
Le tout premier film de James Bond, avec l’acteur préféré : Sean Connery. Il a incarné selon moi le mieux l’espion inventé par Ian Fleming dès les années 50. Capitaine de frégate dans la Marine royale (commander), viril velu en milieu de trentaine, la bouche gourmande aux femmes, expert en boxe et judo, toujours tiré à quatre épingles avec son complet sur mesure d’un tailleur de Saville Row, expert en conduite sportive, gourmet de caviar au jaune d’œuf et de foie gras, adepte de la vodka martini au shaker (avec un zeste de citron), porteur du fameux pistolet Walther PPK allemand (une arme avec laquelle Hitler se serait suicidé) – tout le mythe est présent dans ce premier film.
Comme toujours, perte d’hégémonie oblige, l’espion de Sa Majesté est chargé de sauver le monde, la CIA n’étant qu’un accessoire. Cette fois, M (Bernard Lee), le Maître espion britannique du MI6, convoque l’agent autorisé à tuer et qui l’a déjà fait 007 (d’où le double zéro), qui est en train de gagner une forte somme au casino, tout en levant une belle femme mûre et prête à lui tomber dans les bras. Dommage… M l’envoie illico en Jamaïque, ex-colonie britannique dans les Antilles, accédant à l’indépendance en 1962. Un général anglais et sa secrétaire ont été tués et leurs corps enlevés, alors qu’une transmission rituelle par radio devait avoir lieu. Pourquoi ? Par qui ?



Bond débarque à Kingston et repère tout de suite un quidam qui dit être envoyé par le consulat britannique pour le conduire à l’hôtel. Il accepte comme si de rien n’était mais s’éclipse un instant pour « vérifier ses réservations » de retour, occasion de téléphoner au consulat pour être sûr. Le chauffeur, en Chevrolet Bel Air 1957 noire, repère très vite une auto qui les suit, une Chevrolet Bel Air 1961, et Bond lui demande de virer brusquement à droite pour les semer. Mais il le prend au collet pour exiger qu’il lui dise qui l’envoie et pourquoi. Le chauffeur demande une cigarette et se suicide au cyanure. Il faut qu’il ait vraiment peur de son commanditaire pour agir ainsi. C’est donc du très sérieux.
Au consulat, où Bond conduit la voiture et son cadavre, en demandant au planton de s’en occuper comme si de rien n’était (cet humour de Bond qui ravit le spectateur), il apprend que le général Strangways enquêtait avec la CIA sur la perturbation par ondes radio de lancements des fusées de Cap Canaveral. C’est dès 1961 que le président Kennedy avait en effet lancé ce programme visant à concurrencer les premiers lancements soviétiques. Bond se rend donc au domicile de Strangways et trouve une photo de lui avec un pêcheur nommé Quarrel (John Kitzmiller). Il semble que le général se soit récemment entiché de pêche et soit parti chaque jour en mer. Lorsqu’il va le voir, le Noir se montre revêche ; Bond le suit jusqu’au bar et demande à discuter avec lui en privé. Il est pris à partie et tombe ses adversaires par des prises de judo bien senties. C’est alors qu’un canon de pistolet lui rentre dans le dos pour le calmer. C’est Félix Leiter (Jack Lord), agent de la CIA qui l’a observé à l’aéroport, l’a suivi en Chevrolet, et s’est renseigné sur lui.


Ils ont le même objectif : résoudre la question des interférences, savoir qui le fait et pour quelle raison. Quarrel révèle que Strangways a voulu voir les îles proches et collecter des échantillons de roches. Bond a en effet trouvé une demande d’analyse du général auprès du labo du professeur Dent, partenaire aux cartes du général et du consul – un notable. Le pêcheur évoque le Dr No, propriétaire de l’île (imaginaire) de Crab Key où il exploite une mine de bauxite. Mais son île est protégée par un service de sécurité bien armé, assisté d’un radar et d’un « dragon » aux yeux jaunes qui crache des flammes et effraie les indigènes. Bond ne croit pas aux dragons ; il veut explorer cette île mystérieuse.
Il va au préalable voir le professeur Dent (Anthony Dawson) pour connaître le résultat des analyses des roches rapportées par Strangways : rien d’intéressant, dit le prof. Mais Bond se fait livrer un compteur Geiger et détecte de la radioactivité. Dent a donc menti, c’est un traître. Il se rend d’ailleurs direct à Crab Key et se fait remonter les bretelles par le Dr No pour avoir failli à sa mission d’éliminer Bond. Il repart avec une cage contenant une grosse mygale, qu’il est chargé d’introduire dans la chambre de Bond la nuit. Malgré sa taille et son aspect velu repoussant, la mygale n’est pas vraiment mortelle pour l’homme (on les déguste frites au Cambodge, et les gamins adorent en effrayer les touristes crédules). Bond se réveille, la découvre sur son épaule, jaillit du lit et la tue. D’où la surprise de la secrétaire chinoise du consul (Zena Marshall), à la maison du Gouvernement, de voir Bond arriver frais comme un gardon demander un rendez-vous. Il la drague en sortant, constatant qu’elle écoute aux portes et que le dossier du Dr No a mystérieusement disparu. Il l’invite à dîner à son hôtel, mais elle « préfère » l’inviter chez elle, dans une maison isolée, accessible par des routes en lacets.


Bond est suivi par une lourde voiture américaine noire qui ressemble à un corbillard, et dans laquelle les trois tueurs faussement aveugles avaient pris place pour tuer et enlever Strangways. Avec sa petite voiture, la Sunbeam Alpine Série II Sport, Bond réussit à les fuir, à passer sous le bras d’une grue en travers de la route grâce à sa conduite basse, tandis que la grosse berline dérape et tombe dans le ravin. Que s’est-il passé, demande le chauffeur de la grue ? Ils se rendaient à un enterrement, répond Bond, avec cet humour inimitable. La secrétaire est à nouveau surprise de voir Bond surgir à sa porte, frais comme un gardon, alors qu’il devrait être mort. Elle ne peut que coucher avec lui. Au matin, Bond commande « un taxi ». Pourquoi un taxi, alors qu’il a sa voiture ? Problème d’allumage, dit-il. C’est en fait une voiture de la police que Bond a commandée pour arrêter la demoiselle inféodée à No. Dent croit que Bond couche chez elle et s’introduit, la nuit suivante, pour le tuer dans son sommeil, mais il est surpris. James Bond livre en effet les trucs devenus célèbres d’un espion pour survivre : un cheveu collé entre deux portes pour savoir si on les a ouvertes, le talc saupoudré sur la serrure de la valise pour savoir si l’on y a touché, le traversin courbé sous le drap pour faire croire qu’on y dort. Dent tire au silencieux ; Bond le braque avec son propre silencieux ; Dent récupère son arme et veut tirer – mais il a épuisé son chargeur, ce que Bond a immédiatement compté en fonction de la marque. Il est descendu sans remord par le double zéro autorisé à tuer et qui l’a déjà fait. Après la Seconde guerre mondiale, et en pleine guerre froide, on ne faisait pas tant de chichis pour une vie d’ennemi.
Suite de la mission : Crab Key. Quarrel les emmène près de l’île, coupe le moteur et embarque dans un petit canot à voile pour aborder silencieusement en pleine nuit (malgré le radar qui va les détecter). Au matin, Bond découvre une fille sortant de l’onde telle Vénus en bikini (52 000 € aux enchères en 2001), la pulpeuse Honey Ryder (Ursula Andress, 26 ans) qui cherche des gros lambis qui se vendent bien à Miami. Elle vient souvent sur l’île et elle est considérée comme inoffensive par les gardes. Mais ceux-ci ont repéré les autres intrus et envoient une vedette armée qui tire à la mitrailleuse sur les rives, puis une patrouille à chiens, puis le dragon à moteur diesel et chenilles. Bond livre encore un truc d’espion, le roseau coupé qui permet de respirer en se planquant sous l’eau. Mais, pris dans les marais à la nuit, Quarrel est grillé par le lance-flamme dragonesque et Bond comme Honey capturés.


Ils doivent être décontaminés nus car la boue est radioactive. Après cette épreuve, ils sont conduit en chambre et endormis par du café drogué. Au matin, ils prennent un repas avec le Dr No (Joseph Wiseman), curieux de voir enfin cet homme qui le défie avec succès. Le métis asiatique (fils bâtard d’un pasteur et d’une chinoise) est aigri de sa condition et d’avoir été refusé comme savant tant par les États-Unis que par l’URSS. Il a contribué à créer le SPECTRE (Special Executive for Counter-intelligence, Terrorism, Revenge and Extortion), organisation criminelle et terroriste qui vise aujourd’hui à perturber l’envol des fusées américaines pour obtenir une rançon. Le Dr No est déçu par Bond, qui fait bonne figure mais est à sa merci. Il confie Honey aux gardes, avec mission de la « distraire » (euphémisme pour la violer, ce qu’ils feront manifestement, car elle sera retrouvée chevilles et poignets attachés par des courroies sur le sol). Bond est mis en cellule en sous-sol.
Bien que la grille d’aération soit électrifiée, Bond parvient à la défoncer et à s’introduire dans le conduit assez large. Il débouche à proximité de la salle de contrôle du réacteur atomique, assomme un garde et lui prend sa tenue de protection, ce qui lui permet de rentrer incognito dans la salle d’opération où le Dr No est en train de donner des ordres pour envoyer une puissante onde radio contre la fusée en cours de lancement. Bond parvient à lancer le réacteur au-delà de la zone de danger et, alors que la sirène d’évacuation immédiate fait fuir tous les hommes, se bat avec le Dr No qui finit dans la cuve nucléaire, où les barres commencent à faire bouillir l’eau. No a eu les mains accidentées par ses expériences atomiques et ses gants n’ont aucune prise sur les montants d’acier de l’échafaudage sur lequel il a chu. Il se noie.
Bond réussit à retrouver Honey, pantelante, et à fuir en canot loin de l’île dont une partie explose pour faire joli (mais sans champignon atomique). Il fait alors le coup de la panne en pleine mer, et coule des caresses aguicheuses. Jusqu’à ce qu’un bateau de la marine, bourré de matelots, les remorque un temps. Proche de la côte, Bond relâche l’amarre pour conclure avec Honey. Ursula Andress y a pris du plaisir. Elle dira de Sean Connery : « c’était merveilleux de l’embrasser ». Les baisers gourmands de Bond et la scène en bikini ont donné le « carré blanc » de l’unique chaîne de télévision française en noir-et-blanc, lors de sa première diffusion vers 1968 ; un copain avait trouvé le truc : régler la hauteur de l’écran comme on pouvait le faire par une molette à l’arrière du téléviseur, ce que les parents ignoraient.
La musique de Monty Norman pour la bande originale du film a fait beaucoup pour le succès, mélange de bastringue années 60 avec un riff de guitare. Malgré le temps, les clins d’oeil appuyés au règne sans partage du mâle, les effets spéciaux un peu bricolés, l’action reste, l’histoire se tient, et le charme des acteurs joue à plein.
DVD James Bond 007 contre Dr No (Dr. No), Terence Young, 1962, avec Sean Connery, Ursula Andress, Bernard Lee, Jack Lord, Joseph Wiseman, MGM studios 2020, doublé anglais, français, 1h45,€9,80, Blu-ray €9,99
(mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)
D’autres films de James Bond déjà chroniqués sur ce blog










































Tuer le rire ?
L’un des tueurs voulait massacrer du juif ; les deux autres faire rentrer le rire dans la gorge. Car pour ces raccourcis du cerveau, on ne peut rire de tout. Si le rire est le propre de l’homme (Rabelais), Dieu l’interdit – ou plutôt « leur » Dieu sectaire, passablement fouettard, Dieu impitoyable d’Ancien Testament ou de Coran, plus proche de Sheitan et de Satan. Ange comme l’islam, mais déchu comme l’intégrisme.
Comme le Prophète ne savait ni lire ni écrire, il a conté ; ceux qui savaient écrire ont plus ou moins transcrit, et parfois de bouche à oreille ; les siècles ont ajoutés leurs erreurs et leurs commentaires – ce qui fait que la parole d’Allah, susurrée par l’archange Djibril au Prophète qui n’a pas tout retenu, transcrite et retranscrite par les disciples durant des années, puis déformée par les politiques des temps, n’est pas une Parole à prendre au pied de la lettre. Le raisonnable serait de conserver le Message et de relativiser les mots ; mais la bêtise n’est pas raisonnable, elle préfère ânonner les mots par cœur que saisir le sens du Message.
La bêtise est croyante, l’intelligence est spirituelle. Les obéissants n’ont aucune autonomie, ils ne savent pas réfléchir par eux-mêmes, ils ont peur de la liberté car ce serait être responsable de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font. Ils préfèrent « croire » sans se poser de questions et « obéir » sans état d’âme. Islam veut-il dire soumission ? Un philosophe musulman canadien interpelle ses coreligionnaires : « une religion tyrannique, dogmatique, littéraliste, formaliste, machiste, conservatrice, régressive – est trop souvent, pas toujours, mais trop souvent, l’islam ordinaire, l’islam quotidien, qui souffre et fait souffrir trop de consciences, l’islam de la tradition et du passé, l’islam déformé par tous ceux qui l’utilisent politiquement, l’islam qui finit encore et toujours par étouffer les Printemps arabes et la voix de toutes ses jeunesses qui demandent autre chose. Quand donc vas-tu faire enfin ta vraie révolution ? »
Il ne faut pas rejeter la faute sur les autres mais s’interroger sur sa propre religion, distinguer sa pratique de la foi.
Mahomet s’est marié avec Aisha lorsqu’’elle avait 6 ans (et lui au-delà de la cinquantaine) ; il a attendu quand même qu’elle ait 9 ans pour user de ses droits d’époux : c’était l’usage du temps mais faut-il répéter cet usage aujourd’hui ? L’ayatollah Khomeiny a abaissé à 9 ans l’âge légal du mariage en Iran lorsqu’il est arrivé au pouvoir… Les plus malins manipulent aisément les crédules, ils leurs permettent d’assouvir leurs pulsions égoïstes, meurtrières ou pédophiles, en se servant d’Allah pour assurer ici-bas leur petit pouvoir : Khomeiny, Daech, mêmes ressorts. Trop d’intermédiaires ont passés entre les Mots divins et le texte imprimé pour qu’il soit à prendre tel quel. Croyons-nous par exemple que Jésus ait vraiment « marché sur les eaux » ?
Il ne faut pas croire que le Coran soit la Parole brute d’Allah. Que font les intellectuels de l’islam pour le dire à la multitude ?
Toute religion a une tendance totalitaire : n’est-elle pas par essence LA Vérité révélée ? Même le communisme avait ce tropisme : « peut-on contester le soleil qui se lève ? » disait à peu près Staline pour convaincre que les lois de l’Histoire sont « scientifiques ». Qui récuse la vérité est non seulement dans l’erreur, mais dans l’obscurantisme, préférant rester dans le Mal plutôt que se vouer au Bien. Il est donc « inférieur », stupide, malade ; on peut l’emprisonner, en faire son esclave, le tuer. Ce n’est qu’une sorte de bête qui n’a pas l’intelligence divine pour comprendre. Toutes les religions, toutes les idéologies, ont cette tendance implacable – y compris les socialistes français qui se disent démocrates (ne parlons pas des marinistes qui récusent même la démocratie…). Les incroyants, les apostats, les hérétiques, on peut les « éradiquer ». Démocratiquement lorsqu’on est civil, par les armes lorsqu’on est fruste.
Le croyant étant « bête » parce qu’il croit aveuglément, comme poussé par un programme génétique analogue à celui de la fourmi, ne supporte pas qu’on prenne ses idoles à la légère. Toutes les croyances ne peuvent accepter qu’on se moque de leurs simagrées ou de leurs totems : la chose est trop sérieuse pour que le pouvoir fétiche soit ainsi sapé. C’est ainsi que Moïse va seul au sommet de la montagne et que nul ne peut entrevoir l’Arche d’alliance ou le saint des saints du temple, que Mahomet est-il le seul à entendre la Parole transmise par l’ange et que nul infidèle ne peut voir la Kaaba. Dans Le nom de la rose, dont Jean-Jacques Annaud a tiré un grand film, Umberto Ecco croque le portrait d’un moine fanatique, Jorge, qui tue quiconque voudrait simplement « lire » le traité du Rire qu’aurait écrit Aristote. Ce serait saper la religion catholique et le « sérieux » qu’on doit à Dieu… Les geôles de l’Inquisition maniaient le grand guignol avec leurs tentures noires, leurs juges masqués, leurs bourreaux cagoulés devant des feux rougeoyants. Pas question de rire ! Même devant Louis XIV (sire de « l’État c’est moi »), Molière devait être inventif pour montrer le ridicule des médecins, des précieuses ou des bourgeois, sans offusquer les Grands ni Sa Majesté elle-même.
Il ne faut pas croire que le rire soit le propre de l’homme ; ce serait plutôt le sérieux de la bêtise. Que font nos intellectuels tous les jours ?
C’est cependant « le rire » qui libère. Il permet la légèreté de la pensée, le doute salutaire, l’œil critique. Rire déstresse, rend joyeux autour de soi, éradique peurs et angoisses – ce pourquoi toute croyance hait le rire car son pouvoir ne tient que par la crainte. Se moquer n’est pas forcément mépriser, c’est montrer l’autre en miroir pour qu’il ne se prenne pas trop au sérieux. C’est ce qu’a voulu la Révolution française, en même temps que l’américaine, libérer les humains des contraintes de race, de religion, de caste, de famille et d’opinions. Promotion de l’individu, droits de chaque humain, libertés de penser, de dire, de faire, d’entreprendre. Dès qu’un pouvoir tend à s’imposer, il restreint ces libertés-là.
Est-ce que l’on tue pour cela ? Sans doute quand on n’a pas les mots pour le dire, ni les convictions suffisamment solides pour opposer des arguments. Petite bite a toujours un gros flingue, en substitution. Surtout lorsque l’on a été abreuvé de jeux vidéos et de décapitations sans contraintes sur Internet : tout cela devient normal, « naturel ». C’est à l’école que revient de dire ce qui se fait et ce qui ne se fait en société : nous ne sommes pas dans la jungle, il existe des règles – y compris pour la diffamation et le blasphème. Il est effarant d’entendre certains collégiens (et collégiennes) dire simplement « c’est de leur faute ». Donc on les tue, comme ça ? C’est normal de tuer parce qu’un autre vous a « traité » ? Est-ce ainsi que cela se passe dans les cours de récré ? Si oui, c’est très grave…
L’écartèlement entre les cultures, celle de la France qui les a partiellement rejetés, celle de l’Algérie qu’ils n’ont connue que par les parents et cousins, ont rendu les frères Kouachi incertains d’eux-mêmes, fragiles, prêts à tout pour être enfin quelqu’un, reconnus par un groupe, assurés d’une conviction. La secte est l’armure externe des mollusques sans squelette interne. Ils se sont créé des personnages de héros-martyrs faute d’êtres eux-mêmes des personnes.
Il ne faut pas croire que la multiculture enrichit forcément. Que font les politiciens pour établir les valeurs du vivre-ensemble sans les fermer sur l’extérieur ; pour faire respecter les lois de la République sans faiblesse ni « synthèse » ?
Comment faire pour « déradicaliser » les individus ? Une piste de réflexion intérieure, européenne et géopolitique. Lire surtout la seconde partie.