Articles tagués : explosions

The Good Criminal de Mark Williams

Avec un titre faussement anglais en français (l’imbécile soumission des collabos aux plus forts, hier nazis, aujourd’hui yankees !), un policier très américain où les salauds ne sont pas ceux qu’on croie. Mais ce n’est pas l’américanisation du titre qui fait la qualité de l’œuvre. Nous avons un correct film d’action avec fusillades, bagarres, poursuites en voiture et explosion de rigueur dans la mythologie d’Hollywood, mais les personnages sont caricaturaux et le sujet un peu court.

Tom « Carter » de son pseudo (Liam Neeson) est un ancien démineur des Marines qui, il y a neuf ans, a décidé d’user de son savoir technique sur les explosifs pour cambrioler des banques. Non pas pour le fric mais par vengeance contre « le système ». Son père, ouvrier modèle en aciérie durant trente-cinq ans, s’est vu frustrer de sa retraite par la malversation d’un dirigeant et, désespéré, s’est jeté à 100 km/h contre un arbre avec sa Chevrolet « sans freiner ». Tom a cambriolé la banque du mec. Puis d’autres. Il ne s’est jamais fait prendre, choisissant toujours le lieu et l’endroit adéquats, travaillant seul et préparant toujours minutieusement ses coups. Il est pour le FBI « le voleur invisible », il a accumulé 9 millions de dollars.

Mais, arrivé dans la ville où l’action se passe désormais, il tombe amoureux de la fille à l’accueil de la société de location d’entrepôts où il vient pour un box. Dès lors, sa vie change, il ne cambriole plus, ne dépense pas son butin. Ce qu’il voulait au fond est « d’être aimé », comme chacun. Il veut donc solder sa période bad boy et « se rendre aux autorités », rendre l’argent et négocier une peine minimum avec visites sans limites. Un peu court comme rédemption, thème yankee obligatoire à la morale. Tom aurait pu jouer le Robin des bois en donnant une justification politique à ses vols, faisant un don anonyme par exemple à une association ou à une caisse de retraite, ameutant la presse. Au lieu de cela il se soumet, en bon garçon modèle yankee, rêvant mariage, maison, gosses et petit travail tranquille, sa morale en paix. C’est de la bouillie pour les chats, pas du bon cinéma.

Le FBI contacté ne le croit pas, une dizaine de « dingues » s’étant déjà fait passer pour le voleur invisible afin de se faire mousser. L’agent chef contacté délègue à deux agents subalternes le soin d’aller voir ce Tom « Carter » à l’hôtel où il dit attendre. Mais deux jours passent et toujours rien. Alors que Tom va – enfin ! – décider que les flics fédéraux, comme le reste des institutions aux Etats-Unis, ne valent pas grand-chose, et qu’il va quitter sa chambre, il trouve les deux sbires à la porte, déguisés en Témoins de Jéhovah avec costume sombre, cravate sur chemise blanche, voiture noire, air impassible de Jugement dernier. Des caricatures de jeunes cons que leur « plaque » rend immortels et invincibles en mission.

Tom leur raconte « ce que les journaux n’ont pas dit » sur les casses, mais les sbires en veulent toujours plus. Notamment le fric, puisque ce n’est que ça qui compte dans la société yankee. Tom fait la bêtise de leur donner les clés d’un box où il a planqué les cartons, mais sans exiger d’aller avec eux ! C’est invraisemblable. Evidemment les deux se servent et entassent dans leur bagnole les cartons de biffetons, bien que le plus jeune et le plus latino ait des scrupules (Anthony Ramos). L’autre, Nivens (Jay Courtney), lui en impose et ils font finalement comme il dit. Sauf que la fille des entrepôts, Annie (Kate Walsh), la copine de Tom qui a fait des études de psychiatre, vient voir ce qu’ils font puisqu’elle les a vus sur la télésurveillance. Ils lui expliquent qu’ils sont des amis, que Tom leur a donné la clé et qu’ils déménagent quelques cartons pour lui afin d’emménager dans la maison qu’il a choisi. Ce n’est pas mal tourné, ça passe, la psy ne subodore rien. Mais les deux agents sont alertés du fait qu’ils sont enregistrés.

Ils vont entasser le fric dans une « planque » du FBI qui ne sert pas et veulent s’en servir « pour leur retraite » (!). Ils reviennent vers Tom à l’hôtel et Nivens veut le descendre avec une arme non immatriculée qu’il a pris dans la planque, mais ce dernier leur demande s’ils ont compté les billets. Trop cons, ils ne se sont pas aperçus qu’il n’y avait qu’un million cinq et pas neuf millions et que le reste est ailleurs. Nivens hésite, l’autre suit. L’avidité sans limites est le propre des yankees et ils ne font pas ce qu’ils sont venus faire, enfin Nivens seulement, l’autre suit. Toc, toc ! A la porte leur chef (Robert Patrick), énervé qu’ils n’aient pas obéis à son ordre d’aller voir le voleur invisible le jour dit et qui vient le faire à leur place. Que faire ? Grave question qui a tourmenté maint révolutionnaire ! Bof, quand on est yankee, on ne fait pas dans la dentelle : une balle en plein cœur et tout est dit. Le chef est descendu et Tom va y passer, malgré le non-Nivens qui a des scrupules. Mais Tom se défend, en Marine. Il assomme le scrupuleux et lutte avec Nivens, passant par la fenêtre où il finit sur lui, l’autre groggy.

Il trouve alors Annie la conne, venue « voir ce qui se passe », la gueule enfarinée. Ils fuient dans sa jeep noire et sont poursuivis par les deux sbires remis de leurs cocards dans leur puissante Chevrolet qui vrombit comme un V8. C’est clair, le chef « a été descendu par Tom » avec le pistolet non marqué, version officielle de flics, habitude yankee. L’autre suit, toujours aussi latino, aussi veule, aussi niais. Le racisme anti-latinos est sous-jacent même si le gars se rachète dans la plus belle tradition biblique à la fin.

Bref, poursuite en bagnoles, feintes, dérobades, Annie mise dans un autocar Greyhound pour n’importe quelle ville car elle est repérée, Tom qui veut « régler ça ». Et Annie la conne qui évidemment n’en fait rien, sachant mieux en féministe obstinée ce qu’il faut faire – qu’un mâle pourtant ancien Marine. Elle revient au bureau pour récupérer la carte mémoire de la vidéo et tombe évidemment sur Nivens venu pour la même évidente raison (mais la conne n’y a pas pensé, n’a pas même écouté son mec). Elle se fait tabasser mais a eu le culot de téléphoner avant sur son portable (pas d’une cabine comme il avait dit, donc toujours aussi conne) pour lui dire qu’elle n’a pas obéi mais qu’elle n’en fait qu’à sa tête (de linotte). Tom accourt, la voit à demi-morte, l’emmène à l’hôpital. Le chef qui reste sur les deux au FBI (Jeffrey Donovan) se pose des questions, Tom voulait se rendre, pourquoi ces brutalités ? Tom Carter réussit à le convaincre que c’est Nivens la pourriture et il lui tend un piège (explosif) pour qu’on le confonde enfin et que sa propre morale soit blanchie.

Je ne vous en dis pas plus mais le reste est de la même eau, avec grands boums, fusillades, suspense et rédemption à la fin, la conne dans les bras du con. Car malheureusement l’acteur Liam Neeson fait ce qu’il peut mais en vieux, et son rôle est celui d’un benêt. Un film qui peut se voir pour l’action mais ne se revoit jamais pour son scénario pas plus que pour ses personnages. De la mélasse de l’ère Trump, sorti en pleine pandémie.

DVD The Good Criminal – Un honnête voleur (Honest Thief), Mark Williams, 2020, avec Liam Neeson, Kate Walsh, Jai Courtney, Metropolitan Video, 1h36, €16.50 blu-ray €18.98

Catégories : Cinéma | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Fantômes sur Mars de John Carpenter

Un western de science-fiction série B où la grosse bagarre, les tirs nourris d’armes automatiques et les explosions tiennent lieu de psychologie. Mais la nouveauté est « le matriarcat » qui règne sur la colonie terrestre en l’an 2176. Les femmes sont aux postes de responsabilité et les hommes réduits au rôle d’exécutants. C’est que « le Cartel » minier exploite la planète de part en part et que les femmes sont probablement mieux à même de le faire à moindre coût et avec plus d’habileté que les gros machos frustres et frustrés qui semblent composer le reste de la population.

Être un homme, c’est être une sous-espèce, en témoigne l’obsédé sexuel sergent Jericho Butler (Jason Statham) qui ne pense qu’à sauter la lieutenante. C’est pire encore lorsque vous êtes un homme noir, présumé sombre suppôt du mal par nature. La commandante latino Helena Braddock (Pam Grier) et la lieutenante blonde aux yeux clairs Melanie Ballard (Natasha Henstridge) doivent ramener en train de la cité minière de Shining Canyon le désigné criminel, Desolation Williams (Ice Cube). Il est accusé de six meurtres barbares et l’on a retrouvé la caisse de la mine entre ses mains. Il doit être conduit à la capitale pour y être jugé.

Mais sa culpabilité est moins évidente qu’il n’y paraît ; s’il a bien fait main-basse sur le fric, il n’a peut-être pas massacré. Le récit en flash-back montre le train arrivant à la capitale en pilotage automatique, réduit de moitié et ne contenant à son bord comme être vivant que la lieutenante menottée. L’aréopage matriarcal l’interroge, elle raconte ; on prend acte de ce qu’elle dit mais on passe outre. « Le Cartel » n’est pas prêt à lâcher l’exploitation minière de Mars au nom d’on ne sait quel danger supposé. Sauver le monde va bien aux héros romantiques, mais l’an 2176 ne connait plus que des professionnels de l’industrie.

C’est qu’une explosion minière a révélé un tunnel construit jadis de mains d’hommes, scellé par une porte aux mystérieux hiéroglyphes. Mais quiconque met la main dessus l’ouvre, sans pouvoir lire le possible avertissement. Une ancienne civilisation martienne se propulse au-dehors sous la forme d’un nuage de poussière rouge et prend possession des êtres humains, considérés comme des envahisseurs. Ceux-ci s’automutilent, se décapitent entre eux et font sauter tous les bâtiments un à un. Lorsque l’équipe de police (2 officières, 1 sous-off et deux nouveaux) arrive en train à Shining Canyon, la ville-champignon semble pillée comme jadis par les Indiens. Des sculptures tribales en instruments tranchants et des totems de têtes coupées accueillent les visiteurs. La lieutenante est contaminée mais résiste parce qu’elle est camée et recrache la poussière, ce qui est invraisemblable.

Le prisonnier Desolation est à l’abri dans sa prison fermée, mais plus aucun gardien ; le poste de commandement est un massacre, cadavres éviscérés, la tête en bas ; les mineurs errent en bandes de sauvages armés de coutelas avec à leur tête un ex-être humain bestial à l’intelligence de Martien et aux pectoraux percés d’aiguilles pour faire plus viril. En bref, il ne fait pas bon s’attarder parmi ces attardés.

Mais le train est reparti, on ne sait pourquoi ; les policiers, qui ont pris et repris Desolation et sa bande des quatre, ont compris. Les humains doivent se serrer les coudes et il n’y a plus ni flic, ni bandit, mais des gens égaux qui luttent pour leur survie. Ils se barricadent dans la prison et résistent le temps qu’il faut au train pour revenir en gare (sans en être empêché par les zombies, ce qui est peu vraisemblable).

Quand tout le monde est à bord et que le train roule enfin, la lieutenante qui a pris la tête du groupe après la décapitation de la commandante pas très futée, décide de rebrousser chemin. Il faut détruire Carthage… ou plutôt Shining Canyon. Une bonne petite bombe atomique des familles ? Qu’à cela ne tienne, la centrale de la ville est nucléaire et il suffit de bricoler la serrure, de lever les barres de combustible pour que tout saute. C’est réglé en un quart d’heure, encore plus invraisemblable, mais façon de décimer encore plus l’équipe qui se réduit à deux, un flic, un bandit – la lieutenante et le présumé criminel. Tous les autres sont anéantis.

Cela va-t-il sauver la planète ? Même pas, si l’on en croit l’ultime scène. Après un début bien commencé, dans une atmosphère dense aidée de la musique synthétique et métallique de John Carpenter lui-même, arrive le plat de résistance des grosses bagarres bien sanglantes avec explosions à l’américaine et balles qui tuent à tous les coups, puis la fin décevante, irréaliste et expédiée à la va-vite. Un bon divertissement d’action mais pour cerveaux réduits.

DVD Fantômes sur Mars (Ghosts of Mars), John Carpenter, 2001, avec Natasha Henstridge, Ice Cube, Jason Statham, Clea DuVall, Pam Grier, Joanna Cassidy, M6 vidéo 2006, 1h40, €7.50  blu-ray €13.77

Catégories : Cinéma, Science fiction | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

1941 de Steven Spielberg

Quand la guerre est chose trop peu sérieuse pour la confier aux militaires et que l’incurable Amérique, qui vit en rose, ne peut croire qu’on l’attaque : 1941, en Californie, c’est du cinéma.

La paranoïa Pearl Harbour a frappé, mais dans l’anarchie la plus complète. Le futur maître du monde ne sait rien maîtriser. Et c’est dans une débauche d’explosions et de hurlements que ce film transforme la géopolitique en comédie.

Comme souvent avec Spielberg, c’est « trop » : trop de bêtises gentillettes, trop d’hystérie collective, trop de laisser-aller des soldats, trop de patriotisme béat. Mais ça marche : le spectateur rit. Du moins s’il n’est pas américain – et peut-être même s’il l’est, gavé de Tex Avery et de Disney productions. Car ce film n’est pas « antipatriotique » comme l’a dit John Wayne, gros macho dépassé ; il critique de façon acerbe la vision rose bonbon du monde américain.

Tout commence par une fille qui se lance à poil dans les eaux fraîches du Pacifique un matin d’été (Susan Backlinie) sur la musique des Dents de la mer… On se croirait dans une publicité. Sauf que l’eau commence à bouillonner autour d’elle et que, de ce chaudron de sorcière, surgit un sous-marin maléfique – évidemment japonais. La fille nue est empalée sur le périscope et personne ne l’aperçoit, sauf un benêt nippon qui croit voir la lune.

Les Japonais sont caricaturés à souhait, dans le racisme de bon ton de l’Amérique profonde : l’officier dictateur n’a soif que d’honneur médiéval (Toshiro Mifune) ; il veut « détruire » un symbole d’Amérique. « Hollywood » ! s’écrie le benêt. Va pour Hollywood : mais où est-ce ? Le compas du sous-marin semble affolé, la technique japonaise est peu fiable selon le Germain observateur du bord. Une carte routière et l’enlèvement d’un marchand de produits de Noël appelé Hollis Wood (Slim Pickens) achèvent de désorienter les Nippons trop formatés. La boussole jouet, trouvée dans le paquet de cacahuètes sucrés du père Hollis est avalée par ce dernier – comme si elle servait à quelque chose avec des dizaines de tonnes ferraille autour ! Mais les Japonais, obstinés, vont faire chier (au sens sale) Hollis Wood pour la reprendre. Le sous-marin, comme s’il était en terrain conquis, reste des heures dans la baie de Los Angeles – au mépris des règles les plus élémentaires de l’art militaire.

Et personne, côté américain, ne s’aperçoit de rien, ni le colonel paranoïaque Maddox qui surveille un dépôt de munitions en plein désert et voit des parachutistes partout (Warren Oates), ni les servants du canon qui surveillent la baie partis faire la foire en ville pour le concours de danse de l’USO (l’organisme de divertissement des soldats !), ni l’aviateur américain « bas de plafond » et constamment bourré qui se croit Buffalo Bill (John Belushi). Le plus con des personnages, le plus clown aussi.

Car l’Amérique est fêtarde, pas guerrière. Le total inverse du Japon en 1941.

La « vraie guerre ne commencera qu’en 1942 » comme le prophétise un sergent qui a reçu un coup de père Noël sur la tête – donc qui dit vrai, comme tous les timbrés (Dan Aykroyd). Même le patriotisme du père de famille (Ned Beatty) dans le jardin duquel le canon a été installé est d’une naïveté à la fois attendrissante et dangereuse. Lui ose tirer en amateur sur le sous-marin nippon, d’après les « secrets qu’il ne faut pas dire » du sergent chargé de l’arme. Aidé de ses trois gosses déguisés en indiens il pointe le canon, le charge, l’arme et tire par deux fois. Mais il ne pense pas une seconde que le sous-marin pourrait pulvériser sa maison et toute sa famille en retour. Heureusement que « l’honneur » japonais préfère dézinguer la grande roue du parc d’attraction, « structure industrielle » plus honorable qu’une banale demeure en bois de cette Amérique à vaincre. Pour les Yankees en 1941, la guerre est un jeu et « tout ça » c’est du cinéma. Le gros con d’aviateur en est d’ailleurs persuadé.

Nous suivons avec délices les péripéties d’un capitaine (Tim Matheson) qui drague la secrétaire du général (Nancy Allen) et s’élance en coucou d’entraînement, alors qu’il n’a que quelques heures de vol, parce que cela excite la fille et la fait jouir ; elle le viole d’ailleurs en plein vol, tandis que le Buffalo débile canarde ces « japs » dont il ne sait pas reconnaître le moindre avion.

Nous suivons passionnément le jeune couple touchant du serveur latino (Bobby Di Cicco) et de la blonde hôtesse (Diane Kay). Amoureux, ils se voient séparés par un bravache de caporal (Treat Williams) qui ne songe qu’à sauter la fille plutôt que sur les Japonais, tandis que le fiancé fait des pieds et des mains pour échapper à son poing redoutable, déguisé en marin, dans un authentique concours de jitterbug – où il gagne d’ailleurs un contrat de six ans à Hollywood.

Il n’y a guère que les vrais guerriers pour garder leur bon sens, le général américain à terre (Robert Stack) – où il regarde avec émotion Dumbo, dessin animé ! – et le capitaine observateur nazi sur le sous-marin nippon (Christopher Lee, ex-Dracula) – où il est éjecté d’un coup de karaté ! Les Japonais sont trop rigides pour gagner et les Américains trop anarchistes pour l’emporter. En 1941.

Car il faudra que la réalité s’impose à la fiction, ce qui semble toujours très difficile aux Yankees (on l’a vu au Vietnam, en Afghanistan, en Irak…), pour qu’enfin ils réussissent la guerre. La seule qu’ils aient gagnée depuis… Pas si bouffon que cela, le film.

DVD 1941 de Steven Spielberg, 1980, avec  Dan Aykroyd, Ned Beatty, John Candy, Mickey Rourke, Andy Tennant, Universal Pictures France 2012, 114 mn, €6.92, blu-ray €8.36

Catégories : Cinéma, Etats-Unis | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,