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Maurice de James Ivory

Tiré d’un roman d’Edward Morgan Forster que l’on dit autobiographique, en tout cas écrit à chaud vers 1913, ce long film s’étend complaisamment sur les affres du désir contrarié par les conventions sociales et par la religion. Sorti pour les 20 ans de la dépénalisation de l’homosexualité en Angleterre (ce sera plus tard pour l’Ecosse et le pays de Galles – bien après la France en 1791), il pointe l’orientation hypocrite de l’éducation, les réflexes de caste et l’impossibilité des sentiments humains vrais de la société anglaise.

L’une des remarques du film est édifiante : « L’Angleterre a toujours été un pays qui s’est refusé à accepter la nature humaine ». D’où l’isolement frileux des filles dans le moralisme des pasteurs, le dressage des jeunes garçons en pension comme de vulgaires chevaux, l’intellectualisme des écrits grecs et latins étudiés par la haute société, où pourtant sourd la sensualité.

Maurice Hall est un gamin entouré de femmes : sa mère, ses sœurs. Son instituteur (Simon Callow) lui apprend le sexe (convenable) sur la plage – en dessinant la rencontre physique sur le sable du bout de son parapluie. Il lui apprend que rien n’est meilleur que de combler une épouse par des enfants et que c’est là le seul amour plénier.

A Cambridge en 1909, l’étudiant (James Wilby) rencontre Clive Durham (Hugh Grant à 27 ans), une année au-dessus de lui, qui le séduit, lui fait lire Le Banquet de Platon et finit par lui avouer qu’il l’aime. Maurice prend cela au premier degré, fondant le désir et l’amour comme la nature le veut. Mais Clive est troublé d’interdits sociaux et finit par se repentir lorsque le vicomte Risley (Mark Tandy), condisciple épris de paradoxes à Cambridge, est condamné à la mort sociale par le juge après avoir été surpris à embrasser dans la rue un cavalier. Il se refuse et, après en avoir subi les conséquences somatiques par un évanouissement et une maladie, finit par partir voyager en Grèce seul. Il peut y réfléchir à son désir, à ses sentiments, à son avenir social. Il découvre surtout que l’idéal livresque a peu de chose à voir avec la réalité du terrain et que le début des années 1900 en Grèce n’a rien à voir avec la lumineuse époque de Platon.

Maurice, qui a été exclu de Cambridge pour avoir séché les cours et surtout celui du latiniste doyen – et refusé d’envoyer une lettre d’excuses – décide de se faire lui-même et entre dans les affaires à la City. Il y fait fortune. Clive termine ses études et sort avocat. Gentleman fermer par héritage, il décide de se lancer en politique et pour cela se marie avec Anne, une Lady fortunée (Phoebe Nicholls). Après tout, une jeune femme est une sorte de jeune garçon en plus fragile et sa bouche a le même goût (est-il dit). Terminé pour lui les errements de jeunesse et seule une amitié affadie le lie à Maurice. Qui l’accepte parce que la société le veut, mais qui n’en reste pas moins tourmenté. Il n’aime pas sexuellement les femmes, ayant subi mère et sœurs durant des années (donc l’interdit de désirer les femmes).

Il tente l’évitement du désir par le sport en enseignant la boxe à des jeunes de milieu populaire ; mais frapper l’objet du désir ne le supprime en rien. Il s’ouvre de sa « maladie » à son parrain médecin (Denholm Elliott) ; mais il lui assure que ce sont des fadaises qu’il se monte, pas une maladie incurable, et qu’un bon mariage aura tôt fait de résoudre la situation comme la doxa sociale le croit. Il s’offre les services d’un hypnotiseur (Ben Kingsley) pour « changer » d’orientation – comme certains programmes religieux le tentent encore aujourd’hui sans succès ; mais avoir la vision inconsciente d’une jeune fille désirable ne la fait pas pour cela désirer une fois revenu à la conscience.

L’homosexualité entre adultes (Maurice n’est ni pédéraste attiré par les adolescents, ni pédophile attiré par les enfants) est une attirance d’origine énigmatique (probablement non génétique mais plutôt liée à l’histoire personnelle – éducation familiale, culturelle, pensions scolaires) et il semble exister une gradation entre les purs homosexuels et les purs hétérosexuels (l’échelle de Kinsey). La plupart des humains seraient bisexuels, même si très peu cèdent à leurs instincts (avoir des inclinations ne signifie pas les assouvir, dans une proportion de 1 à 10 selon une étude citée par Wikipédia). Clive, plus fragile, se réprime plus que Maurice, sain sportif habitué à exercer sa volonté. Il est amusant de voir que Maurice porte la moustache pour se faire un chemin dans la société, puis la rase lorsqu’il est arrivé, tandis que Clive est imberbe à ses débuts puis arbore moustache lorsqu’il devient politicien.

Clive choisit la conformité sociale et la mort des sentiments – Maurice l’aventure de l’amour interdit avec Alec Scudder, le jeune garde-chasse de Clive (Rupert Graves) qui l’admire comme gentleman et comme mâle et qui s’introduit dans sa chambre de nuit parce qu’il a senti son désir. Même si la guerre de 14, imminente à la fin de l’histoire, laisse présager une issue tragique.

Une histoire délicate d’une époque corsetée d’interdits, contée un peu longuement par des acteurs au mieux de leurs rôles par des images délicates sans aucune crudité.

Le film (trop ancien ? trop peu dans l’air puritain de notre temps Trump-Zemmour ?) n’est disponible en audio français que sous la forme d’un coffret, ou seul en audio anglais.

DVD Maurice (dans coffret James Ivory, audio anglais et français – Chambre avec vue / Maurice / Retour à Howards End), MK2 2008, €139.99

DVD Maurice, James ivory, 1987, 2h14, avec James Wilby, Hugh Grant, Rupert Graves, Denholm Elliott, Simon Callow, Billie Whitelaw, Phoebe Nicholls, Mark Tandy, Ben Kingsley, The Merchant Ivory Collection by James Wilby (en audio anglais), €15.01, blu-ray €20.69

En replay sur Arte pendant un certain temps

Edward Morgan Forster, Maurice, 1913 publié pour la première fois en 1971 après la mort de l’auteur, Livre de poche 2021, 252 pages, €7.90 e-book Kindle €7.49

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René Girard, Des choses cachées depuis la fondation du monde

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René Girard est mort à 91 ans. Grand, impérieux, magnétique, il a marqué son époque. C’est le jour de Pâques, 1987 ans après la naissance supposée du supposé Christ, que j’ai lu cet ouvrage. Il ouvre un horizon nouveau au christianisme. Il expose en effet une anthropologie fondamentale où… il découvre que la religion chrétienne apporte la réponse nécessaire. Toute la théorie mimétique, inventée par René Girard, serait contenue dans les Évangiles.

Pour René Girard, et c’est un fait d’expérience, l’homme est un être d’apprentissage ; mais il est aussi, et conjointement, un être social. Son désir a besoin du désir des autres pour exister. Sans concurrence, pas de désir précis, seulement des désirs vagues, informulées. L’émulation permet de désirer ce que les autres désirent. Ce mimétisme du désir est volonté de se fondre dans l’autre, son double pour s’emparer de ce qu’il veut.

Telle est, selon l’auteur, la source de la violence entre les hommes.

La fonction des interdits sociaux est de « prohiber le mimétisme » en mettant un tabou sur certains objets et certains êtres les plus proches car appartenant au groupe de cohabitation, enjeux les plus évidents de relations rivales. Le rôle des rituels religieux est justement de désamorcer la violence en la mimant. Le meurtre d’une victime émissaire change l’opposition de chacun contre chacun en opposition de tous contre un seul.

Ce « sacrifice » fonde les règles sociales et établit la culture. Le transfert d’agressivité sur la victime rend celle-ci « sacrée », et la paix que ce meurtre apporte par catharsis fait l’objet d’un transfert de réconciliation sur la communauté.

Voilà qui est bel et bien dit malgré un freudisme un peu lourd qui demanderait à être nuancé. Mais une telle clarté est salutaire après les cafouillages folkloriques de nos manuels d’ethnologie.

Donc le sacré, c’est la violence. Celle qui vient de soi sans qu’on sache pourquoi, celle qui fait que l’on désire toujours ce que l’autre désire – parce que l’on est ainsi fait. Violence involontaire, irrationnelle, brutale. Ce que l’on ne comprend ni ne maîtrise, on l’appelle volontiers « Dieu ». L’esprit humain se reconnait dépassé et transcendé par une force qui lui paraît extérieure à lui-même et qui semble mener la communauté où elle veut. La religion, la philosophie, l’ethnologie, la psychologie ne seraient pas des tentatives pour comprendre mais des masques pour oublier la violence fondamentale. Celle qui est inconnaissable parce qu’effrayante autant que hors de toute maîtrise. Une sorte de vouloir être sauvage qui submerge toute rationalité.

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Pour René Girard, « Satan » est l’image incarnée des mécanismes circulaires de la violence qui emprisonne les hommes dans des systèmes culturels et philosophiques assurant un modus vivendi avec elle. « Le Christ », à l’inverse, révèle le meurtre fondateur à la base de toute religion et fait comprendre par la Crucifixion qu’il ne pourra plus désormais y avoir de victime expiatoire car sa persécution sera comprise, à son exemple, comme injuste. La communauté ne pourra plus se réconcilier sur le dos d’un bouc émissaire. C’est l’effacement du christianisme qui a engendré la Shoah – ou le génocide cambodgien.

Les Évangiles seraient donc une mutation de la pensée par rapport aux textes de l’Ancien testament et des autres religions. Ces Évangiles empêchent désormais – par leur révélation – le mécanisme fondateur de fonctionner. Contrairement à la lecture médiévale du christianisme, contre laquelle Nietzsche avait raison de s’élever, jamais dans les textes évangéliques retenus par l’Église, la mort de Jésus n’est définie comme « un sacrifice ». Aucun dieu ne l’a voulu, pas plus qu’il ne « veut » les maladies, les catastrophes ni la mort qui tous affectent les humains. La violence apocalyptique prédite par les textes n’est pas divine, mais est le fait des hommes – eux dont le conflit mimétique ne connaît pas de fin.

Les Évangiles seraient une explication du monde et de la place de l’homme. L’être humain est libre : ce qui lui arrive est de son seul fait, de par sa violence essentielle. Dieu – s’il existe, et cela est du domaine de la foi, pas du fait – est extérieur à tout cela. Le Christ, homme plus qu’humain mais avant tout homme, révèle les moyens de sortir de la crise mimétique. Son Royaume est celui où les humains, par un effort de raison et de volonté, auront su mettre un terme à la violence mimétique. En dehors de l’expulsion réconciliatrice, seul ce renoncement inconditionnel peut mettre fin aux rapports de vengeance. Du moins il faut y croire…

Selon René Girard, aucune autre possibilité ne subsiste, une fois les ressources sacrificielles épuisées par la révélation du Christ. C’est l’attitude d’Antigone qui refuse la version officielle du sacrifice de ses frères, que l’un aurait été juste et l’autre rebelle. Pour elle, les deux sont morts pour rien, dans une rivalité aussi absurde que l’hypocrisie politique de la cité. Antigone aurait dit la même chose que le Christ : « je ne suis pas venu pour partager la haine, mais l’amour ».

Notre univers contemporain illustre étrangement cette théorie. La paix nucléaire repose sur une appréciation froidement scientifique des conséquences fatales qu’auraient pour tous les adversaires l’utilisation massive des armes accumulées. Le renoncement à toute représaille est la seule condition de survie de l’humanité : ce que dit l’Évangile. D’autant que ce conflit impossible permet de libérer des forces pour la création et pour la vie. « L’amour », la paix, sont bien révélateurs, ils échappent à tout esprit de revanche. Tout ce qui fit de notre univers occidental, depuis 1945, le plus énergique et le plus créateur qui fut jamais en savoir scientifique, en technologie, en pensée et en art, est due à cette guerre impossible, à cette paix forcée, lentement conquise. Même si elle est relative – des guerres conventionnelles ne manquant pas d’éclater.

Aurions-nous enfin su dépasser le simple désir mimétique pour lui faire servir moins la guerre que l’émulation ? Ne serait-ce pas plutôt le fait qu’une seule puissance soit restée hégémonique jusqu’à la seconde guerre d’Irak, sous George W. Bush, qui a produit le désir de l’imiter elle seule, plutôt que de la défier ? La Chine qui émerge et la Russie nostalgique de son ex-puissance, le salafisme qui veut dominer les femmes et tous les incroyants, défient désormais, depuis la parution du livre, cet irénisme candide.

La paix, qui surpasse l’entendement humain, ne peut surgir qu’au-delà de la passion chicanière du jugement. Différencier le coupable et l’innocent, c’est perpétuer la violence – alors qu’il faudrait selon le Christ « pardonner », car tous sont coupables et tous sont innocents. Il n’empêche qu’en face d’un fanatique brandissant son couteau, tout cet échafaudage de bons sentiments et de pensées élevées s’effondre, se réduisant au dilemme simple : lui ou moi. Lorsqu’il s’agit de politique, la chose se conçoit, lorsqu’il s’agit d’humains déshumanisés par leur religion ou leur idéologie, le « pardon » ne tient pas. Il faut d’abord les maîtriser et de les empêcher de nuire avant – le temps qu’ils se reprennent – de leur donner une chance de réintégrer l’humanité.

Le bouc émissaire ne fait qu’assouvir la violence collective sur un faible qui ne peut se justifier. « L’amour » que le Christ demande aux hommes de pratiquer ne serait, selon René Girard, pas bêlant de faiblesse mais de force et de volonté. La paix doit se construire et elle demande de hautes vertus, plus sans doute que la guerre, qui n’est qu’un laisser-aller à ses instincts de violence.

Sauf que la guerre est parfois nécessaire, qu’il faut parfois être violent pour ne serait-ce que se faire entendre de ceux que leur croyance rend aveugles et sourds. C’est probablement toute la différence entre les époques, 1978 et 2015…

René Girard, Des choses cachées depuis la fondation du monde, 1978, Livre de poche Biblio essais 1983, 640 pages, €7.60

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Stefan Zweig, La confusion des sentiments

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Un jeune homme en première année d’université et au prénom de preux, Roland, se souvient au soir de sa carrière bien remplie avoir été fasciné à 19 ans par son professeur de littérature anglaise. Celui-ci, marmoréen du front et mou des joues, est ambivalent : sec et froid en cours magistral, emporté d’enthousiasme en travaux dirigés – et ses étudiants sont captivés. Le jeune Roland, gaillard musclé et passionné d’Allemand du nord, ayant nagé nu et s’étant battu « comme un sauvage » avec ses camarades durant son enfance, est subjugué par l’aura intellectuelle et sensible que dégage le maître. Il a gaspillé un trimestre à Berlin à courir les filles et à provoquer en duel plus qu’à ouvrir ses livres. Désirant se reprendre dans cette ville secondaire, il se lance à corps perdu dans l’étude, buvant toutes les paroles du professeur, charmé de son savoir et de son éloquence.

Celui-ci lui trouve un logement au-dessus du sien et l’invite à venir discuter dans son bureau tous les soirs. Ce n’est qu’au bout de quelque temps que le jeune homme lie connaissance au lac avec une jeune femme à la silhouette d’éphèbe qui le bat à la nage. Il la drague effrontément avant de s’apercevoir, en la raccompagnant, qu’elle est l’épouse de son professeur ! Le couple a 25 ans d’écart. Ce détail s’ajoute aux étrangetés que sa candeur juvénile n’a pas su remarquer : l’ostracisme glacé des autres profs, la mise à l’écart du favori par les élèves, les regards entendus de la ville. Mais aussi la charmante statue de Ganymède ravi par les serres de l’aigle dans le bureau, voisinant avec une reproduction lascive de saint Sébastien.

Son attachement pour son maître est pur, mais lui recèle un « brûlant secret » que le jeune homme est trop naïf et passionné pour deviner. Il est cependant désorienté par son attitude tour à tour familière et glaciale, un jour à le complimenter, un autre à le rabrouer, lui tendant les mains ou repoussant ses élans. C’est pourtant l’étudiant qui force le professeur à se lancer dans la rédaction, enfin, de son grand œuvre, promis depuis vint ans. S’il ne peut plus écrire, il n’a qu’à dicter. C’est ainsi que s’accouche la première partie. Dans l’enthousiasme, le maître tutoie l’élève avant, le même soir, de lui défendre de continuer, ordonnant la distance. Les sentiments du jeune homme sont en pleine confusion. L’amitié est une passion noble, mais le désir une pulsion ; lui n’a que la partie honorable, est-ce bien le cas de son maître ?

Le garçon ressent plutôt une attirance physique pour l’épouse, plus proche de ses jeux et défis adolescents. Après une lutte gamine demi nus en bord de lac, son sein est sorti d’un coup, turgescent, du maillot. Ils vont coucher ensemble le soir même. Mais Roland est partagé et honteux : comment faire cela à son maître ? Stefan Zweig possède à merveille l’art de faire monter la pression psychologique jusqu’à l’insupportable. Lors de l’explosion, l’étudiant qui ne comprend plus rien aux êtres qui l’entourent, décide de quitter l’université et d’anticiper les vacances proches. C’est alors que tout se dénoue. Le professeur, parti en escapade cathartique à la capitale (on apprend bien vite pourquoi), le force à un entretien d’adieu où il lui dévoile tout dans l’obscurité du bureau. Suit une étreinte passionnée et un baiser, où l’admiration pure consent au désir impossible – mais un définitif adieu.

Jamais Roland n’a autant aimé que durant cette relation chaste avec un maître incompris. Il découvre la complexité de l’être humain et le conflit engendré par les interdits sociaux. L’Europe centrale 1920, malgré les « années folles », restait bien loin de la liberté de Shakespeare dans la Londres du XVIe siècle, objet du cours donné par le professeur. Les êtres ne peuvent plus être en accord avec eux-mêmes, matière que Freud étudie à ce moment. Contradictions psychiques, fermentation de l’enseignement à l’âge influençable, confusion des sentiments juvéniles : nous avons en ce roman incisif tous les ingrédients du conflit éternel entre passion et devoir, choc des émotions et puissance des ardeurs.

Pour une fois chez Zweig, tout cela ne se termine pas dans le néant. Un petit livre d’un auteur en pleine maîtrise de son art.

Stefan Zweig, La confusion des sentiments, 1927, Livre de poche 1992, 126 pages, €4.37

Stefan Zweig, Romans nouvelles et récits, Gallimard Pléiade tome 1, 2013, 1552 pages, €61.75

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