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Aranui 5 inauguré

C’est fait ! Et bien fait ! Le voyage inaugural du cargo mixte Aranui 5 s’est merveilleusement bien passé. Satisfaction générale. Le 13 décembre était le jour tant attendu. La famille Wong, propriétaire du nouveau bébé, était au grand complet pour ce départ avec 220 personnes à bord contre 150 pour l’Aranui 3, afin de permettre aux croisiéristes de se rendre au festival des arts des îles Marquises se déroulant à Hiva Oa du 16 au 19 décembre. Le nouveau commandant s’appelle Vatea Sitjar, il est âgé de 36 ans.

aranui 5

Première escale à Takapoto où les passagers sont débarqués sur des barges à fond plat.

Puis Nuku Hiva, chef-lieu administratif des Marquises 387 km2, 3 000 habitants, Taiohae, la cathédrale (1973) où officiait Monseigneur Le Cléac’h le traducteur de la Bible en marquisien, celui qui a permis de remettre à l’honneur les traditions ancestrales des Marquises et de créer le premier festival des arts des Iles Marquises à Ua Pou en 1987. Le site des pétroglyphes de Kamuihei, la danse des cochons, kaikai (repas) chez Mamy Yvonne. Au cinquième jour Ua Pou, ses pitons rocheux, ses pierres fleuries. Tout le peuple se presse pour voir le nouvel Aranui.

takapoto

Ensuite Hiva Oa pour le Matavaa (festival des Marquises). Hiva Oa c’est aussi Gauguin et Jacques Brel.

Fatu Hiva, 600 habitants, c’est la Baie des Vierges (il n’y en a plus), l’une des plus belles baies au monde, le tapa et le monarque, ce petit oiseau en voie d’extinction.

Puis Tahuata. C’est le jour de la messe, et ceux qui croient au ciel, et ceux qui n’y croient pas garderont un inoubliable souvenir des voix marquisiennes résonnant sous les voûtes de l’église.

Ua Huka, la belle, avec ses quatre musées, son jardin d’Eden qui regorge de pamplemousses au goût sucré, le santal et les explications de Léon Litchlé.

Le retour s’effectue par l’atoll de Rangiroa aux Tuamotu et enfin la perle du Pacifique Bora Bora.

Je n’en dis pas plus car la personne qui fera cet été la croisière sur l’Aranui 5 vous en « mettra plein les yeux ».

C’est vraiment le voyage d’une vie, incomparable, inoubliable, mais pour ceux qui peuvent y consacrer quelques liasses de billets…

Kaoha (Bienvenue en marquisien).

Hiata de Tahiti

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Course, prison, sécurité à Tahiti

Début novembre, pendant les vacances scolaires de Toussaint a eu lieu la course de va’a Hawaiki Nui. J’ai déjà évoqué ce sujet mais c’est toujours un plaisir d’en reparler et surtout de féliciter TOUS les rameurs car la prouesse est de rallier – à bout de bras – Bora Bora, la perle du Pacifique. Cela après avoir transpiré sur les trois épreuves en trois jours, Huahine-Raiatea 45 km, Raiatea-Taha’a 26 km et Taha’a. Bora Bora se profilera après 58 km à la force des poignets sur un va’a (pirogue à balancier de course) comportant 6 rameurs. Chapeau Messieurs ! Au départ 83 pirogues V6 .Trois grands clubs ont remporté chacun une étape. D’abord EDT (EDF polynésien) Va’a en 3h30 d’efforts, avec une avance de 4 minutes, la seconde étape, la plus dure physiquement, par Shell Va’a, et la troisième, certainement la plus belle par Team Opt (la Poste polynésienne). Tous les rameurs sont méritants et seulement quatre clubs n’ont pu finir la dernière étape. La participation étrangère est… balbutiante mais il est possible d’espérer que des étrangers viennent, un jour, s’intercaler entre les Tahitiens et pourquoi pas les battre ! L’étape la plus courte entre Raiatea et Taha’a est la plus éprouvante car elle se déroule dans le lagon, en eau plate, tandis que les deux autres étapes permettent aux rameurs de surfer sur les vagues du Pacifique ! Excusez mes piètres explications sportives mais vu mon âge avancé… Et les rameurs comme les mousquetaires de la mer « un pour tous, et tous pour un », une seule toute petite différence 4 mousquetaires et ici 6 rameurs, mais tous dans l’action. Pour votre gouverne, il existe des courses pour V1, V6, V12. Pour le moment les Polynésiens sont les champions mais à quand une victoire des Chinois ? Quand ils auront copié et décomposer tous les gestes des rameurs ? Du matériel utilisé ?

course de vaa tahiti

Les travaux pour la geôle de Papeari avancent à la vitesse polynésienne. Il semble qu’il y ait des vols de matériel, aussi y a-t-il maintenant un « contrôle » à l’entrée du chantier ainsi qu’un vigile la nuit et le week-end. Le concours pour le recrutement de matons a eu lieu. Maintenant les syndicats exigent de l’État le paiement des billets d’avion de ces messieurs et dames qui doivent rejoindre la métropole pour « subir » huit mois de formation à Agen. On peut s’attendre à ce que les syndicats exigent d’autres sous pour ceci, pour cela, acheter les rayons du soleil, acheter des vêtements chauds, des caleçons molletonnés, etc. Les syndicats font la loi. Les questions à l’écrit n’ont pas plu du tout. À l’origine plus de 6 000 candidats s’étaient inscrits, 4 800 ont été retenu pour l’examen. Et pour être fonctionnaire de l’État, une partie de la jeunesse de Tahiti serait prête à vivre sa vie en prison. Il paraitrait que certains avaient un niveau Bac + 3. Il faut également savoir que les heureux choisis commenceront leurs carrières de matons au salaire indexé de 380 000 XPF/mois (3 750 €) plus les avantages ! C’est pas mal non ? Là encore les syndicats exigent de l’État que ces élèves-matons reçoivent le même salaire en France qu’à Tahiti, les autres élèves de métropole eux n’ont pas le salaire indexé, c’est normal parce que ici à Tahiti la vie est plus chère, il fait plus chaud…

SANS COMMENTAIRES

SANS COMMENTAIRES

Il était prévu de déplacer les cuves de stockage des hydrocarbures de Fare Ute vers Motu Uta. C’était prévu pour 2013. Or dès 1986 ces stockages avaient été remis en cause… En mai 2001, l’inspection générale de l’administration notait que « l’insécurité du port de Papeete est considérée comme alarmante… il est menacé, ainsi que son environnement, par une rare accumulation de risques… ». Les inspecteurs ciblaient les dépôts d’hydrocarbures et la sphère de gaz aérienne. Le port de Papeete est vulnérable. Papeete est un port de commerce, de passagers, pétrolier, de plaisance, de pêche, militaire, site de constructions navales, zone industrielle, siège d’activités tertiaires, le tout à proximité de la ville et dans le prolongement de la piste de l’aéroport international. Le site officiel du port indique que 3 500 personnes travaillent dans 250 entreprises implantées dans l’espace portuaire. Il paraît qu’en 2023, les cuves de Fare Ute seront peut-être déménagées ! On pourrait résumer ainsi, la sécurité du port est bien remise en cause depuis 2001, mais Sœur Anne ne voit toujours rien venir en 2015 !

Hiata de Tahiti

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A boire et à manger à Tahiti

Qui veut des escargots au beurre aillé ? C’est à Rimatara (Australes) que cela se passe. En apparence, ce sont des escargots géants, venus d’Afrique, qui ont envahi les plantations. Et quand on sait que les Australes sont le garde-manger de Tahiti, il y a de quoi s’inquiéter. Les habitants de l’île se sont mobilisés pour éradiquer cette espèce qui ravage les champs et qui met l’escargot endémique (partula hyalina) de Rimatara en grand danger.

escargot beurre ail

On ne connait pas l’origine de la présence de ces escargots africains, escargots géants (Lissachatina Fulica) qui mesurent environ 8 cm de long, mais peuvent dépasser les 20 cm pour un poids qui peut aller jusqu’à 1,5 kg. Ce morfale dévore les tomates, les pota (bettes chinoises), les choux, les salades et les escargots de Rimatara, ces escargots endémiques qu’utilisent les Mama pour confectionner les couronnes de coquillages. Qui a introduit ces bestioles ? Nul ne le sait mais ON accuse une femme d’un village qui aurait… En principe, toute plante, fruit, graine quittant Tahiti pour les îles doivent passer par le phytosanitaire ! Ce sont plusieurs tonnes de ces vilaines bébêtes qui ont été ramassées par les habitants et ont fini leur vie sur une plage d’Amaru dans un trou recouvert d’eau de mer. Pourvu que la Société protectrice des animaux ne soit pas mise au courant !

Des sacs pour fruits et légumes réutilisables ? Une bonne idée éco-citoyenne ! Après les sacs de courses réutilisables, voici ses petites sœurs pour les fruits et légumes. L’idée vient de la fondatrice de Green ID qui ne compte pas s’arrêter là. Ces sacs sont blancs, en maille polyester, légers, lavables en machine. [Pas très biodégradable ni recyclable, le polyester… pas très écolo / note Argoul]. Ils sont doublés en leur centre d’un carré de coton décoratif qui permet de coller l’étiquette après la pesée. Il existe 5 motifs différents sur les carrés de coton : une feuille et un fruit de uru, une tortue, un tiare, une carte de Tahiti et un hibiscus.

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De l’eau potable, où ça ? Ben à Bora Bora la perle du Pacifique ! Depuis le début de l’hiver austral il a beaucoup plu mais nos robinets ne nous donnent pas une goutte d’eau. A Bora Bora ils ont de l’eau douce. Les 10 000 habitants de l’île et les 100 000 touristes annuels bénéficient d’eau potable ! La première usine de dessalement d’eau de mer y a été installée en 2001. Deux autres unités ont été installées depuis. Bora Bora ce sont 11 hôtels, dont 8 sont classés LUXE, 4 et 5 étoiles. Pas question de priver d’eau potable à gogo cette population habituée à un confort absolu. Il en allait de la réputation mondiale de Bora Bora. Mais tout cela a un coût – un coût élevé. Ici, l’eau au robinet est l’une des plus chères de Polynésie : 65 XPF le m3 pour la tranche sociale jusqu’à 10 m3, puis 165 XPF au-delà des 10 premiers m3 et même 800 à 900 XPF pour les très gros consommateurs, les hôtels. Le dessalement de l’eau de mer par osmose inversée est une technique coûteuse en maintenance et en énergie. Il faut 3 m3 d’eau de mer pour tirer 1 m3 d’eau douce et surtout, quand 1 m3 d’eau douce nécessite, par les moyens classiques, 3,7 Kw pour devenir potable, l’osmoseur en consomme plus.

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Chevaucher les vagues à Tahiti

La course Faatii-Moorea 2015, ce fut l’enfer ! Course des fêtes de juillet, cette année s’avère historique par les conditions cataclysmiques rencontrées. L’océan était déchaîné et cela a brouillé les cartes. Cette course de va’a 6 est longue de 92 km et un changement de seulement 6 rameurs est autorisé. Cette année, il y avait 41 pirogues au départ, seules 22 d’entre elles sont arrivées à bon port, 19 ont abandonné. Alors que tout avait bien commencé lors de la traversée du chenal entre Tahiti et Moorea, le contournement de Moorea en passant devant la baie d’Oponohu, le motu Tiahura (en face de l’ancien Club Med) s’est déroulé normalement. C’est au niveau de Haapiti que la situation climatique a empiré. Tous les bateaux suiveurs, officiels, médias et bien sûr les pirogues, se sont retrouvés dans un océan en furie. Tous n’ont pu progresser que difficilement, avec un fort vent de face, des rafales à 90 km/h, le tout avec une houle de 3 à 4 m avec des creux impressionnants… C’est la pirogue EDT qui triomphera en 7h50 de course. Une épreuve qui restera dans les mémoires !

Les championnats du monde 2018 de pirogues dites va’a se dérouleront à Pirae, dont le Président du pays est aussi le tavana (maire). Bien sûr il y aura des problèmes à résoudre afin que les visiteurs soient accueillis dans les meilleures conditions – à commencer par la mauvaise qualité des eaux de baignade ! A l’hôpital du Taone situé sur la commune de Pirae, la salle Aorai Tini Hau où se tiennent actuellement certaines expositions est à reconstruire, les stations d’épuration sont à mettre aux normes… en attendant d’accueillir les 2 000 visiteurs espérés, d’engranger les 400 à 500 millions de XPF de retombées économiques. Sœur Anne ne vois-tu rien venir ? Non, mais j’attends 2018, j’suis pas pressée !

surf tahiti grosse vague

Pour la vague de Teahupoo, c’est parti, les trials sont finis maintenant – place à la Billabong Pro Tahiti, 7e étape du championnat du monde. Les vagues sont moyennes, pas de beaux tubes. Il y a la pluie, le vent, mais pas ces magnifiques tubes…

Échec complet ! Ce sont 3,04 milliards de XPF qu’ont dû apporter par différents moyens le pays à Tahiti Nui Rava’ai et la SAS Avai’a. Le rapport de la Chambre territoriale des comptes est sans appel : ECHEC. Les raisons de cet échec ? Une inadéquation entre les bateaux proposés et les demandes des armateurs. Aucune étude préalable conduite auprès de ces derniers avant de commander ces bateaux de pêche…

Les armateurs étaient demandeurs de thoniers conçus pour la pêche fraîche et non de thoniers conçus pour des campagnes plus longues de pêche congelée. Totale contradiction avec les besoins et les souhaits des professionnels de la pêche alors qu’il s’agissait d’aider au développement d’une flottille privée. Entre 2001 et 2004, 43 bateaux ont été commandés, doublant les capacités de pêche ! Des malfaçons en pagaille se révèlent sur les bateaux construits dans les chantiers navals chinois – cela donne des frais de réparation d’environ 3 millions de XPF par thonier. La CTC constate que 17 thoniers sont inexploités, soit la totalité des thoniers-congélateurs construits en Corée ou en Chine. Que deviennent ces tas de rouille dans le port ?

Aranui 5

D’ici la fin de l’année, l’Aranui 5 sera dans nos eaux. Toujours cargo mixte mais quelle allure, du luxe, du luxe ! Un tirant d’eau plus faible (5,20 m) qui lui permettra d’entrer dans les ports des Iles Marquises à n’importe quelle heure ; soumis à la réglementation « Safe return to port ». Toujours équipé de 2 grues pour le chargement et déchargement, il pourra livrer jusqu’à 700 m3 de gasoil. Il contiendra 166 EVP (conteneurs de 20 pieds) et aura 40 prises pour les conteneurs réfrigérés. Ce numéro 5 est construit en Chine, les moteurs sont allemands de la marque MAK, le tout pour un coût de 4,2 milliards de XPF.

Évidemment, au prix demandé, le voyage sur l’Aranui est celui d’une vie. Ce nouvel Aranui aura 60% de cabines de « gamme supérieure » avec un balcon. Le nombre de croisiéristes passera de 190 à 270. Les prestataires locaux devront obligatoirement fournir des prestations pour 80 touristes supplémentaires. Actuellement, il y a 68 membres d’équipage tout confondus, il devrait y en avoir une centaine sur le nouveau cargo. La croisière dure deux semaines et, depuis cette année, le bateau s’arrête à Bora Bora au retour. Les barges de débarquement des passagers seront remplacées par 2 catamarans couverts de 70 places.

Avez-vous déjà réservé votre prochain cabotage sur l’Aranui 5 ? Dépêchez-vous il n’y en aura pas pour tous !

Hiata de Tahiti

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Fierté fenua

Le fenua se mobilise pour tenter de battre le record du monde. Actuellement, ce sont les Anglais qui sont inscrits premier dans le livre Guiness des records. C’est aussi le premier festival international d’ukulélé à Tahiti. Des artistes hawaïens sont arrivés sur le territoire. Il s’agit de réunir le plus grand nombre de joueurs d’ukulélé interprétant en même temps le morceau choisi à savoir Bora Bora. Des répétitions sont organisées. Même les novices sont conviés car il faut absolument battre ce record. Pensez donc, c’est un pays européen, la Grande-Bretagne, qui détient actuellement ce record alors que l’ukulélé est un instrument polynésien. Cette petite guitare à cordes pincées, c’est une adaptation du cavaquinho portugais arrivé à Hawaï en 1879 dans les valises des migrants de l’île de Madère venus travailler comme ouvriers agricoles. Il comprend 4 cordes. Mais il en existe avec 6,8,10 et même 12 cordes. Pour les néophytes, 4 cordes suffiront ! Vous avez un ukulélé entre les mains ? Parfait on démarre, il ne reste que peu de temps pour vous préparer ! Ce sera samedi. Déjà les USA veulent eux aussi ce record.

ukulele tahiti

Alors, le fameux samedi venu, c’est fini, on a gagné. Un peu moins de 5000 gratteurs ! Vous avez la position des doigts et la mélodie sur l’image ci-dessous, préparez-vous pour l’an prochain car Los Angeles va certainement battre le record…

chanson bora bora ukulele

Mais, c’est raté, le record reste entre les mains des Polynésiens. Ouf, je peux donc me reposer !

COURONNE DE CROTONS

Les « grands électeurs » vont élire les 2 sénateurs, puisqu’ils avaient perdu leurs sièges. On divise. Pour le parti de Flosse l’équipe gagnante se représente, une autre équipe de 2 pour l’équipe de Fritch, dans l’opposition il y a également de la brouille dans l’air, deux équipes également. On part en ordre dispersé il va falloir changer les règles car tout ce petit monde veut LA place et pas de strapontin. Il faudra sûrement agrandir le Palais du Luxembourg car les Polynésiens sont 260 000. Deux sénateurs ne vont pas suffire pour représenter la population, pour réclamer encore et encore.

Faratea

Du changement bien sûr, après le pharaonique Mahina Beach de Punaauia, voilà que l’on change d’idée pour Faratea (Presqu’île). C’était un grand projet de port international, fini, terminé, ce sera toujours grandiose bien entendu mais ce sera un « hub » de la pêche et des métiers de la mer, bâti sur des fonds privés. On y avait déjà investi 4,5 milliards de XPF, 1 milliards pour la darse et 3,5 milliards pour les hangars, voirie – alors si des investisseurs sont prêts pour le grand saut, ils sont les bienvenus, on pense aussi à l’aquaculture, à la réparation navale, enfin on touche à tout !

Hiata de Tahiti

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Naufrages à Tahiti

Trois naufragés retrouvés en vie aux Îles sous le vent, les trois pêcheurs avaient seulement un téléphone portable avec eux ! « On a eu une panne d’essence »… Il a fallu déplacer deux avions, deux hélicoptères. Après enquête il s’avère que le pilote du bateau n’avait ni permis, ni radio, ni fusées, ni moyens de navigation. Cette négligence lui fait encourir au maximum un an de prison et 1,8 million de XPF d’amende. J’ai ouï dire par ailleurs que cette plaisanterie aura coûté plus de 87 millions de XPF. Le marin fautif : « je remercie le Seigneur de nous avoir trouvés ».

naufrage de bonitier tahiti radio1ORCHIDEES

Dix naufragés ont été secourus entre Bora-Bora et Scilly. « Nous avons prié et le Seigneur nous a entendus ». Leur bateau était en train de couler tandis qu’ils dormaient dessus. Originaires de Scilly, un confettis de 4 km2, partis pêcher à Tupai, atoll de 10 km2 situé à 16 km au nord de Bora-Bora, atoll désert, et qui avait défrayé la chronique car aménagé pour recevoir les hôtes de marque de Flosse et qui serait pourvu de magnifiques… lampadaires et d’une piste d’atterrissage ! Mais nos pêcheurs, eux, étaient sur leur bonitier avec leur famille et ont attendu 16 heures les secours, agrippés à un radeau de survie et une petite annexe avant que l’hélico (le Dauphin de l’Armée) ne vienne les hélitreuiller. Ils avaient été courageux de plonger sous leur bateau pour chercher la balise. Une fois récupérée cette balise leur a permis de se signaliser auprès du MRCC de Papeete. Sans la balise…

Ici aux Marquises, on veut une vedette pour le sauvetage en mer, qui servirait aussi pour les evasan (évacuations sanitaires). Mais, il serait préférable d’avoir… un hélicoptère ! Quand on sait que certains pêcheurs partent en mer sans aucun matériel, peu d’essence, pas de fusée et autre moyen pour être localisé on pourrait facilement imaginer l’usage d’un hélicoptère ! Mais qui ne demande rien n’a rien.

Les habitants fuient la ville de Papeete et s’exilent dans les communes voisines. Il y aurait 1045 logements inoccupés. En journée la ville compterait 100 000 personnes, le soir 28 000. On travaille à la capitale mais, devenue peu attractive, les habitants la fuient dès leur travail terminé. Il faudrait faire des projets, les réaliser si l’on ne veut pas laisser mourir Papeete. D’autres lorgnent vers Punaauia pour devenir la nouvelle capitale de la Polynésie.

Relaxé dans l’affaire Anuanuraro, démissionné par le Haussaire donc plus Président de la Polynésie française, déchu de tous ses mandats y compris celui de sénateur, SDF puisque sa maison a brûlé, MAIS… salarié de droit privé de son propre parti le Tahoera’a (orange) à l’assemblée de Polynésie. Vous avez deviné qui est-il ? – Gaston Flosse en personne. Il serait le conseil spécial de Marcel Tuihani, nouveau président de l’assemblée depuis un bureau à l’assemblée. Na !

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Comment faire fuir les touristes en Polynésie française

On veut faire venir des touristes mais les touristes sont souvent malmenés et ne reviennent pas ! Règlement inexistant à Bora Bora, la Perle du Pacifique, une touriste décède dans cette île « paradisiaque » après qu’un bateau lui soit passé dessus alors qu’elle nageait dans le lagon face à son hôtel. Pas une bonne publicité ! Et encore et toujours à Bora Bora, une touriste gravement mordue par une meute de chiens… On aime les touristes ici, un peu trop, non ? Les réglementations c’est pour les touristes, même pas pour les chiens et leurs propriétaires ?

pistil

Incivisme, même dans les jardinières ! Les lampadaires de Papeete sur le front de mer ont été repeints en blanc, les jardinières construites et plantées, les ronds- points sont fleuris, c’est magnifique, non, ce serait magnifique… mais c’est sans compter les vols ! Des durante (Duranta repens, famille des Verbenaceae) ont été volés, 100 pieds qui venaient d’être plantés. Les Ma’ohi prennent les fleurs pour les revendre, pour faire des couronnes. Les fleurs les plus volées sont les ixoras (Ixora coccinea famille des Rubiaceae) et les bougainvillées (famille des Nyctaginaceae). Les mamas (mamans) viennent avec leurs sacs cueillirent, même sur les ronds-points, où l’on a vu récemment une mama à scooter à trois heures du matin ramasser des fleurs.

Toujours pas d’eau, les lettres de réclamation, les visites à la mairie, rien n’y fait, nous ne bénéficions toujours pas d’eau au robinet, je parle de l’eau pas encore de l’eau potable. Pas de douche, pas de lessive, pas de vaisselle, l’enfer continue. Un filet miraculeux peut parfois apparaître vers 23 heures, il disparaît vers 6 heures les meilleurs jours c’est-à-dire les jours où il a plu ! Malgré tout la mairie de Teva I Uta a encore augmenté ses redevances. De temps à autre, un employé de la mairie passe en voiture 4×4 constater de visu que nous ne mentons pas, que nous n’avons vraiment pas d’eau… et que nous n’arrosons pas le jardin. On pourrait la stocker et la revendre à prix d’or et devenir immensément riches ! Depuis le 15 août, la situation s’est encore dégradée. L’eau n’arrive que durant la nuit, minuit et demi ou plus tard et « disparaît » vers 4 heures. Des amis nous permettent d’aller nous doucher dans leur entrepôt sis beaucoup plus bas que notre demeure, qui bénéficie de ce fait d’une meilleure distribution d’eau mais attention pas de quoi alimenter une baignoire ou un spa ! Tearii Alpha, le maire de Teva I Uta (Mataiea et Papeari) dit : « La commune de Teva I Uta vit un grave paradoxe. Elle dispose de beaucoup d’eau, mais elle coule pas au robinet. Il y a tout à faire. Le nouveau conseil municipal aura besoin de toute une mandature pour donner de l’eau potable aux 9 400 habitants ». Et selon les pronostics des têtes pensantes, l’eau potable pas avant… je n’arrive pas à déchiffrer la date, excusez-moi. Je viens de lire que l’Onema a été sollicitée par la mairie de Mahina pour recevoir une subvention de 81,9 millions de XPF. L’Onema serait donc un robinet d’où coulent les subventions ? Ça fleure bon le moni (fric).

Vahine nue dans l eau Tahiti

La directrice du Centre d’hygiène et de salubrité publique est revenue sur les conclusions du Forum sur les plans de sécurité sanitaire des eaux de consommation : « Certaines communes ne connaissent pas du tout leur réseau d’eau ». Je dois me pincer fortement pour comprendre, j’ai du rater plusieurs épisodes. A mon âge, j’ai de plus en plus d’absences… Et puis Gaston Tong Sang, le maire de Bora Bora « la Perle du Pacifique » veut l’eau au même prix dans toute la Polynésie. Chez lui l’eau est dessalée par des osmoseurs et c’est beaucoup plus cher. Les 48 communes polynésiennes devraient mutualiser leurs moyens. Normalement, fin 2015, de l’eau – potable – sortira de tous les robinets polynésiens. Je ne miserai pas un centime !

Le Pays tente de séduire les étudiants en médecine. Après une première année à l’Université de Polynésie, les étudiants sont obligés de s’expatrier en métropole pour de longues études, et ils ne reviennent pas forcément au pays leurs études terminées. Comment les attirer ? Comment les faire revenir ? Les archipels éloignés n’attirent pas les nouveaux médecins, les difficultés de transport des malades (Evasan) nécessitent de gros moyens – onéreux. Pour les Marquises, par exemple, il faudrait un hélicoptère pour transporter ces malades des îles où il n’y a pas de piste d’aviation. On transporte alors ces malades sur un bateau, par une mer souvent houleuse, car l’heure d’hélicoptère coûte très chère. Le gouvernement aurait reçu des propositions (du privé). Des médecins urgentistes sont recherchés pour ces postes car ils possèdent une certaine polyvalence et savent réagir très vite. Encore faut-il que ces postes soient attractifs car isolés et éloignés !

Hiata de Tahiti

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Qui a tué à Tahiti ?

Qui a tué les parapeue ? L’IFREMER a détecté un taux de mortalité important sur des poissons d’élevage comme les parapeue (Platax orbicularis). D’après les études menées, la coupable serait une bactérie tueuse qui « exploserait » suite au stress causé par la remise en milieu naturel après leur grossissement en bassins expérimentaux destinés à la reproduction artificielle. Une chercheuse en thèse au Criobe teste des plantes locales connues pour leurs propriétés antibactériennes et antiparasitaires. Les plantes actuellement testées par la chercheuse sont le tamanu avec son huile (ati ou Calophyllum inophyllum), le gingembre, le noni (Morinda citrifolia), le rea Tahiti (safran des Indes ou Curcuma longa) et l’ail (cette dernière étant la seule plante étrangère). Les chercheurs estiment qu’il leur faudra un an avant d’obtenir des résultats sérieux sur les données de la survie des poissons testés et sur le type de plantes le plus favorable pour la croissance immunitaire des poissons.

Le upe a failli disparaitre aux iles Marquises. Le upe ou Ducula galeata est une sorte de pigeon sauvage qui demeure la plupart du temps dans les montagnes. La population locale a cessé le braconnage depuis quelque temps déjà. Le upe fait partie intégrante du patrimoine culturel marquisien. Il apparait dans les légendes de l’archipel. Bien qu’interdite la chasse de l’oiseau continuait à être pratiquée. Grâce à Manu, la Société d’ornithologie de Polynésie, des upe ont été réintroduits sur l’île d’Ua Huka, réintroduction réussie d’après les constats faits sur place. Le upe peut enfin voler à sa guise, sans être inquiété par l’homme depuis que les Marquisiens ont pris conscience de l’importance de repeupler les vallées de cet oiseau unique.

taharaa

Un jour, Tahiti ressemblera à Bora Bora, puis à Maupiti, puis à Rangiroa disent les scientifiques. Une seule certitude, nous ne serons pas là pour le constater, ce sera dans 2 ou 3 millions d’années. Maintenant l’île s’enfonce sous son propre poids, ses reliefs sont victimes d’une formidable érosion. De plus, elle dérive vers le nord-ouest de 7 cm par an en direction du Japon et des Philippines, alors accrochez vos ceintures ! Elle serait née à 100 km au sud-est de sa position actuelle. Tahiti est née d’un point chaud.

En Polynésie toutes les îles sont nées suite à la remontée de matériaux venus de l’intérieur de la Terre. Les scientifiques comptent 15 000 édifices de ce type dans tout le Pacifique dont 2 000 sont émergés, les autres étant sous le niveau de la mer. Tahiti aurait commencé à naître il y a 6 millions d’années. Pendant 4,5 millions les éruptions volcaniques ont eu lieu sous l’eau. Tahiti a émergé il y a 1,5 millions d’années. Entre 1,5 et 0,9 millions d’années les coulées de lave se sont accumulées et ont donné naissance à un premier volcan de 3200 m de haut. Il y a 870 000 ans, deux flancs de ce premier volcan se sont effondrés, ce qui donna naissance à un second volcan de 2700 m. La formation s’est arrêtée à 200 000 ans.

Aujourd’hui, le point culminant de Tahiti est de 2240 m. L’érosion est causée par la pluie, des records de pluviométrie, jusqu’à 8 et 10 m, sont enregistrés sur quelques reliefs. La vitesse d’érosion ? entre 0,5 et 1 mm par an. A l’échelle des temps géologiques, Tahiti peut perdre 1 km d’altitude, en un million d’années. Tahiti s’enfonce. Le point chaud qui donna naissance à Tahiti est actuellement en train de donner naissance à Mehetia (déjà évoqué ici). La dernière éruption de Mehetia date de 1981. L’atoll de Makatea a été « soulevé » par Tahiti. Le Tahara’a est un petit cône volcanique « parasite ». Le relief du « Diadème » est du à des roches dures qui résistent mieux que les roches qui l’entourent, plus fragiles et sensibles à l’érosion. Tahiti iti et Tahiti nui sont deux volcans distincts, nés à deux époques différentes (précisions du GePaSud).

En attendant la fin, les voyageurs affluent en Polynésie ! Il paraît qu’on n’avait pas fait mieux depuis 2008. Pensez-donc, 12 422 voyageurs en janvier, cela fait une nette progression de + 11,2%. Mais cette hausse ne s’explique que par l’accroissement du nombre de croisiéristes et la présence d’un navire de croisière supplémentaire. La croisière booste les chiffres. Les principaux marchés se définissent ainsi : Amérique du Nord : 46,6% de part de marché soit une augmentation de 3,1 points ; France 12,5% de part de marché soit – 1,5 point ; Le Pacifique 11,8% de part de marché soit – 1,6 point ; Asie 12,5% de part de marché soit + 3,9 points. Les Autorités auraient-elles enfin compris que les touristes ont d’autres demandes qu’il y a vingt au trente ans ? Qu’ils demandent autre chose ? Wait and see !

Hiata de Tahiti

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Paradis tahitien…

On guette la pluie, celle d’octobre est venue avec son lot d’inondations, de rochers qui se décrochent et qui roulent sur les maisons, les voitures. Il paraît que le risque cyclonique est faible. Souhaitons que les calculs soient corrects ! Pour le reste, vaccination contre la grippe, rhumes, dengue et moustiques, beach scoocer fini, Hawaiki Nui arrive.

Des nouvelles de l’épidémie de dengue qui continue de prospérer lentement. En date du 8 octobre, il y avait 601 cas de dengue déclarés de sérotypes 1 & 3 depuis le début de l’épidémie en février dernier soit 368 pour Tahiti (Punaauia la plus touchée) et 154 à Moorea (Papetoai la plus touchée). Aux Iles sous le vent, Bora Bora est la plus touchée. 62 personnes ont dû être hospitalisées, et 5 cas de forme sévère répertoriés.

Bon, c’est fait, le Centre hospitalier de Polynésie française a reçu l’autorisation de pratiquer les greffes rénales. Pour le moment, cette activité s’effectue uniquement avec des donneurs vivants. Il faut préparer la population au don d’organes par une campagne d’explications. Les premières greffes ont débuté le mardi 6 octobre. La néphrologue du CH de Polynésie plaidait pour l’ouverture de ce centre de greffe rénale depuis 13 ans. Il vaut mieux tard que jamais. En France, seuls 12% des greffons de reins seraient des dons de vivants, aux USA ce taux grimpe à 50%.

A Toahotu une enfant de 11 ans tuée par un chauffard ivre. A Papara, la fillette a été mortellement fauchée alors qu’elle descendait du bus scolaire par un conducteur qui n’avait jamais passé le permis.  En deux mois, ce sont trois enfants de 11 ans qui ont perdu la vie sur les routes de Tahiti. En août le jeune garçon et sa maman se faisaient renverser à Faaone par un chauffard ivre. Une marche blanche a été organisée par une association de parents d’élèves pour dénoncer la violence routière et rendre hommage aux trois petites victimes.

Horreur et tristesse. Une adolescente de 14 ans est morte dimanche 13 octobre dans le quartier Outumaoro de Punaauia, la gorge tranchée par une arme blanche. Son père, 33 ans,  est l’auteur présumé des faits.

egorger

Pas de prison, pas de poules pondeuses à Papeari. Vous vous souvenez des défilés de la population pour tenter de mettre à mal ces projets ? Pour la prison, c’est bien commencé, on creuse. La grue installée depuis peu travaille. Pour les poules, le promoteur a été prié d’organiser une réunion d’information à la population. Promis, juré, les poules n’empesteront pas le voisinage, dont une école, on a prié les cocotes d’avoir des fientes parfumées ! Parfaitement ! Vlan, les détracteurs n’auront plus rien à dire. On humait déjà le 5 de chez Chanel au dépotoir de Paihoro, là on attend de savoir quelle grande marque de parfum aidera les poules à chier  parfumé ! Boisé, musc, ou autre senteur ? Bien entendu je vous tiendrai au courant.

Chim Soo Kung

En 1869, on a exécuté Chim Soo Kung, ouvrier chinois au moyen d’une guillotine fabriquée sur place. Ce Chinois travaillait dans une plantation de coton sur le domaine Atimaono à Papara (golf actuel). Il fut accusé d’avoir participé à une rixe mortelle entre travailleurs. Pour beaucoup, au sein de la communauté chinoise, il devint alors un martyr. Le mausolée de Chim Soo Kung s’est refait une beauté pour l’ouverture  de Ka-San. Deux plaques api (nouvelles) ont été réalisées en… Chine. Le jour d’ouverture de la traditionnelle fête de Ka-San débute le 13 octobre. Les familles chinoises qui suivent encore cette tradition millénaire apporteront encens, cochon rôti, poulet, poisson grillé, bols de riz blanc, thé, vin rouge, pommes rouges, fruits exotiques ; faux billets de banque et vêtements de papier seront eux brûlés.

Fa’aitoito (bon courage)

Hiata de Tahiti

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Économie de Tahiti

Depuis 2007, la santé de l’économie polynésienne subit un fort ralentissement dans tous les domaines. Les effectifs salariés ont augmenté de 17,9% entre 2001 et 2007 et reculent depuis de façon ininterrompue, de -9,9% entre 2007 et 2011. Le nombre de demandeurs d’emploi a plus que doublé passant de 3800 en 2001 à 8255 en 2011. Le déficit du commerce extérieur demeure important entre 125 et 150 milliards FCP par an. L’économie polynésienne est dominée par les services soit 81% de la valeur ajoutée marchande en 2007 et 82% des effectifs salariés au 31 décembre 2011. Le BTP est en constant recul, de 7% par an en moyenne entre 2007 et 2011. La baisse de la fréquentation touristique, -30,5% entre 2006 et 2010, est liée à la contraction de l’offre de transport aérien -40%. La capacité d’hébergement terrestre a tardé à s’ajuster, ne baissant  que sur l’année 2010 (-9,3%). Les recettes sont en baisse dans la perliculture à cause d’une surproduction liée à la baisse des qualités produites, d’une concurrence d’autres pays producteurs…

carrefour taravao tahitiCarrefour fait le plein de clients et visiteurs pour son inauguration. Ce nouvel hypermarché situé à l’entrée de Taravao en arrivant de Papeari a été inauguré ce vendredi à 9h. 3000 m2 d’espace de vente dont 300 m2 dédié au multimédia, tel est l’antre de la consommation de la presqu’île qui ouvre ses bras au consommateur. Une quinzaine de boutiques de sports, restauration, habillement, salon de coiffure, téléphone tenteront les acheteurs. Je n’y ai pas encore mis les pieds, seulement subi les files d’attente sur la route le premier jour. Je me pose seulement la question de la défiscalisation – comme pour les hôtels de Tahiti et des îles. Ils ferment les uns après les autres dès la fin de la période de défiscalisation…

Le rideau est tombé ce vendredi 30 novembre 2012 à minuit sur l’hôtel Sofitel Tahiti connu sous le nom de « Maeva Beach », après plus de 40 ans de services. Sur la centaine d’employés de l’établissement, 12 partiront en retraite, les autres… Fermeture également des activités annexes notamment sportives, ludiques, festives et économiques.

hotel maeva beach tahitiLe recensement de 2012 fait apparaître une augmentation de la population de 10,39% (956 habitants en plus) depuis 2007 dans quatre communes associées de Tahiti. La commune de Hitia’a o te Ra comprend les communes associées de Papenoo  (3765 hab), Tiarei (2770 hab), Mahaena (1106 hab) et Hitia’a (1944 hab). C’est la plus vaste commune de Tahiti, 218 km2. C’est l’une des moins peuplées mais affiche la plus forte croissance relevée à Tahiti ces cinq dernières années. Ces chiffres peuvent paraître ridicules aux Popa’a farani que vous êtes mais ils détermineront la dotation que recevra la commune via le FIP (Fonds intercommunal de péréquation), le nombre de conseillers municipaux, le seuil du mode de scrutin, le montant des indemnités des élus, le seuil du mode de scrutin. La population est plutôt rurale, pas de zone industrielle, les activités de services quasi nulles. Les autres résidents travaillent dans les communes limitrophes comme Mahina, Taravao, voire Papeete. Elle accueille un collège intercommunal, des touristes grâce à sa côte sauvage, ses vallées, ses plages de surf, mais cela devrait être mis en valeur. Le potentiel est là, mais…

Signature d’une joint-venture entre le Pays et la société chinoise « Jinghim Investments » de 150 milliards de FCP avec 10 000 emplois à la clé sur 15 ans. Non, non, vous ne rêvez pas. C’est le Pérésident Oscar lui-même qui l’a signée. Bientôt les élections territoriales alors on se presse de se montrer avec ses plus beaux atours ! Cette société ferait essentiellement de l’aquaculture. On cherche l’emplacement, l’île… Mais les produits seraient exclusivement réservés à une clientèle haut de gamme. Et les phrases de cette semaine reviennent à Oscar Tane : « Je ne brade pas la Polynésie, je ne suis pas venu à la rencontre de la délégation chinoise avec une main tendue, mais avec une main travailleuse ». « Ce n’est plus la peine d’apprendre à parler le français, il faut apprendre à parler anglais et surtout le chinois, mais pas le hakka, le vrai chinois, le mandarin ! »

Après six ans d’expérience à Bora Bora, la technologie Swac s’exporterait. La climatisation à l’eau naturellement froide (ou Seawater Air Conditioning) puisée au fond de l’océan se préparerait un bel avenir. Les entreprises innovantes dans ce secteur ont fait le point sur le chantier « clim » de Tetiaroa ; elles ont aussi grande envie d’exporter cette technologie qui a fait ses preuves depuis 2006 à Bora Bora. Aujourd’hui à Tetiaroa (Hôtel Marlon Brando) elle pourrait assurer la climatisation de l’hôpital du Taaone.

Hiata de Tahiti

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Nouvelles de la nature tahitienne

A Bora Bora, un pétrel géant subantarctique a été sauvé de la noyade au large par un pêcheur. Évènement très rare en Polynésie. Le Macronectes giganteus (pétrel géant) subantarctique  possède une envergure de 2m20, pèse 5 kg, est de couleur brun et gris avec un gros bec orange, crochu, surmonté d’une narine ; il mange des cadavres de manchots, de phoques de cétacés et autres oiseux.  Il s’échoue, jeune, dans des zones sans vent et ne peut redécoller. Il a besoin d’une météo de tempête, de vents dépassant les 100 km/h et de grosses vagues. Le vétérinaire l’a soigné et a lancé un appel pour la sauvegarde de ces oiseaux. En cas de découverte, ne pas les manger… mais appeler Sop Manu. C’est lorsque cet oiseau est jeune et inexpérimenté qu’il risque le plus de s’échouer et de ne pas pouvoir reprendre son vol. Une conférence est prévue ce samedi, les oiseaux ayant besoin d’aide. Les pétrels de Tahiti sont des oiseaux marins rares, protégés et menacés de disparition. Entre Juillet et octobre, les jeunes pétrels quittent leur nid, sont attirés par les lumières des villes. Ils s’échouent au sol et peuvent mourir de faim, être tués par un chien ou écrasés par une voiture. L’association Manu a sauvé 80 pétrels depuis le début de l’année. La population était donc invitée à venir écouter cette conférence, à venir aider ces oiseaux.

Hiro Tefaarere, parlant de son île Huahine, lors de la réunion de la commission permanente à l’Assemblée : « La population, par le passé, élevait la tortue. Pourquoi ne le ferions-nous pas à nouveau, cela créerait de l’emploi, et nous pourrions à nouveau en manger » ?

Fera-t-on ou non des fermes à tortues ? Certains élus le souhaitent, allant à l’encontre de la volonté des pays du Pacifique. Est-ce à cause des élections territoriales toutes proches ? Les Polynésiens mangeront-ils de la chair de tortue légale ou braconnée ? Les Polynésiens aiment la viande de tortue tout comme la viande de chien. Ces consommateurs ne veulent pas s’en priver. La gendarmerie réussit parfois à faire condamner les braconniers par le tribunal mais combien d’autres passent au travers des mailles du filet ? Dans d’autres pays, il existe plusieurs tentatives d’élevage, mais beaucoup d’échecs ! Les îles Caïman sont les seules à avoir maîtrisé l’élevage de tortues, après 20 ans d’essai, des millions dépensés et une faillite.

L’Atalante, le navire de l’Ifremer est parti aux Marquises faire des relevés bathymétriques dans le cadre de l’évaluation du risque de tsunami dans nos îles. Le but est également de collecter des données sur la nature des fonds dans la zone située à l’Est des Marquises et de constituer un dossier de demande d’extension des eaux polynésiennes. Peut-être d’autres campagnes seront décidées aux Tuamotu et aux Australes, étoffant ainsi le dossier. Les ingénieurs tablent aux Marquises sur une zone de 80 000 km2 d’extension possible. La première des missions « Poly Plaques » a commencé début septembre. A terme, la France devrait demander à l’ONU d’étendre la Polynésie sur 5 zones qui augmenteraient sa superficie d’environ 400 000 km2. Mais attention, ce ne serait pas tout à fait une nouvelle ZEE puisque les droits qui pourraient être acquis ne sont pas des droits exactement équivalents à ceux des ZEE.

L’Institut Louis Malardé a réuni un atelier pour une journée de conférences suivie de tables rondes pendant trois jours. Y étaient conviés des chercheurs, acteurs de la santé publique, cliniciens, des représentants des grandes organisations de santé du Pacifique. Cela concernait la dengue et les arboviroses qui constituent un danger dans le Pacifique. Des virus transmis par les moustiques, d’intérêt épidémiologique comme celui du chikungunya apparu en Nouvelle-Calédonie.

Rurutu (Australes) voit arriver son contingent de baleines à bosse, de jubarte à bosse, de baleine à fanons. Tout ce beau monde se donne rendez-vous aux Australes pour la saison des amours. Les femelles viennent mettre bas et se reproduire. Les parades nuptiales sont gratuites et il y a foule de curieux. Le baleineau, tout blanc à la naissance nait la caudale en premier et mesure environ 3 mètres. Sa baleine de mère l’allaite pendant une année, les rations journalières étant, on le devine, énormes. Il grossira de 60 kg/jour. Les mères ne mangent pas, elles vivent sur leurs réserves et perdent environ 1/3 de leur poids. Les passionnés du monde entier se retrouvent chaque année pour y rencontrer l’authenticité.

La forêt du plateau de Maraeti’a a été l’objet d’attentions particulières. Sise dans la vallée de la Punaruu, des experts botaniques d’Hawaï et de Nouvelle-Zélande accompagnés par l’association des porteurs d’oranges ont réalisé une étude de faisabilité afin de protéger cette forêt. Pas encore le temps de réaliser des sentiers de promenades pour les touristes mais valoriser ce patrimoine végétal. Il s’agirait de poser une clôture sur une zone comprise entre 2 et 4 hectares, empêchant uniquement les chèvres et les cochons de passer afin qu’ils ne saccagent pas les jeunes pousses des arbres endémiques. Cette forêt n’est qu’à 5 heures de marche de Punaauia. Des espèces rares y poussent telles : oo’ao (Wikstroemia foetida) dont se servaient abondamment les tahua jouait un grand rôle dans l’ancienne médecine indigène mais dont le dosage des feuilles et écorce a été perdu, les tahua ayant emporté leurs secrets dans la tombe. De même pour le TOROEA (Canthium barbatum), l’OCHROSIA Tahitensis, le KARAKA. Il faudrait aussi gérer les plantes envahissantes telle le PITI et favoriser la régénérescence des espèces. Beaucoup de travail en perspective.

Le pahua ou bénitier a été exporté pour satisfaire les aquariophiles, en 2011 9500 exemplaires. Maintenant, les gourmets pourraient saliver. La chair est prisée dans le monde entier, le marché international est estimé à 100 000 coquillages. La législation polynésienne est draconienne, seuls les mollusques de plus de 12 cm sont autorisés à quitter nos frontières. Mais comment exporter la chair du pahua : séchée, en saumure, vivante ?

La Polynésie est ouverte à tout type de religion  y compris les brahmanes… mais là il s’agit d’une race de bovin issue du zébu originaire d’Inde. Sa morphologie est particulière, bosse sur le dos, oreilles pendantes. Les deux taureaux arrivés de Nouvelle-Calédonie, formalités douanières et sanitaires remplies, vont faire les yeux doux aux vaches du territoire. Ils ont déjà un agenda bien rempli. Ils seront accueillis dans les élevages pour s’accoupler aux génisses. Chacun séjournera deux à trois mois chez chaque éleveur. Le choix s’est porté sur une race résistante. Tous unis pour améliorer le cheptel polynésien. Et, au travail messieurs les brahmanes.

Hiata de Tahiti

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Nouvelles d’hiver de Tahiti

[Eh oui… c’est que nous sommes en hiver dans l’hémisphère sud en juillet-août ! Mais pas au Japon contrairement a ce qu’affirmait Cécile Duflot à la télé, DEA de géographie dit-on…]

Vous fumez ? Alors il vaut mieux pour votre santé ne plus le faire mais surtout n’allez pas à la mairie de Faa’a car qui osera fumer dans cet hôtel de ville devra s’acquitter d’une amende de 53 698 FCP [ou XPF dans la dénomination change standard], soit 452€. Avis aux amateurs !

Bis le cannabis : 3500 pieds de paka saisis par 110 gendarmes. Il semble que les trafiquants présumés s’étaient organisés en « coopérative ». Ils revendaient les plans à des grossistes qui eux-mêmes alimentaient une bonne partie des gros dealers de Tahiti.

Motoro signifie « pénétrer nuitamment chez une femme » (dans sa maison, voire dans son corps…). Récemment deux frères « violeurs d’une jeune femme de 24 ans » ont été condamnés par le Tribunal à des peines de prison. « Dans le quartier de Bora Bora, ce sont les rois du motoro. Leur réputation est désastreuse, ces deux-là s’introduisent nus chez les femmes pour aller les toucher ».

Il existe beaucoup de coutumes à Rurutu (Australes), mais celle-ci vient des îles Cook. De la naissance à l’âge de 6 ans on laisse pousser la chevelure de l’aîné masculin de la fratrie sans jamais la couper. Le jour de ses 6 ans, on fait 6 tresses et chacune doit être coupée par un représentant de six branches de la famille. De nombreux cadeaux et enveloppes s’accumulent pour l’enfant. Tandis que les six tresses sont coupées, prières, allocutions et chants se succèdent tandis que les restes de la chevelure sont disposés tresse par tresse sur un coussin. Elles seront conservées. Tout se termine par un repas et un gâteau d’anniversaire. Cette coutume se perpétue de génération en génération. Son origine remonte à l’introduction de la religion chrétienne. Les missionnaires avaient exigé que le roi, en signe de soumission, coupe sa chevelure qui était fort longue. Le roi avait accepté et tous l’avaient suivi dans cette voie.

Passez de bonnes vacances [d’été], revenez en bonne forme à la rentrée. Iaorana [salut !]

Hiata de Papeete

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Crise du clientélisme à Tahiti

Mais où sont partis les sous de Teva I Uta ? La chambre territoriale des comptes vient de rendre public un rapport sur la gestion de la commune de 2004 à 2010. Cette municipalité a « vécu au-dessus de ses moyens » masquant parfois la réalité budgétaire grâce à une présentation insincère des comptes ».

Teva I Uta est sur deux communes Mataiea et Papeari, 8591 habitants. La juridiction financière pointe du doigt les dépenses de fonctionnement (71,3% de frais de personnel soit une augmentation de 25% des charges de personnel en cinq ans; des dépenses engagées non mandatées, etc.). Pour payer les salaires des agents municipaux la commune puisait dans ses recettes d’investissement (subventions du FIP principalement), n’arrivait pas à payer ses dettes. Il y a 120 agents municipaux dont le salaire moyen est supérieur à 290 000 FCP. L’eau est non potable quand nous avons la chance d’avoir de l’eau, et le réseau en très mauvais état. Pas d’autocontrôle, aucune information aux usagers, et pourtant la commune dispose sur son sol d’une ressource naturelle abondante et de qualité en eau. Où est la rigueur ?

La dernière étude du centre d’hygiène et de salubrité publique annonce une amélioration de la qualité de l’eau distribuée à Papeete, Bora Bora, Arue, Huahine, Faa’a et Rikitea. Elles seules présentent 100% de potabilité en 2011 contre seulement 2% en 2010. Trois communes demeurent au niveau zéro : Hao, Hitiaa O Te Ra et Teva I Uta. Les analyses n’y sont pas faites ! On garde tout de même l’espoir à Papeari (commune associée de Teva I Uta) d’avoir de l’eau courante au robinet, et pourquoi pas potable également lors de l’installation de la nouvelle prison. Un comble ! A défaut de boire de l’eau potable, vous souhaitez vous baigner ? Atation, atation (attention à la Polynésienne) la qualité des eaux de plage et de rivière laisse à désirer. Vu le prix du billet d’avion, vu le risque de se faire dépouiller et massacrer par des bandes de chenapans, vu le risque encouru en voulant boire l’eau du robinet quand il y en a, vu les lieux de baignade déconseillés… il serait plus sage, touristes, de rester chez vous ou d’aller ailleurs.

Titre de la Dépêche du 16/03, Transport : Bras de fer avec l’armateur des navettes. Gare maritime cherche bateaux désespérément. La situation a évolué depuis, l’armateur a gagné, il pourra se rembourser sur le dos des passagers. Le chantage a payé. De plus, il est seul sur la ligne Moorea-Papeete, en situation de monopole.

Même Dépêche, Finances : Pierre Frébault (ministre des finances du PEI, syndicaliste) a trouvé un prêteur pour le programme d’investissement du gouvernement d’Oscar Tane. Le pays souscrit un « forfait » à 5 milliards chez Tikiphone (l’Orange, le SFR, et autre du Pei !)

Dépêche du 21 mars, Justice : Le tribunal administratif prononce l’illégalité de certains emplois au cabinet du gouvernement Temaru. Annulation de 41 arrêtés de nomination sur 50. Onze ministères sur douze sont touchés ! Le gouvernement n’a pas souhaité commenter cette décision.

Surprise pour les automobilistes sur la route de Nuutania, Violette Tarahu réclamait un droit de passage aux automobilistes ! 100 balles ! Cette dame est mécontente parce que l’État « ne peut pas me payer ». « Que justice soit faite et que je sois dédommagée de cet acte de barbarie (un abattage d’arbres) que le directeur de la prison m’a fait ». « C’est lui qui est entré dans ma terre, dans notre propriété et c’est moi qui doit payer. »

Maiao est une commune associée à Moorea, sise à environ 70 km au sud-ouest. 250 habitants y travaillent le pandanus et le coprah. Sa vie est très communautaire. Mais 15 élèves n’ont pas fait leur rentrée scolaire 2011/2012. Depuis 6 ans un centre d’hébergement a été construit sur Moorea pour les collégiens de Maiao qui ne rentrent chez eux qu’aux vacances. C’est une navette communale qui les transporte, auparavant c’était un vol d’hélicoptère. Les parents considèrent que les enfants rentrant en 6ème sont trop jeunes pour partir seuls. Pour les plus grands, ils veulent les garder pour les aider au pandanus et au coprah. La vie communautaire à Maiao est responsable de leur refus de se séparer de leurs enfants en âge scolaire. Les parents exigent d’avoir sur place une classe de sixième et une de cinquième sur l’île pour leurs 15 enfants ! Seuls 9 enfants ont intégré à la rentrée scolaire le collège de la 6ème à la 3ème. Les affaires sociales, le chef d’établissement, le procureur de la République, le tavana de Moorea, l’administrateur des Iles du Vent, tout le monde est sur la brèche… mais les enfants toujours pas à l’école !

Dans la Dépêche d’un dimanche, un raerae sans complexe affirme : « Dieu nous a créés ainsi, nous sommes des humains aussi. L’intolérance n’a pas de couleur politique. Les regards désapprobateurs proviennent de représentants de tous les partis. Lui travaille à l’Assemblée de Polynésie en tant que collaborateur auprès de la représentante S. Birk. Ce sont surtout ceux qui sont dans la religion qui ne nous acceptent pas. Les raerae qui se prostituent ont dû fuir leur foyer parce que leur papa ne les acceptait pas. J’aimerais qu’un parti politique ait un raerae sur sa liste. Tous les raerae voteraient pour lui »

[Un réré – comme ça se prononce – est un garçonfille mahou qui refuse la virilité depuis l’enfance. On dirait aujourd’hui ’emoboy’. Jadis accepté parce qu’il régulait la démographie et rendait plus diverse la société – grands musiciens, cuisiniers émérites, amoureux initiant les adolescents au sexe – ils sont devenus avec la pudibonderie missionnaire et les relations mercantiles des marins, des prostitués. Donc exploités, méprisés, esseulés. Voir les liens sur ce blog – Argoul]

J’ai très chaud 32°C, 89% d’humidité, je suis fiu, je vous quitte, à la revoyure.

Hiata de Tahiti

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