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Oulan Bator visite

Nous allons ensuite visiter sous le soleil le temple Choijin Lama, érigé par maître Ombo, un Bonnet Rouge, en 1904. Dans le temple principal sont conservées deux momies des « Chuchen lamas ». Des dépouilles animales et humaines (imitation) pendent aux murs au-dessus des fidèles. Tout cela est destiné à faire peur et à inciter les gens à réfléchir au mal. Les bols faits de crânes humains et les flûtes en tibia servent aux moines à apprivoiser la mort en réduisant les restes du corps au rang d’objets utilitaires dénués de toute charge émotionnelle. Un sanctuaire figure Bouddha entouré de ses disciples et de ses 16 élèves célèbres.

Un certain Hva san était roi d’un territoire chinois en même temps qu’élève du Maître. Il était réputé lapiner et est représenté avec huit enfants dans les bras ou grimpant sur ses épaules et ses genoux. Voilà un être compatissant pour la vie qui grouille et se développe. Qu’en a-t-il été à l’adolescence de tous ces petits ? Des rivalités, des querelles, des déchirements pour l’héritage ? « La vie » n’est pas toute de merveille et son caractère sacré ne lui ôte nullement ses travers. Seule l’éducation et la discipline permette de l’apprivoiser et d’en faire une œuvre digne de l’homme – tel est peut-être le message du Bouddhisme. Mettre au monde et élever comme des agneaux tant d’enfants ne se conçoit que si l’on en fait des hommes, c’est-à-dire que l’on ne se contente pas de les nourrir et de les caresser mais aussi de leur enseigner le comportement juste et un savoir étendu, façonnant leur caractère par l’exemple et la contrainte. L’enfant n’est ni ange ni page blanche, tout gracieux qu’il soit à l’état naturel. Le but de l’éducation est de révéler ce qu’il a de meilleur en lui, de plus digne de la conception que la société se fait de l’homme.

Le palais Bogd Khan est le palais d’hiver. Construit entre 1893 et 1903, il est défendu symboliquement par les quatre Gardiens terribles. Le plus virulent a la chair bleue « parce qu’il a bu trop de vodka » selon le commentaire passablement acide de Solongo. Mais le bleu porte bonheur dans l’univers bouddhique car il est la couleur du ciel. Les thangkas du palais sont « de style mongol ». On distingue ce style des autres par ses couleurs crues et naïves, les nomades, peu confrontés à la presse des cités, n’étant pas habitués à aimer les nuances.

Dans la symbolique bouddhique, le bleu est le ciel et signifie « vérité éternelle », le rouge est « bonheur et ténacité », le jaune « vie toujours renaissante » comme le soleil, le blanc « bonté, humanité et bienfaisance » et le vert « croissance et fertilité ». Vingt-quatre femmes étaient au service du Khan pour lui broder ces thangkas au temps béni de l’ancien régime.

Aujourd’hui, fini l’artisanat. L’industrie à touristes prend son essor, alimentant les boutiques de chaque « musée » de souvenirs comme à Lourdes ou chez Mickey, réalisés à la chaîne aux Indes ou en Chine. L’argent se gagne à coup de règlements sur les visites des « monuments » (récents ou rebâtis depuis 10 ans) et surtout sur le droit de prendre des photos. Quant aux boutiques, qui devraient être l’essentiel du commerce à destination touristique, elles alignent l’artisanal et l’industriel en vrac, sans présentation ni ventes annexes.

Zanabazar reste « le » sculpteur mongol et sa Tara verte, dont une statue trône dans une salle du palais, serait, selon le guide, son idéal féminin de la « dame de quarante ans ». Ménopausée, elle n’aurait plus ce handicap de porter régulièrement des enfants et pourrait se consacrer pleinement à la sagesse épanouie, au plaisir et à l’entretien de son corps, selon les trois étages de l’humain. Ce n’est pas si mal vu et le résultat en bronze est aguichant. On reconnaît l’âge à la fleur de lotus ouverte sur son épaule ; à l’inverse, la femme de 16 ans (que pour ma part je préfère) n’est pas encore spirituellement mûre car elle ne porte qu’une fleur en bouton.

Dans le bâtiment-musée qui conserve les vieux objets d’ancien régime, le nombre de coussins sur les fauteuils marque le rang de chaque dignitaire. En général de quatre à six, la Reine, telle la princesse au petit pois d’Andersen, en supportait 24. Il ne fallait pas que son auguste cul sentît la dureté du bois du siège. De même pour son royal corps de chair : une couronne en « black fox » selon l’étiquette (renard noir) couvrait son front, et un manteau de « sable’s skin » (fourrure de zibeline) ses épaules. Une yourte royale, composée de 150 peaux de léopard est élevée au rez-de-chaussée. Elle date de 1893, cadeau au Huitième Bogden Gegen Jivzundamba.

Nous terminons les visites par le Tzaisan, la colline soviétique.

C’est un monument aux combattants, une masse de béton kitsch aux mosaïques sérieuses et populaires, glorifiant la libération du nazisme par les vaillants soldats portant les lettres CCCP sur le casque. Le nazisme, si loin de Berlin et même de la Russie ?

Une plantureuse blonde se jette dans les bras d’un vainqueur aux sourcils froncés tandis qu’un petit blond qui pleure est consolé par un Prolétaire. Cette touchante réécriture de l’histoire concerne si peu la Mongolie que le monument sert de colline de jeu aux enfants et de but d’excursion aux familles citadines.

Montent de petits garçons vifs et minces, la peau tannée par un soleil qui sait se faire ardent et le vent qui souffle assez fort en cette fin d’après-midi, se coulant depuis la montagne dans la petite vallée surchauffée.

Un gamin a ôté son tee-shirt pour grimper plus à l’aise, petit mâle vigoureux qui veut en remontrer à ses sœurs et à son tout petit frère. Beaucoup de bébés montent sur les épaules de leurs parents. Les enfants, en Mongolie, paraissent bienvenus et choyés.

Près d’un million de Mongols vivent désormais dans la capitale, sur 2,7 millions dans tout le pays. L’exode rural a été intense après la chute du communisme, mais les années de sécheresse 2000 et 2001 et le chômage ont renvoyé dans les steppes une partie des ex-éleveurs malgré les quelques 6 millions de bêtes mortes de soif durant ces années néfastes. Il reste que la sédentarisation et l’urbanisation avancent avec l’ouverture au reste du monde, ici comme ailleurs, et qu’il faut bien trouver des distractions à ceux qui vivent et travaillent en ville. Mais l’on doit constater que l’esprit critique n’est pas plus développé ici que le sens du commerce.

Le dîner a lieu dans l’autre tour de l’hôtel. Le restaurant a été nommé « Aux Enfants de l’Arbat » en référence au roman du Russe Anatoly Rybakov, publié durant la perestroïka. Nous sont servis un œuf au œufs de lump, un morceau de poisson pané aux riz et pommes de terre (mariage de la Russie éternelle avec la Chine non moins éternelle), et une coupe de glace qui ne parait pas avoir trop souffert des coupures épisodiques de courant à Oulan Bator.

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Des attentats de Louxor en 1997

Le soleil n’est pas levé et il n’a manifestement pas l’intention de le faire avant un moment, encore tout encombré de draps et autres voiles nuageux. Les bateaux qui passent en trains successifs ont balancé notre coque toute la soirée d’hier. L’une du groupe a même vu une vague mouiller son duvet par-dessus le bordage.

felouques sur le nil

La question, toujours dans un arrière-plan de la conscience, devait à un moment être abordée. Elle le fut ce matin sur l’initiative de Dji : les attentats islamistes. S’ils devaient se multiplier, le tourisme en Égypte serait mort, entraînant une chute de 10% du PIB et 12% de la population au chômage. Déstabiliser le pays, engendrer le chaos, c’est ce qu’ils veulent – pour apparaître comme la seule force d’ordre en vertu de la religion.

freres musulman logo

Il nous parle de l’attentat du 17 novembre 1997 au temple d’Hatchepsout à Louxor, où 58 touristes et 4 Égyptiens ont été tués par balle, et environ 25 blessés, par cinq jeunes. Ceux-ci ont été « manipulés », selon lui, même si l’attentat a été revendiqué par la Gamaât Islamiya. L’Égypte n’est pas l’Algérie et les groupes incontrôlés n’existent pas. Les islamistes sont structurés et bien connus.

Certains ont pensé qu’étant donné le rôle de l’armée dans le pays, investir à long terme dans les académies militaires permettrait de pousser le régime de l’intérieur. Le jour de l’attentat de 1997, le général commandant la région était justement en congé. Il avait ordonné qu’aucune balle ne soit placée dans les armes des militaires et des gendarmes qui gardaient le site. Ils n’ont donc pu intervenir rapidement. Les jeunes « de 18 à 23 ans » selon Dji, ont été abattus – et non pris – « pour ne pas qu’ils parlent ». Le Président Moubarak est venu lui-même – sans chauffeur – interroger les témoins, se méfiant de la Sécurité Militaire. L’armée a été épurée dans les mois qui ont suivis et le général, opportunément absent, n’a jamais été revu. Il doit pourrir dans quelque geôle ou quelques pieds sous terre. Pour Dji « c’est probablement le dernier attentat en Égypte ». La stratégie islamiste n’a pas payé, l’armée surveille désormais l’armée et la réédition d’une telle infiltration paraît désormais impossible… Sauf pour Israël : un attentat en 2004 a visé clairement des juifs.

felouquier musulman

Un long bateau s’est amarré derrière nous sur la rive, dans la nuit. C’est le bateau de croisière luxueusement aménagé El Karim de 19 mètres de long et 7 m 50 de large pour six passagers et huit hommes d’équipage. Il est loué aux happy few des croisières à la carte, entre Louxor et Assouan. Le bateau est un sandal, un bateau traditionnel du Nil à deux mâts aménagé en une cabine principale de 25 m² avec deux banquettes, plus une cabine de 20 m² pour deux personnes avec salle d’eau et douche. Le capitaine en est aujourd’hui ce garçon que Dji a connu enfant et dont il s’est occupé parce que sa mère avait divorcé. Le jeune homme le révère comme un père, cela se voit lorsqu’il le rencontre, il le salue avec respect. Ce qui frappe sont ces yeux, ils sont grands et clairs, ce qui donne à son visage un charme certain. D’ailleurs, il plaît aux femmes et se complaît avec elles.

desert bord du nil

Une heure de plus dans les felouques – tirées au moteur – et nous voici prêts pour le désert. Au long des rives brumeuses, nous rencontrons de temps à autre une barge qui se charge de pierres de construction, chargées à dos d’hommes comme depuis des millénaires. Nous débarquons. La traversée d’une route qui longe le Nil à cet endroit, sur la rive ouest, une petite grimpée sur une éminence, et voici un beau panorama sur le Nil et sur les felouques qui quittent la rive, traînées par le bateau à moteur – le temps d’une photo expressive tandis que les autres s’éloignent vers les confins. Seul Adj, qui prend au sérieux sa fonction de chien de garde, attend que j’aie terminé, réservé et restant à une dizaine de mètres sans m’adresser un seul mot. Il apprend pourtant l’anglais à l’école et aurait pu se mettre au français avec Dji depuis le temps qu’il le connaît. Mais, là encore, nonchalance mâle, fierté mal placée ou manque d’idée arabe, il laisse s’écouler le temps sans rien entreprendre.

bord du désert egyptien

Nous cheminons sur le sable ocre et fin, entre des rochers effilés de grès et d’amas basaltiques. Migrations métalliques dues aux écarts de température ? La surface des pierres est patinée. Sur le sol, d’étrangement belles découpes se dressent comme autant de rasoirs. L’écorce du grès est coupante comme une lame, délitée par le vent et par l’abrasion des grains de sable. Elle est parfois devenue une dentelle de pierre. Par terre, nous trouvons des tessons de poteries d’un peu toutes les époques, selon la grosseur des éléments vus en coupe, notamment le dégraissant. Il fait chaud. De cette chaleur de désert due en grande partie à la réverbération du sol. Nous marchons un moment dans ce paysage minéral qui épure la pensée et simplifie les idées.

village egypte

Et nous revenons vers le Nil par un wadi. En cet endroit du wadi Koubbaniya, ont été découverts des grains d’orge cultivé, des mortiers et des meules, associés à un site Paléolithique daté d’environ 18 000 ans, montrant l’ancienneté d’occupation des bords du Nil. Aux approches du village de Koubbaniya, du nom des coupoles élevées sur les maisons, sur la pente qui descend vers le fleuve, affleurent des fragments de momies humaines desséchées. Il y a des morceaux de troncs enduits de toile, des fémurs blanchis. Ces ossements auraient 6000 ans. On enterrait les morts directement dans le sable quand on n’était pas riche. L’important n’était pas la cérémonie, mais la croyance en la résurrection. Durant des siècles après la disparition de la civilisation des pyramides, les momies ont été utilisées comme médecine. On les prenait en poudre contre les douleurs gastriques, on l’appliquait en poudre contre les blessures. François 1er lui-même ne se déplaçait jamais sans son morceau de « mummie » – ancien français qui a donné le mot anglais actuel.

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Eliot Pattison, Le tueur du lac de pierre

Eliot Pattison Le tueur du lac de pierre

Shan, ex-inspecteur pékinois relégué en camp de travail pour enquête politiquement incorrecte sur la corruption d’un ponte du régime communiste, a été élargi lors des péripéties de sa première enquête au Tibet (voir ‘Dans la gorge du dragon’). Il approfondit la sagesse bouddhiste auprès de lamas, dans le secret des montagnes, lorsque des signes ordonnent à deux vénérés d’aller dans le nord, dans les monts Kunlun au bord du grand désert du Takla-Makan, pour motifs religieux.

Une enseignante a disparu, qui s’occupait des orphelins Kazakhs, Ouigours et Tibétains de la frontière. Le socialisme vise constamment à éradiquer les vieilleries en imposant aux nomades éleveurs de chevaux et de moutons de se couler en coopératives, organisées en blocs de béton. Les enfants ne sont plus élevés dans la nature, avec les bêtes, le vent et les étoiles, mais en classes fermées où l’enseignement politique prendra toute sa force. Les slogans à la gloire du Peuple et du Parti supplanteront les mantras ancestraux.

C’est dans ce contexte que de jeunes garçons disparaissent. Ils sont tués sauvagement, éventrés par un démon à forme de léopard qui leur arrache la chemise, lacère leur poitrine, les torture, les frappe à la tête et les poignarde plusieurs fois au ventre avant – lorsqu’il a le temps – de les achever d’une balle dans le front. Il emporte à chaque fois comme trophée une chaussure.

tibet gamins de lhassa

Shan est pris dans le tourbillon des affrontements d’époques, d’idéologies et d’avidités passionnelles. Flanqué de deux vieux lamas qui suivent leur but sans jamais se détourner, il fait la connaissance d’une fille des steppes, de Sophie de Bactriane, d’un ex-Russe blanc et d’un couple d’Américains qui étudient clandestinement les momies trouvées dans le désert des confins chinois parce que leurs découvertes ne sont pas politiquement correctes. Les morts momifiés ne sont en rien des Hans mais plutôt des Perses ou des Turcs – ce qui est interdit par l’orgueil communiste pékinois.

Comme toujours au Tibet, dont Eliot Pattison a su capter les vibrations intimes, les choses ne sont jamais droites. Les gens sont mêlés, les passions se composent, et l’esprit souffle où il veut. Les gosses massacrés protègent un secret antique. L’évasion d’un jeune couple hors du Tibet natal n’est au fond qu’un idéal de liberté impossible. L’amertume d’une procureur, ex-garde rouge ayant commis tous les excès politiques de la révolution « culturelle », se retournera de façon inattendue. Shan, père qui n’a pas vu son fils depuis qu’il a dix ans, est pris par ces meurtres implacables de jeunes garçons. Il compatit aux douleurs des pères qui perdent les leurs.

Il enquêtera, bien sûr, mais tout le dépasse tant le Tibet est vaste et mystérieux à la logique. La vertu de Shan est l’obstination. Comme l’eau, il use et lave sans jamais se décourager, creusant peu à peu son chemin vers la vérité. D’où le titre en anglais : Water Touching Stone. La croûte qui recouvre les pierres doit être dissoute pour révéler l’essence de leur beauté. Lui tente de faire de même parmi les hommes.

Dans ce volume second de la série, très réussi, la poésie des grands esprits se mêle à l’émotion poignante des relations humaines. Il y a des chevauchées, des découvertes de monastères secrets, une enquête classique qui consiste à rassembler des documents et à faire parler les suspects. Mais il y a avant tout ce cri d’amour pour le Tibet meurtri, pour ses enfants tués ou déculturés, que le lecteur n’est pas près d’oublier.

Un très beau livre.

Eliot Pattison, Le tueur du lac de pierre (Water Touching Stone), 2001, 10-18 200, 675 pages, 9.69€

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Les îles flottantes des Ouros

Parmi les îles, 80 sont habitées par les indigènes. Ce sont des amoncellements de totoras (joncs) qui constituent ses îles. Ils servent accessoirement à construire des barques ou de fourrage pour les bêtes ; ils sont également coupe-faim pour les hommes. Le cœur de la tige de totora, très riche en iode et sert d’aliment aux adultes et aux jeunes.

L’île de Taquile fait 5,5 km de long, 1,5 km de large, elle est à 3 heures de bateau de Puno. Gare aux coups de soleil ! Il faut monter 525 marches pour accéder à l’unique village sis au sommet de l’île, à 3950 m. Ile de rêve, pas d’auto, pas de vélo, pas de chien.

Des paysages magnifiques. Les villageois tricotent gilets et bonnets. Les femmes tissent une grosse toile. L’homme célibataire porte un bonnet à pointe blanche. L’élégance masculine, c’est ici : une large ceinture, un petit baise-en-ville, un pantalon bleu marine droit, une chemise blanche à manches bouffantes et des savates. Les habitants de Taquilé vivent en communauté.

Si vous tracez une ligne droite entre Potosi (Bolivie) et le Machu Pichu, vous lirez la « ligne spirituelle » : Ollantaytambo, Cuzco, Pucara, Taquilé, Tiwanaku, Ouro.

Direction Cuzco. Le haut-plateau andin avec l’Isillustanichu, de rares touffes d’herbes drues, des lamas et alpagas, et si vous avez de la chance des vigognes.

Un arrêt à Sillustani pour visiter les chullpas, tombeaux pré-incas situés au bord d’un lac volcanique aux eaux émeraude, le lac Umayo. Le site de Sillustani sur une presqu’île du lac Umayo est réputé par le grand nombre de ses chullpas, étranges tours funéraires que l’on peut rencontrer en différents endroits des Andes. Ces tours coniques, dont l’une s’élève à 12 m, datent vraisemblablement du milieu du 13e siècle. Elles se composent de gros blocs de pierre, polis et travaillés selon la technique du bossage. Elles contiennent les momies des nobles Colla.

C’était un peuple héritier de la civilisation de Tiahunaco dont l’architecture est considérée par certains spécialistes comme plus accomplie que celle des Incas. Ce site à 4000 m offre de splendides panoramas sur le lac Umayo.

Hiata de Tahiti

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