paranoïa et la théorie du complot y tiennent une grande place. Elevé en dictature, on ne peut imaginer que le monde marche tout seul : il lui faut des responsables. Bien sûr, « l’information est manipulée » et « les hommes ne sont pas ce qu’ils paraissent ». Ainsi, le 11-Septembre ne serait pas l’œuvre de Ben Laden : « il a remercié ceux qui l’ont accompli, mais il n’a pas dit que c’était lui – c’est donc un coup de la CIA. » Pourquoi ? « – mais pour pousser les Conservateurs au pouvoir et favoriser les dépenses militaires ». C’est tellement « évident » qu’il n’y a rien à discuter, et je m’arrête là.

Il est intéressant de noter que cette observation de 2004 se révèle en grand en 2019 : les pays ex-soviétiques d’Europe centrale sont frileux, paranoïaques, complotistes. Ils élisent des réactionnaires à poigne pour les « protéger » comme du temps de papa Staline, tant ils sont effrayés du monde.

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Khiva 2

La matinée est la suite de la visite guidée de la ville commencée hier. Un procédé urbanistique original fut de placer deux monuments l’un en face de l’autre, systématiquement. On appelle cela « koch » et c’est de tradition dans toute l’Asie centrale.

Rios nous montre le musée du Khan Kourynych-khana (1806) où se déroulaient les réceptions officielles. Nombreuses pièces autour d’une cour à créneaux. Un iwan à deux colonnes a ses murs entièrement recouverts de majoliques. L’œil suit les méandres tracés avec une extraordinaire minutie des décors blanc sur bleu.

Les piliers de bois sculptés de l’iwan reposent en pointe sur une base en pierre.

Les plafonds sont en bois à caissons peints.

Les portes sont des dentelles de bois tellement le sculpteur les a burinés d’enthousiasme.

Sur les murs de brique, sont parfois incrustés des céramiques en forme de 8, symbole mathématique de l’infini.

La salle du trône est décorée d’une sorte de stuc ciselé appelé ici « gantch ». Nous visitons des medersas, des mosquées. La Kounia Ark ou ‘vieille forteresse’ date pour ses parties les plus anciennes du 17ème siècle ; le reste est 19ème. Nous y montons, on y voit bien la ville de haut. Suit la medersa d’Islam Khodja qui s’ouvre dans le labyrinthe des rues. C’est son minaret de 56 m de haut qui attire l’attention. Il s’amincit progressivement, comme pour se perdre peu à peu dans le ciel. C’est du moins ce que croit le regard depuis son pied d’un diamètre de 9 m. Le tronc est tout annelé de couleurs orange, rouge et gris décoré, briques et majolique. Il date de 1908. Des enfants béent devant l’élan phallique ; nous ne sommes pas en civilisation patriarcale pour rien.

Le mausolée dédié au saint costaud Pakhlavan Mahmoud vaut le détour, pour la foule d’aujourd’hui plus que pour le monumental d’hier. Poète et lutteur né à Khiva, fort populaire fin 13ème siècle dans la ville car invincible, il est considéré comme un saint ayant le pouvoir de guérir. On dit que les Iraniens, les Indiens et les Pakistanais l’honorent aussi comme patrons des lutteurs. Il n’avait pas que des muscles mais aussi une tête et est l’un des fondateurs du soufisme. D’où la ferveur qu’ils suscite encore aujourd’hui, les femmes guidant les enfants, leur faisant baiser la grille devant son tombeau, les gens de tous âges s’agglutinant autour d’un imam barbu dès qu’il commence à chanter une prière, lui faisant aumône ensuite dans un tintement de pièces. Comme la chose est lucrative et que la ferveur nécessite de faire silence, nous devons calculer le moment de bouger, entre deux « affaires ». La cour recèle une source et, de l’extérieur, on aperçoit la coupole qui est la seule à être turquoise de toute la ville.

Nous faisons un petit tour dans le bazar couvert où s’entassent les boutiques. Elles débordent dehors, sous étals. Ce qui surprend, ce sont les bacs entiers de bonbons en vrac, enveloppés, de sucre candi brut, de gâteaux glacés au blanc d’œuf et décorés de roses en sucre. Cette profusion sucrée est pour nous un tant soit peu écœurante mais nous sommes dans un pays longtemps resté soviétique qui a connu la pénurie chronique de sucreries et qui se rattrape. La génération prochaine évoluera comme nous, probablement.

Une femme est quasi enfouie sous son étal de coupons en tissu imprimé. Emerge son visage lisse, joli, de grand yeux noirs écartés aux prunelles inquisitrices de vendeuse qui soupèse le possible client. Jean-Luc achète à un homme, un peu plus loin, un ensemble léger chemise-pantalon, en coton du pays. Il le paye 30 $. Dès que l’on parvient à dire un mot ou deux en russe, les gens deviennent tout de suite avenants. Non par révérence envers l’ex-empire, je ne crois pas, mais simplement parce qu’une communication est possible.

Ce peuple tribal, dans une civilisation musulmane toute de relations, aime à parler, à échanger des idées comme des marchandises. Les adultes aussi aiment à se faire prendre en photo – sauf le boucher, car son métier est considéré comme impur, donc socialement dévalorisant.

Selon Rios, l’usage ici est que les voyageurs se fassent toujours photographier devant les monuments. Pour les Ouzbeks – comme pour beaucoup de peuples à peine sortis de la vie paysanne traditionnelle – le monument en lui-même « n’a pas d’intérêt », il y a des cartes postales pour ça, et bien mieux prises. Soi devant montre que l’on y a été ; on s’approprie ainsi un peu de la notoriété qui lui est attachée. C’est pourquoi les enfants ou les babouchkas aiment à se faire photographier avec des étrangers ; c’est un peu du monde qui rejaillit sur leur réputation. C’est pourquoi aussi il est si facile au photographe de tirer le portrait des gens. Il suffit d’attendre que la famille s’y mette.

Mais on peut saisir au vif dans la rue ; j’ai pris ainsi de doctes Musulmans enturbannés et barbus, l’air important, qui sortaient en groupe d’une mosquée ; une petite fille aux épaules dégagées, la robe aux motifs traditionnels colorés, un collier de verroterie au cou. Mains sur les hanches, peau fine, sourire aguicheur, elle me toise avec fierté du haut de ses huit ans. Une autre, pas encore adolescente, sous ombrelle bleue, qui s’interroge.

La chaleur est supportable car la ville est suffisamment resserrée pour qu’il y ait toujours un pan de rue ou une ruelle à l’ombre. On grillerait à rester en plein soleil. Il nous reste seulement à enlever et à remettre cent fois la matinée bob et lunettes de soleil en passant de la lumière à l’ombre.

Le déjeuner est prévu à l’Office de tourisme, qui arrondit ainsi sa fonction dans la lignée de l’ex-Intourist. Les salades sont très variées et le sorte de pot-au-feu qui sert de plat principal n’est pas trop gras et plutôt goûteux. Il comprend à la russe chou, carottes et pommes de terre pour agrémenter le bœuf.

L’après-midi est libre. Nous le passons séparément à traîner dans les ruelles de la ville-mausolée. La terre rouge du désert, de quoi les briques des murs sont faites, lui donne un air magique, un tantinet dramatique lorsque le crépuscule descend. L’interprétation hésite entre l’airain biblique et le sang des massacres post-invasion.

Je parcours la ville aux heures chaudes. Trois-quarts d’heures suffisent à en faire le tour par l’intérieur. De nouvelles maisons traditionnelles, bien faites ou refaites, ornent les pourtours de la cité, juste au pied des remparts, un jardin intérieur isolé et arboré donnant une quiétude aux habitants du lieu. Des voitures cossues sont garées ce vendredi derrière les grilles des cours. De hauts murs de terre abritent le jardin de toute vue. Un cimetière aux tombes coniques est curieusement accolé au rempart côté sud. Est-ce la direction de La Mecque ?

Il fait trop chaud pour une quelconque activité et le bazar, très animé ce matin, est désormais presque vide. Les derniers rangent leurs invendus et leur étal. Presque aucun touriste ne se hasarde au soleil. Je croise de rares matrones qui vont à leurs affaires sous de brillantes ombrelles, ou quelques garçonnets peu vêtus. La vie sort le matin et le soir ; l’entre-deux est mort.

Le rendez-vous est à 17h45 pour dîner à l’hôtel avant de se rendre à l’aéroport pour le vol intérieur qui nous ramènera à Tachkent, puis à Paris. Hors des remparts, le long du bassin d’eau glauque devant l’hôtel, face à la statue d’Algorithme, quelques gamins en slip ou portant débardeurs lâches, pêchent d’improbable poissons. Je n’ai vu nul d’entre eux en sortir un de l’eau. Le Persan Al-Khwarizmi a donné au IXe siècle, via le mot grec arithmos, le processus mathématique qui consiste en une suite finie et non ambiguë d’opérations pour résoudre un problème.

FIN du périple en Tadjikistan-Ouzbékistan

Il a été réalisé grâce à l’agence Terre d’aventures en 2007 et réalise à peu près le périple actuel intitulé Les chemins de Tamerlan

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Rorbu norvégien de Sørvågen

Le bus nous mène directement à Ramberg, en changeant d’île par un tunnel sous la mer. Nous passons de l’île de Flakstadøy à Moskenesøy. Nous faisons des courses au Bunnpris (Bonprix ?) de Ramberg, la ville principale de cette nouvelle île. La grisaille continue, le vent fait moutonner la mer et rend ses eaux grises.

lumiere Lofoten

Nous pouvons quand même apercevoir depuis le bus la plus belle plage de sable blanc des Lofoten, dans l’une des échancrures de Ramberg. La route, plus loin, est en réparation, écroulée par endroit sous les avalanches de l’hiver.

sorvagen port Lofoten

Notre rorbu est sur pilotis au-dessus des eaux du petit port mixte de pêche et de plaisance de Sørvågen (prononcez soeurvôgeunn). Il appartient à une série, tous peints couleur sang de bœuf, et possédés par un Français, fondateur de l’agence Sentiers nordiques à laquelle Terre d’aventures sous-traite le séjour. Il vient ici quatre mois l’été et repart en France au siège de Montpellier le reste du temps. Son agence pratique aussi le trek au Népal et au Tibet.

village de a Lofoten

Le vent est tombé au matin, mais le ciel reste très couvert, avec du crachin par moment. Nous faisons l’étape prévue, le tour du lac de Å i Lofoten. Le village de Å, au nom réduit à sa plus simple expression (prononcer ô), se trouve à l’extrémité sud de la route qui traverse l’archipel. Le lac est un quasi-fjord, séparé seulement de la mer par la barrière de rochers sur laquelle est construite la route, la fin de l’E10. Le sentier à plat qui fait le tour du lac est chaotique, escarpé, glissant, boueux, toutes les sources coulant vers l’eau mère. Glissant et accidenté, le parcours est dur aux chevilles et au cuir non étanche. Nous ne montons pas au col, version optionnelle pour les mordus d’efforts, mais nous pique-niquons sur une butte qui s’avance sur le lac. Les sommets sont voilés.

paysage Lofoten

Nous revenons vers 16 h dans notre rorbu rouge. Le petit port est calme, isolé du large par une anse bien fermée. Le vert et bleu des éléments contraste avec la couleur des bâtiments et des bateaux, tous peints de couleur vive pour animer un peu les mois d’hiver où le crépuscule est quasi permanent. Les mouettes sont posées réglementairement à 40 cm l’une de l’autre sur le toit d’un hangar ; elles se mettent parfois à criailler de la gorge, sans raison apparente, ou se poursuivent avec des cris discordants. Ce sont des oiseaux sociaux où la hiérarchie se respecte. Des moineaux aux plumes gonflées se chauffent sur les planches du ponton. Un hoche-queue ou bergeronnette, chassait les insectes au ras des rochers, à la sortie du lac.

mouettes Lofoten

Menu crevettes, salade de tomates, carottes râpées et maïs en boite, côte de porc avec riz-champignons. Le guide a cuit un far breton sans grumeaux dans le four qui existe dans tous les rorbus. Une fille en engloutit deux parts (après deux côtes de porc), si bien que le plat entier y passe. Elle est nommée doberman d’honneur en référence à l’autre groupe, plus jeune et plus sportif, qui engloutit chaque soir un monceau de nourriture impressionnant. Les autres finissent la soirée au bar du coin, de l’autre côté du port.

pluie ete Lofoten

Au matin, dimanche, bruine. La rando est compromise. Il faut voir les fendards du beau soleil, « venus ici pour marcher » quand j’ai objecté qu’il y avait peu de culturel dans le séjour, reculer devant une petite pluie et la perspective de patauger dans la boue sur le chemin !

perles de rosee Lofoten

Une fille et moi pouvons pousser à pied jusqu’à Å pour repérer la boutique « de souvenirs » manquée hier. Notre marche s’allonge donc de 5 km aller et autant au retour pour aller constater qu’il existe des cartes postales, des livres en norvégien, anglais et allemand, des figurines, des sachets de stockfish (de la vulgaire morue séchée fort chère). Le tout peu attrayant. Des ados en visite sortent d’un car de tourisme norvégien. Ils sont de haute taille et, dès 14 ans, on leur en donnerait 16 ; mais leur carrure fluette laisse deviner leur extrême jeunesse. Nous sommes dimanche et beaucoup de Norvégiens viennent à cette extrémité de route pour le week-end. L’E10 se termine en effet en parking juste après la boutique. Quelques Italiens ont poussé jusqu’ici aussi depuis la pointe de leur botte au sud de l’Europe.

boites aux lettres lofoten

Sur le chemin, nous pouvons admirer des boites aux lettres personnalisées de dessins et peintures, mettant en scène X et Y. Ils donnent dans le style anarchiste des années post-68 : un vieux pêche devant une vieille qui tricote (ils avaient 20 ans en 68 ?) ; ou plus allégorique : le carrelet et la mouette.

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Salon Destinations nature aujourd’hui et demain

A la Porte de Versailles à Paris, hall 4, se tient vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 mars le 27ème salon destinations nature. Il y en a pour tous ! Du senior avancé au gamin, du solitaire au groupe, en passant par les couples, les amis ou la famille entière. Du raid et du bien être, de l’aventure hard et du spa cool, de la montagne et de la gourmandise, de la chaussure ou du vélo. Et même de l’escalade et du kayak. On trouve tout au printemps du voyage.

Cette année est celle de la forêt. ONF et IGN sont en première ligne, suivis des agences de circuits découvertes et pédestres. Les Pyrénées sont à l’honneur avec l’agence La Balaguère.

Le salon est sympa, vous pourrez avoir des informations, suivre des films et conférences, prendre un air de vacances, choisir votre destination et goûter les produits du terroir même les plus exotiques. Il y a divers ateliers pour petits et grands tels que la mécanique du VTT, la marche nordique, la découverte de l’huile d’olive, lire les cartes avec l’IGN, les chauve-souris avec l’ONF…

Intellos, vous connaissiez les ‘Cahiers de l’Herne’ ? Voici les ‘Cahiers de l’âne’ qui vous fera découvrir les vertus d’Aliboron. Quelques spécimens broutent leur foin dans un enclos odorant du salon et viennent faire caresser leur fourrure rêche entre les deux oreilles.

Avec le Japon, son nuage et son chauffage-centrale usagé, le bio est à l’honneur.

Les paysans aussi.

Le cochon catalan n’est pas atteint et fort savoureux.

Les punchs créoles sont appétissants, comme les jeunes dames qui les servent bien frappés !

Les gamins amenés ici par le système scolaire s’intéressent à tout ce qui est sport. Notamment fabriquer un cerf-volant.Evidemment le mur d’escalade où ils admirent les grands.

Ou l’élan bien chaussé du Vieux campeur. 

Mais il s’agit de tout recycler, hein !

Avec Chemins du sud vous irez à pied en France, au soleil, ou dans les pays méditerranéens. Deux Français sur trois randonnent en France « pour se maintenir en forme » et « passer un moment avec ses proches », disent-ils. L’ONF a inventé une formule de rando tout compris qui valorise son savoir-faire dans les paysages méconnus et préservés, dans le respect de l’environnement avec ses randonnées Retrouvance.

Avec Terre d’aventures, vous irez partout. En France, en Europe et ailleurs. Avec 10% de réduction salon sur l’Islande, le Maroc et le Népal. Faites vite pour vous préinscrire !

De nombreux catalogues et documents vous diront tout sur tout.

Et pour les casaniers, ou ceux qui veulent en rêver avant et après, outre les guides Lonely Planet ou Petit Futé, vous avez aussi pléthore de romans de voyages !

Salon Destinations Nature, métro porte de Versailles, hall 4

Tarif normal 8€, 5€ pour les moins de 18 ans et les étudiants. 5€ aussi pour ceux qui prennent leur billet par internet. Gratuit jusqu’à 12 ans.

Le dimanche 27 :

  • rando dans Paris (entrée libre) par les randonneurs de la Sarthe, départ 10h15 porte de Pantin
  • randos diverses dans Paris pour tous les tempéraments, par la Fédération française de randonnée (FFR) Île-de-France site internet ou 01 48 01 81 51
  • rando rollers et coquillages (mineurs accompagnés et adultes), départ 14h30 place de la Bastille. 
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