En ces temps d’élections – françaises en juin, américaine en novembre -, un court opus d’Isabelle Richet fait le point sur la religion aux États-Unis en collection Que sais-je ? Il est intéressant d’aller voir là-bas pour mieux comprendre ici-même.
Et le parallèle France/États-Unis est assez parlant :
• La conquête des colonies américaines a été religieusement pluraliste (calvinistes, puritains, quakers, juifs, catholiques, animistes). – Aujourd’hui, la France n’est désormais plus homogène.
• Le réveil religieux aux États-Unis, dès 1730, s’est effectué en raison de la diversité ethnique, sociale et culturelle croissante des états. – La poussée de l’Islam en France dès la fin des années 1970 a entraîné un réveil du religieux juif, puis catholique, enfin laïc-athée, désormais affiché et revendiqué.
• La conquête de l’Ouest américain avait une dimension religieuse : inventer un nouveau pays moral. – La reconquête des valeurs du travail, de la sécurité et de l’effort, confuses dans la société et enfourchées par le Président précédent, ont probablement le même ressort. Le réveil des Pigeons, contre une fiscalité confiscatoire envers ceux qui entreprennent, est lui aussi une affaire de morale civique : consentir à l’impôt est affaire de légitimité et de justice.
• La fracture de la religion dominante aux États-Unis, protestante, s’effectue en 1845 sur l’esclavage, marquant deux conceptions évangéliques : libérale ou conservatrice. La seconde donnera le fondamentalisme anti-moderne dont les néos-Cons, hostiles à la contre-culture des années 1960, sont les derniers avatars. – Y aurait-il en France, en germe ou sous-jacent, un tel partage entre modernité et traditionalisme dans la religion (jusqu’ici) majoritaire, la catholique ? Il n’est pas impossible de le penser ; le ministre de l’Intérieur aurait, au gouvernement, pour objectif d’aider le courant libéral de l’Eglise de France (et le courant modéré de l’Islam) à émerger.
Aux États-Unis même :
Le baby boom, la guerre froide, la mobilité sociale en hausse, les migrations géographiques des travailleurs vers les banlieues et des retraités vers les états du sud, ont fait que les églises sont devenues aux États-Unis les seules communautés permanentes. Plus même que les familles, souvent recomposées.
- Le melting-pot catholique (Irlandais, Italiens, Polonais, Canadiens français, Latinos, Caraïbes, Philippins, Vietnamiens…) est de même la seule communauté de rencontre des non-protestants ; il est vivant, tout comme le Pentecôtisme, grâce au Mouvement charismatique ; il rapproche la culture catholique de la protestante en raison de son accès direct à l’Esprit Saint, sans intermédiaires cléricaux.
- Le judaïsme est plutôt réformiste, en accord avec la pratique d’une communauté aisée.
- L’islam est devenu la 3ème religion des États-Unis grâce à l’immigration originaire du Moyen-Orient, avec 4 millions de fidèles (dont 1 million de Noirs).
Cette vivacité religieuse, cette cohabitation des communautés, cet individualisme de la foi (le rapport direct de la personne à Dieu) est un modèle de mœurs qui tentait Nicolas Sarkozy. Pas sûr que le gouvernement socialiste aille dans la même voie. Tout ce qui est marqué du sceau du libéralisme lui semble avoir la patte du Diable. Il aurait plutôt tendance à suivre le pesant conservatisme de la société pour le statu quo, se gardant à la fois de la guerre civile permanente du modèle jacobin hérité des guerres de religion sous les rois, et de l’activisme islamique et catholique. La société française reste peu tolérante et lourde à changer : on l’a vu sur l’avortement, on le voit sur les homosexuels, on l’observe dans les débats « politiques ».
Là où la France diffère des États-Unis :
Les croyants américains sont des activistes de leur foi, pas les croyants français (ou pas encore, ça vient lentement, dirait-on…). Les croyants américains se prennent en main, sans tout attendre d’en haut, de l’institution. Ils participent activement à la construction de leur église en même temps qu’à la gestion de leur commune.
Écart de culture, d’attitude devant la vie : les Américains sont volontaristes, prennent de l’initiative – pas les Français, méfiants et passifs, attendant de voir pour critiquer à leur aise sans mettre jamais la main à la pâte. L’individualisme chrétien rejoint l’individualisme républicain des Lumières : il s’agit de devenir un self-made saint. Le péché originel est rachetable par sa propre conduite. Le succès dans ses affaires est signe de la grâce de Dieu. A culture consumériste, religion thérapeutique : la foi est une psychologie, la pratique un accomplissement de soi (scientologie, new age, néo-évangélisme, ‘bouddhisme’ américanisé).
La communauté dans l’église prône une morale de pureté ; elle a pour mission de contrôler la société impure. Si la Constitution américaine est laïque, la nation est chrétienne – revendiquée comme telle, au contraire d’en France – et la séparation administrative n’inhibe nullement le dialogue pour faire les lois. La geste nationale est d’ailleurs « providentielle » : la découverte de l’Amérique a coïncidé avec la Réforme et incité les Pères pèlerins à devenir Pères fondateurs d’une « nouvelle Jérusalem », ici bas et tout de suite. La conquête de l’Ouest est l’avènement du Royaume. La guerre froide mobilisera de même la religion contre le communisme et, plus près encore, les attentats du 11-Septembre mobiliseront les chrétiens républicains contre les islamistes fous de Dieu.
La religion – quelle qu’elle soit – offre donc des repères :
Cela dans une société de plus en plus complexe, de plus en plus orientée vers le rapide, l’utile et le pratique, de plus en plus irriguée de ‘communication’, au risque du narcissisme et du virtuel. Elle redonne aux États-Unis un sens à la vie et à l’activité des communautés. Elle incite à agir, à se réunir et à réussir.
En dehors même de la foi, qui reste personnelle, la religion a une utilité pratique : la socialisation, l’élaboration d’une norme de comportement et un message sur les fins dernières. Un pays tourné vers l’avenir ne saurait s’en passer. La religion comme identité, au carrefour du pluralisme, de l’individualisme et du nationalisme… Faut-il voir dans tout cela un modèle ?
L’intérêt de ce petit livre est d’y faire réfléchir.
Isabelle Richet, La religion aux États-Unis, PUF collection Que sais-je ?, 127 pages, €8.74





































Martin Kurt, Améliorez votre pouvoir d’achat et faites vous plaisir
L’intérêt du livre est de tenir égaux ces deux plateaux de la balance, comme une entreprise. Vous devez gérer vos avoirs comme un entrepreneur avec les deux feuilles du bilan : l’actif et le passif. L’actif est ce que vous gagnez ou de dépensez pas, le passif ce que vous accumulez et gérez au mieux. Cela nécessite un certain temps et un peu d’efforts, mais pas tant que cela. C’est surtout d’écoute et de bon sens qu’il s’agit !
Martin présente nombre d’études de cas et d’exemples tirés de sa propre expérience dans des domaines divers, notamment les plus importants pour un budget : le transport et l’immobilier. J’ai bien connu Martin, l’ayant suivi depuis son école de commerce avec une spécialité en finance et en e-commerce, suivie d’un Master in business and Administration (MBA) dans une université américaine. J’ai vu se développer ses blogs et observer l’effet de ses conseils avisés.
Cette expérience variée lui a offert une palette d’enseignements dont le principal est d’allier la théorie à la pratique. Les connaissances acquises doivent servir à quelque chose ! La variété des établissements a permis à Martin de rencontrer nombre d’entrepreneurs et d’artistes, de gens qui ont réussi leur vie. Un point commun : leur volonté de réussir et leur habileté à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre leurs objectifs.
« J’ai donné des cours particuliers, réalisé des missions en marketing, et passionné par la création sur Internet, j’ai réussi à développer des sites et à gagner de l’argent avec. »
Faut-il vraiment travailler plus pour gagner plus ? Le bon sens populaire le voudrait, mais ce n’est pas si simple… Il faut surtout travailler mieux : utiliser ses compétences, négocier son salaire, profiter des avantages. Mieux utiliser le même salaire quant aux dépenses et l’investir avec soin, par exemple en négociant son crédit immobilier, en achetant à rénover pour réaliser soi-même les travaux, ou en achetant des actions quand personne n’en veut.
Sans pour cela vous priver ! La hausse des besoins est tirée par les nouveaux produits technologiques et la publicité, mais arrêter de fumer et boire moins d’alcool ne sont pas des dépenses « contraintes » ! Les revenus « passifs » sont énormes quand on y réfléchit… Quant aux revenus actifs, vous pouvez développer des gains annexes : covoiturage, publicité sur votre site Internet, petit boulot à côté de votre métier principal.
« Au lieu de jalouser vos amis qui réussissent ou de vous plaindre – à vous, dès maintenant, de développer votre réseau, de lire davantage, d’être plus curieux. C’est un processus à long terme et difficile car cela implique d’être motivé ! »
Pensez aussi à la négociation, elle a lieu partout : décider dans quel restaurant manger avec vos amis (le prix n’est pas le même selon le style…), savoir où partir en vacances (pays riches ou pays pauvres…) La négociation va vous enrichir personnellement car elle vous forcera à faire attention aux autres.
« Que vous négociez pour de l’argent ou d’autres choses, comprenez les enjeux sous-jacents (les motivations profondes de votre interlocuteur), ce qui vous permettra de mieux négocier (…) N’attaquez jamais son ego, seulement le problème ».
En fait, gagner plus est un style de vie. Il ne s’agit pas de se transformer en « affreux » capitaliste (forcément affreux d’après l’opinion commune : avide et grippe sou), mais d’être ouvert pour découvrir des opportunités. Martin décline ainsi les dix commandements du gagnant :
1) Dites bonjour et souriez à vos amis, voisins, collègues de travail. Soyez positif.
2) N’ayez pas peur de discuter avec des inconnus.
3) Quand vos amis ont besoin de vous, aidez-les.
4) Quand vous ne savez pas, demandez. Les gens sont flattés qu’on s’intéresse à eux et vous développez votre expertise.
5) Soyez curieux. Regardez moins la télé, sortez et faites du tourisme, visitez des musées, allez au théâtre, lisez, écoutez vos amis. « Être curieux est sans doute un des meilleurs conseils pour vous aider à réussir votre vie. »
6) Développez vos compétences. Comprenez le monde dans lequel on vit pour pouvoir saisir les opportunités au lieu de subir votre destin.
7) Soyez optimiste dans vos projets de vie. Vous n’avez rien à perdre en négociant. Ne dites plus : « c’est trop cher » mais « comment je peux l’obtenir ».
8) Fixez-vous des objectifs. Si vous négociez au pire vous essuyez un refus, au mieux vous gagnez de l’argent pour vous faire plaisir. Bref, vous n’avez rien à perdre.
9) Acceptez la critique. Mieux : demandez à être critiqué de façon constructive.
10) Soyez entrepreneur de votre vie. Ayez des projets et le courage d’assumer vos décisions, ayez la persévérance d’aller jusqu’au bout.
N’est-ce pas cela le gagner durable ? Le développement personnel durable? L’efficacité même du capitalisme comme technique ? Pour être plus heureux avec un pouvoir d’achat limité par l’inflation et les perspectives d’avenir moroses de notre continent vieillissant, il faut être entrepreneur de son patrimoine, maître de soi comme le voulait Montaigne et volontaire comme le pressentait Nietzsche.
Un bon conseil pour une vie bonne : lisez ce livre !
Achetez le livre en direct sur Internet et contactez Martin Kurt, l’auteur, si vous avez la moindre question, il vous répondra dans les plus brefs délais.
Son blog finance : www.candix.fr