Articles tagués : âge légal du mariage
Voyageur curieux du monde, des gens et des idées
Articles récents
- Business oblige de Jan Egleson
- Les assassins de l’ordre de Marcel Carné
- Destin grec
- Marc Bloch, toujours
- Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick
- Tim Powers, Les voies d’Anubis
- Ross Macdonald, Le sang aux tempes
- Les méchants règnent, dit Alain
- Daniel Horowitz, La fidélité au réel
- Daphne du Maurier, Mary Anne
Commentaires récents
Archives mensuelles d’Argoul
Catégories
- Archéologie (64)
- Art (100)
- Bande dessinée (104)
- Chats (25)
- Cinéma (713)
- Economie (229)
- Gastronomie (82)
- Géopolitique (220)
- Livres (3 077)
- Colette (44)
- Gustave Flaubert (43)
- Haruki Murakami (25)
- Jean-Jacques Rousseau (9)
- Joseph Kessel (18)
- Jules Verne (19)
- Le Clézio (25)
- Louis-Ferdinand Céline (13)
- Mario Vargas Llosa (8)
- Michel Déon (26)
- Romans policiers (582)
- Science fiction (109)
- Stendhal (29)
- Vladimir Nabokov (20)
- Yasunari Kawabata (11)
- Yukio Mishima (20)
- Mer et marins (179)
- Non classé (34)
- Philosophie (502)
- Alain (70)
- Albert Camus (30)
- Clément Rosset (13)
- Frédéric Nietzsche (111)
- Montaigne (115)
- Politique (581)
- Religions (258)
- Science (44)
- Société (196)
- Voyages (2 036)
- Arménie (30)
- Australie (10)
- Brésil (6)
- Bretagne (70)
- Cap Vert (16)
- Chine (61)
- Colombie (5)
- Corse (18)
- Costa Rica (22)
- Cuba (29)
- Ecosse (15)
- Egypte (70)
- Equateur (7)
- Etats-Unis (177)
- Finlande (4)
- France (64)
- Grèce (44)
- Guatemala (1)
- Inde (15)
- Irlande (36)
- Islande (48)
- Italie (153)
- Japon (145)
- Mali (7)
- Maroc (17)
- Mexique (60)
- Mongolie (22)
- Namibie (6)
- Népal (18)
- Normandie (25)
- Norvège (24)
- Nouvelle-Zélande (9)
- Ouzbékistan Tadjikistan (21)
- Pakistan (3)
- Panama (1)
- Paris (64)
- Pays baltes (40)
- Pays-Bas (18)
- Périgord (11)
- Pérou-Bolivie (53)
- Polynésie (334)
- Royaume-Uni (13)
- Russie (83)
- Sicile (51)
- Sri Lanka (17)
- Thaïlande (6)
- Tibet (12)
- Togo Bénin (6)
- Ukraine (31)
- Venezuela (23)
- Vietnam (7)
Rejoignez les 342 autres abonnés
Ecrivez-moi
argoul2005 (a) laposte.net
Lien RSS de ce blog
https://argoul.wordpress.com/feed
Statistiques du blog
- 6 612 302 visites
L’Opinion
- Canicule historique : qu'est-ce que le plan Orsan, dont le niveau a été rehaussé par l’exécutif ?
- A ne pas rater cette année aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence 2026
- La culture crée de la richesse et du ruissellement
- Venezuela : deux puissants séismes font au moins 164 morts et plus de 1 000 blessés
- Introduction du Slip Français en Bourse : qui a dit que le textile était une industrie du passé ?
- Au secours, Andy Burnham arrive ! Les riches décampent à l’île de Man
- Dette : l'électrochoc que la Cour des comptes espère provoquer avant la présidentielle
- Au programme des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence 2026
- Paris côté jardin, notre sélection des meilleures terrasses estivales
- Marine Ferrari : « Face aux noyades, un changement de paradigme est nécessaire sur la natation »
https://www.slate.fr/
- Canicule: au-delà d'une certaine température, votre ventilateur peut aggraver la situation
- Titanesque: comment la Chine déplace des fleuves entiers pour alimenter ses villes du nord
- Les 10% des consommateurs les plus aisés ravagent la planète (et vous en faites sûrement partie)
- «Une aspiration à couper et à se déconnecter»: la randonnée sort des sentiers battus
- Une start-up a inventé un implant cérébral capable de détecter les cancers
- Les villes découvrent qu'il n'existe pas de solution miracle contre les canicules
- Entrée de Marc Bloch au Panthéon: comment cet illustre historien a révolutionné son métier
- Que se passe-t-il vraiment à Kostiantynivka, bastion ukrainien infiltré par les troupes russes?
- Pour éviter une contamination extraterrestre, des chercheurs proposent un centre de quarantaine sur la Lune
- Oh zut, le champignon parasite qui «zombifie» les fourmis est lui-même victime d'un autre champignon parasite
Médiapart
- Une nuit caniculaire dans le Grand Paris: «Je me sens plus réveillée que le jour»
- JO d’hiver 2030: les atteintes à l’environnement planifiées par le comité d’organisation
- À Paris, une enquête ouverte sur des violences lors d’une étrange intervention de police
- Le mouvement antigenre est en plein essor et les attaques contre les droits des femmes et des LGBTQIA+ augmentent
- Le Venezuela frappé par un double séisme meurtrier
- Un prestataire néonazi au service de la communication du groupe de Bardella à Bruxelles
- Espagne: Pedro Sánchez se défend d’affaires qui divisent
- Canicule: la galère pour les éleveurs auvergnats, une aubaine pour la FNSEA?
- Canicule: la gauche se chauffe face à un gouvernement «en dessous de tout»
- Le RN tente de faire oublier des décennies de déni climatique
« Argoul participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr »
Tuer le rire ?
L’un des tueurs voulait massacrer du juif ; les deux autres faire rentrer le rire dans la gorge. Car pour ces raccourcis du cerveau, on ne peut rire de tout. Si le rire est le propre de l’homme (Rabelais), Dieu l’interdit – ou plutôt « leur » Dieu sectaire, passablement fouettard, Dieu impitoyable d’Ancien Testament ou de Coran, plus proche de Sheitan et de Satan. Ange comme l’islam, mais déchu comme l’intégrisme.
Comme le Prophète ne savait ni lire ni écrire, il a conté ; ceux qui savaient écrire ont plus ou moins transcrit, et parfois de bouche à oreille ; les siècles ont ajoutés leurs erreurs et leurs commentaires – ce qui fait que la parole d’Allah, susurrée par l’archange Djibril au Prophète qui n’a pas tout retenu, transcrite et retranscrite par les disciples durant des années, puis déformée par les politiques des temps, n’est pas une Parole à prendre au pied de la lettre. Le raisonnable serait de conserver le Message et de relativiser les mots ; mais la bêtise n’est pas raisonnable, elle préfère ânonner les mots par cœur que saisir le sens du Message.
La bêtise est croyante, l’intelligence est spirituelle. Les obéissants n’ont aucune autonomie, ils ne savent pas réfléchir par eux-mêmes, ils ont peur de la liberté car ce serait être responsable de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font. Ils préfèrent « croire » sans se poser de questions et « obéir » sans état d’âme. Islam veut-il dire soumission ? Un philosophe musulman canadien interpelle ses coreligionnaires : « une religion tyrannique, dogmatique, littéraliste, formaliste, machiste, conservatrice, régressive – est trop souvent, pas toujours, mais trop souvent, l’islam ordinaire, l’islam quotidien, qui souffre et fait souffrir trop de consciences, l’islam de la tradition et du passé, l’islam déformé par tous ceux qui l’utilisent politiquement, l’islam qui finit encore et toujours par étouffer les Printemps arabes et la voix de toutes ses jeunesses qui demandent autre chose. Quand donc vas-tu faire enfin ta vraie révolution ? »
Il ne faut pas rejeter la faute sur les autres mais s’interroger sur sa propre religion, distinguer sa pratique de la foi.
Mahomet s’est marié avec Aisha lorsqu’’elle avait 6 ans (et lui au-delà de la cinquantaine) ; il a attendu quand même qu’elle ait 9 ans pour user de ses droits d’époux : c’était l’usage du temps mais faut-il répéter cet usage aujourd’hui ? L’ayatollah Khomeiny a abaissé à 9 ans l’âge légal du mariage en Iran lorsqu’il est arrivé au pouvoir… Les plus malins manipulent aisément les crédules, ils leurs permettent d’assouvir leurs pulsions égoïstes, meurtrières ou pédophiles, en se servant d’Allah pour assurer ici-bas leur petit pouvoir : Khomeiny, Daech, mêmes ressorts. Trop d’intermédiaires ont passés entre les Mots divins et le texte imprimé pour qu’il soit à prendre tel quel. Croyons-nous par exemple que Jésus ait vraiment « marché sur les eaux » ?
Il ne faut pas croire que le Coran soit la Parole brute d’Allah. Que font les intellectuels de l’islam pour le dire à la multitude ?
Toute religion a une tendance totalitaire : n’est-elle pas par essence LA Vérité révélée ? Même le communisme avait ce tropisme : « peut-on contester le soleil qui se lève ? » disait à peu près Staline pour convaincre que les lois de l’Histoire sont « scientifiques ». Qui récuse la vérité est non seulement dans l’erreur, mais dans l’obscurantisme, préférant rester dans le Mal plutôt que se vouer au Bien. Il est donc « inférieur », stupide, malade ; on peut l’emprisonner, en faire son esclave, le tuer. Ce n’est qu’une sorte de bête qui n’a pas l’intelligence divine pour comprendre. Toutes les religions, toutes les idéologies, ont cette tendance implacable – y compris les socialistes français qui se disent démocrates (ne parlons pas des marinistes qui récusent même la démocratie…). Les incroyants, les apostats, les hérétiques, on peut les « éradiquer ». Démocratiquement lorsqu’on est civil, par les armes lorsqu’on est fruste.
Le croyant étant « bête » parce qu’il croit aveuglément, comme poussé par un programme génétique analogue à celui de la fourmi, ne supporte pas qu’on prenne ses idoles à la légère. Toutes les croyances ne peuvent accepter qu’on se moque de leurs simagrées ou de leurs totems : la chose est trop sérieuse pour que le pouvoir fétiche soit ainsi sapé. C’est ainsi que Moïse va seul au sommet de la montagne et que nul ne peut entrevoir l’Arche d’alliance ou le saint des saints du temple, que Mahomet est-il le seul à entendre la Parole transmise par l’ange et que nul infidèle ne peut voir la Kaaba. Dans Le nom de la rose, dont Jean-Jacques Annaud a tiré un grand film, Umberto Ecco croque le portrait d’un moine fanatique, Jorge, qui tue quiconque voudrait simplement « lire » le traité du Rire qu’aurait écrit Aristote. Ce serait saper la religion catholique et le « sérieux » qu’on doit à Dieu… Les geôles de l’Inquisition maniaient le grand guignol avec leurs tentures noires, leurs juges masqués, leurs bourreaux cagoulés devant des feux rougeoyants. Pas question de rire ! Même devant Louis XIV (sire de « l’État c’est moi »), Molière devait être inventif pour montrer le ridicule des médecins, des précieuses ou des bourgeois, sans offusquer les Grands ni Sa Majesté elle-même.
Il ne faut pas croire que le rire soit le propre de l’homme ; ce serait plutôt le sérieux de la bêtise. Que font nos intellectuels tous les jours ?
C’est cependant « le rire » qui libère. Il permet la légèreté de la pensée, le doute salutaire, l’œil critique. Rire déstresse, rend joyeux autour de soi, éradique peurs et angoisses – ce pourquoi toute croyance hait le rire car son pouvoir ne tient que par la crainte. Se moquer n’est pas forcément mépriser, c’est montrer l’autre en miroir pour qu’il ne se prenne pas trop au sérieux. C’est ce qu’a voulu la Révolution française, en même temps que l’américaine, libérer les humains des contraintes de race, de religion, de caste, de famille et d’opinions. Promotion de l’individu, droits de chaque humain, libertés de penser, de dire, de faire, d’entreprendre. Dès qu’un pouvoir tend à s’imposer, il restreint ces libertés-là.
Est-ce que l’on tue pour cela ? Sans doute quand on n’a pas les mots pour le dire, ni les convictions suffisamment solides pour opposer des arguments. Petite bite a toujours un gros flingue, en substitution. Surtout lorsque l’on a été abreuvé de jeux vidéos et de décapitations sans contraintes sur Internet : tout cela devient normal, « naturel ». C’est à l’école que revient de dire ce qui se fait et ce qui ne se fait en société : nous ne sommes pas dans la jungle, il existe des règles – y compris pour la diffamation et le blasphème. Il est effarant d’entendre certains collégiens (et collégiennes) dire simplement « c’est de leur faute ». Donc on les tue, comme ça ? C’est normal de tuer parce qu’un autre vous a « traité » ? Est-ce ainsi que cela se passe dans les cours de récré ? Si oui, c’est très grave…
L’écartèlement entre les cultures, celle de la France qui les a partiellement rejetés, celle de l’Algérie qu’ils n’ont connue que par les parents et cousins, ont rendu les frères Kouachi incertains d’eux-mêmes, fragiles, prêts à tout pour être enfin quelqu’un, reconnus par un groupe, assurés d’une conviction. La secte est l’armure externe des mollusques sans squelette interne. Ils se sont créé des personnages de héros-martyrs faute d’êtres eux-mêmes des personnes.
Il ne faut pas croire que la multiculture enrichit forcément. Que font les politiciens pour établir les valeurs du vivre-ensemble sans les fermer sur l’extérieur ; pour faire respecter les lois de la République sans faiblesse ni « synthèse » ?
Comment faire pour « déradicaliser » les individus ? Une piste de réflexion intérieure, européenne et géopolitique. Lire surtout la seconde partie.