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Guillermo de La Roca, Un point lumineux suivi de Lettres andines

Pensée magique et fatalité s’emmêlent pour former sept nouvelles d’un Argentin à Paris. Elles forment la moitié du recueil et les Lettres andines le reste. Si les premières sont vite oubliées, laissant parfois juste ébloui, les secondes sont un petit bijou d’ironie voltairienne. Je regrette pour ma part que l’éditeur n’ai pas édité ces Lettres seules en demandant à l’auteur de les compléter, comprenant trop peu de pages, car elles méritent bien mieux que les nouvelles en préalable.

Sinijasto est un jeune Indien dans la ville, heureux comme un Argentin en France ; il écrit ses Lettres persanes à la manière de Montesquieu. Le style est actuel, rajeuni, mais le persifflage subsiste pour notre plus grand plaisir. Les intellos sont brocardés, les repentants vilipendés, les bonnes consciences de la gauche universelle renvoyées à leur appétit égoïste de pouvoir, les cartésiens douchés. Comment ne pas souscrire ? Comment ne pas sourire ?

C’est la France telle que nous la connaissons, le coq d’orgueil les pattes ancrées sur son tas de fumier, gallinacé faussement racé qui se croit : « Un écrivain des Caraïbes fait dire à l’un de ses personnages : ‘Le Gallinais est convaincu d’exister pour le plus grand bien de l’humanité’ » p.79. Il suffit d’écouter blatérer un Jack Lang ou équivalent pour s’en convaincre à l’envi.

Tous y passent de ces gourous des médias, des lettres et de la politique : les directeurs de conscience (p.62), les missionnaires du Grand Pardon (p.63), le bon sauvage en prolétaire ultime (p.66), les faux savants qui savent mieux que vous qui vous êtes et comment vous pensez (p.69), « le droit des minorités à gouverner la majorité » (p.75), les faux-culs sexuels de la culture (p.84), les théologiens de l’art (p.87), la « formidable dynamique des intolérances » (p.92), la mode impérative suivie par les individualistes rebelles (p.94)…

Dommage que « la générosité évangélique, le masque des utopies, le verbiage politique ne parviennent pas à générer l’amour et l’estime attendus en retour de la part des anciens dominés. Ce manque de considération est particulièrement remarquable chez les immigrés de toutes origines, installés ici pour survivre et fuir leurs maîtres tyranniques et irresponsables. Ils considèrent que les Gallinais leur doivent tout, n’ont rien à leur apprendre et sont à l’origine de leur mal. Les Gallinais eux-mêmes éprouvent un sentiment analogue envers les nations démocratiques et fortes dont l’hypocrisie est plus rentable que la leur » p.67. La dernière partie de ce paragraphe explique beaucoup : la jalousie envers les Etats-Unis qui ont réussi cette Révolution que les Français ont gâchée dans leurs sempiternelles querelles de religions et d’idéologies sert à façonner un bouc émissaire inversé, le Prolétaire en Victime suprême qu’il faut adorer parce que lui a le courage de combattre son dominateur. Dénions notre propre jalousie en la prêtant aux plus pauvres et en les louant de leur clairvoyance… Ainsi le brimé se venge sur plus brimé que lui, et le sublime pour une bataille que lui n’est pas capable de mener.

Coup de grâce donné aux pseudo-intellos qui se croient phénix de l’Humanité : « Peut-être aurez-vous du mal à me croire, mais dans ce pays situé au plus haut niveau de raffinement culturel universel, il y a encore des millions d’imbéciles pour croire n’importe quel coquin démagogue baptisé progressiste, réactionnaire, libéral ou nouveau philosophe. Ces petits maîtres enragés et méprisants ressassent inexorablement leurs synthèses originales, favorables aux bonnes gens et fondamentalement défavorables aux mauvaises personnes. Ils démoralisent l’ancienne morale et moralisent la nouvelle, évitant toute remise en question d’eux-mêmes et de leur clientèle… » p.71. Penser par soi-même ? Vous n’y pensez pas ! Il faudrait faire un effort plutôt que suivre la mode, se mettre à dos ses copains qui n’ont pas envie de se prendre la tête.

Et ces « millions d’imbéciles » vont très bientôt voter dans le brouillard pour un programme flou et un candidat tout d’apparence. « La liberté s’autodétruit quand elle sert de moyen à ceux qui veulent l’anéantir et de prétexte à la lâcheté de ceux qui prétendent la défendre. Bien à vous, Sinijasto » p.93.

Seul l’enfant dit que le roi est nu.

Guillermo de La Roca, Un point lumineux suivi de Lettres andines, 2017, PhB éditions, 103 pages, €9.00

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Michel Tournier, Le coq de bruyère

michel tournier le coq de bruyere

Quinze contes pour enfant ou adulte, racontés à la façon Tournier inimitable, fois badine et grave. Guillerettes ou grinçantes, ces histoires toujours un tantinet freudiennes parlent des hommes et des femmes, des petits et des grands, de l’initiation à la puberté et de l’âge de l’amour, du fétichisme et de l’âge qui vient.

La fugue du petit Poucet sonne délicieusement années 1970 avec ce hippie à grandes bottes devenu doux ogre père d’une huitaine de petites filles, lesquelles emportent le petit Pierre évadé de son immeuble parisien de béton armé. Car il aime la nature, le petit Pierre Poucet, il ne veut pas habiter en pleine solitude au sommet d’une tour avec ascenseur automatique, vitres vissées et air conditionné. La modernité le révulse. La nature, ce sont les arbres et les petites filles aussi douce que les trois lapins qu’il a élevés. Filles qui jettent toutes leurs vêtements par-dessus les moulins le soir venu pour dormir ensemble à même le lit, entraînant le petit garçon qui en est chatouillé. Mais voilà, cela ne plaît pas au père Poucet ni à la police. La société est contre la nature, même contre-nature disait-on dans les années 1970.

Amandine est une autre fillette, elle aussi solitaire ; elle aborde l’âge où l’être humain se modifie, vers dix ans. Elle explore l’inconnu. Justement, ce jardin voisin entouré de hauts murs l’attire, parce que sa chatte s’y est perdue. La voilà prête à oser explorer cet univers pour y trouver sa chatte. Ce qu’elle réussit, au bout d’un labyrinthe où « un jeune garçon tout nu avec des ailes dans le dos » p.45 trône sur un piédestal de pierre, un arc à ses pieds, prêt à s’envoler. Lorsqu’elle revient dans son milieu, elle saigne. Ce conte initiatique, qui fit un brin « scandale » chez les prudes du journal Le Monde (catho « de gauche »…) a d’abord été publié en album pour enfant… Il n’est plus disponible, évidemment, tant la chatte sonne furieusement sexuel – même s’il s’agit de l’animal à soyeuse fourrure.

michel tournier amandine ou les deux jardins

Le nain rouge est plutôt sadique, revanche d’un aigri qui veut dominer ceux qui le dominent. Les suaires de Véronique disent combien la photo est ogresse, capturant les corps jusqu’à n’en rien laisser… Tristan Vox met en scène la voix à la radio, qui fait fantasmer, alors que l’être derrière le micro est un petit-bourgeois casanier. Le fétichiste ne peut aimer que les dessous féminins encore chauds, absolument pas la nudité. L’aire du Muguet fait entrer le printemps sur l’autoroute, une autre résistance à la modernité tellement années 60…

Et puis Le coq de bruyère : La nouvelle qui donne son titre au recueil est placée presque en dernier, on ne sait pourquoi, peut-être parce que le premier conte se passe juste après la Genèse et que le dernier sombre dans la folie. Le fameux « coq » est un fringuant sexagénaire de province, colonel à particule, qui aime lever les jeunettes pour vigoureusement les besogner. Il va à la chasse aux filles comme aux coqs de bruyère, « le premier jour je le lève, le deuxième jour je le fatigue, le troisième jour je le tire » p.207. C’est élégant mais n’a pas l’heur de plaire à sa baronne Eugénie d’épouse, élevée au couvent et emmêlée de prêtres. Je vous laisse deviner la fin.

Mais l’on découvre en ce conte grivois l’attrait de Cécile Aubry aux yeux de l’auteur. Il est vrai que l’égérie télé des années 60, mère du vif et vigoureux Mehdi qui joua si bien Sébastien, a un air de garçon. En ces années pré-68, elle pouvait plaire tant au fils du Pacha de Marrakech, qui lui fit son sensuel enfant acteur, qu’à l’écrivain Michel Tournier, peu enclin aux minauderies et aux falbalas des têtes de linotte de son époque. « Cécile Aubry… Hé, hé ! Un peu petite certes, la tête un peu grosse pour le corps, le visage boudeur du genre pékinois. Mais tout de même, tout de même, quel joli brin de petite fille… ! » p.221.

cecile aubry

Il y a de l’allégresse en ces humanités, dit le conteur. Père Noël, Robinson, petit Poucet, Abel et Caïn, l’auteur agite les mythes et les rend inactuels. Ce que notre époque de petit-bourgeois illettrés trop sérieux a perdue. L’auteur n’est plus mais sa manière lui survit : la vie, justement, est un magasin de friandises, même si l’on est malheureux parfois. Il suffit de la prendre du bon côté et de se laisser guider par le printemps.

Michel Tournier, Le coq de bruyère, 1978, Folio 1980, 343 pages, €8.20

e-book format Kindle, €7.99

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L’auberge des énigmes à Cuba

Comme nous nous sommes couchés tôt, nous nous levons tôt. La vie rurale est ainsi faite que le soir nous fait aspirer au duvet alors que le matin, envahi de chants du coq, nous fait aspirer au lever. La nuit a été partiellement pluvieuse, plutôt venteuse, mais heureusement, le soleil se lève avec le matin. Les tee-shirts, qui n’ont pas pu sécher cette nuit, hérissent un peu la peau quand on les remet, mais il faut bien (acheter du synthétique est mieux).

kapokier cuba

Nous partons à pied en longeant le lac par la piste aménagée, dite « ruta naturale ». Il s’agit d’un parcours touristique et écologique de sept kilomètres prévu pour être effectué en quatre heures à pas de touristes traînant les niards geignards. Ce n’est pas notre cas, encore qu’il y a Françoise… Le chemin reste glissant de la veille, mais les rayons solaires parviennent à traverser les branches et, patiemment, entreprennent de sécher le sentier. Bananiers, kapokiers (ou fromagers), nous croisons diverses essences dont un arbuste électrique aux feuilles piquantes et aux épines sur le tronc. On me dit le nom local mais je m’empresse de l’oublier. Pedro nous dit qu’ici, on l’appelle « l’arbre aux feuilles en papier toilette à belles-mères ». Il faut deviner pourquoi (ha ! ha !). Des oiseaux courent les branches et criaillent, parfois mélodieusement. Nous voyons un pic vert qui – c’est incroyable ! – pique les vers tout en portant la tête rouge. Il y a aussi un todier de Cuba, tout petit et fluo comme une peluche de foire, tête rouge, corps verte et pattes fuchsia.

lac habanilla paysage cuba

La pause-café est à la maison d’un paysan, bâtie au milieu de plantations. Elle est entourée de chiens de poules, de dindons et de cochons. Deux dindons mâles se disputent une dinde. Ils font la roue alternativement devant la femelle qui les dédaigne alternativement, ce qui les fait glouglouter de rage. Mais il y en a un qui l’emporte et peut satisfaire la nature. La femme qui nous prépare le café local, dans sa cuisine de terre battue bien rangée, a amené son petit garçon avec elle aujourd’hui. Nous sommes dimanche et le petit n’a pas d’école, même dans un pays athée comme l’est Cuba. Il a été prénommé Luis Miguel, référence révolutionnaire à l’institutrice de la Commune de Paris Louise Michel. Il a six ans et est en cours préparatoire. Durant la semaine il habite le petit village près de l’hôtel. La maison paysanne où nous sommes est celle de sa grand-mère.

Après le café dans son dé à coudre habituel, nous quittons la maison bien aménagée, sa salle commune servant d’entrée, ses trois chambres et sa cuisine, pour monter vers une crête qui domine le lac et le rio Negro local à 700 mètres d’altitude. Là-haut plane un rapace, lentement, dans les courants ascendants. Il attend qu’un vivant tombe pour devenir charogne, quelques jours plus tard délicieusement comestible. Nul d’entre nous ne lui fera ce plaisir. Ne subsistent plus dans le bleu uniforme du ciel que quelques cirrus lenticulaires sur l’horizon. Tout le reste est pervenche comme une mer inversée.

Nous redescendons longuement du piton vers le lac, par des sentiers glissants encore. Hier ils devaient être une véritable patinoire. Un bateau nous prend pour nous mener à une cascade « pour se baigner ». Comme si nous éprouvions le besoin irrépressible de nous baigner alors que nous émergeons d’une journée entière de pluie… Mais le touriste, comme tout gamin, n’aspire qu’à se baigner dans la journée, chacun le sait. Le pique-nique consiste à avaler les sandwiches au pain élastique habituel, toujours les mêmes, un au fromage, un au jambon, suivi d’une orange et d’un Granny issu de la caisse apportée de France, avec une briquette d’un quart de jus de fruit. Cet en-cas avalé, nous reprenons le bateau jusqu’à une rive où nous attend un camion Zil de l’armée soviétique.

camion zil cuba

Nous disons adieu à nos deux « guides » locaux qui n’auront pas guidé grand-chose mais « gagné » des dollars, pour embarquer nos bagages et nos personnes dans le presque-char de marque Zil (en cyrillique sur le capot). Il va, avec une obstination mécanique et une forte odeur d’essence brûlée, nous conduire en ahanant sur les pistes défoncées durant trois quarts d’heure jusqu’à un bassin du rio Melodioso au joli nom. Nous y attend une auberge « La Gallinera », touristique en diable, qui nous accueille pour la nuit. Nous dormirons dehors, sous les auvents. Un petit garçon brun et vigoureux de sept ans joue tout seul au base-ball sur une terrasse en béton, pieds et torse nus. Il est ravi d’accueillir un partenaire en la personne de notre nouveau « guide » du jour, Yubran.

Nous sommes quelques-uns à prendre un bain pour nous délasser, dans les eaux du rio mélodieux, puis à sécher au soleil caressant en regardant le garçon frapper de sa batte la balle de ficelle et de chiffon que lui lance l’adulte. Ses muscles d’enfant jouent sur sa poitrine brunie, ses pieds sont bien campés à terre, c’est un petit mâle sérieux tout entier à son jeu. Il se prénomme Orestino, « petit Oreste » pour le distinguer de son père qui porte le même prénom grec d’Oresto.

orestino torse nu cuba

Le dîner est composé surtout d’une cuisse de poulet « à la gallega », recette d’ici, délicieuse, à base de poivron. Suit un fromage de Hollande à la compote de goyave, sucré-salé original tout à fait dans le style de notre nouvelle cuisine.

poulet a la gallega

Incités par Yubran, dont le français décidé propose une colle, Yves et Philippe s’émulent à nous proposer des énigmes « issues des tests d’embauche ». Est-ce pour voir si nous sommes intelligents ou pour se donner le beau rôle ? Je me souviens de celle des trois boutons qui commandent une seule ampoule dans une autre pièce. On ne peut entrer qu’une seule fois pour vérifier si l’ampoule est allumée. Comment faire ? Réponse : il faut actionner le premier interrupteur, attendre quelques instants, appuyer sur le second interrupteur, puis entrer et tâter la lampe. Si elle est froide et éteinte, c’est le dernier interrupteur qui l’allume. Si elle est chaude et éteinte, c’est le premier interrupteur qui l’allume. Si elle est allumée, c’est le second, que l’on vient d’actionner, qui la commande. Outre le nombre des interrupteurs, il faut faire entrer deux paramètres supplémentaires dans la réflexion : le temps et la température. J’avais eu l’intuition de la température mais pas celle du temps à attendre pour vérifier. Je me suis attiré ainsi cette remarque d’Yves : « eh bien, je ne sais pas si tu as été embauché souvent, mais tu es sur la bonne voie. »

Autre énigme : comment aligner dix arbres en cinq rangées de quatre ? Réponse (difficile à trouver) : dessiner une étoile classique à cinq branches. Philippe s’y est essayé toute la soirée. Il dit qu’il a fini par trouver logiquement. Je reste sceptique. Yubran avait soumis la première énigme : un homme croise un paysan qui revient de Santiago. Il porte quatre sacs qui contiennent chacun quatre chattes et chacune des chattes allaite quatre chatons. Combien de sacs, de chattes et de chatons vont à Santiago ? La réponse, je la trouve très vite. Il ne faut pas se focaliser sur les détails mais garder à l’esprit le sens de la question. Qui va à Santiago ? La personne qui rencontre l’homme portant le sac et son contenu si divers. La réponse correcte est donc « aucun ». Seul celui qui croise l’homme va à Santiago et pas le porteur de sac ni son chargement.

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Mon coq de Tahiti

Mon coq, « Le Coq », va bien. Il demeure toujours le pacha de la basse-cour, ses épouses se portent bien mais les poussins, nombreux à la naissance, ne survivent pas. Le coq vient sous mes fenêtres chanter et réclamer sa pitance. Il bénéficie d’un régime de faveur de notre part. Ses épouses doivent se contenter des restes, s’il en reste ! Un jeune homme est venu l’autre jour avec son coq de combat. Un seul jeune coq s’est sacrifié après une lutte acharnée, les autres ont fui honteusement. Le jeune homme est revenu pour une autre raison il y a quelques jours, sans son coq, la basse-cour l’a reconnu, les poules se sont envolées en débandade, Le Coq a sauté sur ma fenêtre ! Quel spectacle ! Il était accroché sur la margelle de la fenêtre complètement paniqué. Dès l’occasion, il s’est envolé avec grand fracas dans un des arbres du jardin. Dommage, je n’avais pas l’appareil photo sous la main. Le coq au restaurant, remarquez son magnifique plumage.

LE COQ

Une habitante de Moorea a la main verte. Elle avait déjà réussi à cultiver et à produire du raisin, un pied de vigne qui donne deux fois l’an environ 50 kilos d’un raisin rouge, juteux de la famille du Chasselas ; elle récidive avec des fraises récoltées deux ans après les premiers plans mis en terre. Coutumière des faits, elle avait à partir d’un noyau de datte réussi à faire croître un magnifique palmier dattier comme dans les pays d’Afrique du Nord. Bravo !

ORCHIDEES

L’île-vanille a présenté en ce début septembre une nouvelle variété de vanille. La concurrence est rude et il faut être préparé à présenter des variétés résistant aux maladies mais aussi d’un prix concurrentiel. Le laboratoire de l’Épic-Vanille réalise des croisements pour créer de nouvelles lianes. Une nouvelle variété qui attend sa certification a été présentée à Uturoa. Tandis qu’à Papeete se tenait l’expo-vente et les ateliers vanille dans le hall de l’assemblée de Polynésie. Les autorités avaient sollicité la présence de créateurs de bijoux pour mettre en valeur la vanille. Les créateurs ont répondu, peu nombreux, à cette demande. La vanille n’est pas facile à travailler, les artisans utilisent plutôt la nacre, les graines, les coquillages, la vanille n’est pas trop employée mais les « bijoux » crées pour l’occasion devraient « tenir » au moins une année.

VANILLE

Gaston Flosse en avait acheté 16 000 pieds et en avait fait planter 8 000, de magnifiques bougainvillées (ou bougainvilliers) sur le terre-plein central de la RDO. Une bonne partie a été arrachée moins d’une semaine après, un projet d’arrêté pour protéger les plantes des lieux publics est en préparation. Il en couterait 4 500 XPF maximum pour la cueillette de fleurs ou de feuilles et 20 000 XPF pour le prélèvement ou l’arrachage des plantes… Pour le prix de ces bougainvilliers on parle (toujours les mauvaises langues) de 15 à 20 millions de XPF, la Présidence rectifiait 3,6 millions de XPF. Quand même il y a une sacrée différence.

Le projet de ferme aquacole de Hao revit. Ayant observé les chamboulements à la tête du Pays, ils sont revenus et semblent vouloir poursuivre l’installation de fermes aquacoles, ils ont demandé aux pêcheurs de ramener de gros mérous vivants avant de les placer en cage pour être analysés. Ils ont pris contact avec des bureaux d’étude locaux également. Premiers plans prêts dans un mois, permis de construire déposés début 2015. Bientôt du travail pour les insulaires ?

Hiata de Tahiti

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